Le Sabre de Sang, tome 1, de Thomas Geha

Posted on 5 octobre 2011

Lu il y de cela déjà longtemps, je reviens sur celui-ci et republie une chronique express écrite au moment de ma lecture, complétée ici pour la rendre un peu plus… présentable. Pourquoi ? Tout simplement car je viens de finir ma lecture du tome 2, dont la chronique suivre celle-ci de près.

 

Quatrième de couverture :

Mon nom est Tiric Sherna.

J’ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les Shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les Quivhviens – des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Désormais, je vis dans une cage en compagnie de quelques survivants. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l’Empire qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d’entre-nous, dit-on, serons destinés aux arènes, spectacles dont semblent si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine…

Mais je suis un Shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l’ennemi. Oui, un jour, j’aurai ma revanche.

 

L’heroic-fantasy pulpesque à la française !

En voilà un bon roman pop-corn, de la fantasy française qui se consomme facilement, rapidement, mais sans oublier d’être de qualité. Car là est la clef : ce roman va droit au but, c’est sans fioritures, avec quelques passages bien marquants, du blockbuster fantasy comme nous en livrent les anglo-saxons par camions entiers depuis de nombreuses années. Et ça fait bien plaisir de voir que certains auteurs français décomplexés en sont aussi capables.

On est ici dans la littérature populaire la plus décomplexée qui soit, héritière des romans « pulp » anglo-saxons, du même sang que le Conan de Howard, de l’heroic-fantasy pur jus. Alors oui les considérations métaphysiques sur la condition humaine ne sont pas le cœur roman. Le coeur du roman, ce qui fait qu’on tourne les pages à une vitesse folle tient en un mot : plaisir ! Plaisir de voir les personnages faire la part belle à l’action, sans temps mort, plaisir de voir que David Gemmell est toujours vivant, et qu’il s’est réincarné en Thomas Geha (en espérant tout de même qu’il saura renouveler sa recette, mais comme il écrit aussi de la SF, je ne m’inquiète pas), enfin plaisir tout court.

Certes, on pourra lui reprocher un roman très (trop ?) linéaire, un univers un peu flou et manquant de consistance ou bien des personnages à la psychologie peut être un peu taillée à la serpe, mais qu’importe le flacon… 😉

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