Waylander, de David Gemmell

Posted on 4 juillet 2012

Ce « Waylander » est le deuxième roman que je lis du défunt David Gemmell. Le premier avait fait mouche, malgré certains défauts, une trop grande simplicité et surtout une fin complètement ratée. Celui-ci, situé dans le même univers, reste dans la même lignée, peut-être même un peu trop…

 

Quatrième de couverture :

Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.

Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?… Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.

 

Du Gemmell pur jus !

Et c’est pour le meilleur et pour le pire ! Le meilleur, c’est ce sens du rythme, on ne s’ennuit pas, ça va vite (et ça se lit vite), les ambiances sont posées en quelques mots, et on est immédiatement pris dans une tempête d’action qui ne s’arrêtera qu’à la dernière page du livre…

Le pire, c’est la redite. En gros, on prend « Légende » et on recommence, avec les mêmes situations ou presque, les mêmes personnages ou presque. Les similitudes sont très nettes. On a un gros copié-collé du siège de Dros Delnoch de « Légende », siège qui se retrouve déplacé à Dros Purdol par exemple. Certains personnages se ressemble assez nettement dans leur façon d’être (Druss et Karnak). Bref, d’une certaine manière (et même d’une manière certaine), David Gemmell ne s’est pas foulé pour l’intrigue, pas plus que pour ses personnages, et même si Waylander sort du lot, et que son traitement psychologique, s’il reste assez léger (sans éviter toutefois le gros stéréotype du mauvais gars et sa rédemption), est au dessus du reste des autres personnages du livre, ça ne casse pas des briques, malgré quelques passages cruels voire poignants… Et pourtant, comme pour « Légende », j’ai aimé. Et une fois le roman lancé (ce qui, avec Gemmell, ne prend pas bien longtemps), le livre devient un vrai page-turner.

A la fin du bouquin, j’en suis arrivé à la conclusion qu’un Gemmell, c’est du pur blockbuster fantasy, une vraie lecture plaisir, qui ne se prend pas la tête, mais qu’il faut quand même espacé les lectures, sous peine d’avoir l’impression de lire plusieurs fois la même chose… Mais entre deux oeuvres plus ambitieuses, ça permet de se reposer les neurones !

Et d’ailleurs, mon cerveau maintenant bien reposé, je vais pouvoir m’attaquer à quelque chose d’un peu plus ambitieux. Tout cela peut paraître un peu péjoratif envers David Gemmell, mais ce serait renier tout ce qui fait les qualités de sa littérature. C’est vif, c’est bourrin, mais c’est bon.

  
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