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	<title>SFFF EAJL</title>
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	<description>Science-fiction, fantastique, fantasy et autres joyeusetés littéraires</description>
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		<title>Blogopause !</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 11:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hé oui, un peu de vacances, ça ne peut pas faire de mal de temps en temps ! Pendant les quinze prochains jours, le blog fait donc une pause. C&#8217;était déjà un peu le cas ces derniers temps d&#8217;ailleurs, mais les préparatifs vous savez ce que c&#8217;est ! Bref, pas de bêtises en mon absence, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hé oui, un peu de vacances, ça ne peut pas faire de mal de temps en temps ! Pendant les quinze prochains jours, le blog fait donc une pause. C&#8217;était déjà un peu le cas ces derniers temps d&#8217;ailleurs, mais les préparatifs vous savez ce que c&#8217;est !</p>
<p>Bref, pas de bêtises en mon absence, et à bientôt ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/statue-liberté.jpeg" rel="lightbox[1424]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1422" title="statue-liberté" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/statue-liberté-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></p>
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		<title>Hunger Games, tome 1, de Suzanne Collins</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 06:17:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus de 10 jours sans rien écrire sur ce blog ! Il était plus que temps de m’y remettre (même s’il y aura un autre gros creux prochainement mais j’y reviendrai ultérieurement), mais il faut dire que le jeu &#171;&#160;Diablo 3&#8243; est sorti, et que comment dire… il est plutôt addictif ! Et tant que personne n’aura [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 10 jours sans rien écrire sur ce blog ! Il était plus que temps de m’y remettre (même s’il y aura un autre gros creux prochainement mais j’y reviendrai ultérieurement), mais il faut dire que le jeu <em>&laquo;&nbsp;Diablo 3&#8243;</em> est sorti, et que comment dire… il est plutôt addictif ! Et tant que personne n’aura inventé les journées de 48 heures, il ne me sera pas possible de tout faire…</p>
<p>Pour en revenir à la lecture, retour sur un roman lu depuis quelques semaines déjà, j’ai nommé <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games tome 1&#8243;</em>, de <strong>Suzanne Collins</strong>. Je l’ai lu juste après <a href="http://www.lorhkan.com/2012/03/31/hunger-games-le-film-de-gary-ross/">le visionnage du film</a>, ayant pas mal apprécié ce dernier. Habituellement je préfère mille fois faire l’inverse, mais on en revient à ce que disais plus haut : on ne peut pas toujours tout faire comme on l’entend !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Les Hunger Games ont commencé.<br />
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.<br />
Les autres mourront&#8230;</p>
<p>Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.<br />
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l&#8217;arène : survivre, à tout prix.</p>
<p>Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, <strong>Katniss</strong> n&#8217;hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, <strong>Katniss</strong> a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Saga déjà culte ou buzz temporaire ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/hunger-games-collins.jpeg" rel="lightbox[1269]"><img class="alignleft size-full wp-image-1239" title="hunger-games-collins" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/hunger-games-collins.jpeg" alt="" width="150" height="241" /></a></p>
<p>Je n’aime pas garder un suspense qui n’a pas lieu d’être, donc oui j’ai aimé ce roman. Je l’ai aimé car il est très rythmé, sans temps mort. Palpitant même par moment. C’est d’ailleurs à la fois sa grande qualité et son grand défaut, indirectement. En effet, sans perdre de vue que ce roman est plutôt ciblé jeunesse, l’auteur l’a rendu ultra accessible, sans doute trop. Alors certes les phrases courtes donnent du rythme au roman, mais j’ai trouvé l’écriture trop simple. Oui on est projeté dans la tête de Katniss, on ressent ce qu’elle ressent, on vit ce qu’elle vit, certes c’est réussi de ce point de vue, mais un roman jeunesse doit-il se contenter d’une écriture que j’ai trouvé assez pauvre ? Les jeunes lecteurs ne méritent-ils pas une écriture un peu plus soutenue ? C’est ma grosse déception.</p>
<p>Autre déception, qui découle de l’intrigue, et qui a bien failli me sortir du roman : le comportement de <strong>Katniss</strong> durant la phase de préparation des <em>Hunger Games</em>. Le lecteur est bien conscient des enjeux : la victoire ou la mort, autant dire que notre héroïne risque bien d’y passer. Alors je ne sais pas pour vous, mais moi, en m’imaginant à sa place, c’est un sentiment de révolte totale qui me vient à l’esprit. Et même si on comprend que ces « jeux » sont inéluctables, je n’arrive à comprendre comment <strong>Katniss</strong> peut se complaire dans ces séances « d’essayage » où l’on prend soin d’elle, la bichonne, etc… Certes, elle n’a jamais connu tout ça de sa vie, certes ce doit être un minimum agréable, mais c’est pour mieux l’envoyer à l’abattoir ! J’avoue avoir eu sérieusement envie de la secouer un bon coup…</p>
<p>En dehors de cela, comme je l’ai dit plus haut, j’ai apprécié cette lecture. Une fois le livre ouvert, difficile de le refermer sans être arriver au bout. L’occasion de signaler que l’adaptation cinématographique  est vraiment fidèle, à quelques détails près mais rien de rédhibitoire. Le roman reste tout de même plus précis sur un certain nombre de points, notamment sur la relation entre <strong>Katniss</strong> et <strong>Peeta</strong> (le point litigieux du film).</p>
<p>En somme une lecture plaisante, facile à lire, rythmée, avec des enjeux moraux intéressants (que j’aurais vraiment aimé voir plus développés, au lieu de se concentrer un peu trop sur le déroulement de ces <em>Hunger Games</em> certes palpitants mais bon… Mais le parti pris de l’auteur est d’être dans la tête de <strong>Katniss</strong> donc dans les jeux. Mais je ne désespère pas pour la suite), mais un peu égratignée par quelques défauts qui m’ont gêné. Alors buzz oui, je comprends que ce roman puisse plaire, et je lirai d’ailleurs la suite avec intérêt, mais j’avoue que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus consistant, aussi bien sur le fond que sur la forme…</p>
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		<title>Avengers, de Joss Whedon</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 13:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme souvent, j&#8217;arrive après la tempête, mais mieux vaut tard que jamais ! J&#8217;ai donc enfin vu le fameux &#171;&#160;Avengers&#160;&#187; de Joss Whedon, le film de super-héros qui fait kiffer tous les geeks amateurs de ces personnages surhumains. Je grossis le trait bien sûr, et d&#8217;ailleurs je peux me permettre car je fais aussi un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme souvent, j&#8217;arrive après la tempête, mais mieux vaut tard que jamais ! J&#8217;ai donc enfin vu le fameux <em>&laquo;&nbsp;Avengers&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Joss Whedon</strong>, le film de super-héros qui fait kiffer tous les geeks amateurs de ces personnages surhumains. Je grossis le trait bien sûr, et d&#8217;ailleurs je peux me permettre car je fais aussi un peu partie de ces geeks là. Bon, d&#8217;assez loin tout de même puisque je ne lis pas (encore&#8230;) de comics et que je n&#8217;ai pas vu les derniers films sortis (<em>&laquo;&nbsp;Thor&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Captain America&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Iron Man 2&#8243;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Hulk 2&#8243;</em>). Mais je n&#8217;y suis pas insensible.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers2.jpg" rel="lightbox[1399]"><img class="alignleft size-medium wp-image-1403" title="avengers2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers2-207x300.jpg" alt="" width="207" height="300" /></a>Et donc, ces <em>&laquo;&nbsp;Avengers&nbsp;&raquo;</em>, qu&#8217;en penser ? Et bien ma foi, du bien ! Alors bien sûr, ce ne sera une révélation pour personne, mais il vaut mieux déposer son cerveau en entrant dans la salle. Rassurez-vous, ça ne vous empêchera nullement de profiter du scénario, celui-ci ayant dû être écrit rapidement sur un coin de table. Mais peu importe. Moi ce que je voulais, c&#8217;était voir se réaliser un fantasme d&#8217;amateur de super-héros : voir sur grand écran la réunion de plusieurs d&#8217;entre eux, et pas des moindres : <strong>Captain America</strong>, <strong>Iron Man</strong>, <strong>Hulk</strong>, <strong>Thor</strong>, <strong>Oeil de Faucon</strong>, et la <strong>Veuve Noire</strong>. Du beau linge donc. Et de ce côté là, j&#8217;ai été servis : de l&#8217;action à gogo, parfois vraiment impressionnante (la dernière heure à New-York vaut le coup d&#8217;oeil), des personnages forts (je ne parle pas de psychologie, quoique <strong>Bruce Banner/Hulk</strong> est plutôt intéressant, mais disons que les personnages sont quand même assez imposants par eux-même), quelques bons mots par ci par là (même si de ce côté là, je trouve que ça ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là, même pour <strong>Tony Stark/Iron Man</strong>&#8230;). Mission accomplie de ce côté là.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers1.jpg" rel="lightbox[1399]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1402" title="avengers1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers1-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" /></a></p>
<p>On est donc clairement dans le gros film américain de divertissement. Objectif : en mettre plein la tronche aux spectateurs. Puisqu&#8217;il faut être dans l&#8217;air du temps, le film est diffusé en 3D, et comme dans 95% des cas, ça n&#8217;apporte rien au film. Mais peu importe, le contrat est rempli. Comme je le disais plus haut, le scénario est indigent, et c&#8217;est bien dommage. Le fait de ne pas avoir vu les films &laquo;&nbsp;de présentation&nbsp;&raquo; de ces <em>&laquo;&nbsp;Avengers&nbsp;&raquo;</em>, excepté le premier <em>&laquo;&nbsp;Iron Man&nbsp;&raquo;</em>, ne m&#8217;a pas posé de problèmes même si je suis sans doute passé à côté de quelques subtilités (si on peut appeler ça comme ça&#8230;), du genre l&#8217;origine de <strong>Thor</strong> et sa relation avec son frère <strong>Loki</strong>, l&#8217;arrivée de <strong>Captain America</strong> à notre époque (puisqu&#8217;il a été créé durant la seconde guerre mondiale), ou bien ce fameux cube cosmique, objet de toutes les convoitises.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers3.jpg" rel="lightbox[1399]"><img class="alignright  wp-image-1404" title="avengers3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers3-300x200.jpg" alt="" width="240" height="160" /></a>J&#8217;ai donc eu ce que j&#8217;étais venu chercher. Et malgré sa longueur, je n&#8217;ai pas vu le temps passer (près de 2h30 tout de même, nécessaire à l&#8217;introduction de chaque personnage. Notons d&#8217;ailleurs qu&#8217;aucun d&#8217;entre eux ne prend le pas sur les autres, alors qu&#8217;il aurait été tellement facile de mettre en avant <strong>Iron Man</strong>, sans doute le plus populaire actuellement). Bon signe. Et d&#8217;ailleurs, preuve que ce film a été une belle satisfaction, j&#8217;ai décidé dans la foulée de regarder les films de super-héros que j&#8217;ai ratés ces dernières années. Voire même de me mettre aux comics, mais ceci est une autre histoire&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers5.jpg" rel="lightbox[1399]"><img class="alignleft  wp-image-1406" title="avengers5" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers5-300x168.jpg" alt="" width="240" height="134" /></a>Maintenant, je rêve d&#8217;une chose : on prend les mêmes (voire plus) et on recommence, mais cette fois avec un scénario intelligent qui pose des problématiques poussant à la réflexion. Un peu comme l&#8217;avait fait <strong>Bryan Singer</strong> en son temps avec le premier <em>&laquo;&nbsp;X-Men&nbsp;&raquo;</em> (et je me souviens encore de cette incroyable scène d&#8217;introduction qui me fait à chaque fois frissonner)&#8230;</p>
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		<title>Le vol du dragon, de Anne McCaffrey</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 05:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le challenge Anne McCaffrey organisé par Guillaume, notre traqueur stellaire national, est l&#8217;occasion idéale pour se replonger dans le monde de Pern. Imaginé par la récemment défunte Anne McCaffrey, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion il y a quelques années de lire quelques romans (mais je ne sais plus du tout lesquels !) se situant dans cet univers. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/03/challenge-anne-mccaffrey/">challenge Anne McCaffrey</a> organisé par <strong>Guillaume</strong>, notre <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">traqueur stellaire</a> national, est l&#8217;occasion idéale pour se replonger dans le monde de Pern. Imaginé par <a href="http://www.elbakin.net/fantasy/news/15841-La-Fantasy-en-deuil">la récemment défunte</a> <strong>Anne McCaffrey</strong>, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion il y a quelques années de lire quelques romans (mais je ne sais plus du tout lesquels !) se situant dans cet univers. J&#8217;avais beaucoup aimé. Avec les intégrales éditées récemment par <a href="http://www.pocket.fr/site/rechercher_un_ouvrage_pocket_&amp;1000&amp;0&amp;1&amp;1.html?RECHA=mccaffrey">Pocket</a>, j&#8217;ai toutes les armes en main pour me remettre sérieusement à la lecture de ce cycle, et surtout dans l&#8217;ordre (de parution, je reviens sur ce point plus loin)&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p align="justify">Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern. Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils habitent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leurs actions d&#8217;éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern.</p>
<p align="justify">Mais le chevalier <strong>F&#8217;lar</strong>, maître du dragon <strong>Mnementh</strong>, se remet à étudier les vieilles légendes. L&#8217;Etoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 align="justify">Le début d&#8217;un grand cycle</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/pern_integrale3_mccaffrey.jpg" rel="lightbox[1372]"><img class="alignleft size-full wp-image-1373" title="pern_integrale3_mccaffrey" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/pern_integrale3_mccaffrey.jpg" alt="" width="150" height="246" /></a>Revenons donc sur ce fameux ordre de parution. Les intégrales éditées par Pocket ont en effet été assemblées par ordre chronologique de narration. C&#8217;est un choix éditorial. Pour tirer la substantifique moelle du cycle de Pern, il me semble (et cela est confirmé par de nombreux lecteurs) qu&#8217;il faut lire les romans dans l&#8217;ordre d&#8217;écriture d&#8217;<strong>Anne McCaffrey</strong>. Et le premier roman, <em>&laquo;&nbsp;Le vol du dragon&nbsp;&raquo;</em> paru en 1968 en version originale (1971 en France) se trouve en plein milieu de l&#8217;intégrale 3&#8230; Pour suivre l&#8217;ordre d&#8217;écriture, je vais donc devoir sauter d&#8217;intégrales en intégrales !</p>
<p>J&#8217;ai classé ce roman à la fois en science-fiction et en fantasy, car ce n&#8217;est plus vraiment un secret, mais les deux aspects sont présents dans le cycle, qui relève donc de la science-fantasy. Mais j&#8217;avoue que je ne me souvenais pas que l&#8217;aspect science-fiction été annoncé dès le prologue. Les premiers romans restent ceci dit pleinement dans la fantasy : les hommes vivant sur Pern sont regroupés en une société quasi-féodale, pas de technologies évoluées, etc&#8230;</p>
<p>Dans <em>&laquo;&nbsp;Le vol du dragon&nbsp;&raquo;</em>, nous suivons les trace de <strong>F&#8217;lar</strong>, chevalier-dragon du weyr de Benden, qui part &laquo;&nbsp;en Quête&nbsp;&raquo; : il est à la recherche de jeunes filles qui sauront se montrer dignes et &laquo;&nbsp;donner l&#8217;Empreinte&nbsp;&raquo; à <strong>Ramoth</strong>, la nouvelle reine des dragons, devenant ainsi la nouvelle Dame du weyr de Benden. <strong>Lessa</strong> de son côté, dernière héritière du fort de Ruatha, vit cachée parmi les servantes de ce fort depuis que <strong>Fax</strong>, un seigneur guerrier s&#8217;en est emparé de force.</p>
<p>On le voit, il y a de nombreux termes de vocabulaire et autres expressions à connaître pour entrer dans l&#8217;histoire. Mais tous ces termes sont bien amenés par la romancière, le tout est très facilement compréhensible. La &laquo;&nbsp;mythologie de Pern&nbsp;&raquo; se met en place progressivement, <strong>Anne McCaffrey</strong> profitant du fait que les personnages, à l&#8217;aube du retour des Fils, ces ennemis mortels, redécouvrent les anciennes croyances et autres traditions. On apprend ainsi ce que sont les weyrs, les forts, les Fils, et bien sûr les dragons. L&#8217;histoire est vraiment prenante, avec une belle montée en puissance, et la découverte des tous ces aspects oubliés fait que l&#8217;on sent qu&#8217;il y a tout un univers qui ne demande qu&#8217;à se développer.</p>
<p>Ce roman est sans doute la porte d&#8217;entrée idéale pour ce cycle de <em>&laquo;&nbsp;La ballade de Pern&nbsp;&raquo;</em>. Je n&#8217;arrive pas à me souvenir si j&#8217;avais déjà lu ce roman plus jeune, mais une chose est sûr, j&#8217;ai hâte de (re)découvrir la suite !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/03/challenge-anne-mccaffrey/">challenge Anne McCaffrey</a>, par <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume le Traqueur Stellaire</a>.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/challenge_mccaffrey.jpg" rel="lightbox[1372]"><img class="wp-image-1245 aligncenter" title="challenge_mccaffrey" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/challenge_mccaffrey.jpg" alt="" width="175" height="174" /></a></p>
<p>Voir également les chroniques de <a href="http://nevertwhere.blogspot.fr/2012/04/le-vol-du-dragon-ann-mccaffrey.html">Calenwen</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2012/04/21/24068474.html">Efelle</a>.</p>
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		<title>Heptagone, de Georges Panchard</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/04/30/heptagone-de-georges-panchard/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 05:30:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après ma lecture enthousiaste de &#171;&#160;Forteresse&#160;&#187; du même auteur, place à son second livre : &#171;&#160;Heptagone&#160;&#187;, sorte d&#8217;extension de l&#8217;univers mise en place dans son premier roman. Georges Panchard a-t-il réussi la passe de deux ? &#160; Quatrième de couverture : Sept personnages, comme les sept côtés d&#8217;un heptagone. Sept destins dont les trajectoires dessinent les contours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après ma lecture enthousiaste de <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em> du même auteur, place à son second livre : <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em>, sorte d&#8217;extension de l&#8217;univers mise en place dans son premier roman. <strong>Georges Panchard</strong> a-t-il réussi la passe de deux ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Sept personnages, comme les sept côtés d&#8217;un heptagone. Sept destins dont les trajectoires dessinent les contours d&#8217;un avenir sombre et violent : le nôtre.</p>
<p><strong>Haruki Miyagawa</strong>, enfant rêveur de prolétaires japonais, qui ne peut faire le deuil du grand Japon des samouraïs et des shoguns, deviendra super-ninja, tueur quasiment invincible, au terme d&#8217;une terrifiante initiation.</p>
<p><strong>Adrian Clayborne</strong>, ancien responsable de la sécurité d&#8217;une mégacorporation, cherche à se construire un avenir neuf, mais le passé semble le poursuivre.</p>
<p><strong>Gianna Caprara</strong>, policière italienne, traverse le terrible affrontement des religions et des civilisations qui déchire l&#8217;Europe.</p>
<p><strong>Sherylin Leighton</strong>, qui a vécu la montée du totalitarisme intégriste dans l&#8217;Union des États Bibliques Américains (UABS), fuira en Grande-Bretagne. Mais le régime biblique est-il le vrai motif de son exil ?</p>
<p><strong>Jack Barstow</strong>, après avoir vécu la guerre civile contre les conquérants islamistes, embrassera la carrière de dissipateur, plus discrète et moins dangereuse. Vraiment ?</p>
<p><strong>John Fuller</strong> dirige les services de sécurité de l&#8217;UABS. Craint de tous les opposants au régime théocratique, l&#8217;homme, pourtant, n&#8217;est peut-être pas que le bras armé d&#8217;un régime démentiel.</p>
