Là-haut, tout là-haut…
Pixar. Et j’ai envie de dire que là, tout est dit. Parce que vraiment quoi. On peut toujours dire que la concurrence s’améliore, qu’il deviennent vraiment bon techniquement, artistiquement, etc, etc (ce qui est vrai d’ailleurs), mais Pixar garde un ravin d’avance. Rien que ça.
Parce que Pixar semble être le seul studio à savoir marier si subtilement humour, émotion, joie, tristesse et à s’adresser avec autant de réussite aux grands comme aux petits. Comparé à son concurrent de cet été (L’Âge de Glace 3) qui reste très sympathique mais ne s’aventure guère plus loin que le territoire de l’humour et de l’happy-end gentillette, Là-Haut a l’audace d’essayer de nous faire pleurer dès les dix premières minutes à travers une rétrospective de la vie du vieux héros de 78 ans Carl Fredricksen, partie qui aurait pu faire un magnifique court-métrage à elle tout seule !
Au départ réaliste, puis s’en affranchissant totalement avec l’apparition hallucinante de chiens qui parlent, puis qui pilotent des avions (!!), Là-haut nous fait vivre des moments de poésie totale (comment ne pas s’emerveiller devant la vision simple de cette maison dans le ciel, portée par des milliers de ballons multicolores ?), entrecoupés de scènes tantôt d’action, tantôt drôles, mais toujours techniquement irréprochables.
Les enfants seront ravis, tout comme les adultes qui, à travers Carl, penseront à leurs rêves passés, qu’ils soient accomplis ou non (ou pas encore, merci Carl !).
Tags : Chronique, Cinéma
“Là-haut, tout là-haut…”