Une étude en rouge, de Arthur Conan Doyle

Posted on 28 octobre 2016
Encore un coup des blogueurs. ÇA COMMENCE À FAIRE BEAUCOUP… Cette fois c’est TIGGER LILLY qui, au détour d’un SIMPLE TWEET, a éveillé mon appétit. Ho, j’ai résisté. Mais pas bien longtemps. Résultat : JE ME RETROUVE avec une énorme (et absolument superbe) intégrale des nouvelles de Sherlock Holmes écrites par Arthur Conan Doyle. Mais les nouvelles seulement, alors que le « canon holmesien » est aussi constitué de quatre romans dont celui-ci, « Une étude en rouge », qui voit la rencontre entre Holmes et le Dr Watson. Je ne pouvais donc pas commencer mes lectures holmesiennes par autre chose que lui.

 

Quatrième de couverture (tirée de l’édition du Livre de Poche) :

Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au coeur d’un des plus sinistres quartiers de Londres. Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.

Parue en 1887, cette « Étude en rouge » est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson. Nous y apprenons le « raisonnement analytique » et l’art de faire parler les indices. Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère.

 

La première fois du célèbre détective

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Première aventure écrite du détective anglais, première rencontre avec le Dr Watson, emménagement au 221b Baker Street, ce court roman est un passage obligé pour qui s’intéresse à Sherlock Holmes puisque tout part de là. Avec bien sûr une enquête apparemment insoluble, dont même la police de Scotland Yard n’arrive pas à se dépêtrer. Mais c’est sans compter sur Sherlock Holmes qui va démontrer là toute l’étendue de son talent d’enquêteur avec notamment cette capacité d’observation extraordinaire et ce sens de la déduction poussé à un point tel que cela tient presque de la magie divinatoire (les longues démonstrations de ses déductions, quoique parfois un peu tirées par les cheveux, sont un régal).

L’ambiance so XIXème anglais est une petite merveille de raffinement, on s’y sent à l’aise et on aimerait que ça dure longtemps… Sauf que bizarrement, rupture totale, l’auteur bascule son récit à mi-parcours dans une intrigue apparemment totalement indépendante. Elle ne l’est pas bien sûr, mais la rupture de ton est telle qu’on se demande s’il n’y a pas une erreur d’édition et qu’on est en train de lire tout autre chose… Cette partie, un peu brutale dans son arrivée alors qu’on se sentait si bien en compagnie de nos deux compères anglais, m’a moins plu même si son apparition est essentielle pour comprendre le mobile du crime.

D’une certaine manière, ce roman a vieilli, le genre policier a évidemment beaucoup évolué depuis la parution de celui-ci (1887), en se complexifiant notamment, alors qu’ici tout est assez simple finalement, mais pourtant la figure devenue légendaire de Sherlock Holmes fait toujours son office. Même si le détective n’est pas encore pleinement caractérisé, son excentricité (il n’hésite pas à donner des coups de canne aux cadavres pour voir si on peut leur faire des bleus !…) en fait déjà un personnage charismatique suffisamment consistant pour tenir un récit sur ses épaules. Le fait que le Dr Watson (narrateur du roman) soit très souvent dans le flou quant aux déductions de Holmes ne fait d’ailleurs que renforcer l’implication du lecteur qui se retrouve dans la même situation que le narrateur. Une belle rencontre donc, qui me met le pied à l’étrier (enfin ce n’est pas un vrai début pour moi puisque je me souviens avoir lu, au collège je crois, « Le chien des Baskerville ») pour avancer dans la suite des textes de Conan Doyle sur le détective auquel il a consacré, parfois à reculons, une grande partie de sa vie.

Ne me demandez pas en revanche dans quelle édition j’ai lu ce roman. Mon objectif était de me « mettre à jour » avant d’attaquer les nouvelles, j’ai donc fait au plus simple : j’ai téléchargé ce texte dont la traduction est tombée dans le domaine public et donc facilement trouvable un peu partout sur le net pour 0€. En revanche, je n’ai aucune idée de la valeur de la traduction (ni du nom du traducteur, jamais mentionné…) même si j’ai dans l’idée que ça ne doit pas être un chef d’oeuvre de ce point de vue. Mais tant pis, l’essentiel est que je me soit amusé, malgré quelques petits accrocs.

 

  
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