<p>Quant à <strong>Lyndon Mitchell</strong>, modeste citoyen américain, il sera, comme tant d&#8217;autres, emporté par l&#8217;ouragan de l&#8217;Histoire.</p>
<p>La structure hachée de ce thriller, un 1984 du XXIe siècle, lui confère une efficacité redoutable. Il introduit au précédent roman de l&#8217;auteur, <a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a>, mais peut se lire indépendamment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Sept personnages, sept histoires, un heptagone</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/heptagone.jpeg" rel="lightbox[1370]"><img class="alignleft size-full wp-image-1243" title="heptagone" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/heptagone.jpeg" alt="" width="150" height="240" /></a>Première constatation : ce n&#8217;est pas un roman. On est en effet ici plus proche d&#8217;un recueil de nouvelles, chacune d&#8217;entre elles s&#8217;attachant à un personnage en particulier, déjà rencontré dans <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em>. On en apprendra donc un peu plus sur chacun d&#8217;eux, soit avant soit après les évènements du roman sus-nommé. L&#8217;auteur reprend également la technique narrative qu&#8217;il a déjà utilisée, en l&#8217;occurrence le récit non chronologique avec des flashbacks permettant d&#8217;éclaircir les faits développés dans le récit.</p>
<p>La quatrième de couverture indique que <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em> introduit <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em> ou peut se lire indépendamment. Je ne suis d&#8217;accord ni avec l&#8217;un ni avec l&#8217;autre, je trouve en effet que ce livre prend toute sa quintessence après la lecture de <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em>. En effet <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em> revient sur certains des évènements importants se passant dans celui-ci, tout en dévoilant le destin de certains personnages et l&#8217;issue de l&#8217;intrigue&#8230; Donc soyons clair : lisez-le après <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em>, voilà c&#8217;est dit ! Sachez enfin que certains menus spoilers (mais spoilers quand même&#8230;) peuvent se cacher dans cette chronique, puisque je reviens sur des personnages-clés&#8230;</p>
<p>Le premier récit se concentre donc sur le passé de <strong>Haruki Miyagawa</strong>, avant qu&#8217;il ne devienne un mortel ninja. Un récit court et nostalgique, qui dévoile également un peu plus clairement comment sont &laquo;&nbsp;créés&nbsp;&raquo; ces fameux ninjas, ainsi que sur les dirigeants &laquo;&nbsp;virtuels&nbsp;&raquo; de Eien, cette société mafieuse rêvant de rétablir les valeurs et l&#8217;aura du Japon féodal. Une bonne entrée au matière.</p>
<p>Vient ensuite <strong>Adrian Clayborne</strong>, et le récit sur l&#8217;après <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em>. Pas forcément le plus palpitant, peut être même un brin anecdotique. Mais sans doute cela est-il dû à la vie même de <strong>Clayborne</strong> qui peut paraître un peu morne après les évènements chaotiques de l&#8217;autre roman. Mais l&#8217;écriture de <strong>Panchard</strong> et l&#8217;univers qu&#8217;il a créé rendent la lecture toujours agréable.</p>
<p>La nouvelle concernant <strong>Gianna Caprara</strong> est sans doute la plus intéressante de toutes. Revenant sur un élément obscur de <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em>, elle permet également de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la guerre civile européenne. Passionnant de bout en bout, aussi bien sur le &laquo;&nbsp;décor&nbsp;&raquo; (la guerre civile donc, démontrant avec brio que les fascistes extrémistes ne sont pas seulement dans le camp musulman, et que musulman peut aussi rimer avec démocrate) que sur l&#8217;histoire personnelle de <strong>Caprara</strong>, qui réserve quelques jolis twists inattendus. Excellent !</p>
<p><strong>Sherylin Leighton</strong> s&#8217;est quant à elle réfugiée en Angleterre après le triomphe des chrétiens fondamentalistes aux USA. La vie d&#8217;une exilée politique parmi d&#8217;autres ressortissants, luttant à leur manière contre la christianisation forcenée de leur pays. Encore une fois très éclairant sur la situation politique américaine imaginée par <strong>Panchard</strong>.</p>
<p><strong>Jack Barstow</strong>, au seuil de la mort, se souvient&#8230; Il se souvient du pan anglais de la guerre civile européenne, et de comment il est passé de petit génie fauché de l&#8217;informatique (au service des rebelles européens) à dissipateur plein aux as. Cela fait un peu doublon avec le récit de <strong>Caprara</strong> sur la guerre civile, même si le point de vue n&#8217;est pas le même, mais cela reste intéressant.</p>
<p><strong>John Fuller</strong> est le bras droit de <strong>Thomas Beveridge</strong>, le président de l&#8217;Union des Etats Bibliques Américains. Ce récit revient sur le point qui, pour moi, reste un des plus inconcevables du monde imaginé par l&#8217;auteur : l&#8217;arrivée au pouvoir des chrétiens fondamentalistes. Et je dois bien avouer qu&#8217;après sa lecture, je ne suis toujours pas convaincu : la transition me parait toujours très obscure, trop facile et trop rapide. Peut-être que je ne connais pas suffisamment la constitution américaine, ni l&#8217;influence biblique aux USA pour croire à un tel repli du gouvernement d&#8217;un pays démocratique sur un modèle aussi religieusement extrême, toujours est-il que, malgré mon incrédulité, j&#8217;ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de la genèse d&#8217;un tel gouvernement. A travers les yeux d&#8217;un <strong>Fuller</strong> tour à tour enthousiaste, nostalgique, parfois désabusé, en colère, on suit, à partir de l&#8217;adolescence des protagonistes, les évènements qui ont conduit au choix de la petite ville de Montgomery comme capitale (je ne dévoilerai rien, mais c&#8217;est particulièrement savoureux !), en passant par l&#8217;avènement de l&#8217;examen <em>&laquo;&nbsp;Bible &amp; Faith&nbsp;&raquo;</em> déterminant la connaissance religieuse et l&#8217;adhésion aux valeurs prônées par le gouvernement. Encore une critique acerbe et bien menée des extrémistes religieux.</p>
<p>Enfin, avec <strong>Lyndon Mitchell</strong>, on découvre ces nouveaux USA à travers les yeux d&#8217;un citoyen lambda. Et ce récit qui aurait pu (dû ?) apporter un éclairage important sur les transformations à la tête de l&#8217;état américain, du point de vue du citoyen ordinaire, ne m&#8217;a pas vraiment convaincu, ni permis de mieux comprendre ces transformations. Sans doute le point faible de cet <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Au final, je ne peux que recommander aux lecteurs de <em><a href="http://www.lorhkan.com/2012/04/11/forteresse-de-georges-panchard/">&laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo;</a></em> de se plonger dans <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em>. Ceux qui ont été convaincu par le premier roman de l&#8217;auteur suisse seront heureux d&#8217;en découvrir un peu plus sur le passé ou le devenir des personnages, mais aussi (et surtout !) d&#8217;approfondir la situation politique et sociale de cet univers à travers le prisme de ces personnages venant d&#8217;horizons divers permettant d&#8217;avoir une vision distanciée. Et j&#8217;en viens même à souhaiter que Georges Panchard se penche à nouveau sur cet univers dans l&#8217;avenir. Passionnant !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voir également chez les copains : <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.fr/2012/04/back-to-future.html">Gromovar</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.fr/2012/04/heptagone.html">Anudar</a> et <a href="http://bibliosff.wordpress.com/2012/04/13/heptagone-georges-panchard/">Xapur</a>.</p>
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		<title>Diablo 3, la beta</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 10:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai remarqué que je ne parle pas de jeux vidéo sur ce blog ! Ok, ça ne fait pas vraiment partie de son thème, mais je vais faire une exception, car j&#8217;ai beaucoup joué aux jeux vidéo (c&#8217;est moins le cas maintenant) et parmi les jeux qui m&#8217;ont marqué, il y a le fameux Diablo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai remarqué que je ne parle pas de jeux vidéo sur ce blog ! Ok, ça ne fait pas vraiment partie de son thème, mais je vais faire une exception, car j&#8217;ai beaucoup joué aux jeux vidéo (c&#8217;est moins le cas maintenant) et parmi les jeux qui m&#8217;ont marqué, il y a le fameux <strong>Diablo 2</strong>, sorti il y a plus de dix ans maintenant.<br />
C&#8217;est dire à quel point j&#8217;attends de pied ferme son successeur, qui doit débarquer le 15 mai. Et quand j&#8217;ai appris que ce week-end, la version beta du jeu était ouverte à tous (pour un &laquo;&nbsp;stress-test&nbsp;&raquo; des serveurs, sorte de rodage avant le jour J), j&#8217;ai sauté sur l&#8217;occasion. Et j&#8217;en fais aujourd&#8217;hui un compte-rendu, agrémenté de screenshots faits maison. Je vais tenter de faire court, même s&#8217;il y a beaucoup à en dire. Sachez également que cet article sera beaucoup plus compréhensible si vous avez joué aux précédents opus&#8230;</p>
<p>Tout d&#8217;abord, cette version beta ne permet de monter ses personnages que jusqu&#8217;au niveau 13 (60 maxi dans le jeu complet), et d&#8217;arriver au premier boss intermédiaire de l&#8217;acte 1 (il y aura 4 actes dans le jeu complet). On ne peut pas choisir la difficulté (mode normal, ce qui rend le jeu extrêmement facile, je ne suis d&#8217;ailleurs jamais mort durant le week-end, espérons que ça se corse par la suite).</p>
<div id="attachment_1340" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_002.png" rel="lightbox[1291]"><img class="size-medium wp-image-1340 " title="Diablo_3_002" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_002-300x168.png" alt="" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Gros plan sur la chasseuse de démons</p></div>
<p style="text-align: left;">Premier contact : l&#8217;aspect graphique. Une chose est sûre : <strong>Diablo 3</strong> n&#8217;est pas le plus beau jeu du monde. Les graphismes sont à la mode <strong>World of Warcraft</strong>, c&#8217;est à dire assez cartoon, sans textures ultra détaillées. L&#8217;avantage, c&#8217;est que ça devrait tourner correctement même sur des machines qui ne sont plus de première jeunesse. De mon côté, sur un iMac de 2011, un constat s&#8217;impose : il faut y jouer sur Windows. La version Mac est vraiment un gros cran en dessous de la version Windows, la faute sans doute à des drivers graphiques vraiment pas optimisés sur Mac OS X. On le savait déjà, mais <strong>Diablo 3</strong> le démontre de manière flagrante !</p>
<div id="attachment_1345" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_013.png" rel="lightbox[1291]"><img class=" wp-image-1345 " title="Diablo_3_013" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_013-300x168.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Les chauves-souris enflammées du féticheur</p></div>
<p>En revanche, sur ma partition Windows, c&#8217;est le bonheur, malgré ma carte graphique de moyenne gamme je tourne à 30 fps en 2560&#215;1440, toutes options graphiques activées (sur Mac OS, je dois repasser en 1920&#215;1080, avec tous les désagréments qui accompagnent le fait de ne pas utiliser la résolution native de l&#8217;écran). Et même si techniquement <strong>Diablo 3</strong> ne sera pas un mètre-étalon, la direction artistique en revanche est vraiment superbe. L&#8217;ambiance est assez différente des précédents opus, plus colorée, notamment avec les effets des sorts, mais n&#8217;oublie pas de rester assez glauque. Bref, c&#8217;est beau, ça tourne bien, c&#8217;est du bonheur.</p>
<div id="attachment_1346" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_020.png" rel="lightbox[1291]"><img class=" wp-image-1346 " title="Diablo_3_020" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_020-300x168.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Dark et coloré à la fois</p></div>
<p>Côté gameplay, <strong>Blizzard Entertainment</strong> (le développeur du jeu pour ceux qui ne suivent pas) a opéré des changements divers et variés, que je n&#8217;énumérerai pas ici dans le détail. Le plus important reste tout de même l&#8217;évolution des personnages. Dans <strong>Diablo 2</strong>, lorsque l&#8217;on gagne un niveau, on distribue des points de caractéristiques, et on obtient une compétence. Chaque joueur répartit les points comme il le souhaite et les compétences sont réparties sur un &laquo;&nbsp;arbre&nbsp;&raquo; obligeant à certaines orientations, chaque personnage est ainsi quasi unique.<br />
Dans <strong>Diablo 3</strong>, rien de tout ça. L&#8217;augmentation des caractéristiques est automatique, le joueur n&#8217;a aucun contrôle sur ce point. À chaque niveau, le personnage gagne une compétence pré-définie (primaire ou secondaire, c&#8217;est à dire activable avec le bouton gauche ou droit de la souris, ou bien une compétence activable avec les touches 1 à 4, ou bien une compétence passive), ou une rune qui modifie l&#8217;effet des compétences (il y en a cinq par compétence).</p>
<div id="attachment_1348" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_028.png" rel="lightbox[1291]"><img class=" wp-image-1348 " title="Diablo_3_028" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_028-300x168.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Quand le féticheur invoque, ça fait du monde !</p></div>
<p>Ça va vous suivez ? Alors on continue ! Le principal désavantage de ce système, qui a créé (et crée toujours) la polémique, c&#8217;est que tous les joueurs auront les mêmes compétences une fois leur personnage arrivé au niveau max. La seule personnalisation se fera sur quelles compétences utiliser, puisqu&#8217;on ne peut en utiliser que neuf en même temps (je récapitule : clic gauche, clic droit, touches 1-2-3-4, et 3 compétences passives), et quelle rune associer à chaque compétence. L&#8217;autre aspect de personnalisation se fera bien évidemment sur l&#8217;équipement (récolté sur les créatures occises par le joueur, ou bien créé par le forgeron qui, bon point, semble donner de l&#8217;équipement d&#8217;un niveau plus élevé que ce que l&#8217;on trouve dans la nature).<br />
Voilà ce qui fait râler certains joueurs : l&#8217;impression que tous les personnages de la même classe seront identiques. Sans être aussi extrême, je dois bien avouer que j&#8217;ai ressenti comme un &laquo;&nbsp;manque de contrôle&nbsp;&raquo; sur l&#8217;évolution de mes personnages&#8230; L&#8217;avantage est en revanche très net : on peut modifier à n&#8217;importe quel moment les compétences que l&#8217;on utilise, passant ainsi par exemple d&#8217;un sorcier adepte des sorts à distance à une sorte de mage-guerrier plus porté sur le combat au contact. Dans <strong>Diablo 2</strong>, il fallait refaire à chaque fois un nouveau personnage&#8230; Ce système a donc ses avantages et ses inconvénients, qui déplairont sans doute aux <em>&laquo;&nbsp;hardcore-gamers&nbsp;&raquo;</em> adeptes de l&#8217;optimisation à outrance, mais qui satisferont les joueurs plus occasionnels qui n&#8217;ont pas le temps de multiplier les personnages pour essayer différents styles de jeu.</p>
<div id="attachment_1351" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_045.png" rel="lightbox[1291]"><img class=" wp-image-1351  " title="Diablo_3_045" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_045-300x168.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Le féticheur pourrait bien être mon perso fétiche...</p></div>
<p>Au chapitre des simplifications bienvenues, dites adieu aux parchemins de téléportation vers le village qu&#8217;il fallait porter par dizaines (c&#8217;est un sort qu&#8217;on acquiert rapidement), dites adieu également aux parchemins d&#8217;identification (un clic droit sur l&#8217;objet suffit), finies aussi les potions de mana (la mana remonte toute seule) ou bien citons le ramassage de l&#8217;or plus facile puisqu&#8217;il suffit que le personnage marche dessus, fini donc les milliers de clics pour récupérer les pièces laissées au sol. De manière générale, tout a été fait pour que le joueur soit le plus souvent possible au coeur de l&#8217;action plutôt que de perdre son temps dans des activités &laquo;&nbsp;parasites&nbsp;&raquo;. Tant mieux !</p>
<p>Du côté des personnages, on fait dans le classique excentrique. Les personnages reprennent les archétypes de ce genre de jeu : un barbare pour corps à corps (comme dans <strong>Diablo 2</strong>), un sorcier pour la magie dévastatrice (comme dans <strong>Diablo 2</strong>), un chasseur de démons pour le tir à distance (mélange de l&#8217;amazone et de l&#8217;assassin de <strong>Diablo 2</strong>), un moine pour la vitesse et l&#8217;agilité (mix de l&#8217;assassin et du paladin de <strong>Diablo 2</strong>) et un féticheur pour utiliser la magie occulte (assez proche du nécromancien de <strong>Diablo 2</strong>). Ces personnages ont ceci dit un certain charme, notamment pour les classes un peu &laquo;&nbsp;exotiques&nbsp;&raquo; comme le moine, le féticheur ou le chasseur de démons. Les voir évoluer avec un équipement qui se voit réellement à l&#8217;écran est un pur plaisir. À ce titre, le féticheur avec sa poupée vaudou vaut le coup d&#8217;oeil !</p>
<div id="attachment_1354" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_082.png" rel="lightbox[1291]"><img class=" wp-image-1354 " title="Diablo_3_082" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_082-300x168.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Le moine en action</p></div>
<p>En revanche, du fait des choix de gameplay de Blizzard (la compétence active primaire, la plus utilisée, est du domaine de la magie et n&#8217;utilise donc pas forcément les armes), il est assez étrange de voir un moine se balader avec deux armes en main et utiliser ses seules mains nues en combat. Du coup, les armes ne sont là que pour calculer les dégâts, mais elles ne sont pas réellement utilisées à l&#8217;écran, pas très logique tout cela&#8230;</p>
<p>Pendant ce week-end, j&#8217;ai donc fini la beta avec trois personnages : le moine, le féticheur et le chasseur de démons. Et j&#8217;ai pris beaucoup de plaisir avec les trois. Le chasseur de démons est le plus facile à appréhender. Le féticheur m&#8217;a laissé circonspect au début, mais il semble avoir une belle marge de progression, et j&#8217;ai retrouvé certains de mes réflexes de nécromancien de <strong>Diablo 2</strong> (comme d&#8217;avoir une cohorte de servants autour de moi) avec beaucoup de plaisir. Enfin le moine dégage un réel sentiment de puissance, on sent vraiment la force de ses coups au corps à corps, très sympa également.</p>
<div id="attachment_1344" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_008.png" rel="lightbox[1291]"><img class="size-medium wp-image-1344" title="Diablo_3_008" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_008-300x168.png" alt="" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée de la nouvelle Tristram...</p></div>
<p>Au final, j&#8217;ai pris beaucoup de plaisir avec cette beta qui n&#8217;a fait qu&#8217;aiguiser mon appétit pour l&#8217;arrivée du jeu le 15 mai. Et je ne pense pas me tromper en disant que <strong>Blizzard</strong> nous a pondu un nouveau hit, plus simple que ses prédécesseurs au risque de dérouter certains irréductibles, mais toujours aussi addictif. Beau, immersif, avec un scénario qui fait toujours son petit effet (depuis le premier <strong>Diablo</strong> en 1997, j&#8217;ai toujours été fasciné par cette guerre éternelle entre anges et démons, mettant le monde des hommes à feu et à sang), rendez-vous le 15 mai. J&#8217;en serai !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_003.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1341" title="Diablo_3_003" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_003-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a>  <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_004.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1342" title="Diablo_3_004" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_004-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a>  <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_007.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1343" title="Diablo_3_007" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_007-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_026.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1347" title="Diablo_3_026" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_026-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_033.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1349" title="Diablo_3_033" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_033-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_040.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1350" title="Diablo_3_040" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_040-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_059.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1352" title="Diablo_3_059" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_059-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_060.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1353" title="Diablo_3_060" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_060-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_085.png" rel="lightbox[1291]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-1355" title="Diablo_3_085" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Diablo_3_085-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>PS : tous les screenshots sont faits maison, cliquez dessus pour les avoir en grand.</em></p>
