Halo, les floods, de William C. Dietz

Je ne l’ai jamais caché, il y a une saga de jeux vidéo qui me tient à coeur, c’est la saga « Halo ». Série de FPS (tir à la première personne) située dans un avenir lointain et reprenant nombre de thèmes classiques du genre (super-soldats, guerre contre des extraterrestres belliqueux, artefacts mystérieux laissés par une puissante civilisation disparue, etc…), j’avais il y a déjà longtemps lu un roman situé dans cet univers. Pas inoubliable, mais prolongeant agréablement l’univers des jeux. Qu’en sera-t-il de ce deuxième volume ?

 

Quatrième de couverture :

Reach est tombé et la guerre contre les Covenants fait rage.

Un unique vaisseau de guerre humain a réchappé du massacre de Reach. C’est le Pillar of Autumn, et il compte à son bord le dernier combattant Spartan, le Master Chief. Mais en tentant d’échapper à la horde Covenant, les survivants ont été contraints d’effectuer un saut dans le Sous-espace… sans se douter qu’ils se ruaient ainsi au-devant d’ennuis encore plus grands.

Car dans ce coin de l’univers où ils ont atterri flotte une magnifique structure artificielle en forme d’anneau… une construction bâtie et laissée là par une race extraterrestre depuis longtemps éteinte. Le seul espoir de l’équipage du Pillar of Autumn est de s’y poser en catastrophe et de passer d’une bataille aérienne avec les Covenants à un corps à corps au sol.

Mais les humains vont très vite découvrir que cet anneau mystérieux recèle un secret qui pourrait faire peser sur l’univers entier une menace plus grande que jamais !

 

Je suis venu, j’ai vu, j’ai été vaincu…

halo-les-floods-dietz-couvertureJe savais plus ou moins à quoi m’attendre avec ce roman. Si « La chute de Reach », lu il y a déjà plus de 4 ans, se situait avant les jeux, ce roman-ci, « Les floods », est en fait une novellisation du premier jeu. Novelliser un FPS, voilà qui ne paraît pas simple de prime abord. Et de fait, la réputation de ce roman n’est pas des plus glorieuses, même parmi les fans. Autant dire qu’il est même plus ou moins considéré comme le moins bon de la franchise. Mais bon, j’ai tenté le coup quand même, en bon complétiste que je suis, avant d’éventuellement lire les volumes suivants, considérés comme bien meilleurs.

Mais je crois que j’aurais dû m’abstenir. De fait, une fois n’est pas coutume, cette critique sera assez courte. Le roman n’est en effet qu’une succession de combats, d’échauffourées, d’escarmouches et d’échanges de tirs plus ou moins variés. La voilà donc, la novellisation d’un FPS ! Certes, il a le mérite de diversifier les points de vue en s’attardant sur différents survivants du crash du vaisseau Pillar of Autumn sur le fameux Halo (ce qui permet de voir autre chose que le seul point de vue du Master Chief que l’on incarne dans le jeu), mais là encore ce ne sont que batailles rangées, combats, et tactiques militaires. Au bout d’un moment, ça devient lassant, alors sur presque 500 pages… Si au moins l’auteur avait tenté de présenter des personnages intéressants, ça aurait pu valoir le coup, mais tous ne sont ici que des militaires plus ou moins interchangeables… Seul les passages plutôt drôles avec le grunt Yayap éveillent un peu l’attention. Mais ça reste bien peu.

Et finalement, alors que le but de ce genre de livre est d’étoffer l’univers d’une licence, je me suis retrouvé à guetter les passages que je me souviens avoir effectué dans le jeu (le passage du pont de lumière, le cartographe silencieux, etc…), le reste n’offrant pas grand chose de palpitant, d’autant plus que l’histoire est connue d’avance, autre écueil qui joue en défaveur du roman là où Eric Nylund était parvenu à amener des éléments intéressants dans une histoire là aussi déjà connue.

Bref, pas la peine d’épiloguer inutilement, « Les floods » n’est pas un bon roman, ni même un bon roman de licence. Je savais que je prenais des risques avec ce roman, et ce (long !) moment délicat maintenant derrière moi, je vais pouvoir continuer tranquillement la série, sachant pertinemment que la suite est bien meilleure (on trouve quand même Greg Bear et Karen Traviss à l’écriture, pas ce qu’on peut appeler des tâcherons). Pour qui s’intéresse à cette saga bien sûr. Les autres passeront leur chemin sans se retourner.

 

  
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