Diablo 3, la beta

Posted on 24 avril 2012

J’ai remarqué que je ne parle pas de jeux vidéo sur ce blog ! Ok, ça ne fait pas vraiment partie de son thème, mais je vais faire une exception, car j’ai beaucoup joué aux jeux vidéo (c’est moins le cas maintenant) et parmi les jeux qui m’ont marqué, il y a le fameux Diablo 2, sorti il y a plus de dix ans maintenant.
C’est dire à quel point j’attends de pied ferme son successeur, qui doit débarquer le 15 mai. Et quand j’ai appris que ce week-end, la version beta du jeu était ouverte à tous (pour un « stress-test » des serveurs, sorte de rodage avant le jour J), j’ai sauté sur l’occasion. Et j’en fais aujourd’hui un compte-rendu, agrémenté de screenshots faits maison. Je vais tenter de faire court, même s’il y a beaucoup à en dire. Sachez également que cet article sera beaucoup plus compréhensible si vous avez joué aux précédents opus…

Tout d’abord, cette version beta ne permet de monter ses personnages que jusqu’au niveau 13 (60 maxi dans le jeu complet), et d’arriver au premier boss intermédiaire de l’acte 1 (il y aura 4 actes dans le jeu complet). On ne peut pas choisir la difficulté (mode normal, ce qui rend le jeu extrêmement facile, je ne suis d’ailleurs jamais mort durant le week-end, espérons que ça se corse par la suite).

Gros plan sur la chasseuse de démons

Premier contact : l’aspect graphique. Une chose est sûre : Diablo 3 n’est pas le plus beau jeu du monde. Les graphismes sont à la mode World of Warcraft, c’est à dire assez cartoon, sans textures ultra détaillées. L’avantage, c’est que ça devrait tourner correctement même sur des machines qui ne sont plus de première jeunesse. De mon côté, sur un iMac de 2011, un constat s’impose : il faut y jouer sur Windows. La version Mac est vraiment un gros cran en dessous de la version Windows, la faute sans doute à des drivers graphiques vraiment pas optimisés sur Mac OS X. On le savait déjà, mais Diablo 3 le démontre de manière flagrante !

Les chauves-souris enflammées du féticheur

En revanche, sur ma partition Windows, c’est le bonheur, malgré ma carte graphique de moyenne gamme je tourne à 30 fps en 2560×1440, toutes options graphiques activées (sur Mac OS, je dois repasser en 1920×1080, avec tous les désagréments qui accompagnent le fait de ne pas utiliser la résolution native de l’écran). Et même si techniquement Diablo 3 ne sera pas un mètre-étalon, la direction artistique en revanche est vraiment superbe. L’ambiance est assez différente des précédents opus, plus colorée, notamment avec les effets des sorts, mais n’oublie pas de rester assez glauque. Bref, c’est beau, ça tourne bien, c’est du bonheur.

Dark et coloré à la fois

Côté gameplay, Blizzard Entertainment (le développeur du jeu pour ceux qui ne suivent pas) a opéré des changements divers et variés, que je n’énumérerai pas ici dans le détail. Le plus important reste tout de même l’évolution des personnages. Dans Diablo 2, lorsque l’on gagne un niveau, on distribue des points de caractéristiques, et on obtient une compétence. Chaque joueur répartit les points comme il le souhaite et les compétences sont réparties sur un « arbre » obligeant à certaines orientations, chaque personnage est ainsi quasi unique.
Dans Diablo 3, rien de tout ça. L’augmentation des caractéristiques est automatique, le joueur n’a aucun contrôle sur ce point. À chaque niveau, le personnage gagne une compétence pré-définie (primaire ou secondaire, c’est à dire activable avec le bouton gauche ou droit de la souris, ou bien une compétence activable avec les touches 1 à 4, ou bien une compétence passive), ou une rune qui modifie l’effet des compétences (il y en a cinq par compétence).

Quand le féticheur invoque, ça fait du monde !