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		<title>Orianor tome 1, de Jean Avril</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/04/18/orianor-tome-1-de-jean-avril/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 05:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un jeune auteur québécois, Jean Avril. Une jeune maison d’édition, Cima Editions, fondée par l’auteur lui-même. Et le premier tome d’une saga de fantasy qui s’annonce plutôt vaste. Dissection. &#160; Quatrième de couverture : Rihel, la Cité aux sept murailles, agonise dans les flammes : quarante années de siège, pour une poignée de cendre&#8230; Depuis des millénaires, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jeune auteur québécois, <strong>Jean Avril</strong>. Une jeune maison d’édition, Cima Editions, fondée par l’auteur lui-même. Et le premier tome d’une saga de fantasy qui s’annonce plutôt vaste. Dissection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Rihel, la Cité aux sept murailles, agonise dans les flammes : quarante années de siège, pour une poignée de cendre&#8230; Depuis des millénaires, les humains sont en guerre contre les forces de So&#8217;Ghol, la Montagne Noire. Après la chute de Rihel, un seul Trône reste encore aux mains des humains : celui de la Citadelle de Céless, cœur du royaume de l&#8217;Endriel. Beaucoup disent que la situation est sans espoir, et pourtant plusieurs se tiennent encore debout, déterminés à poursuivre l&#8217;œuvre de résistance. Ensemble, ils continuent d&#8217;écrire une épopée traversant les âges.</p>
<p>Les voici qui s&#8217;avancent : <strong>Kahel</strong>, chevalier de l&#8217;ordre des ivataris, mages ayant pour arme la lumière. <strong>Blanc</strong>, un enfant qui a désormais un empire contre lui. <strong>Jad</strong>, <strong>Iridia</strong> et <strong>Raygone</strong>, jeunes héros répondant à l&#8217;appel de l&#8217;Endriel, l&#8217;ultime rempart du monde libre, sur le point de tomber entre les griffes de l&#8217;envahisseur. Et <strong>Uriss</strong>, ancien roi amené en esclavage au cœur de la Montagne Noire pour y rencontrer un sort tragique : être enchaîné à son pire ennemi, par une chaîne lui faisant subir les souffrances qu&#8217;il inflige à l&#8217;autre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La cité aux sept murailles</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Orianor-La-cité-aux-sept-murailles-Avril.jpg" rel="lightbox[1282]"><img class="alignleft size-full wp-image-1265" title="Orianor - La cité aux sept murailles - Avril" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/Orianor-La-cité-aux-sept-murailles-Avril.jpg" alt="" width="150" height="232" /></a>Le résumé parle de lui-même : nous avons là le premier tome de ce qui semble être une  nouvelle saga de high-fantasy, pleine d’héroïsme, de guerres, de magie, de noirceur, de vilains ennemis. Je dis semble car ce premier tome ne faisant que 116 pages, il n’est qu’une introduction à ce nouvel univers bâti par<strong> Jean Avril </strong>(sans doute pour des raisons économiques : les tirages étant certainement limités, imprimer des volumes plus épais les auraient rendus chers).</p>
<p>Reconnaissons que l’écrivain semble vouloir inculquer un vrai souffle épique à sa saga, ça se sent d’ores et déjà à travers certaines situations, quitte à friser l’extravagant : un siège de 40 ans (!!), une guerre de plus de 4000 ans (!!!). Ce premier tome pose les bases de l’univers, encore une fois à peine effleuré, mais on sent bien qu’il y a une histoire plutôt riche qui se dévoilera petit à petit. Il introduit les personnages principaux qui se rejoindront sans aucun doute pour faire front face à l’ennemi dans les volumes suivants, et explique la situation &laquo;&nbsp;géopolitique&nbsp;&raquo; (que je mets entre guillemets, car elle semble pour le moment assez simple : il y a les humains, qui se battent contre les rakhanes, monstrueuses créatures mi-humaines mi-animales) au lecteur.</p>
<p>A partir de là, on sait immédiatement si on va accrocher au roman ou pas. Les lecteurs avides de fantasy épique classique devraient être aux anges. Ceux qui préfèrent quelque chose de différent risquent d’y voir une aventure déjà lue à de multiples reprises. Car il faut bien avouer que <strong>Jean Avril</strong> a lu ses classiques, mais le recyclage de certains aspects se fait un peu trop voyant : la cité aux sept murailles fait penser à la cité de Dros Delnoch décrite par <strong>David Gemmell</strong> dans <a href="http://www.lorhkan.com/2012/02/03/legende-de-david-gemmell/">&laquo;&nbsp;Légende&nbsp;&raquo;</a>, les dieux du monde d&#8217;Orianor, les Ivatars, et les chevaliers de l’ordre des ivataris, semblent avoir emprunté leur nom à <strong>Iluvatar</strong> le dieu créateur du monde de <strong>Tolkien</strong>, la Montagne Noire fait également penser à un mélange de Barad-Dur et de la Montagne du Destin du même <strong>Tolkien</strong>, le grand ennemi des humains est un dieu déchu tout comme un certain <strong>Morgoth</strong> chez ce cher <strong>Tolkien</strong> encore une fois, ou bien encore le jeune enfant dont on flaire déjà le destin grandiose qui l’attend (sur ce point, je spécule, peut être serons-nous surpris dans le futur…).</p>
<p>Difficile de se prononcer plus avant, avec cette courte introduction. Oui, c’est pour le moment très classique, et ce n’est pas (ou plus) ce que je recherche dans la fantasy (sans rejeter ce type de fantasy non plus, à condition de prendre une vraie ampleur, une vraie substance, et surtout de savoir s’émanciper de ses illustres ancêtres), mais laissons le soin à <strong>Jean Avril</strong> de développer son univers à sa guise, et souhaitons qu’il arrive à accoucher d’une grande saga marquante. Avec une touche d’audace supplémentaire pour sortir des sentiers trop souvent battus, il a tous les éléments en main pour le faire.</p>
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		<title>Forteresse, de Georges Panchard</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 05:30:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[A quelques jours de la sortie d&#8217;Heptagone, il était temps de se jeter dans cet avenir sombre et passionnant à la fois, issu du cerveau de Georges Panchard, un auteur suisse. Plongée donc dans le premier roman de l&#8217;auteur, Forteresse, situé dans le même univers que sa suite sus-nommée. &#160; Quatrième de couverture : Adrian [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours de la sortie d&#8217;<a href="http://www.laffont.fr/site/heptagone_&amp;100&amp;9782221131084.html">Heptagone</a>, il était temps de se jeter dans cet avenir sombre et passionnant à la fois, issu du cerveau de <strong>Georges Panchard</strong>, un auteur suisse. Plongée donc dans le premier roman de l&#8217;auteur, <em>Forteresse</em>, situé dans le même univers que sa suite sus-nommée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p align="justify"><strong>Adrian Clayborne</strong> est le chef de la sécurité de Haviland Corporation, une des plus importantes compagnies de la planète. En 2039, <strong>Clayborne</strong> est informé que l&#8217;Union des États bibliques américains a décidé d&#8217;assassiner <strong>Brian Mannering</strong>, le puissant président de Haviland, dans sa forteresse andalouse de Castell One, un des sanctuaires high-tech les mieux protégés du monde. Il ignore tout des modalités de l&#8217;opération, mais il connaît son nom de code : Ghost.</p>
<p align="justify">Fantôme.</p>
<p align="justify">Lorsqu&#8217;il apprend qu&#8217;un système offensif indétectable vient d&#8217;être dérobé dans un laboratoire suédois, que ce système a été baptisé Fantôme par son concepteur, et qu&#8217;un mercenaire allemand qui a déjà travaillé pour l&#8217;Union est impliqué dans l&#8217;affaire, il fait le rapprochement. Mais quelle relation cela peut-il avoir avec le suicide, deux ans plus tôt, d&#8217;un modeste peintre d&#8217;Oklahoma City, spécialisé dans l&#8217;imagerie biblique, et obèse comme quatre-vingt-neuf pour cent de ses compatriotes ?</p>
<p align="justify">Un thriller haletant dans un avenir dur, noir et brillant. A lire deux fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 align="justify">Thriller helvétique cyberpunk d&#8217;anticipation</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/forteresse-panchard.jpeg" rel="lightbox[1273]"><img class="alignleft size-full wp-image-1159" title="forteresse-panchard" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/forteresse-panchard.jpeg" alt="" width="150" height="242" /></a>Certes, le titre ci-dessus peut paraître un peu ronflant, mais il représente assez bien le roman, tout en omettant un détail : il est politiquement incorrect. Faisons le point.</p>
<p>Dans un avenir proche (dans les années 2030), le monde a été fortement ébranlé par plusieurs évènements qui ont bousculé la géopolitique mondiale. En Europe tout d&#8217;abord, les gouvernements successifs, de plus en plus faibles, prônant l&#8217;acceptation de l&#8217;autre à tout prix, sombrant à l&#8217;extrême dans une ouverture totale des frontières et un excès de tolérance, se sont vus renversés par une guerre civile, opposant les autochtones européens aux immigrés musulmans. Les populations européennes &laquo;&nbsp;de souche&nbsp;&raquo; ont remporté cette guerre, aidées par les forces de l&#8217;ordre qui se sont retournées contre leurs donneurs d&#8217;ordre, ce qui a conduit au massacre des musulmans, et leur éviction totale du territoire européen. De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, ce sont des extrémistes chrétiens qui ont pris le pouvoir. La nation américaine, dont 90% de la population est obèse, est cependant amputée de deux états qui ont fait sécession : l&#8217;état de New-York et la Californie. Enfin, toujours du côté religieux, les juifs ne sont pas en reste puisqu&#8217;ils sont divisés et s&#8217;expliquent à coup d&#8217;attentats, sauf sur le territoire d’Israël.</p>
<p>Voilà donc la situation géopolitique. Crédible, adoptant un point de vue européen sur les problèmes actuels (comme cela fait du bien de changer du sempiternel point de vue américain opposant USA et Japon, Chine, etc&#8230; !), et n&#8217;hésitant pas à appuyer là où ça fait mal, le roman de <strong>Georges Panchard</strong> part sur des bases solides et très intéressantes, que cela plaise ou non. Car oui, la situation et les évènements qui y ont conduit ne plairont pas à tout le monde (alors que tout le monde en prend pour son grade), mais c&#8217;est un des gros atouts du roman.</p>
<p>Mais l&#8217;histoire tient-elle la route ? Oh que oui ! Mené comme un thriller, le roman captive le lecteur pour ne plus le laisser s&#8217;échapper. <strong>Adam Clayborne</strong> lutte pour déjouer le complot qui pèse sur son employeur, le PDG de Haviland Corporation, énorme multinationale dont l&#8217;ennemi tout désigné semble être les Etats Bibliques d&#8217;Amérique depuis que la société a quitté le territoire américain suite à la prise de pouvoir des chrétiens. <strong>Gianna Caprara</strong>, flic italienne, enquête sur le meurtre d&#8217;un scientifique en Suède. De nombreux autres personnages interviennent, parfois sans que l&#8217;on saisisse toujours le rapport avec l&#8217;histoire principale, alors que tout est lié&#8230;</p>
<p>Récit éclaté, avec différentes lignes narratives, mélangeant les trames temporelles pour semer le doute, mais sans jamais être obscur, c&#8217;est tout le talent de l&#8217;auteur que d&#8217;avoir réussi ce joli tour de force. Le lecteur doit se creuser les méninges pour assembler ce légo littéraire, jusqu&#8217;à cette fin mystifiante qui démontre à quel point les faux-semblants sont maîtres en ce monde. Cette fin peut paraître un peu expéditive, pas forcément très claire non plus (la quatrième de couverture annonce qu&#8217;il faut lire le roman deux fois. Peut être une deuxième lecture dans l&#8217;ordre chronologique éclaircirait les choses ?) tant je ne suis pas vraiment sûr d&#8217;avoir réussi à tout remettre en place dans ma tête.</p>
<p>Néanmoins, j&#8217;ai pris un énorme plaisir à la lecture de ce roman, qui restera comme une lecture marquante. Je crois même avoir été &laquo;&nbsp;addict&nbsp;&raquo; à ce roman, j&#8217;avais du mal à décrocher. Est-ce dû à son scénario machiavélique ? Au style de <strong>Georges Panchard</strong>, direct, sans fioritures et surtout très efficace ? Ou bien à ce futur imaginé, d&#8217;une redoutable et effrayante crédibilité ? C&#8217;est sans doute la conjonction de tout ces éléments qui font de &laquo;&nbsp;Forteresse&nbsp;&raquo; un cocktail hautement recommandable (mais certainement pas sa repoussante couverture&#8230;). Et je vais pouvoir avoir ma dose avec le prochaine <em>&laquo;&nbsp;Heptagone&nbsp;&raquo;</em>&#8230;</p>
<p>Voir également les avis de <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.fr/2012/04/un-peuple-qui-tue-le-christ-ne-peut-pas.html">Gromovar</a> et <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.fr/2012/04/forteresse.html">Anudar</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7YK"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Point sur les challenges (2)</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/04/06/point-sur-les-challenges-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 05:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le printemps est là depuis quelques jours maintenant, et il y a eu au même moment pas mal d’agitation du côté des challenges de lecture ! &#160; Commençons par le challenge hivernal  &#171;&#160;Winter Time Travel&#160;&#187; de Lhisbei, qui s’est donc achevé à la fin de la saison  froide (logique). Un challenge pour lequel je pensais être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le printemps est là depuis quelques jours maintenant, et il y a eu au même moment pas mal d’agitation du côté des <a href="http://www.lorhkan.com/challenges/">challenges</a> de lecture !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" rel="lightbox[1244]"><img class="size-full wp-image-838 aligncenter" title="winter time travel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Commençons par le challenge hivernal  <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2012/03/22/23814689.html">&laquo;&nbsp;Winter Time Travel&nbsp;&raquo;</a> de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>, qui s’est donc achevé à la fin de la saison  froide (logique). Un challenge pour lequel je pensais être un peu plus disponible, mais qui s’est finalement achevé avec une seule lecture. Mais quelle lecture ! <a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/16/la-separation-de-christopher-priest/">&laquo;&nbsp;La séparation&nbsp;&raquo; de Christopher Priest</a> restera incontestablement comme un grand coup de cœur ! Si vous ne connaissez pas, jetez-vous dessus ! Pour ce qui est du challenge en lui-même, ce fut une grande réussite : 28 participants pour 95 articles !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[1244]"><img class="size-full wp-image-826 aligncenter" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
<p>On poursuit avec le challenge <a href="http://les-murmures.blogspot.fr/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a> des <a href="http://les-murmures.blogspot.fr/">Murmures d’A.C. de Haenne</a>. Je me suis bien amusé à comparer adaptations et romans ou nouvelles originaux, comparaison qui peut paraître inutile, mais permet finalement de voir que ce qui marche à l’écrit ne marche pas forcément à l’écran et vice-versa (cela dit, je le savais déjà…). Quatre lectures et cinq films, un challenge ma foi bien rempli !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/challenge_mccaffrey.jpg" rel="lightbox[1244]"><img class="wp-image-1245 aligncenter" title="challenge_mccaffrey" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/04/challenge_mccaffrey.jpg" alt="" width="175" height="174" /></a></p>
<p>Mais au printemps, les bourgeons éclosent, et les challenges aussi ! Ainsi, le très attendu <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/03/challenge-anne-mccaffrey/">challenge Anne McCaffrey</a>  (<a href="http://www.elbakin.net/fantasy/news/15841-La-Fantasy-en-deuil">récemment décédée</a>) dont <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume</a> nous avait déjà parlé il y a quelques mois vient de débuter. Je me suis bien entendu jeté sur l’occasion, l’idée de me replonger dans la lecture du cycle de Pern (que j’ai lu en partie à l’adolescence) m’enthousiasme particulièrement, j’espère ne pas être déçu de ces retrouvailles.</p>
<p>Tout cela a été modifié en conséquence sur mes pages consacrées aux <a href="http://www.lorhkan.com/challenges/">challenges</a> (<a href="http://www.lorhkan.com/challenges/en-cours/">en cours</a> et <a href="http://www.lorhkan.com/challenges/termines/">terminés</a>).</p>
<p>Et enfin, au chapitre blogosphère, je ne peux me permettre d’oublier de signaler <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.fr/2012/03/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html">mon interview</a> sur<a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.fr/"> le blog de Gromovar</a>, interview qu’il a déjà eu avec de <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.fr/p/interview-des-blogueurs.html">nombreux autres blogueurs</a>. C’est très sympathique de sa part, il fallait que ce soit dit, car Gromovar est beau, Gromovar est fort, Gromovar est le &laquo;&nbsp;Petit Père des blogs&nbsp;&raquo; ! ;)</p>
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		<title>Fahrenheit 451, de Ray Bradbury</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 05:52:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après une lecture du fameux &#171;&#160;Le meilleur des mondes&#160;&#187; d&#8217;Aldous Huxley, je me suis lancé dans la lecture d&#8217;un autre grand classique de la dystopie, j&#8217;ai nommé &#171;&#160;Fahrenheit 451&#8243; de Ray Bradbury. Il ne me manque plus que &#171;&#160;1984&#8243; de George Orwell et la boucle sera bouclée. &#160; Quatrième de couverture : 451 degrés Fahrenheit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après une lecture du fameux <a href="http://www.lorhkan.com/2012/03/12/le-meilleur-des-mondes-de-aldous-huxley/"><em>&laquo;&nbsp;Le meilleur des mondes&nbsp;&raquo;</em></a> d&#8217;<strong>Aldous Huxley</strong>, je me suis lancé dans la lecture d&#8217;un autre grand classique de la dystopie, j&#8217;ai nommé <em>&laquo;&nbsp;Fahrenheit 451&#8243;</em> de <strong>Ray Bradbury</strong>. Il ne me manque plus que <em>&laquo;&nbsp;1984&#8243;</em> de <strong>George Orwell</strong> et la boucle sera bouclée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s&#8217;enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.</p>
<p><strong>Montag</strong>, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d&#8217;un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l&#8217;imaginaire au profit d&#8217;un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Classique dystopique, épisode 2</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/fahrenheit451.jpg" rel="lightbox[1052]"><img class="alignleft size-full wp-image-1020" title="fahrenheit451" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/fahrenheit451.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a></p>
<p>Le roman prend place dans un futur plus ou moins proche. La date réelle importe peu, de toutes façons le cadre du roman ne peut plus vraiment être pleinement réaliste du fait de sa date d&#8217;écriture. Paru initialement en 1953, il accuse en effet parfois le poids de son âge. Un brin désuet, il reste tout à fait agréable grâce à son sujet, toujours riche de thèmes de réflexion, et à l&#8217;écriture de <strong>Ray Bradbury</strong>, très soignée, métaphorique et extrêmement plaisante à lire (et signalons que la traduction de <strong>Henri Robillot</strong>, légèrement révisée par <strong>Jacques Chambon</strong>, reste tout à fait agréable).</p>
<p>Nous suivons donc <strong>Montag</strong>, pompier de son état. Mais un pompier d&#8217;un nouveau genre. Il est en effet chargé des bruler tout livre qu&#8217;il peut trouver. Les livres ont en effet été décrétés comme étant malsains pour la société. Ainsi, nous découvrons des citoyens &laquo;&nbsp;abrutis&nbsp;&raquo; par la propagande de l&#8217;état, contrôlés par la désinformation et la publicité, aux cerveaux &laquo;&nbsp;nettoyés&nbsp;&raquo; par l&#8217;(in)culture du divertissement depuis que les livres, symboles de culture, d&#8217;enrichissement intellectuel et d&#8217;information d&#8217;après <strong>Bradbury</strong> n&#8217;existent plus. Mais quelques rencontres imprévues vont semer le doute dans l&#8217;esprit de <strong>Montag</strong>.</p>
