Les Cent Mille Royaumes, de N.K. Jemisin

Vainqueur du prix Elbakin 2011 du roman étranger, nominé au prix Hugo 2011, gros succès critique, ce roman a au départ tout pour lui. Même son pitch…

 

Quatrième de couverture :

Mon nom est Yeine et j’ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au nord des Cent Mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l’héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j’ai reçu un message de l’empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu’une invitation, un ordre.
Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.

 

Et pourtant…

… Ça partait bien ! Une héroïne loin d’être bête, mais plutôt du genre guerrière, plongée dans des intrigues de cour qui la dépassent, c’est loin d’être original, mais ça a le mérite d’être bien écrit.
Alors quand en plus on se retrouve avec un roman dans lequel des dieux sont de vrais personnages et font bien plus que de la figuration, on ne peut qu’être intéressé !

Hélas, à trop vouloir condenser le récit (ce qui semble logique au vu de l’intrigue, un peu « course contre la montre »), on en arrive parfois à des passages un peu flous, qui manquent de clarté et ont tendance à perdre le lecteur. De plus, il m’a manqué ce petit plus qui vous prend aux tripes et vous empêche de lâcher le livre… Un sentiment tout personnel, difficile à expliquer, mais qui conduit à ne pas m’enthousiasmer… Le titre parait également un brin prétentieux, les cent mille royaumes sont bien loin d’atteindre ce chiffre astronomique. L’auteur arrive malgré tout à faire mopnter la sauce en vue d’un final de haute volée, qui d’une certaine manière tient son rang, mais là encore à tendance à perdre le lecteur dans des descriptions trop floues.

Mais le potentiel est là, indéniablement, et je demande à voir la suite, d’autant qu’elle se déroule à une autre époque, avec de nouveaux personnages. Peut être N.K. Jemisin aura alors gommé les défauts qui font de ce livre une petite déception…

  
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