Ça va vous suivez ? Alors on continue ! Le principal désavantage de ce système, qui a créé (et crée toujours) la polémique, c’est que tous les joueurs auront les mêmes compétences une fois leur personnage arrivé au niveau max. La seule personnalisation se fera sur quelles compétences utiliser, puisqu’on ne peut en utiliser que neuf en même temps (je récapitule : clic gauche, clic droit, touches 1-2-3-4, et 3 compétences passives), et quelle rune associer à chaque compétence. L’autre aspect de personnalisation se fera bien évidemment sur l’équipement (récolté sur les créatures occises par le joueur, ou bien créé par le forgeron qui, bon point, semble donner de l’équipement d’un niveau plus élevé que ce que l’on trouve dans la nature).
Voilà ce qui fait râler certains joueurs : l’impression que tous les personnages de la même classe seront identiques. Sans être aussi extrême, je dois bien avouer que j’ai ressenti comme un « manque de contrôle » sur l’évolution de mes personnages… L’avantage est en revanche très net : on peut modifier à n’importe quel moment les compétences que l’on utilise, passant ainsi par exemple d’un sorcier adepte des sorts à distance à une sorte de mage-guerrier plus porté sur le combat au contact. Dans Diablo 2, il fallait refaire à chaque fois un nouveau personnage… Ce système a donc ses avantages et ses inconvénients, qui déplairont sans doute aux « hardcore-gamers » adeptes de l’optimisation à outrance, mais qui satisferont les joueurs plus occasionnels qui n’ont pas le temps de multiplier les personnages pour essayer différents styles de jeu.

Le féticheur pourrait bien être mon perso fétiche...

Au chapitre des simplifications bienvenues, dites adieu aux parchemins de téléportation vers le village qu’il fallait porter par dizaines (c’est un sort qu’on acquiert rapidement), dites adieu également aux parchemins d’identification (un clic droit sur l’objet suffit), finies aussi les potions de mana (la mana remonte toute seule) ou bien citons le ramassage de l’or plus facile puisqu’il suffit que le personnage marche dessus, fini donc les milliers de clics pour récupérer les pièces laissées au sol. De manière générale, tout a été fait pour que le joueur soit le plus souvent possible au coeur de l’action plutôt que de perdre son temps dans des activités « parasites ». Tant mieux !

Du côté des personnages, on fait dans le classique excentrique. Les personnages reprennent les archétypes de ce genre de jeu : un barbare pour corps à corps (comme dans Diablo 2), un sorcier pour la magie dévastatrice (comme dans Diablo 2), un chasseur de démons pour le tir à distance (mélange de l’amazone et de l’assassin de Diablo 2), un moine pour la vitesse et l’agilité (mix de l’assassin et du paladin de Diablo 2) et un féticheur pour utiliser la magie occulte (assez proche du nécromancien de Diablo 2). Ces personnages ont ceci dit un certain charme, notamment pour les classes un peu « exotiques » comme le moine, le féticheur ou le chasseur de démons. Les voir évoluer avec un équipement qui se voit réellement à l’écran est un pur plaisir. À ce titre, le féticheur avec sa poupée vaudou vaut le coup d’oeil !

Le moine en action

En revanche, du fait des choix de gameplay de Blizzard (la compétence active primaire, la plus utilisée, est du domaine de la magie et n’utilise donc pas forcément les armes), il est assez étrange de voir un moine se balader avec deux armes en main et utiliser ses seules mains nues en combat. Du coup, les armes ne sont là que pour calculer les dégâts, mais elles ne sont pas réellement utilisées à l’écran, pas très logique tout cela…

Pendant ce week-end, j’ai donc fini la beta avec trois personnages : le moine, le féticheur et le chasseur de démons. Et j’ai pris beaucoup de plaisir avec les trois. Le chasseur de démons est le plus facile à appréhender. Le féticheur m’a laissé circonspect au début, mais il semble avoir une belle marge de progression, et j’ai retrouvé certains de mes réflexes de nécromancien de Diablo 2 (comme d’avoir une cohorte de servants autour de moi) avec beaucoup de plaisir. Enfin le moine dégage un réel sentiment de puissance, on sent vraiment la force de ses coups au corps à corps, très sympa également.

L'entrée de la nouvelle Tristram...

Au final, j’ai pris beaucoup de plaisir avec cette beta qui n’a fait qu’aiguiser mon appétit pour l’arrivée du jeu le 15 mai. Et je ne pense pas me tromper en disant que Blizzard nous a pondu un nouveau hit, plus simple que ses prédécesseurs au risque de dérouter certains irréductibles, mais toujours aussi addictif. Beau, immersif, avec un scénario qui fait toujours son petit effet (depuis le premier Diablo en 1997, j’ai toujours été fasciné par cette guerre éternelle entre anges et démons, mettant le monde des hommes à feu et à sang), rendez-vous le 15 mai. J’en serai !

 

    

  

  

PS : tous les screenshots sont faits maison, cliquez dessus pour les avoir en grand.

  
Facebooktwittergoogle_pluspinterestmailFacebooktwittergoogle_pluspinterestmail