<p>Tout le sujet du livre est ici : sous une histoire de révolte, l&#8217;idée est que les livres amènent le libre-arbitre, la réflexion, et la force de s&#8217;opposer aux excès, qu&#8217;ils soient moraux, sociaux, politiques, etc&#8230; Et le roman, malgré certains côtés &laquo;&nbsp;vieillots&nbsp;&raquo; reste toujours d&#8217;actualité. Certes, on ne brûle plus de livres aujourd&#8217;hui, mais la censure peut toujours s&#8217;effectuer par d&#8217;autres moyens, sur d&#8217;autres supports. La prise de conscience de <strong>Montag</strong> se fera dans la douleur. Et malgré un final très sombre (une des grandes réussites du roman), il reste toujours l&#8217;espoir que sous les cendres renaisse la lumière&#8230;</p>
<p>Encore une réussite pour <strong>Ray Bradbury</strong> avec ce roman qui transcende les genres, et parvient à devenir indispensable à la lecture, aussi bien par le fond que par la forme. En outre, le roman peut se targuer de développer quelques concepts marquants, notamment les hommes-livres, symboles d&#8217;un possible renouveau. J&#8217;ai malgré tout une préférence pour les <a href="http://www.lorhkan.com/2012/02/15/chroniques-martiennes-de-ray-bradbury/"><em>&laquo;&nbsp;Chroniques martiennes&nbsp;&raquo;</em></a> du même auteur, plus poétiques, plus oniriques, mais tout aussi riches de réflexions, plutôt que sur ce <em>&laquo;&nbsp;Fahrenheit 451&#8243;</em> qui lui est plus engagé. Indispensable quoi qu&#8217;il en soit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;autres chroniques sur <a href="http://les-murmures.blogspot.fr/2012/01/fahrenheit-451-de-ray-bradbury.html">Les Murmures de A.C. de Haenne</a>, <a href="http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/11/17/fahrenheit-451-%E2%80%93-ray-bradbury-1953.html">Des cailloux plein le ventre</a>, <a href="http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2011/12/fahrenheit-451-ray-bradbury.html">La cave aux livres</a>, <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-fahrenheit-451-ray-bradbury-92051351.html">le blog de Blackwolf</a>.</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[1052]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Xq"></script></p>
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		<title>Dilvish le damné, de Roger Zelazny</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/04/02/dilvish-le-damne-de-roger-zelazny/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 05:40:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Troisième lecture de Roger Zelazny d&#8217;affilée, c&#8217;est dire si cet auteur m&#8217;intéresse ! Cette fois, je m&#8217;attaque à un recueil reprenant les aventures d&#8217;un personnage que l&#8217;auteur a développé à travers roman et nouvelles : Dilvish le damné. &#160; Quatrième de couverture : II s&#8217;appelle Dilvish de Sélar, mais les vieilles chansons parlent plutôt de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième lecture de <strong>Roger Zelazny</strong> d&#8217;affilée, c&#8217;est dire si cet auteur m&#8217;intéresse ! Cette fois, je m&#8217;attaque à un recueil reprenant les aventures d&#8217;un personnage que l&#8217;auteur a développé à travers roman et nouvelles : <strong>Dilvish</strong> le damné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>II s&#8217;appelle <strong>Dilvish de Sélar</strong>, mais les vieilles chansons parlent plutôt de lui comme de <strong>Dilvish le Libérateur</strong>. Vaincu par <strong>Jélérak</strong>, il a été exilé plusieurs siècles durant aux enfers. Un séjour qu&#8217;il a mis à profit pou apprendre les douze Abominable Formules de la magie noire. Chevauchant un sombre cheval d&#8217;acier capable de cracher du feu, chaussé de bottes d&#8217;elfe qui ne laissent aucune empreinte derrière elles, armé de l&#8217;Epée Invisible, <strong>Dilvish</strong> est de retour. Et la route qui le mène de la résurrection à la vengeance lui fera traverser un monde magique où derrière chaque rencontre se cache un danger mortel ou un faux-semblant.</p>
<p>Dans ce volume est publiée pour la première fois en France l&#8217;intégralité des aventures de <strong>Dilvish le Damné</strong>, soit onze nouvelles et un roman. Au carrefour de la sword &amp; sorcery classique et de l&#8217;hommage à <strong>H.P. Lovecraft</strong>, <em>&laquo;&nbsp;Dilvish le damné&nbsp;&raquo;</em> fait partie des fantaisies les plus assumées de <strong>Roger Zelazny</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la belle sword &amp; sorcery</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/Dilvish-le-damne-Zelazny.jpg" rel="lightbox[1160]"><img class="alignleft size-full wp-image-1142" title="Dilvish-le-damne-Zelazny" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/Dilvish-le-damne-Zelazny.jpg" alt="" width="150" height="224" /></a>Recueil composé de onze nouvelles et d&#8217;un roman,<em> &laquo;&nbsp;Dilvish le damné&nbsp;&raquo;</em> se permet, de manière étonnante, d&#8217;être tout à fait cohérent dans son déroulement : tous les récits respectent un ordre chronologique précis, et le tout peut très bien se lire comme un gros roman, chaque nouvelle composant un nouveau chapitre des aventures de <strong>Dilvish</strong>, le tout se clôturant avec le seul roman écrit par <strong>Zelazny</strong> sur ce personnage.</p>
<p>Et ça commence sur les chapeaux de roues avec <em>&laquo;&nbsp;Sur la route de Dilfar&nbsp;&raquo;</em>, courte nouvelle effrénée retraçant la fuite de <strong>Dilvish</strong> vers la cité de Dilfar. Superbe introduction ! Puis au fil des nouvelles, le personnage de <strong>Dilvish</strong> devient plus consistant, on en apprend un peu plus sur son passé, sa confrontation avec son ennemi, le sorcier <strong>Jélérak</strong>, sa malédiction, et son retour parmi les vivants, soit au fil de ses aventures, soit par l&#8217;intermédiaire d&#8217;autres personnages (comme dans la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;La ballade de Théline&nbsp;&raquo;</em>). Il reste tout de même juste ce qu&#8217;il faut de mystère pour captiver le lecteur. De même, les légendes de ce monde sont abordées par petites touches, de ci de là au fil des récits : anciens dieux, héros, etc&#8230; (<em>&laquo;&nbsp;Les cloches de Shoredan&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;La carte de Souffrance&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Le jardin de sang&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Le démon et la danseuse&nbsp;&raquo;</em>, le roman <em>&laquo;&nbsp;Terres changeantes&nbsp;&raquo;</em>).</p>
<p>On se situe ici dans le genre <em>sword &amp; sorcery</em>, dans sa mouvance la plus classique. <strong>Zelazny</strong> n&#8217;invente rien, il reprend les vieilles recettes (démons maléfiques, sorciers malfaisants, jeunes femmes pulpeuses, magie puissante, combats épiques). Mais c&#8217;est dans les vieux pots&#8230; Et ça marche à la perfection ! Dans un esprit très &laquo;&nbsp;pulp&nbsp;&raquo;, mais très assumé, nous suivons la quête de vengeance de <strong>Dilvish</strong>, qui le conduira vers différentes aventures, parfois directement liées à son ennemi, parfois totalement divergentes, jusqu&#8217;au roman qui justifie pleinement l&#8217;allusion à <strong>Lovecraft</strong> de la quatrième de couverture.</p>
<p>Les ambiances sont superbes, les récits ont ce petit quelque chose d&#8217;épique, de légendaire qui font tout leur charme, et l&#8217;écriture de <strong>Zelazny</strong> est comme à chaque fois superbe, parfois onirique, parfois humoristique. A ce propos, les interventions de <strong>Ténèbres</strong>, la monture du héros, démon en forme de cheval métallique avec lequel <strong>Dilvish</strong> a passé un pacte au cœur de l&#8217;Enfer, sont souvent pleines d&#8217;une délicieuse ironie et le duo fonctionne à merveille, c&#8217;est une des grandes réussites de l&#8217;écrivain. <strong>Ténèbres</strong> est d&#8217;ailleurs bien plus qu&#8217;un simple faire-valoir, c&#8217;est un personnage à part entière qui sauvera la vie de <strong>Dilvish</strong> plus souvent qu&#8217;à son tour.</p>
<p>Alors bien sûr, tout n&#8217;est pas parfait, certaines nouvelles sont plus intéressantes que d&#8217;autres, le roman manque parfois de dynamisme et l&#8217;auteur n&#8217;évite pas quelques petits soucis de cohérences (par exemple, <strong>Dilvish</strong> possède l’Épée Invisible dès la troisième nouvelle, puis on n&#8217;entendra plus parler de cette arme ensuite&#8230;). Mais globalement, partant du postulat que c&#8217;est un recueil 100% plaisir, c&#8217;est une lecture tout à fait recommandable. Mes lectures zelaznyennes progressent en qualité, ça n&#8217;augure que du bon puisque la prochaine sur la liste (mais dont la lecture va devoir attendre un peu) n&#8217;est autre que le recueil <em>&laquo;&nbsp;Seigneurs de lumière&nbsp;&raquo;</em> (toujours chez <em>Lunes d&#8217;Encre</em>), qui contient son grand chef d’œuvre : <em>&laquo;&nbsp;Seigneur de Lumière&nbsp;&raquo;</em> (d&#8217;où le titre du recueil, vous l&#8217;aurez compris).</p>
<p>Pour finir, ajoutons un mot de félicitations pour la superbe illustration de couverture de <strong>Jean-Sébastien Rossbach</strong> qui a accompli un magnifique travail !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;autres chroniques chez <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-dilvish-le-damne-roger-zelazny-70290759.html">Cachou</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/07/31/21711211.html">Efelle</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/07/11/21582413.html">Lhisbei</a>, <a href="http://yetilecture.canalblog.com/archives/2011/07/06/21450498.html">Nick</a>, <a href="http://www.fantastinet.com/dilvish-le-damne-de-roger-zelazny/">Fantastinet</a>.</p>
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		<title>Hunger Games, le film, de Gary Ross</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/31/hunger-games-le-film-de-gary-ross/</link>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 08:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Habituellement, s&#8217;agissant d&#8217;un film adapté d&#8217;un roman, je préfère toujours lire le roman avant de voir le film. En effet, bien souvent le livre est plus &#171;&#160;complet&#160;&#187;, alors que le film (même si l&#8217;adaptation se révèle de très bonne qualité) peut se révéler quelque peu tronqué pour tout faire tenir en deux heures. Or, concernant &#171;&#160;Hunger Games&#160;&#187;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Habituellement, s&#8217;agissant d&#8217;un film adapté d&#8217;un roman, je préfère toujours lire le roman avant de voir le film. En effet, bien souvent le livre est plus &laquo;&nbsp;complet&nbsp;&raquo;, alors que le film (même si l&#8217;adaptation se révèle de très bonne qualité) peut se révéler quelque peu tronqué pour tout faire tenir en deux heures. Or, concernant <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em>, je suis passé totalement à côté du buzz sur le roman de <strong>Suzanne Collins</strong>, et n&#8217;ai donc pas eu le temps de le lire avant la sortie cinéma du film. Cela a aussi un avantage : voir l&#8217;adaptation avec des yeux vierges de tout parti pris personnel sur les personnages, les lieux, les situations, etc&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_1.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class=" wp-image-1224 alignleft" title="hunger_games_1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_1-225x300.jpg" alt="" width="144" height="192" /></a>Et donc me voilà dans une salle obscure, pour voir ce fameux <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em>. Dans une Amérique du futur, dominée par un gouvernement totalitaire, chacun des douze districts qui se sont rebellés contre le pouvoir central des années plus tôt se voient obliger de désigner un garçon et une fille pour participer aux <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em>, ces jeux télévisuels dans lesquels ils sont lâchés dans une arène naturelle et dans laquelle ils vont devoir s&#8217;entretuer pour qu&#8217;un seul d&#8217;entre eux en sorte vainqueur.</p>
<p>Ce pitch fait inévitablement penser au film (et au roman là encore) Battle Royale, qui avait grand bruit à l&#8217;époque de sa sortie. Sauf que là où <em>&laquo;&nbsp;Battle Royale&nbsp;&raquo;</em> (d&#8217;après mes souvenirs lointains en tout cas) allait droit au but, <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em> met tout un enrobage autour du jeu en question : il y a une vraie mise en situation sociale et politique, une présentation détaillée des personnages principaux. De plus on est ici dans un film pour adolescents/jeunes adultes, donc il y a une inévitable pointe de romance pour pimenter le tout. La dénonciation des dérives liées à la télé-réalité font également penser au film <em>&laquo;&nbsp;Running-Man&nbsp;&raquo;</em> avec <strong>Arnold Schwarzenegger</strong> (lui aussi basé sur un roman, décidément !).</p>
<p>La mise en scène est plutôt efficace, avec des images parfois marquantes qui rappellent des heures sombres de notre histoire : lorsque les habitants des districts se rassemblent pour la &laquo;&nbsp;Moisson&nbsp;&raquo; (c&#8217;est à dire le jour de la nomination des candidats), habillés et coiffés à la mode des années 40, difficile de ne pas penser aux rafles des juifs&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_2.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class="alignright  wp-image-1225" title="hunger_games_2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_2-300x210.jpg" alt="" width="180" height="126" /></a>Les &laquo;&nbsp;jeux&nbsp;&raquo; en eux-même (comment ne pas penser aux jeux du cirque romains, mis en place pour garder le peuple sous contrôle, &laquo;&nbsp;du pain et des jeux&nbsp;&raquo;. Notons d&#8217;ailleurs que pain se traduit en latin par &laquo;&nbsp;panem&nbsp;&raquo;, nom donné au pays dans lequel se passe le film) donnent lieu à un déchaînement de violence, certes voilée pour ne pas limiter le film à une frange trop étroite de spectateurs, mais cela reste parfois assez explicite. Les participants sont livrés à eux-mêmes, et certains d&#8217;entre-eux tuent sans état d&#8217;âme, même quand leur &laquo;&nbsp;ennemi&nbsp;&raquo; est encore un enfant (l&#8217;âge des candidats va de douze à dix-huit ans). Les alliances de circonstance font leur apparition, sachant bien qu&#8217;elles ne peuvent être que provisoires&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_3.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class=" wp-image-1226 alignleft" title="hunger_games_3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_3-300x168.jpg" alt="" width="210" height="118" /></a>Les candidats bénéficient tout de même parfois d&#8217;une aide providentielle, arrivant en parachute, leur permettant de se soigner par exemple. Mais pour cela, il faut des sponsors, et pour avoir des sponsors, il faut plaire : plaire au peuple, faire de l&#8217;audience&#8230; L&#8217;héroïne du film, <strong>Katniss</strong>, va donc devoir se plier au règles du jeu pour s&#8217;en sortir, voire même plier les règles à son bénéfice quand elle prendra conscience de la façon dont marchent les choses dans ce jeu, comme le lui avait expliqué son mentor, un ancien vainqueur des <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em>, lors de l&#8217;entraînement d&#8217;avant jeux&#8230;</p>
<p>On sent tout de même que l&#8217;adaptation passe un peu vite sur certaines choses : le mentor de <strong>Katniss</strong> est montré comme un alcoolique fini dans sa scène de présentation, puis passe bien trop rapidement vers son rôle de vrai mentor qui tient à ses &laquo;&nbsp;élèves&nbsp;&raquo;, la société de Panem (de même que celle des districts) mériterait d&#8217;être un peu plus développée, mais les romans formant une trilogie (et les films aussi), nul doute que nous en apprendront plus dans le futur.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_4.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class="alignright  wp-image-1227" title="hunger_games_4" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_4-300x200.jpg" alt="" width="210" height="140" /></a>La réussite du film tient aussi à la bonne prestation des acteurs. Outre <strong>Woody Harrelson</strong> et <strong>Lenny Kravitz</strong>, <strong>Jennifer Lawrence</strong> est excellente dans son rôle de jeune fille indépendante, forte et courageuse. Elle est très charismatique, et sa présence très forte face à la caméra lui promet sans doute une belle carrière. Dommage que certains autres participants aux <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em> soient un peu caricaturaux (cela va du gros balèze bodybuildé sûr de lui, au gentil garçon un peu niais).</p>
<p>Dénonciation d&#8217;une société du plaisir, du divertissement avant tout, du voyeurisme malsain, du contrôle des masses par un spectacle répugnant, <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em> est une belle réussite, qui a le bon goût de ne pas sacrifier son propos sur l&#8217;autel du spectacle et de la rentabilité à tout prix (ce qui aurait été un comble vu le thème du film !). À voir ! Et du coup, prochaine lecture : <em>&laquo;&nbsp;Hunger Games&nbsp;&raquo;</em> ! J&#8217;avoue, j&#8217;ai envie d&#8217;en savoir plus, et cette fois je lirai les romans suivants avant la sortie en salle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_5.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1228" title="hunger_games_5" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/hunger_games_5-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a>, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[1222]"><img class="aligncenter" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Le Maître des Ombres, de Roger Zelazny</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 05:50:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième lecture du sieur Zelazny, après un premier essai sympathique mais en demi-teinte. Cette fois on quitte la SF pour partir sur un récit mi-fantasy mi-contemporain ! Sacré mélange ! &#160; Quatrième de couverture : &#160;&#187; Je suis le Maître des Ombres ! Seigneur du Bastion de l&#8217;Ombre ! je suis Jack le voleur qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième lecture du sieur <strong>Zelazny</strong>, après un <a href="http://www.lorhkan.com/2012/03/28/le-maitre-des-reves-de-roger-zelazny">premier essai</a> sympathique mais en demi-teinte. Cette fois on quitte la SF pour partir sur un récit mi-fantasy mi-contemporain ! Sacré mélange !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>&nbsp;&raquo; Je suis le Maître des Ombres ! Seigneur du Bastion de l&#8217;Ombre ! je suis <strong>Jack</strong> le voleur qui marche en silence et dans l&#8217;ombre ! J&#8217;ai été décapité à Iglès et j&#8217;ai resurgi des Fosses à Immondices de Glyve. J&#8217;ai bu le sang d&#8217;un vampire et dévoré une roche. Je suis celui qui a rompu le Traité. Celui qui a inscrit un faux nom sur le livre d&#8217;Ells. Je suis le prisonnier du joyau. J&#8217;ai dupé le Seigneur du Fort-Colère et je retournerai me venger de lui. Je suis l&#8217;ennemi de mes ennemis. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Une Terre figée où existent une Face Diurne, celle de la technologie, une Frange Crépusculaire et une Face Nocturne, celle de l&#8217;Art Occulte. C&#8217;est dans ce décor de science-fantasy que le père des Neuf Pinces d&#8217;Ambre fait évoluer <strong>Jack</strong>, une créature prête à tout pour se venger de celui qui lui a volé la femme qu&#8217;il aimait, la belle <strong>Evène</strong>. <strong>Michael Moorcock</strong> a créé <strong>Elric</strong> et l&#8217;a tué, <strong>Roger Zelazny</strong> a créé <strong>Jack</strong> et l&#8217;a fait revenir d&#8217;entre les morts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Côté clair vs côté obscur</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/le-maitre-des-ombres-Zelazny.jpg" rel="lightbox[1138]"><img class="alignleft size-full wp-image-1102" title="le-maitre-des-ombres-Zelazny" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/le-maitre-des-ombres-Zelazny.jpg" alt="" width="150" height="252" /></a>S&#8217;il y a bien une chose qui peut qualifier ce roman, c&#8217;est déroutant. Quelle imagination chez <strong>Zelazny</strong> ! Il nous présente une Terre qui ne tourne pas (ou plus) sur elle-même. Ainsi une face est constamment éclairée, sur laquelle la civilisation s&#8217;est développée telle que nous la connaissons, tandis que l&#8217;autre est constamment dans l&#8217;ombre. C&#8217;est la partie terrestre dominée par la magie, et habité par des êtres ayant plusieurs vies. La limite entre ces deux faces, la Frange Crépusculaire, est le domaine de <strong>Jack</strong>, qui tire sa force des ombres. Voleur de son état, il est habité d’incroyables pouvoirs dès lors qu&#8217;une partie de son corps se retrouve dans l&#8217;ombre.</p>
