Le dernier restaurant avant la fin du monde, H2G2 tome 2, de Douglas Adams

Deuxième étape de cette « trilogie en cinq tomes », j’ai nommé H2G2. Après un premier opus enthousiasmant, Douglas Adams est-il parvenu à garder un rythme toujours aussi échevelé et une imagination aussi débordante et déjantée ? Le suspense est insoutenable…

 

Quatrième de couverture :

La cuisine anglaise est exécrable. Moins abominable, cependant, que la poésie des Vogons, un peuple fier, ombrageux, et éminemment irritable. D’ailleurs, les Vogons ont fait sauter la planète Terre, soi-disant par erreur. Pas de panique !

Grâce au fabuleux Guide du voyageur galactique, le pauvre Arthur Accroc, ex-citoyen britannique désormais apatride et passablement désemparé devant tant d’inconvenance, pourra affronter sans crainte les improbables méandres d’un univers en folie. Rien ne l’empêchera, pas même un ascenseur dépressif, d’arriver à temps pour déguster le Plat du jour au Dernier Restaurant avant la Fin du Monde.

 

Bis repetita

Difficile de chroniquer un deuxième tome d’une série loufoque alors que je ne savais déjà pas trop quoi dire sur le premier tant ça part dans tous les sens ! Et comme c’est toujours le cas ici, vous imaginez bien le problème qui se pose à moi…

Car oui, c’est toujours aussi fou ! Les personnages sont tout aussi dingues qu’avant, les situations toujours aussi rocambolesques, c’est toujours bourré d’humour et de non-sense à l’anglaise. Et peut-être est-ce dû à l’effet de répétition (j’ai enchaîné la lecture des deux volumes), mais ça en devient presque trop, d’autant que l’effet de surprise n’est plus là. Ça va tellement vite, c’est tellement décalé, qu’au bout du compte quand on repose le roman, on ne se souvient plus vraiment de toutes les situations rencontrées. Peut-être aussi est-ce de mon fait, puisqu’au départ je ne suis pas un grand adorateur de SF parodique (mais encore une fois, il y a des exceptions mémorables !). Le fait qu’une partie du roman soit centrée sur Zappy Bibicy et non pas sur Arthur m’a un peu déstabilisé également.

Mais Douglas Adams a eu le bon goût d’insérer dans son roman une sorte de fil conducteur ce qui permet d’avoir un but, un petit plus par rapport à l’intrigue assez relâchée du premier volume. Et certaines scènes restent mémorables. Parfois courtes mais mémorables comme l’affrontement entre Marvin et un robot guerrier, ou la présentation du plat du jour dans le fameux restaurant qui donne son titre au roman. Et il y en a beaucoup d’autres !

Donc je suis sans doute un poil moins charmé qu’avec le premier opus. Ceci dit, il faut être honnête, j’ai passé un bon moment de lecture, qui permet de se plonger dans un délire comico-science-fictionnesque et de rire un bon coup ! Maintenant, je crois qu’il va me falloir faire une pause avant d’attaquer la suite dans les bonnes conditions. A suivre, mais plus tard…

Lire les avis de Cachou, Vert, Guillaume, Mr K, Colimasson, Purple Velvet.

 

Chronique écrite dans le cadre du challenge « Summer Star Wars, épisode VI » de Lhisbei.

  
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