Zapping cinéma, épisode 8

Posted on 27 mars 2014

Je poursuis avec mon rattrapage super-héroïque, ainsi qu’avec d’autres choses. Toujours pas de cinéma, toujours plus de VOD/DVD.

 

X-Men First Class - afficheX-Men, le commencement, de Matthew Vaughn

Enfin du vrai bon niveau dans la filmographie super-héroïque. Pour être honnête, je ne sais pas du tout si ce film respecte les origines des X-Men telles qu’elles ont été définies dans les comics, mais peu importe car il apporte une vraie plus-value à ceux qui ont les films précédents (qui se passent après). J’ai découvert avec grand plaisir les origines de Magnéto (et la reprise de cette splendide scène d’introduction du premier film X-Men de Bryan Singer), du Professeur Xavier, et de leurs divergences de vues sur l’intégration des X-Men à la société, alors qu’au fond, tous deux poursuivent le même but : que les X-Men puissent vivre. Décidément, cette série est une série qui me convient, et parmi ce que je préfère chez les super slips au cinéma (même s’il n’y a pas beaucoup de slips ici, mais on quand même Mystique !^^).

 

Real Steel - afficheReal Steel, de Shawn Levy

Alors là par contre, ça se gâte… Je vais faire court : ultra balisé, histoire déjà vue mille fois, acteurs qui forcent trop le trait (Hugh Jackman en gros dur au grand coeur, Evangeline Lilly en jeune femme éplorée, seul le petit Dakota Goyo tire son épingle du jeu), aucune émotion, et du coup je me suis plutôt ennuyé. Seuls le contexte et les fameuses scènes de combats de robots auraient pu sauver le film, mais ce contexte n’apporte finalement pas grand chose, et il faut attendre le dernier combat pour avoir droit à quelque chose d’un peu intéressant sur les robots. Mais si on veut voir de la boxe, il y a mille fois plus intéressant à regarder que ça (en même temps, il ne faut pas voir le film pour ça). Bref, pour moi, un beau loupé.

 

Capitaine Phillips - afficheCapitaine Phillips, de Paul Greengrass

Et là, on relève très nettement le niveau ! C’est simple, je n’attendais pas grand chose, et j’ai eu droit à un excellent film. Il y a tout ce qui fait pour moi un bon thriller : de l’action, du suspense, une vraie tension (ça fait d’ailleurs bien plaisir de voir qu’on s’accroche à son canapé alors qu’on connait la fin puisque le film relate une histoire vraie), de bons acteurs (Tom Hanks comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps, et un inquiétant Barkhad Abdi, nommé aux Oscars pour l’occasion), pas d’héroïsme déplacé, juste des hommes. Dommage que la réflexion ne soit pas un peu plus poussée, alors qu’il y avait vraiment de la matière, mais le parti pris du film est de s’intéresser aux faits, rien qu’aux faits. Et du coup, en approfondissant un peu, je m’aperçois que le réalisateur Paul Greengrass ne sort pas de nulle part (réalisateur entre autres choses de « La mort dans la peau » et « La vengeance dans la peau », les épisodes 2 et 3 de la trilogie Jason Bourne), et je compte bien m’intéresser à ses autres films…

 

Insaisissables - afficheInsaisissables, de Louis Leterrier

Un film qui aurait pu (dû ?) être réussi, se situant dans l’univers des magiciens-braqueurs de banques (une belle association non ?). Malheureusement, trop de défauts viennent gâcher la fête. Les personnages, par exemple, manquent cruellement de caractérisation, et deviennent des coquilles vides complètement interchangeables. Pour l’empathie, on repassera… Ensuite, le scénario pêche par excès d’ambition. Ça peut paraître étonnant de dire ça, mais le film aurait dû se limiter à être un film de casse, à la manière d’un « Ocean’s Eleven » chez les magiciens. Au lieu de ça, sans en dire trop, il tente d’intégrer une organisation mystérieuse dont on  connaîtra absolument rien, une vieille disparition non élucidée, etc… Ajoutez à cela un twist qui ne donne absolument pas envie de revoir le film sous un autre angle… Le tout oblige le long métrage à aller à un train d’enfer, multipliant les rebondissements toutes les cinq minutes, ne laissant jamais le spectateur se reposer (alors que parfois ce serait salutaire, histoire d’intégrer tout ce qui nous est dévoilé). Tout va très vite, vraiment trop vite (alors qu’enfin le film évite la mode actuelle des films de 2h30. Peut-être cette durée était finalement nécessaire ici…). Et enfin, la magie. C’est quand même un truc vachement pratique pour les scénaristes qui peuvent expliquer les tours quand ça les arrange, et parfois non, alors que certains effets des magiciens défient clairement la logique et la physique. Du coup, sur certains points, on peut presque avoir l’impression d’avoir un film de SF qui ne veut pas se l’avouer. Tout ça fait beaucoup. Pourtant, le film n’est pas désagréable à regarder au fond, mais tous ces défauts laissent un goût désagréable en bouche. Dommage parce qu’avec ce joli casting, il y avait matière à un joli spectacle.

 

  
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