<p>Sauf qu&#8217;au début du roman, <strong>Jack</strong> est capturé, puis exécuté. Disposant de plusieurs vies, il est ressuscité à la Fosse aux Immondices. S&#8217;en suit alors une histoire de vengeance, qui le mènera sur la face éclairée, à la recherche d&#8217;une grande source de pouvoir, puis jusqu&#8217;aux entrailles de la Terre, pour finalement atteindre la pouvoir absolu, puis la chute ultime. A moins que&#8230;</p>
<p>Ce court roman va droit au but. <strong>Zelazny</strong> ne s&#8217;embarrasse pas d&#8217;explications superflues : rien n&#8217;explique l&#8217;arrêt de la rotation de la Terre, le monde de la face nocturne n&#8217;est pas vraiment détaillé, ses habitants aux nombreuses vies n&#8217;ont finalement guère de profondeur. C&#8217;est son principal défaut : l&#8217;imagination de <strong>Zelazny</strong> est très fertile, mais il est resté avare en explications, alors qu&#8217;il y avait tant à dire ! Même le personnage de <strong>Jack</strong>, aussi détaillé soit-il, manque un peu de substance : son passé ne nous est pas dévoilé, alors qu&#8217;il semble connu de tous&#8230; D&#8217;un autre côté, cela donne un caractère mystérieux au cadre du récit, certains passages relevant quasiment de l&#8217;onirique. Mais on aurait aimé en savoir plus&#8230;</p>
<p>On retrouve encore une fois les thèmes chers à l&#8217;auteur : la divinité, l&#8217;immortalité. <strong>Jack</strong>, tout comme les habitants de la face nocturne, est en effet presque immortel. Presque puisque tant qu&#8217;il lui reste des vies, il ressuscitera à chaque fois. Bien évidemment, nul ne sait de combien de vies il dispose. Enfin il atteindra le statut divin, mais à quel prix, et pour quelles conséquences&#8230;</p>
<p>Finalement, malgré ses défauts, cet ouvrage se lit d&#8217;une traite. Les réserves évoquées plus haut sont en fait assez peu de choses face au dynamisme du récit. Les évènements s&#8217;enchainent rapidement, sans laisser souffler le lecteur, jusqu&#8217;à une apothéose finale qui n&#8217;aura jamais aussi bien porté son nom. Signalons également l&#8217;écriture de <strong>Zelazny</strong> qui fait merveille, toujours aussi évocatrice. On n&#8217;est certes pas encore dans le chef d’œuvre, mais ça se lit très bien. Bref, après <a href="http://www.lorhkan.com/2012/03/28/le-maitre-des-reves-de-roger-zelazny"><em>&laquo;&nbsp;Le maître des rêves&nbsp;&raquo;</em></a> &laquo;&nbsp;bien mais pas top&nbsp;&raquo; (copyright &laquo;&nbsp;Les Nuls&nbsp;&raquo;), on commence à entrer dans du bon ! Vivement la suite !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;autres chroniques chez <a href="http://lilyn-kirjahylly.blogspot.fr/2010/08/le-maitre-des-ombres-de-roger-zelazny.html">Miss Spooky Muffin</a>, <a href="http://lecturestrollesques.blogspot.fr/2011/01/le-maitre-des-ombres-roger-zelazny.html">Ptitetrolle</a>, <a href="http://palabresecclectiques.hautetfort.com/">Palabres Eclectiques</a>, <a href="http://mondesimaginaires.over-blog.fr/article-le-maitre-des-ombres-de-roger-zelazny-43352605.html">Mondes Imaginaires</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Wk"></script></p>
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		<title>Le maître des rêves, de Roger Zelazny</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/28/le-maitre-des-reves-de-roger-zelazny/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 05:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Zelazny]]></category>

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		<description><![CDATA[Roger Zelazny. Un des grands auteurs de littérature de l&#8217;imaginaire, aussi à l&#8217;aise en science-fiction qu&#8217;en fantasy. Il était donc temps que je découvre ce monsieur, en commençant &#171;&#160;doucement&#160;&#187; par un roman réputé mineur. &#160; Quatrième de couverture : Branché directement sur le cerveau de ses patients, Charles Render y injecte des songes de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Roger Zelazny. Un des grands auteurs de littérature de l&#8217;imaginaire, aussi à l&#8217;aise en science-fiction qu&#8217;en fantasy. Il était donc temps que je découvre ce monsieur, en commençant &laquo;&nbsp;doucement&nbsp;&raquo; par un roman réputé mineur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Branché directement sur le cerveau de ses patients, <strong>Charles Render</strong> y injecte des songes de sa composition. Maître dans son domaine, il est l&#8217;auteur des mondes imaginaires les plus achevés. <strong>Eileen Shallot</strong>, belle à se damner, aveugle de naissance, se présente un jour à sa porte. Elle veut voir le monde par les yeux de <strong>Render</strong>, à travers ses rêves. Ensemble, ils vont arpenter les univers qu&#8217;il a créés pour elle. Mais un jour <strong>Eileen</strong> refuse de s&#8217;arracher aux rêves de <strong>Render</strong>, dont elle prend peu à peu le contrôle pour transformer l&#8217;utopie en un piège mortel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Plongée en plein rêve</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/maitre-des-reves-zelazny.jpg" rel="lightbox[1135]"><img class="alignleft size-full wp-image-1094" title="maitre-des-reves-zelazny" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/maitre-des-reves-zelazny.jpg" alt="" width="150" height="247" /></a>Il est bien connu que nombre des écrits de <strong>Roger Zelazny</strong> gravitent autour du thème de la mythologie, des dieux, voire plus généralement des mythes (qu&#8217;ils soient associés aux dieux ou non). Ce court roman, sans s&#8217;impliquer directement dans cette thématique, s&#8217;en approche quelque peu dans la mesure ou le personnages principal, <strong>Charles Render</strong>, est un façonneur, c&#8217;est à dire qu&#8217;il peut mettre en scène à peu près tout et n&#8217;importe quoi dans les rêves d&#8217;autrui. Ceci pour soigner ses patients, les désinhiber, leur permettre de contrôler ou prendre le pas sur leurs phobies, etc&#8230; La psychiatrie du futur en somme ! Et dans les rêves d&#8217;autrui, <strong>Render</strong> est comme un dieu. C&#8217;est lui qui contrôle tout. Et il se doit de le faire, car si le processus s&#8217;inverse, c&#8217;est à dire si le patient prend le contrôle au détriment du psychiatre, les conséquences peuvent être dramatiques.</p>
<p>C&#8217;est ce qui risque de se produire, alors qu&#8217;<strong>Eileen</strong>, aveugle de naissance, désire devenir une façonneuse. Mais comment devenir façonneuse si elle-même n&#8217;a pas les &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo; pour créer objets, lieux ou autres dans les rêves d&#8217;autrui ? Render devra user de toutes les précautions pour éviter le pire, car <strong>Eileen</strong> est mentalement extrêmement forte (elle a su mener une grande carrière malgré son handicap).</p>
<p>Roman court, aux très nombreuses références, toujours proches des mythes de notre civilisation (le loup <strong>Fenrir</strong> de la mythologie nordique est présent, le mythe de <strong>Tristan</strong> et <strong>Yseult</strong> est également repris), il se lit agréablement. D&#8217;un abord assez simple, au cadre SF finalement plus accessoire qu&#8217;autre chose (voitures automatiques, chiens qui parlent), il devient assez complexe si on cherche à en extraire la substantifique moelle, il faut par exemple avoir une bonne connaissance des mythes sus-cités pour en saisir toutes les références.</p>
<p>Agréable, mais somme toute pas inoubliable, il permet une première approche du style de <strong>Zelazny</strong> qui, sans tenir compte du fond (encore une fois très profond si on se donne la peine de le décrypter), est remarquable dans la forme : c&#8217;est fluide, très évocateur. Pour un roman mineur, c&#8217;est déjà du costaud ! Une sympathique introduction, avec un fort goût de &laquo;&nbsp;reviens-y&nbsp;&raquo; !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;autres chroniques chez <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.fr/2010/08/le-maitre-des-reves-de-zelazny.html">Naufragés Volontaires</a>, <a href="http://www.mondesetranges.fr/spip.php?article401">Mondes Etranges</a>.</p>
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		<title>A game of thrones, série TV, saison 1</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/26/a-game-of-thrones-serie-tv-saison-1/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 06:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Il en fallait du courage pour adapter &#171;&#160;Le trône de fer&#160;&#187;, la saga culte de George R.R. Martin. Il en fallait car porter cette œuvre complexe, à l&#8217;intrigue dense, aux nombreux personnages fouillés, aux lieux géographiques typés, sur le petit écran relevait du bel exploit. Il en fallait car devoir affronter une horde de fans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il en fallait du courage pour adapter <em>&laquo;&nbsp;Le trône de fer&nbsp;&raquo;</em>, la saga culte de <strong>George R.R. Martin</strong>. Il en fallait car porter cette œuvre complexe, à l&#8217;intrigue dense, aux nombreux personnages fouillés, aux lieux géographiques typés, sur le petit écran relevait du bel exploit. Il en fallait car devoir affronter une horde de fans en furie en cas de faux pas relevait peut être de l&#8217;insouciance, voire de la folie. Et pourtant&#8230; Ils l&#8217;ont fait ! Et bien fait, par dessus le marché ! Car les points forts du roman (<a href="http://www.lorhkan.com/2012/02/13/le-trone-de-fer-integrale-1-de-george-r-r-martin/">déjà chroniqué</a>) se retrouvent également dans la série. Et pourtant, ce n&#8217;était pas gagné d&#8217;avance.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-2.jpg" rel="lightbox[1162]"><img class="alignleft  wp-image-1167" title="game-of-thrones-2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-2-300x168.jpg" alt="" width="210" height="118" /></a>Tout d&#8217;abord les acteurs. Il faut bien avouer que le casting est particulièrement réussi. Alors bien sûr, il y a du bon et du moins bon, mais franchement, difficile de faire la fine bouche. Il y a ceux qui confirment tout le bien que l&#8217;on pensait (<strong>Sean Bean</strong> en <strong>Ned Stark</strong> en tête), il y a ceux qui font de belle manière ce que l&#8217;on attend d&#8217;eux au vu de leur personnage (mention spéciale à <strong>Lena Headey</strong>, déjà vue en <strong>Sarah Connor</strong> dans la série <em>&laquo;&nbsp;Terminator&nbsp;&raquo;</em>, qui interprète à merveille la redoutable <strong>Cersei Lannister</strong>, tout en lui donnant cette petite touche de vulnérabilité qui permet de &laquo;&nbsp;comprendre&nbsp;&raquo; certaines de ses actions, et à <strong>Emilia Clarke</strong> dans son rôle de <strong>Daenerys Targaryen</strong>), et il y a les surprises, ceux que l&#8217;on n&#8217;attendaient ou ne connaissaient pas (excellente <strong>Maisie Williams</strong> en <strong>Arya Stark</strong>, et surtout exceptionnel <strong>Peter Dinklage</strong> en <strong>Tyrion Lannister</strong>, qui crève vraiment l&#8217;écran).</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-1.jpg" rel="lightbox[1162]"><img class="alignright  wp-image-1166" title="game-of-thrones-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-1-300x168.jpg" alt="" width="210" height="118" /></a>Ensuite, l&#8217;intrigue. Là encore les fans seront ravis : elle suit de très près celle du roman. Pas de liberté prise de manière éhontée, tout est là. On peut d&#8217;ailleurs dire que c&#8217;est à la fois un qualité et un défaut. Qualité car l&#8217;intrigue du roman est excellente, défaut car elle prend un peu de temps à se développer. Là ou ça passe très bien à l&#8217;écrit, j&#8217;ai eu un peu peur que le rythme un peu lent du début fasse fuir les spectateurs, d&#8217;autant plus que le grand nombre de personnages peut impressionner compte tenu du peu de temps dont le spectateur dispose pour tout assimiler. Mais une fois la machine lancée, les conspirations installées et dévoilées (ou pas&#8230;), on se retrouve happé, jusqu&#8217;à cette fameuse situation que les lecteurs connaissent par cœur et qui surprendra les habitués des séries US un peu routinières&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-3.jpg" rel="lightbox[1162]"><img class="alignleft  wp-image-1168" title="game-of-thrones-3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-3-300x168.jpg" alt="" width="210" height="118" /></a>Puis le ton de la série. Elle est produite et diffusée aux USA par <strong>HBO</strong>, une chaîne câblée bien connue pour ses nombreuses séries de qualité, sans concession sur la violence, le sexe, etc&#8230; Le câble permet certaines libertés de mise en scène que les grands réseaux nationaux ne permettent pas. Pour <em>&laquo;&nbsp;A game of thrones&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est la même chose.  Notamment concernant les scènes de sexe, relativement nombreuses (j&#8217;ai bien dit relativement, chacun voit les choses différemment). C&#8217;est un reproche qui a été fait à la série à plusieurs reprises : trop de sexe tue le sexe ! Pour ma part, je ne suis pas vraiment de cet avis. Les scènes de sexe et/ou de nudité sont également présentes dans le roman, sauf qu&#8217;évidemment sans le visuel, on y fait peut être moins attention. Là on se prend tout en pleine face (si vous me passez l&#8217;expression&#8230;), et forcément ça marque. Il y a par ailleurs quelques scènes rajoutées par rapport au roman, mais elles apportent à chaque fois un éclairage nécessaire sur tel ou tel personnage. Il n&#8217;y a qu&#8217;à un unique moment qu&#8217;un scène assez racoleuse ne m&#8217;a pas parue nécessaire, même si elle apporte des renseignements importants, mais de manière un peu maladroite. Bref, il y a du sexe, et c&#8217;est tant mieux !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-5.jpg" rel="lightbox[1162]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1170" title="game-of-thrones" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-5-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Enfin les décors. Dans l&#8217;ensemble réussis, avec quelques très beaux moments (la découverte du <strong>Mur</strong>), même si parfois les moyens limités de la production se font sentir (<strong>Port-Réal</strong>, la capitale, semble un peu étriquée). Les incrustations d&#8217;images de synthèse sont également tout à fait correctes, et réussissent à créer ce sentiment d&#8217;émerveillement à la vue d&#8217;une situation ou d&#8217;un lieu totalement imaginaire et fantastique (les <strong>Eyrié</strong>, les <strong>Jumeaux</strong>, l&#8217;envol des corbeaux, etc&#8230;).</p>
<p>Tout n&#8217;est pas parfait, j&#8217;aurais aimé par exemple voir un peu plus les loups recueillis par les enfants <strong>Stark</strong>, mais le tout forme un cocktail vraiment réussi. Il n&#8217;y a d&#8217;ailleurs pas que les amateurs d&#8217;imaginaire qui ont applaudi, la série ayant remporté de nombreux prix décernés par la profession, et est considérée comme une des toutes meilleures séries produites en 2011.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-7.jpg" rel="lightbox[1162]"><img class="alignright  wp-image-1172" title="game-of-thrones-7" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/game-of-thrones-7-300x225.jpg" alt="" width="231" height="174" /></a>Que ceux qui ne l&#8217;ont pas encore vu se précipite, elle vient d&#8217;ailleurs juste de sortir dans le commerce en coffret DVD/Blu Ray. Quant à la saison 2, elle arrive aux États-Unis dès le 1er avril (et dans la foulée en France en VO sous-titrée sur <strong>Orange Cinéma Séries</strong>, et sinon euh&#8230; ailleurs !^^). Mais je dois d&#8217;abord lire la deuxième intégrale&#8230;</p>
<p>Espérons simplement que la qualité se maintienne, et surtout que la série parvienne à durer jusqu&#8217;au bout. Rappelons que seuls cinq volumes sont sortis sur les sept que doit compter la saga&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a>, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[1162]"><img class="aligncenter" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Dans la dèche au Royaume Enchanté, de Cory Doctorow</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Mar 2012 06:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cory Doctorow, &#171;&#160;blogueur influent&#160;&#187;, co-auteur du blog &#171;&#160;Boing Boing&#160;&#187;, et auteur de plusieurs romans et nouvelles parues sous licence &#171;&#160;Creative Commons&#160;&#187; et donc librement téléchargeables (en langue anglaise bien sûr, la traduction étant, elle, soumise aux droits d&#8217;auteur). Un homme qui fait parler de lui, grand connaisseur du web et des nouvelles technologies de l&#8217;information [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cory Doctorow, &laquo;&nbsp;blogueur influent&nbsp;&raquo;, co-auteur du blog <a href="http://boingboing.net/">&laquo;&nbsp;Boing Boing&nbsp;&raquo;</a>, et auteur de plusieurs romans et nouvelles parues sous licence &laquo;&nbsp;Creative Commons&nbsp;&raquo; et donc librement téléchargeables (en langue anglaise bien sûr, la traduction étant, elle, soumise aux droits d&#8217;auteur). Un homme qui fait parler de lui, grand connaisseur du web et des nouvelles technologies de l&#8217;information associées. <em>&laquo;&nbsp;Dans la dèche au Royaume Enchanté&nbsp;&raquo;</em> est un roman d&#8217;anticipation décryptant cette culture web de manière intéressante, mais malheureusement pas sans défaut&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>&nbsp;&raquo; J&#8217;ai vécu assez longtemps pour voir le remède à la mort, assister à l&#8217;ascension de la Société Bitchun, apprendre dix langues étrangères, composer trois symphonies, réaliser mon rêve d&#8217;enfance d&#8217;habiter à Disney World et assister non seulement à la disparition du lieu de travail, mais du travail lui-même &laquo;&nbsp;. Ainsi débute l&#8217;histoire de <strong>Julius</strong>, un jeune homme d&#8217;environ cent cinquante ans. Il a tout pour être heureux dans ce meilleur des mondes possibles, pourtant, sa vie va basculer, et l&#8217;utopie se transformer en enfer&#8230;</p>
<p>Avec ce premier roman, <strong>Cory Doctorow</strong> fait preuve d&#8217;un grand talent et se révèle comme l&#8217;un des auteurs de science-fiction à suivre ces prochaines années. <em>&laquo;&nbsp;Dans la dèche au Royaume Enchanté&nbsp;&raquo;</em> est de ces œuvres denses et novatrices qui nous font prendre conscience que le futur, c&#8217;est déjà demain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le whuffie c&#8217;est la vie</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/Dans-la-d-che-au-Royaume-Enchant-.jpeg" rel="lightbox[1055]"><img class="alignleft size-full wp-image-1048" title="Dans-la-d-che-au-Royaume-Enchant-" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/Dans-la-d-che-au-Royaume-Enchant-.jpeg" alt="" width="150" height="256" /></a>La société décrite dans ce roman diffère radicalement de la nôtre sur plusieurs points. Les avancées technologiques ont changé notre mode de vie : des implants permettent aux citoyens d&#8217;être connectés au réseau 24/24 directement via le cerveau, l&#8217;arrivée de l&#8217;Energie Libre (gratuite et illimitée) permet à tout un chacun de vivre tout à fait correctement sans avoir besoin de travailler, et enfin la mort n&#8217;est qu&#8217;un lointain souvenir, chaque individu pouvant librement se sauvegarder pour être ensuite recharger dans un nouveau corps cloné. Dès lors, tous peuvent laisser libre court à leurs loisirs, passions et autres centres d&#8217;intérêt.</p>
<p>L&#8217;argent n&#8217;est plus, le &laquo;&nbsp;whuffie&nbsp;&raquo; l&#8217;a supplanté. Le &laquo;&nbsp;whuffie&nbsp;&raquo;, c&#8217;est une mesure de la popularité de chacun, en temps réel. Elle augmente ou diminue en fonction des faits et gestes des citoyens. Celui qui fait des choses jugées bonnes voit son whuffie grimper en flèche. Celui qui au contraire ne fait rien de ses journées, ou bien ne cesse d&#8217;être désobligeant aura un whuffie au ras des pâquerettes. Tout le monde peut visualiser le whuffie des autres (grâce aux implants sus-mentionnés et à la connexion permanente au réseau). Et comme tout se paie en whuffie, ceux qui aident au bien être de la société auront accès plus facilement à toutes les commodités possibles. Une sorte de méritocratie du loisir.</p>
<p>Les citoyens se regroupent en &laquo;&nbsp;ad-hocs&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire par centres d&#8217;intérêt, au sein desquelles le moindre changement est soumis au vote de la communauté. Chacun a droit à la parole, les changements étant parfois longs à se dessiner, les accords difficiles à trouver.</p>
<p>Alors bien sûr, cela saute aux yeux, ce roman est un belle métaphore de notre culture web, agrandie à l&#8217;échelle de la société mondiale. Rien de ce que nous connaissons aujourd&#8217;hui n&#8217;a court, tout est basé sur la culture web, notamment à travers le whuffie, qui reprend la notion de réputation sur internet (les &laquo;&nbsp;j&#8217;aime&nbsp;&raquo; de Facebook, le nombre de clics sur un site ou blog, etc&#8230;), et les &laquo;&nbsp;ad-hocs&nbsp;&raquo; faisant irrémédiablement penser aux forums, ou aux pages Facebook. C&#8217;est déstabilisant, car cette société reste difficile à imaginer, mais c&#8217;est en même temps très stimulant.</p>
<p>Le héros du roman, <strong>Julius</strong>, a 150 ans. Il est déjà mort plusieurs fois, mais grâce à sa sauvegarde, est toujours frais et dispo. Son plaisir c&#8217;est de &laquo;&nbsp;travailler&nbsp;&raquo; dans le parc Disney World, au sein de l&#8217;ad-hoc chargée du maintien de l&#8217;attraction de la <em>Maison Hantée</em>. Il est amoureux, et tout semble aller bien pour lui. Pourtant, un grain de sable va enrayer la machine : <strong>Julius</strong> est assassiné&#8230; Pourquoi, alors que la mort n&#8217;existe plus ? Ne serait-ce pas en vue d&#8217;une sorte d&#8217;OPA de l&#8217;ad-hoc voisine qui souhaiterait prendre en charge cette attraction ?</p>
<p>C&#8217;est là que le bât blesse. L&#8217;histoire. Autant les structures sociales mises en place par l&#8217;auteur sont vraiment intéressantes en décryptant et analysant les travers de notre culture web au travers de cette société du loisir, en situant l&#8217;action justement dans un parc d&#8217;attraction, autant l&#8217;histoire du roman ne m&#8217;a pas embarqué. C&#8217;est assez léger, manquant d&#8217;envergure et pas vraiment passionnant (même si le choix du parc d&#8217;attraction est on ne peut plus cohérent). Pourtant, les personnages sont assez consistants, mais la mayonnaise n&#8217;a pas vraiment pris.</p>
<p>Un livre court, intéressant pour la métaphore qu&#8217;il développe plus que par son histoire. C&#8217;est dommage, car la combinaison des deux aurait vraiment pu être remarquable. A lire néanmoins, pour les plus geeks d&#8217;entre vous !</p>
<p>&nbsp;<br />
<script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7TO"></script></p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/05/parution-en-france-du-premier-roman.html">Gromovar</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2009/01/17/12125758.html">Efelle</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article4809">Yozone</a>, <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-21006255.html">Nébal</a>, <a href="http://www.octopedia.net/article.php?sid=273">Octopedia</a>, <a href="http://www.chemins-khatovar.com/site/2012/02/dans-la-deche-au-royaume-enchante-cory-doctorow/">les chemins de Khatovar</a>.</p>
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		<title>Martiens, go home !, de Fredric Brown</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/14/martiens-go-home-de-fredric-brown/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 06:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un classique dystopique, prenons un bon bol d&#8217;air frais avec &#171;&#160;Martiens, go home !&#160;&#187;. Lui aussi classique de la science-fiction, mais dans un tout autre genre, ce roman est de ceux qui donnent le sourire tout au long de sa lecture. Avoir la banane en lisant un roman, quel bonheur ! &#160; Quatrième de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après un <a href="http://www.lorhkan.com/2012/03/12/le-meilleur-des-mondes-de-aldous-huxley/">classique dystopique</a>, prenons un bon bol d&#8217;air frais avec <em>&laquo;&nbsp;Martiens, go home !&nbsp;&raquo;</em>. Lui aussi classique de la science-fiction, mais dans un tout autre genre, ce roman est de ceux qui donnent le sourire tout au long de sa lecture. Avoir la banane en lisant un roman, quel bonheur !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :<br />
</span></p>
<p>Enfermé dans une cabane en plein désert, <strong>Luke Devereaux</strong>, auteur de science-fiction en mal d&#8217;invention, invoque désespérément sa muse – de toute évidence retenue ailleurs – quand soudain&#8230; on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe <strong>Luke</strong> d&#8217;un désinvolte « Salut Toto  !  ».<br />
Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d&#8217;une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d&#8217;envahir la Terre. Mais comment s&#8217;en débarrasser  ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3> Salut Toto !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/martiens-go-home-fredric-brown.jpeg" rel="lightbox[1057]"><img class="alignleft size-full wp-image-1049" title="martiens-go-home-fredric-brown" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/martiens-go-home-fredric-brown.jpeg" alt="" width="150" height="248" /></a>Ce roman, c&#8217;est du bonheur en barre !</p>
<p>Les Martiens ont débarqué ! Pile au moment où <strong>Luke Devereaux</strong>, écrivain en mal d&#8217;inspiration, semblait avoir avoir le début d&#8217;une idée (&laquo;&nbsp;Et si les Martiens&#8230;&nbsp;&raquo;), paf, un petit homme vert frappe à la porte de sa cabane, et le salue d&#8217;un surprenant &laquo;&nbsp;Salut Toto !&nbsp;&raquo;. Mais ce Martien n&#8217;est pas arrivé seul, puisqu&#8217;ils ne sont pas moins d&#8217;un milliard à avoir surgi sur Terre, sans que l&#8217;on sache ni pourquoi ni comment. Ils sont partout (en &laquo;&nbsp;couimant&nbsp;&raquo;, j&#8217;adore ce terme, c&#8217;est à dire en se téléportant), voient dans le noir, à travers les murs, et se font un malin plaisir à mettre les humains mal à l&#8217;aise : ils sont grossiers, moqueurs, malpolis, exaspérants, révèlent au grand jour les pires mensonges ou les secrets les plus inavouables, et sont de sacrées têtes de mules !</p>
<p>Ils sont par ailleurs a priori pacifiques, et ne semblent pas réagir de façon belliqueuse à certaines réactions humaines parfois violentes. Remarquez, on ne peut pas les toucher, car en essayant on passe au travers ! Les désagréments restent nombreux : on ne compte plus le nombre d&#8217;accidents de voiture dus à l&#8217;apparition inopinée d&#8217;un martien saluant le conducteur effrayé d&#8217;un laconique &laquo;&nbsp;Salut Toto !&nbsp;&raquo; ou bien &laquo;&nbsp;Salut Chouquette !&nbsp;&raquo; s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une conductrice&#8230; D&#8217;autre part, le taux de natalité fond comme neige au soleil, les couples ayant du mal se comporter de façon amoureuse quand un Martien les observe depuis le pied du lit&#8230; Bref, malgré une présence pacifique, les Martiens sèment la zizanie et la société est en danger !</p>
<p>Écrit en 1954, ce roman n&#8217;a rien perdu de son impact. <strong>Fredric Brown</strong> a incontestablement le sens de la répartie. Son récit ne déplore aucun coup de mou, c&#8217;est renversant du début à la fin. C&#8217;est une délicieuse friandise, fourrée de situations invraisemblables et drôlissimes, à consommer sans modération. Une fois ouvert, ses 200 pages filent à toute vitesse, le sourire aux lèvres. Un pur moment de bonheur ! Je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher de penser au film <em>&laquo;&nbsp;Mars Attacks&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Tim Burton</strong> durant ma lecture. Une très bonne référence je trouve !</p>
<p>Bref, <em>&laquo;&nbsp;Martiens, go home !&nbsp;&raquo;</em> est sans doute l&#8217;un des tous meilleurs antidépresseurs qui existent. Certes pas remboursé par la Sécu, mais il coute trois fois rien, et le succès est garanti !</p>
<p>&nbsp;<br />
<script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Tv"></script></p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://www.valunivers.fr/tranche-de-vie/defi-litteraire-swap-et-autres-distractions/fredric-brown-martiens-go-home/">Val Univers</a>, <a href="http://www.nirgal.net/critiques/martiens_go_home.html">Nirgal</a>, <a href="http://imaginelec.blogspot.com/2011/07/martiens-go-home-frederic-brown.html">Elessar</a>, <a href="http://genma.free.fr/?Martiens-go-home-de-Frederic-Brown">Genma</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le meilleur des mondes, de Aldous Huxley</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/12/le-meilleur-des-mondes-de-aldous-huxley/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2012/03/12/le-meilleur-des-mondes-de-aldous-huxley/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 06:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nouvelle incursion dans le monde des grands, que dis-je, des très grands classiques de la science-fiction. Mondialement connu, &#171;&#160;Le meilleur des mondes&#160;&#187; est devenu l&#8217;exemple-type des romans d&#8217;anticipation, faisant partie du grand trio du genre avec &#171;&#160;1984&#8243; et &#171;&#160;Fahrenheit 451&#8243;. &#160; Quatrième de couverture : Bienvenue au Centre d&#8217;Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelle incursion dans le monde des grands, que dis-je, des très grands classiques de la science-fiction. Mondialement connu, <em>&laquo;&nbsp;Le meilleur des mondes&nbsp;&raquo;</em> est devenu l&#8217;exemple-type des romans d&#8217;anticipation, faisant partie du grand trio du genre avec <em>&laquo;&nbsp;1984&#8243;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Fahrenheit 451&#8243;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Bienvenue au Centre d&#8217;Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. A gauche, les couveuses où l&#8217;homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. A droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel foetus sera Alpha -l&#8217;élite-, tel autre Epsilon -la caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle&#8230;<br />
La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu&#8217;avant l&#8217;avènement de l&#8217;Etat Mondial, l&#8217;être humain ait été issu d&#8217;un père et d&#8217;une mère ? Incroyable, dégoûtant&#8230; mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Roman visionnaire par excellence</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/le_meilleur_des_mondes.jpeg" rel="lightbox[1066]"><img class="alignleft  wp-image-1050" title="le_meilleur_des_mondes" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/le_meilleur_des_mondes.jpeg" alt="" width="150" height="247" /></a><em>&laquo;&nbsp;Le meilleur des mondes&nbsp;&raquo;</em> dépeint une société régie par l&#8217;eugénisme, la procréation ne se réalisant plus par voie naturelle mais uniquement dans des tubes à essais. Les individus sont ainsi prédestinés à certaines taches, ou à certaines situations sociales &laquo;&nbsp;grâce&nbsp;&raquo; à un dosage de différentes substances durant la maturation de l&#8217;embryon puis du foetus. Ainsi, les castes constituent le fondement même de cette société, depuis les Alphas, l&#8217;élite, ayant bénéficiée de la plus grande attention et de tous les soins pendant leur conception, jusqu&#8217;au Epsilons, en bas de l&#8217;échelle, attardés mentaux servant aux plus basses taches manuelles, qui ont vu leur évolution stoppée et/ou retardée à l&#8217;aide de différents produits chimiques, et qui sont souvent des clones répétés à l&#8217;envi d&#8217;un même individu.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout. Une fois nés, le conditionnement est roi. Ainsi, les enfants sont abreuvés à longueur de temps (jour et nuit) de phrases censées leur inculquer les valeurs de la société (<em>&laquo;&nbsp;62 400 répétitions font une vérité.&nbsp;&raquo;</em>). Le libre arbitre n&#8217;existe plus, les idées reçues sont assimilées en tant que vérité absolue, la liberté de penser est inexistante (<em>&laquo;&nbsp;Aimer ce qu&#8217;on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement.&nbsp;&raquo;</em>).</p>
<p>Tout est fait pour que la société soit stable. Et tout est pensé dans ce but : la liberté sexuelle est plus qu&#8217;encouragée (notion reprise plus tard par Robert Silverberg dans &laquo;&nbsp;Les monades urbaines&nbsp;&raquo;), la notion de couple n&#8217;existe plus, de même pour la famille, l&#8217;amour est un sentiment oublié, les partenaires sont multiples, le conditionnement fait son effet et tout le monde est heureux dans sa vie personnelle comme dans son travail (&laquo;&nbsp;<em>les gens sont heureux : ils obtiennent ce qu’ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu’ils ne peuvent obtenir.&nbsp;&raquo;)</em>. Et si parfois quelques désagrément surviennent, il existe le &laquo;&nbsp;soma&nbsp;&raquo;, cette drogue légale et encouragée par l&#8217;état qui permet aux individus de plonger dans un état de béatitude, oubliant leurs menus soucis.</p>
<p>Cette société parfaite, pour garder cette stabilité, a annihilé tout ce qui peut amener les citoyens à penser : l&#8217;art est totalement contrôlé, la science également (&laquo;&nbsp;<em>La vérité est une menace, la science est un danger public.&nbsp;&raquo;)</em>. Et comme le dit l&#8217;un de ses grands administrateurs : <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;Histoire, c&#8217;est de la blague !&nbsp;&raquo;</em>. Ainsi, la société, qui a oublié les religions que nous connaissons pour faire de Ford leur nouveau dieu et le taylorisme leur nouveau modèle, est comme figée, toujours pour garantir la plus parfaite stabilité.</p>
<p>Mais il existe un endroit ou tout est resté &laquo;&nbsp;à l&#8217;ancienne&nbsp;&raquo;, une réserve située aux États-Unis dans laquelle les préceptes cités ci-dessus n&#8217;ont pas cours. Et quand un individu de cette réserve, issu d&#8217;une mère biologique, se retrouve confronté à cette société soit-disant parfaite, le choc des cultures n&#8217;en est que plus intense, et la froideur et l&#8217;inhumanité de ce système apparaissent au grand jour.</p>
<p>Je n&#8217;en dirai pas vraiment plus, ce roman est un classique et se doit d&#8217;être lu, de par son statut. Tout n&#8217;est pas non plus parfait, le style est parfois un peu vieillot (la traduction, qui n&#8217;a pas changé depuis l&#8217;origine, dans les années 40, mériterait sans doute un petit dépoussiérage), et si la première partie ma passionné (description plutôt complète du &laquo;&nbsp;meilleur des mondes&nbsp;&raquo;), j&#8217;avoue avoir eu un peu plus de mal avec la deuxième partie (confrontation du &laquo;&nbsp;sauvage&nbsp;&raquo; avec le &laquo;&nbsp;meilleur des mondes&nbsp;&raquo;).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le meilleur des mondes&nbsp;&raquo;</em> reste malgré tout un roman étonnant, et surtout visionnaire, à travers toutes ses théories génétiques, allant du clonage à la manipulation des ovules, des gamètes et des embryons (alors qu&#8217;écrit en 1931, la génétique n&#8217;en était encore qu&#8217;à ses balbutiements), ou bien à travers ses théories sociales (la stabilité sociale est-elle compatible avec la vérité et le libre-arbitre ? Le bonheur de la société peut-il se passer d&#8217;éthique ? Doit-il forcément passer par la manipulation des masses ?)</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7SZ"></script><br />
&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[1066]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des horizons rouge sang, de Scott Lynch</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/03/07/des-horizons-rouge-sang-de-scott-lynch/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2012/03/07/des-horizons-rouge-sang-de-scott-lynch/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 06:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Bragelonne]]></category>
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		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un premier tome ébouriffant, Locke Lamora nous revient pour la suite de ses aventures mouvementées. Changement de lieu, mais les embrouilles lui collent toujours à la peau, pour notre plus grand plaisir ! &#160; Quatrième de couverture : Locke Lamora, l&#8217;ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après un <a href="http://www.lorhkan.com/2011/07/09/les-mensonges-de-locke-lamora-de-scott-lynch/">premier tome ébouriffant</a>, <strong>Locke Lamora</strong> nous revient pour la suite de ses aventures mouvementées. Changement de lieu, mais les embrouilles lui collent toujours à la peau, pour notre plus grand plaisir !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Locke Lamora</strong>, l&#8217;ancienne Ronce de Camorr, et son comparse <strong>Jean Tannen</strong> ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d&#8217;un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s&#8217;attaquer à L&#8217;Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l&#8217;élite et voler son incommensurable trésor.</p>
<p>Il n&#8217;existe qu&#8217;une façon de s&#8217;approprier l&#8217;argent de cet établissement: le gagner aux divers jeux qu&#8217;il propose à ses clients. Un domaine que <strong>Locke</strong> et <strong>Jean</strong> croient connaître sur le bout des doigts.</p>
<p>Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues&#8230; et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine <strong>Zamira Drakasha</strong>. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord !</p>
<p>Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment: un certain <strong>Locke Lamora</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Locke et Jean sont sur un bateau</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/des-horizons-rouge-sang-Scott-Lynch.jpg" rel="lightbox[1063]"><img class="alignleft size-full wp-image-1064" title="des-horizons-rouge-sang-Scott-Lynch" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/des-horizons-rouge-sang-Scott-Lynch.jpg" alt="" width="150" height="233" /></a>Changement de cadre, donc, puisque <strong>Locke Lamora</strong> et <strong>Jean Tannen</strong> ont quitté Camorr. Place à Tal-Verrar, ses îles, son casino. Et nos deux compères vont à nouveau tenté de monter une grosse arnaque, sur le dos du propriétaire du casino. Mais on n&#8217;essaie pas de doubler <strong>le Requin</strong> aussi facilement, et les choses vont singulièrement se compliquer.</p>
<p>Et c&#8217;est reparti pour un tour ! D&#8217;un plan semblant au départ très ingénieux (et il l&#8217;est vraiment), <strong>Locke</strong> et <strong>Jean</strong> vont devoir se dépatouiller de tout ce qu&#8217;il leur tombe sur la tête, en tentant tant bien que mal de retomber sur leurs pattes. La recette est donc sensiblement la même que pour le premier volume, mais la gouaille de nos héros, le dynamisme de l&#8217;écriture de <strong>Scott Lynch</strong>, les nouveaux personnages hauts en couleurs, des situations et évènements toujours palpitants font qu&#8217;il est littéralement impossible de décrocher du livre une fois la lecture entamé. De plus, certains éléments et/ou personnages se dévoilent en filigrane et annoncent une intrigue plus globale (rappelons que cette saga est prévue sur sept tomes).</p>
<p>Alors certes, il y a une espèce de &laquo;&nbsp;flottement&nbsp;&raquo; (c&#8217;est le cas de le dire !) lors du passage se situant en mer, au milieu du livre, mais j&#8217;avoue bien aimé les romans de piraterie, cela ne m&#8217;a donc pas dérangé. Et d&#8217;ailleurs, les aventures rocambolesques (qui parfois prennent un ton plus sérieux et plus dur) reprennent bien vite le dessus. Les personnages de <strong>Locke</strong> et <strong>Jean</strong> prennent de l&#8217;épaisseur au contact des nouveaux arrivants (notamment des femmes) de ce tome, et leur histoire personnelle nous est également, comme dans le premier tome, contée à travers quelques flashbacks.</p>
<p>Et puis fatalement la fin arrive, et se retrouve pantois devant cette conclusion (mettant un point final à l&#8217;aventure de ce volume, mais laissant les personnages dans une position délicate), rageant de devoir attendre encore longtemps avant d&#8217;avoir sa dose des aventures des <strong>Salauds Gentilshommes</strong> ! <strong>Scott Lynch</strong> est passé ces dernières années par pas mal de soucis personnels qui ont retardé l&#8217;écriture de la suite. Ces problèmes semblent être de l&#8217;histoire ancienne, et le troisième volume est prévu pour cet automne en langue anglaise. Gageons que <strong>Bragelonne</strong> le traduira rapidement, parce que moi, je n&#8217;en peux plus d&#8217;attendre !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lire également les critiques de <a href="http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/11/les-salauds-gentilshommes-2-des.html">La cave aux livres</a>, <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-les-salauds-gentilshommes-tome-2-des-horizons-rouge-sang-scott-lynch-100460870.html">Blackwolf</a>, <a href="http://lilyn-kirjahylly.blogspot.com/2012/03/des-horizons-rouge-sang-de-scott-lynch.html">Miss Spooky Muffin</a>, <a href="http://madlypagal.blogspot.com/2012/03/143e-folie-les-salauds-gentilshommes.html">Taliesin</a>, <a href="http://hecleaspal.canalblog.com/archives/2010/09/03/18741897.html">Heclea</a>, <a href="http://canard-peinard.info/post/2008/03/01/Des-Horizons-Rouge-Sang-de-Scott-Lynche">le Canard numérique</a>, <a href="http://journalsemilitteraire.over-blog.com/article-31341474.html">le journal semi-littéraire</a>.</p>
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		<title>Frontières, numéro 0</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 10:10:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques jours déjà (quelques semaines ? Comme le temps passe vite&#8230; ) paraissait le premier numéro, ou plutôt le numéro 0 d&#8217;un nouveau webzine consacré à l&#8217;imaginaire, j&#8217;ai nommé Frontières ! Plus de 80 pages remplies de chroniques (dont une de ce cher Gromovar), de dossier, d&#8217;interview, de nouvelles, etc&#8230; Et croyez-moi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours déjà (quelques semaines ? Comme le temps passe vite&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ) paraissait le premier numéro, ou plutôt le numéro 0 d&#8217;un nouveau webzine consacré à l&#8217;imaginaire, j&#8217;ai nommé <strong>Frontières</strong> ! Plus de 80 pages remplies de chroniques (dont une de ce cher <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>), de dossier, d&#8217;interview, de nouvelles, etc&#8230; Et croyez-moi, c&#8217;est très engageant pour un numéro d&#8217;essai.</p>
<p>C&#8217;est bien écrit, bien présenté, bref l&#8217;avenir s&#8217;annonce radieux. Et pour ne rien gâcher, c&#8217;est gratuit et ça se télécharge ici : <a href="http://editionsdunexus.wordpress.com/2012/02/14/lets-rock-baby/">http://editionsdunexus.wordpress.com/2012/02/14/lets-rock-baby/</a></p>
<p>Go, go, go !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/couverture_frontières_0.jpg" rel="lightbox[1087]"><img class="alignnone size-full wp-image-1088" title="couverture_frontières_0" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/03/couverture_frontières_0.jpg" alt="" width="150" height="212" /></a></p>
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		<title>Conan, intégrale 1, de Robert E. Howard</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 06:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Conan ! Un nom qui résonne aux oreilles de tous, le nom d&#8217;un personnage devenu mythique, mais aussi le nom d&#8217;un personnage perverti, mal compris car mal présenté, bien loin du personnage sombre et nihiliste décrit par son auteur Robert E. Howard. Il était donc plus que temps de rétablir la vérité. C&#8217;est chose faite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Conan ! Un nom qui résonne aux oreilles de tous, le nom d&#8217;un personnage devenu mythique, mais aussi le nom d&#8217;un personnage perverti, mal compris car mal présenté, bien loin du personnage sombre et nihiliste décrit par son auteur <strong>Robert E. Howard</strong>. Il était donc plus que temps de rétablir la vérité. C&#8217;est chose faite avec cette première intégrale, présentant les nouvelles de l&#8217;auteur dans l&#8217;ordre chronologique d&#8217;écriture, sans coupures ni ajouts. Le vrai <strong>Conan</strong> en somme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Conan</strong> est l&#8217;un des personnages de fiction les plus connus au monde. <strong>Robert E. Howard</strong> l&#8217;a créé en 1932 et avec lui, l&#8217;heroic fantasy. Ce héros, ainsi que la puissance évocatrice de l&#8217;écriture de son auteur, a eu et a toujours une influence majeure, au moins égale à celle de <strong>Tolkien</strong>, sur tout l&#8217;imaginaire occidental. Pourtant, les nouvelles du Cimmérien n&#8217;ont jamais été publiées telles que son auteur les avait conçues. Elles ont été réarrangées, réécrites, modifiées, artificiellement complétées après sa mort. C&#8217;est pourquoi le livre que vous tenez dans vos mains est un événement.</p>
<p>C&#8217;est le premier de trois volumes qui rassemblent l&#8217;intégralité des aventures de <strong>Conan</strong>, présentées dans l&#8217;ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s&#8217;accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d&#8217;articles et de notes sur l&#8217;oeuvre de <strong>Robert E. Howard</strong> et l&#8217;univers de <strong>Conan</strong> par <strong>Patrice Louinet</strong>, qui en est l&#8217;un des plus éminents spécialistes internationaux.</p>
<p>Un ouvrage absolument exceptionnel, superbement illustré par le célèbre dessinateur <strong>Mark Schultz</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le barbare réhabilité</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/Conan_intégrale1_howard.jpg" rel="lightbox[1071]"><img class="alignleft size-full wp-image-1072" title="Conan_intégrale1_howard" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/Conan_intégrale1_howard.jpg" alt="" width="150" height="233" /></a>En voilà une intégrale qu&#8217;elle est belle !<br />
On a donc droit ici au vrai <strong>Conan</strong>, tel qu&#8217;imaginé par <strong>Howard</strong>, et donc loin des déformations parfois plus qu&#8217;hasardeuses de <strong>Sprague de Camp</strong> notamment. Ce livre est, je l&#8217;ai signalé en introduction, le premier tome d&#8217;une série de trois. Les nouvelles sont présentées dans l&#8217;ordre chronologique d&#8217;écriture, on voit donc successivement un <strong>Conan</strong> roi d&#8217;Aquilonie, puis <strong>Conan</strong> voleur, puis pirate, puis à nouveau roi, etc&#8230; Inutile d&#8217;y chercher une quelconque cohérence chronologique, il n&#8217;y en a pas, et ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs absolument pas un défaut, l&#8217;intérêt est ailleurs.</p>
<p>Ce qui est intéressant, c&#8217;est de voir comment <strong>Howard</strong> va faire de <strong>Conan</strong> son personnage fétiche, comment son écriture va changer, s&#8217;adapter à son auditoire (pas toujours dans le bon sens, certaines nouvelles, notamment celles mettant en scène de jeunes femmes en détresse bien souvent peu habillées, étant purement alimentaires), comment elle sera influencée par sa vie personnelle. Et pour cela, la longue analyse de <strong>Patrice Louinet</strong> (spécialiste mondial ès <strong>Howard</strong> !) est une véritable pépite ! Riche, claire, bien écrite, très bien documentée, c&#8217;est passionnant de bout en bout, et apporte une vraie plus-value à cette intégrale. Ajoutez à cela des synopsis incomplets, une histoire du monde de <strong>Conan</strong>, et vous tenez là l&#8217;édition ultime.</p>
<p>Toutes les nouvelles ne sont pas d&#8217;une qualité mémorable, <strong>Howard</strong> a aussi parfois écrit pour pouvoir manger, mais quelques unes méritent vraiment le détour, et développent un personnage pas forcément barbare sans cervelle aimant l&#8217;alcool et les femmes&#8230; Il y a certes un peu de cela, mais ce serait réduire <strong>Conan</strong> à une caricature que de se limiter à cela. Alors oubliez <strong>Schwarzenegger</strong>, et découvrez un <strong>Conan</strong> sombre et nihiliste, hédoniste aussi, ni sauvage ni civilisé. Il vit, et compte bien en profiter, sans s&#8217;appesantir sur ses actes. Conan est indépendant, et n&#8217;a cure de la civilisation. On pourrait le considérer comme un pur égoïste, je préfère le voir comme un personnage franc, loin des simagrées et des turpitudes des &laquo;&nbsp;civilisés&nbsp;&raquo;. Cet ouvrage est donc un juste retour des choses, tant le personnage est parfois devenu une parodie de lui-même&#8230; L&#8217;écriture d&#8217;<strong>Howard</strong> parachève la qualité de l&#8217;oeuvre, l&#8217;auteur arrivant bien souvent, en peu de mots, à embarquer son lecteur. Le souffle épique est bien présent, la personnalité de <strong>Conan</strong> fait le reste.</p>
<p>Un mot pour terminer sur l&#8217;objet-livre. J&#8217;ai la chose de posséder les trois tomes de ces intégrales en éditions reliées (appelées &laquo;&nbsp;éditions collectors&nbsp;&raquo;). Le premier tome que je vous présente ici n&#8217;est d&#8217;ailleurs plus disponible en version reliée depuis bien longtemps déjà&#8230; Et cette édition est vraiment remarquable : illustrations, couverture rigide toilée, papier de belle qualité, police soignée&#8230; Elle trônera fièrement dans votre bibliothèque. On tient vraiment ici l&#8217;édition ultime de <strong>Conan</strong> en langue française. Bravo à <strong>Bragelonne</strong> pour ce remarquable effort, gage que cette maison d&#8217;édition, dont on dit souvent d&#8217;elle qu&#8217;elle fait dans le &laquo;&nbsp;commercial&nbsp;&raquo; (bien que j&#8217;ai horreur de cette expression), peut aussi faire de la grande qualité, sur le fond comme sur la forme.</p>
<p>Et pour aller plus loin, je vous recommande chaudement <a href="http://www.elbakin.net/fantasy/news/Podcasts/16187-Elbakinnet-:-le-podcast-n13-est-en-ligne">le podcast d&#8217;Elbakin.net spécial <strong>Robert E. Howard</strong></a>, avec justement la participation exceptionnelle de <strong>Patrice Louinet</strong>. Passionnant et instructif !</p>
<p style="text-align: center;">****</p>
<p>Lire aussi les chroniques de <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-13845051.html">Nébal</a>, <a href="http://euphemia.over-blog.org/article-conan-le-cimmerien-de-robert-e-howard-83516385.html">Euphemia</a>, <a href="http://www.psychovision.net/livres/critiques/fiche/604-conan-volume-1-le-cimmerien">Psychovision</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article5027">Yozone (Stéphane Pons)</a>, <a href="http://www.biblioblog.fr/post/2008/10/03/Conan-le-Cimmerien-Premier-volume-1932-1933-Robert-E-Howard">Biblioblog</a>, <a href="http://j-mad.com/blog/2010/12/31/conan-le-cimmerien-premier-volume-1932-1933/">Mad Blog</a>, <a href="http://hu-mu.blogspot.com/2008/12/conan-le-cimmrien.html">Hugin et Munin</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Qr"></script></p>
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		<title>Desolation Road, de Ian McDonald</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 06:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier roman de Ian McDonald, &#171;&#160;Desolation Road&#160;&#187; a été écrit en 1988. Il a remporté le prix Locus du meilleur premier roman. Premier trophée d&#8217;une liste qui ne cesse de s&#8217;allonger, tant Ian McDonald est maintenant bien installé dans celle des auteurs de SF &#171;&#160;qui comptent&#160;&#187;. Oui mais alors, ce premier roman ? &#160; Quatrième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Premier roman de <strong>Ian McDonald</strong>, <em>&laquo;&nbsp;Desolation Road&nbsp;&raquo;</em> a été écrit en 1988. Il a remporté le prix Locus du meilleur premier roman. Premier trophée d&#8217;une liste qui ne cesse de s&#8217;allonger, tant <strong>Ian McDonald</strong> est maintenant bien installé dans celle des auteurs de SF &laquo;&nbsp;qui comptent&nbsp;&raquo;. Oui mais alors, ce premier roman ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Dans le pire désert de Mars, il y a un coin plus perdu que les autres. Le <strong>docteur Alimantado</strong>, qui l&#8217;atteignit par accident, le baptisa Desolation Road. Il sera rejoint par une série de personnages baroques, comiques, excentriques, dont le lot commun est d&#8217;être marginaux, à la dérive, à côté de la plaque, oubliés du destin et en quelque sorte dépourvus d&#8217;avenir. On rencontre à Desolation Road des personnalités aussi singulières que <strong>Persis Tatterdemalion</strong>, pilote d&#8217;élite clouée au sol qui devient la tenancière du premier bar ; <strong>Rajandra Das</strong>, vagabond du rail, que les machines aiment tant qu&#8217;il les répare d&#8217;une caresse ; la grand-mère <strong>Babouchka</strong>, qui rêve d&#8217;un dernier enfant, conçu et élevé dans un bocal ; <strong>Paternoster Jericho</strong>, des Familles Exaltées, haut dignitaire du crime organisé qui fuit ses assassins ; <strong>Ed</strong>, <strong>Louie</strong> et <strong>Umberto Gallacelli</strong>, triplés qui se ressemblent tant qu&#8217;ils aiment et épousent la même femme. Et d&#8217;autres, et d&#8217;autres, et d&#8217;autres, descendants, nouveaux Martiens, sainte, pèlerins, militaires, terroristes, réunis sous la houlette du fondateur involontaire de Desolation Road, le <strong>docteur Alimantado</strong>, chronodynamicien génial, qui disparaitra dans les couloirs innombrables du temps pour sauver sa ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>On the road again</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/Desolation-Road-Ian-McDonald.jpg" rel="lightbox[1022]"><img class="alignleft size-full wp-image-963" title="Desolation Road - Ian McDonald" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/Desolation-Road-Ian-McDonald.jpg" alt="" width="150" height="244" /></a>Difficile de résumer <em>&laquo;&nbsp;Desolation Road&nbsp;&raquo;</em> tant ce roman est foisonnant ! Issu de l&#8217;imagination débridée de son auteur, un rien barré par moments, il narre l&#8217;histoire d&#8217;une communauté perdue dans le désert de Mars en cours de terraformation, fondée par un scientifique décalé, le <strong>docteur Alimantado</strong>, et vouée à un destin unique, fait de joies, de peines, de découvertes, de guerres, à travers une galerie de personnages incroyables, parfois improbables, mais toujours jouissifs, qui nous transportent rien qu&#8217;à l&#8217;évocation de leurs noms (<strong>Persis Tatterdemalion</strong>, <strong>Alimantado</strong>, <strong>Rajandra Das</strong>&#8230;) qui parfois n&#8217;a pas été choisi par l&#8217;auteur au hasard (<strong>Staline</strong>, <strong>Tenebrae</strong>, <strong>Mandella</strong>&#8230;). Les références sont nombreuses (<strong>Tatterdemalion</strong> encore, <strong>Alimantado</strong> également, <strong>Deutéronome</strong>, etc&#8230; Je vous laisse faire vos propres recherches). Entre le clochard qui a un don pour réparer les machines, la vieille femme voulant enfanter à nouveau, les triplés qui aiment la même femme, ou bien cette petite fille laide capable de faire &laquo;&nbsp;exploser&nbsp;&raquo; la beauté qu&#8217;elle a emmagasinée autour d&#8217;elle, difficile de faire la fine bouche, l&#8217;amateur de personnages hauts en couleur sera servi !</p>
<p><strong>Ian McDonald</strong> nous sert une écriture qui sait se faire douce quand il le faut (lors de certains évènements très poétiques), mais aussi plus nerveuse (lors d&#8217;autres plus violents, voire cruels), pour écrire ce qui ressemble fort à une critique sociale (visant le féodalisme industriel, métaphore du capitalisme échevelé, sacrifiant l&#8217;humain sur l&#8217;autel de la rentabilité), religieuse ou politique, utilisant certains éléments ou concepts très typés SF (lasers pour réchauffer des régions entières, boucliers magnétiques pour bloquer les radiations solaires, ou bien d&#8217;énormes miroirs faisant briller des soleils artificiels aussi bien que voyage dans le temps et autre dérèglements de l&#8217;espace-temps) mais aussi d&#8217;autres plus &laquo;&nbsp;magiques&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le développement de la ville de Desolation Road fait inévitablement penser à la conquête de l&#8217;ouest d&#8217;abord (à travers l&#8217;omniprésence des trains, seuls moyens de transport rapides sur la planète, ou bien à travers la ville elle-même, née de presque rien et perdue en plein désert), avant de rappeler la révolution industrielle,et ses travailleurs trimant sur des postes répétitifs et difficiles, exploités par des corporations sans scrupules. Les tensions s&#8217;exacerbent au fil du temps jusqu&#8217;à l&#8217;inévitable. Finalement, c&#8217;est l&#8217;Histoire des hommes qui nous est contée, qui se trouve revisitée en quelques années, accélérée par la terraformation et la colonisation forcenée de la planète, agrémentée de &laquo;&nbsp;petites&nbsp;&raquo; histoires qui se fondent dans la grande, le tout restant très cohérent.</p>
<p>La richesse de ce roman se dévoile également à travers ces petits plus amenés par l&#8217;auteur, comme ces néologismes (noms des planètes, des mois de l&#8217;année), ou bien les titres ronflants de certains personnages (comment rester insensible devant <strong>Jean-Michel Gastineau</strong> le Maître Mutant des Scintillants Sarcasmes et Réparties Rapides, ou bien <strong>Adam Black</strong> et son Extravagant Théâtre Éducatif Intelligent ?&#8230;). Tout cela contribue à entretenir ce sentiment d&#8217;émerveillement, comme un petit enfant restant les yeux écarquillés devant un phénomène fascinant.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Desolation Road&nbsp;&raquo;</em> se révèle donc être un ouvrage très riche, très dense mais très diversifié, qui part dans tous les sens, débridé, déjanté, mais aussi sérieux, critique. Une lecture certes parfois un peu exigeante, au rythme soutenu, pas toujours facile à suivre (nombreux personnages sur plusieurs générations), pas sans défaut non plus (le destin de certains personnages reste parfois un peu obscur), mais une lecture comme on en voit peu, débordante d&#8217;excentricité, et très originale. Le &laquo;&nbsp;sense of wonder&nbsp;&raquo; coule dans les veines de ce roman.</p>
<p>Lisez-le.<br />
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		<title>Chroniques martiennes, de Ray Bradbury</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 06:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[Classique parmi les classiques, il était plus que temps que je lise ces fameuses &#171;&#160;Chroniques martiennes&#160;&#187; de Ray Bradbury. Une lecture commune organisée par Guillaume, notre cher Traqueur Stellaire, était donc le prétexte idéal. J&#8217;avoue y être allé toutefois un peu à reculons, car j&#8217;ai bêtement un a priori sur le style parfois vieillot des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Classique parmi les classiques, il était plus que temps que je lise ces fameuses <em>&laquo;&nbsp;Chroniques martiennes&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Ray Bradbury</strong>. Une <a href="http://www.lorhkan.com/tag/lectures-communes-2/">lecture commune</a> organisée par <strong>Guillaume</strong>, notre cher <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Traqueur Stellaire</a>, était donc le prétexte idéal. J&#8217;avoue y être allé toutefois un peu à reculons, car j&#8217;ai bêtement un <em>a priori</em> sur le style parfois vieillot des romans datant de plus de soixante ans, sans parler de la véracité scientifique bien souvent mise à mal. Du coup, le choc n&#8217;en a été que plus grand&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span>« &laquo;&nbsp;J&#8217;ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p&#8217;pa ? Tu avais promis. &#8211; Les voilà&nbsp;&raquo;, dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là &#8211; dans le canal &#8211; réfléchis dans l&#8217;eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l&#8217;eau&#8230;»</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Quand la science cède le pas à l&#8217;onirisme</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Chroniques-martiennes-Bradbury.jpg" rel="lightbox[996]"><img class="alignleft size-full wp-image-818" title="Chroniques martiennes-Bradbury" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Chroniques-martiennes-Bradbury.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>La première réflexion qui vient à l&#8217;esprit à la lecture de ce livre tient à la rigueur scientifique : il faut en effet accepter de laisser de côté une quelconque rigueur scientifique pour simplement se laisser emporter par la poésie et l&#8217;onirisme qui se dégagent du roman. <strong>Ray Bradbury</strong> le dit d&#8217;ailleurs lui même dans la préface : pour lui, ce roman n&#8217;est pas de la science-fiction. On est plutôt dans une sorte de divagation, de rêve éveillé, de mythe comme il le dit, décrivant la colonisation de Mars par les hommes.</p>
<p>Mais revenons sur l&#8217;architecture du roman. <em>&laquo;&nbsp;Chroniques martiennes&nbsp;&raquo;</em> est constitué de plusieurs chapitres indépendants (à l&#8217;époque de leur écriture, il s&#8217;agissait même plutôt de courtes nouvelles indépendantes, qui furent regroupés en un ouvrage formant un tout cohérent). Chaque chapitre est lié à une date, le tout étant rangé dans un ordre chronologique, reflétant l&#8217;avancée de la colonisation martienne. Ça c&#8217;est pour le côté terre à terre.</p>
<p>Pour le reste, j&#8217;avoue avoir été emporté par l&#8217;imagination déployée par <strong>Bradbury</strong>, qui se permet d&#8217;emprunter à différents styles (humour à travers l&#8217;excellente nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Les hommes de la terre&nbsp;&raquo;</em> à la chute tellement cruelle, horreur avec la nouvelle hommage à Edgar Allan Poe <em>&laquo;&nbsp;Usher II&nbsp;&raquo;</em>, réflexion, mélancolie, philosophie, etc&#8230;) pour faire avancer son propos. Car cette colonisation ne se fait pas sans heurts. Aussi bien pour les hommes (à travers les échecs des premières tentatives de colonisation) que pour les martiens (qui paieront un lourd tribut à l&#8217;invasion humaine), ces êtres télépathes aux yeux couleur d&#8217;or. Difficile de ne pas songer à la conquête de l&#8217;ouest par les immigrants nord-américains au détriments des tribus indiennes&#8230; <strong>Bradbury</strong> a écrit ici une critique assez acerbe de la nature humaine, sur différents aspects : sociaux, politiques, religieux, militaires, etc&#8230; Racisme, société bien-pensante réprimant les &laquo;&nbsp;déviants&nbsp;&raquo;, choc des cultures, difficultés de communication, effet néfaste de la technologie débridée, soif de puissance, les thèmes de réflexion sont nombreux et sonnent toujours aussi juste, plus de soixante ans après leur écriture.</p>
<p>Mais surtout, ce qui fait tout le charme de ce livre, c&#8217;est le style de <strong>Bradbury</strong>, la poésie qui se dégage de ses écrits, sa puissance d&#8217;évocation. Difficile de rester insensible à certains récits tels que <em>&laquo;&nbsp;&#8230;Et la lune qui luit&nbsp;&raquo;</em> (à mon avis la plus belle réussite de cet ouvrage), <em>&laquo;&nbsp;Rencontre nocturne&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Les ballons de feu&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Morte saison&nbsp;&raquo;</em>, ou bien <em>&laquo;&nbsp;Pique-nique dans un million d&#8217;années&nbsp;&raquo;</em> qui clot le recueil en beauté. La mélancolie est omniprésente  et la science, quand elle n&#8217;est pas étroitement mêlée à l&#8217;art (quel beau concept !), laisse la place au rêve, à la méditation.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Chronique martiennes&nbsp;&raquo;</em> est donc un recueil qui mérite tout à fait son statut de classique de la science-fiction. Et même de classique tout court, tant le style de l&#8217;auteur ne peut le limiter au seul cadre trop étriqué de la SF. Recueil de fables oniriques, mélancoliques, teintées de nostalgie, c&#8217;est un ouvrage qui doit absolument figurer dans la bibliothèque de tout amateur de SF, et de tout amateur de littérature tout court, quelque soit son genre de prédilection. Chef d&#8217;oeuvre ? Pour une fois, l&#8217;expression n&#8217;est pas usurpée&#8230;</p>
<p>Lecture commune avec <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/02/chroniques-martiennes-ray-bradbury/">Guillaume</a>, <a href="http://impromptu.hautetfort.com/archive/2012/02/06/chroniques-martiennes-de-ray-bradbury.html">Blop</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2012/02/les-chroniques-martiennes-ray-bradbury.html">Julien</a>.<br />
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Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[996]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
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		<title>Le Trône de fer, intégrale 1, de George R.R. Martin</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/02/13/le-trone-de-fer-integrale-1-de-george-r-r-martin/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 07:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai toujours dit que je lirai le tome 1 de cette célèbre saga avant de regarder la série TV. Et j&#8217;ai tenu parole (non sans m&#8217;être fait spoilé deux éléments importants&#8230;). Et je dois dire qu&#8217;une fois plongé dans le roman, difficile d&#8217;en sortir avant d&#8217;avoir tout lu. Et c&#8217;est même tellement bon que j&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai toujours dit que je lirai le tome 1 de cette célèbre saga avant de regarder la série TV. Et j&#8217;ai tenu parole (non sans m&#8217;être fait spoilé deux éléments importants&#8230;). Et je dois dire qu&#8217;une fois plongé dans le roman, difficile d&#8217;en sortir avant d&#8217;avoir tout lu. Et c&#8217;est même tellement bon que j&#8217;ai du coup regarder la série dans la foulée. Non parce que, presque un an après, faut pas déconner&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s&#8217;en sortiront indemnes&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le jeu des trônes</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/trone-de-fer-integrale-1.jpeg" rel="lightbox[913]"><img class="alignleft size-full wp-image-805" title="trone-de-fer-integrale-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/trone-de-fer-integrale-1.jpeg" alt="" width="150" height="221" /></a>Que dire qui n&#8217;a pas déjà été dit ? Vendue par palettes entières, connue dans le monde entier, adaptée en série télévisée, cette saga, fer de lance de la fantasy moderne (tout au moins en ce qui concerne les chiffres de ventes), a en effet été déjà chroniquée de multiples fois.</p>
<p>Et j&#8217;avoue ne pas avoir envie de lutter pour faire quelque chose d&#8217;original. Car oui, j&#8217;ai succombé à ses charmes. Difficile d&#8217;y résister : des personnages complexes, charismatiques, et assez peu manichéens (j&#8217;entends dire un peu partout que le manichéisme est totalement absent de la saga. J&#8217;oserais tout de même insister sur le fait que dans ce premier tome &laquo;&nbsp;intégral&nbsp;&raquo; (reprenant la tomaison de la version originale, qui avait au départ été coupée en plusieurs morceaux lors de la première parution en langue française), il y a assez clairement une famille qui se détache côté &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; et une autre côté &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo;. Mais j&#8217;ai aussi entendu dire que ces positionnements deviennent beaucoup moins clairs au fil des tomes suivants. Et c&#8217;est tant mieux), une ambiance médiévale très bien rendue, des éléments fantasy assez légers, mais suffisamment présents pour créer le mystère, et donc indiciblement la peur, un univers extrêmement bien construit et très détaillé (sa géographie, son histoire, etc&#8230;), et bien sûr ce sans quoi rien ne serait : son histoire. Complexe, contenant son lot de rebondissements, de retournements de situation et autres révélations, sans que jamais cela ne paraisse artificiel, c&#8217;est d&#8217;une redoutable efficacité. Cette complexité peut d&#8217;ailleurs jouer des tours, tant les protagonistes sont nombreux. Combien de fois me suis-je référé aux appendices du début du roman (ou bien à leur <a href="http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Appendices_AGOT">traduction intégrale</a> sur le <a href="http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Accueil">wiki</a> de la <a href="http://www.lagardedenuit.com/">Garde de Nuit</a>, puisque celles de la version françaises sont tronquées, mais attention de ne pas naviguer n&#8217;importe où, sous peine de spoilers !) pour situer certains intervenants !</p>
<p>La narration n&#8217;est pas en reste, puisqu&#8217;elle se fait à travers le point de vue de plusieurs personnages importants, qui tour à tour feront avancer l&#8217;intrigue. Il n&#8217;y a pas un personnage principal, mais plutôt des personnages récurrents. Cela surprend un peu au début, car abandonner un personnage que l&#8217;on apprécie (mais que l&#8217;on retrouvera quelques chapitres plus loin) au profit d&#8217;un autre peut déranger. Mais bien souvent le chapitre qui suit est tout aussi intéressant&#8230; Et ainsi de suite, car les pages finissent alors, une fois l&#8217;intrigue définitivement lancée, par tourner toutes seules !</p>
<p>Parlons également rapidement de la traduction, qui a fait polémique en son temps. En effet, le style de <strong>George R.R. Martin</strong> est assez simple et direct en version originale, en tout cas c&#8217;est ce qui se dit, ne l&#8217;ayant pas moi même lu en langue anglaise. La traduction française, en revanche, est extrêmement travaillée, avec un style &laquo;&nbsp;vieux français&nbsp;&raquo; collant assez bien à l&#8217;univers médiéval de la saga. Alors certes, on peut arguer qu&#8217;un traducteur doit avant tout coller au style de l&#8217;auteur, mais pour ma part j&#8217;admire le travail effectué sur cette traduction, permettant de renforcer encore un peu plus l&#8217;immersion, malgré quelques couacs comme les fameux loups-garous, ou bien les noms de lieux parfois très bien traduits (Vivesaigues pour Riverrun en VO, ou Peyredragon pour Dragonstone), parfois pas traduits du tout (Winterfell, le Neck), entachant un poil la cohérence géographique et linguistique.</p>
<p>Je vais faire un peu plus court que d&#8217;habitude, car l&#8217;essentiel est dit, et vous aurez compris, je pense, à quel point je suis enthousiaste à propos de ce joli pavé d&#8217;un peu moins de 800 pages. Je n&#8217;ai pas détaillé ici l&#8217;histoire, nombre d&#8217;entre vous la connaissent déjà, quant aux autres ne cherchez pas plus loin et précipitez vous sur cette saga, c&#8217;est effectivement une lecture hautement recommandée ! Le tome 2 est d&#8217;ores et déjà dans le haut de ma PAL&#8230; Quant à la série TV, l&#8217;article est pour bientôt.</p>
<p>Seul regret : la saga n&#8217;est toujours pas close (le cinquième volume sur les sept prévus est sorti à l&#8217;été 2011 en langue anglaise, la traduction n&#8217;est pas encore arrivée dans nos vertes contrées), et l&#8217;auteur n&#8217;est pas connu pour sa rapidité d&#8217;écriture. Patience donc&#8230;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[913]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Hr"></script></p>
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		<title>Légende, de David Gemmell</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/02/03/legende-de-david-gemmell/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 07:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aaaaah, David Gemmell !&#8230; Adulé par certains, fuis comme la peste par d&#8217;autres (les premiers étant d&#8217;ailleurs souvent la risée des seconds&#8230;), on peut dire qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et moi dans tout ça ? Réponse avec cette courte autopsie de son premier et plus célèbre roman, &#171;&#160;Légende&#160;&#187;. &#160; Quatrième de couverture : Druss [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aaaaah, <strong>David Gemmell</strong> !&#8230; Adulé par certains, fuis comme la peste par d&#8217;autres (les premiers étant d&#8217;ailleurs souvent la risée des seconds&#8230;), on peut dire qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et moi dans tout ça ? Réponse avec cette courte autopsie de son premier et plus célèbre roman, <em>&laquo;&nbsp;Légende&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Druss</strong> est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais au lieu de la richesse et de la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d&#8217;une montagne, avec pour seuls compagnons quelques léopards des neiges. Là, le vieux guerrier attend son ennemi de toujours, la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C&#8217;est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l&#8217;Empire drenaï. C&#8217;est maintenant leur dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l&#8217;envahisseur nadir. Son seul espoir : le vieux guerrier</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>BEEEUUUUUUAAAAARRRRHHHH !!</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/legende-gemmel.jpg" rel="lightbox[978]"><img class="alignleft size-full wp-image-982" title="legende-gemmel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/legende-gemmel.jpg" alt="" width="150" height="243" /></a>On a à peu près tout lu sur ce titre : simpliste, intrigue maigrichonne, personnages rigides et peu profonds, etc&#8230; Et ma foi&#8230; C&#8217;est vrai ! Mais ce qui est encore plus vrai, c&#8217;est que le charme opère ! Alors certes, il ne faut pas s&#8217;attendre à une quelconque fable philosophique sur la nature humaine, ce n&#8217;était pas du tout l&#8217;intention de l&#8217;auteur. Il voulait juste écrire un récit de fantasy épique, direct, sans fioritures, allant droit au but. Et de ce point de vue, c&#8217;est réussi. Car <strong>David Gemmell</strong> est (était, RIP&#8230;) un conteur hors pair, capable de faire naître des images dans l&#8217;esprit du lecteur en quelques phrases grâce à ses courtes descriptions efficaces, les combats sont clairs nets et précis. Il pouvait vous installer une ambiance en quelques mots, et ça marchait.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Légende&nbsp;&raquo;</em> est simple à résumer : il s&#8217;agit de l&#8217;histoire d&#8217;un siège. D&#8217;une forteresse, Dros Delnoch, réputée imprenable, mais assiégée par un ennemi très largement supérieure en nombre. Leur victoire ne fait aucun doute. A moins que&#8230; cette vieille légende qu&#8217;est <strong>Druss</strong> n&#8217;arrive et fasse naître un fol espoir chez les défenseurs ! Donc oui, clairement on aura vu plus original, même récemment <em>&laquo;&nbsp;300&#8243;</em> est passé par là. Sauf que n&#8217;oublions pas tout de même de replacer ce livre dans son contexte : il a été écrit en 1984. Ça recadre un peu les choses.</p>
<p>Pour le reste, difficile de ne pas plonger dans cette ambiance désespérée où d&#8217;anciens héros vont ressurgir, et où de nouveaux vont apparaître à la face du monde. Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine : pas de temps morts (malgré un début qui prend son temps, car le siège en lui même n&#8217;occupe que la seconde moitié du roman, le reste est essentiellement basé sur les préparatifs, les personnages qui arrivent à Dros Delnoch pour différentes raisons, etc&#8230;), un scénario efficace, un style fluide et haletant, peu d&#8217;intrigues secondaires pour ne pas dévier du fil directeur. C&#8217;est plein de testostérone (le public féminin n&#8217;est pas vraiment la cible de ce roman&#8230;), c&#8217;est bas du front, mais c&#8217;est frénétique, ça fuse à deux cents à l&#8217;heure, et en fait : c&#8217;est bon ! Même les réfractaires à ce type de roman <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-legende-de-david-gemmell-95105805.html">y trouvent leur compte</a>&#8230; Je reste toujours étonné de voir qu&#8217;Hollywood n&#8217;en a toujours pas fait une adaptation cinéma tellement ce roman semble fait pour ça. Seul bémol : un fin totalement ratée. Mais quand je dis totalement, c&#8217;est totalement. Dégoulinante de guimauve à en vomir, totalement hors du ton du reste du roman, bref, un beau loupé consensuel, garantissant peut être à l&#8217;auteur de ne pas froisser ses lecteurs d&#8217;alors. Mais cela n&#8217;obscurcit que peu ce qui a précédé.</p>
<p>On est donc ici en plein dans la littérature populaire à grand spectacle, non pas faite pour réfléchir, mais pour donner du plaisir à son cerveau reptilien. Les neurones sont au repos, on ressort du bouquin avec un sourire bête, mais bon sang, ça fait du bien !</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7F6"></script></p>
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		<title>The box, de Richard Kelly, Le jeu du bouton, de Richard Matheson</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toujours dans le thème des adaptations, intéressons-nous cette fois à &#171;&#160;The box&#160;&#187;, un film issu d&#8217;une très courte nouvelle d&#8217;un des auteurs phares de ce format : Richard Matheson. Sacré challenge que d&#8217;adapter à l&#8217;écran une nouvelle qui ne fait même pas dix pages&#8230; &#160; Synopsis du film (et de la nouvelle d&#8217;origine) : Norma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours dans le thème des adaptations, intéressons-nous cette fois à <em>&laquo;&nbsp;The box&nbsp;&raquo;</em>, un film issu d&#8217;une très courte nouvelle d&#8217;un des auteurs phares de ce format : <strong>Richard Matheson</strong>. Sacré challenge que d&#8217;adapter à l&#8217;écran une nouvelle qui ne fait même pas dix pages&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Synopsis du film (et de la nouvelle d&#8217;origine) :<br />
</span></p>
<p><strong>Norma</strong> et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu&#8217;au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l&#8217;énigmatique <strong>Arlington Steward</strong> qui leur révèle qu&#8217;en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d&#8217;un inconnu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-1.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignleft  wp-image-971" title="the box 1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-1-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a>&laquo;&nbsp;Le jeu du bouton&nbsp;&raquo;</em> (<em>&laquo;&nbsp;Button button&nbsp;&raquo;</em> en V.O.), trouvable <a href="http://www.noosfere.org/icarus/livres/EditionsLivre.asp?numitemsommaire=7621">dans pas mal de recueils</a>, est donc une nouvelle de moins de 10 pages&#8230; Autant dire qu&#8217;elle va droit au but, sans oublier au passage de surprendre le lecteur par un final inattendu. Peu de choses à en dire sans la déflorer, le synopsis du dessus étant déjà bien suffisant. Tout au plus peut-on signaler que c&#8217;est une sorte de relecture du mythe de la Génèse (<strong>Adam</strong> et <strong>Eve</strong>, le Fruit Défendu), mise en parallèle avec le mythe de <strong>Pandore</strong> (et sa fameuse&#8230; Boîte !). Court, efficace et surprenant, l&#8217;archétype parfait d&#8217;une nouvelle-coup de poing réussie.</p>
<p>Mais alors comment adapter un format aussi court au cinéma, alors que tout pourrait être dit en long, en large et en travers au bout de dix minutes ? En prenant des risques, quitte à se casser la figure. Car si le premier tiers du film reprend de belle manière l&#8217;intrigue de la nouvelle (en épaississant tout de même le caractère et l&#8217;environnement des personnages, chose dont la nouvelle peut fort bien se passer), avec les questionnements qui se posent à cette famille, et au spectateur en même temps, à la suite du marché qui leur est proposé (d&#8217;autant plus que leur situation financière est délicate), en installant une ambiance assez particulière, plutôt inquiétante et déroutante (grâce notamment au défiguré <strong>Arlington Steward</strong>, joué à merveille par <strong>Frank Langella</strong>), découlant directement de l&#8217;incertitude dans laquelle sont placés les personnages, les deux tiers suivants sont issus du cerveau du réalisateur, qui est ici également scénariste. Et là, ça passe ou ça casse. Voire même un peu des deux. Et je suis bel et bien dans ce dernier cas.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-4.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignright  wp-image-972" title="the box 4" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-4-300x200.jpg" alt="" width="180" height="120" /></a>En effet, autant j&#8217;approuve l&#8217;idée de densifier l&#8217;intrigue, surtout quand les idées amenées pour cela sont intéressantes, autant à un moment donné la mise en scène et le traitement de ces idées m&#8217;a complètement déboussolé. Voire même totalement perdu, ceux qui ont vu la scène de la bibliothèque me comprendront peut-être. Alors cela vient peut-être de moi, ne possédant pas toutes les clés pour décoder la symbolique de certaines scènes ou les pistes lancées par le cinéaste, mais même si je n&#8217;ai rien contre la métaphysique, trop de métaphysique tue la métaphysique ! Surtout quand arrivé à la fin du film, j&#8217;en arrive à me dire : tout ça pour ça ! Et du coup, toutes les images, toutes les scènes vécues ou imaginées par les personnages qui me sont passées au dessus de la tête m&#8217;ont simplement parues être au mieux un gigantesque foutraque compréhensible uniquement par le réalisateur, au pire totalement inutiles, malgré certaines scènes vraiment réussies et/ou poignantes, notamment sur la fin&#8230;</p>
<p>Et pourtant, avec le recul, le film me paraît toujours intéressant, avec :</p>
<ol>
<li>des questionnements moraux,</li>
<li>en y ajoutant une couche de SF mystico-divino-métaphysiquo-extraterrestre,</li>
<li>des réflexions sur la nature humaine dans ce qu&#8217;elle a de moins bon,</li>
<li>mais également sur la rédemption.</li>
</ol>
<p>Mais si c&#8217;est le 1 qui vous intéresse, sachez que vous retrouverez la même chose dans la nouvelle, lue en un quart d&#8217;heure&#8230; Alors <em>&laquo;&nbsp;The box&nbsp;&raquo;</em>, raté ? Non, juste trop brouillon, trop déroutant, ou trop référencé pour moi, sur un scénario qui n&#8217;a rien de compliqué, mais que <strong>Richard Kelly</strong> a dilué dans une mise scène un brin &laquo;&nbsp;what the fuck ??&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-3.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignleft  wp-image-974" title="the box 3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-3-300x226.jpg" alt="" width="180" height="136" /></a>Donc bof. Dommage pour moi. Mais le film a de bonnes idées, pose des questions pertinentes dont les réponses sont parfois lourdes de conséquences, touche à des thèmes intéressants, et finalement a quand même piqué mon intérêt pour le réalisateur, et je vais donc m&#8217;intéresser de près à ses autres films, <em>&laquo;&nbsp;Southland Tales&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Donnie Darko&nbsp;&raquo;</em>, car oui, je n&#8217;ai vu ni l&#8217;un ni l&#8217;autre&#8230;</p>
<p>Un mot sur les acteurs : comme dit plus haut <strong>Frank Langella</strong> est vraiment excellent dans ce personnage énigmatique et inquiétant. Quant aux deux personnages principaux, joués par <strong>Cameron Diaz</strong> et <strong>James Marsden</strong>, ça fait du bien de les voir jouer dans des rôles un peu moins &laquo;&nbsp;typés&nbsp;&raquo; que d&#8217;habitude. Et puis voir <strong>Cameron Diaz</strong> ne jouer ni la nunuche ni la super-héroïne-lollypop-karaté-woman, ce n&#8217;est pas tous les jours. Et finalement, elle est plutôt bonne dans son rôle.</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>L&#8217;Agence, de George Nolfi, Rajustement, de Philip K. Dick</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/01/23/lagence-de-george-nolfi-reajustement-de-philip-k-dick/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore du Dick, avec cette fois l&#8217;adaptation de la nouvelle &#171;&#160;Rajustement&#160;&#187; (que j&#8217;ai lue), devenu &#171;&#160;L&#8217;Agence&#160;&#187; sous la caméra de George Nolfi. Réussie ou pas ? C&#8217;est ce que nous allons voir&#8230; &#160; Synopsis du film : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l&#8217;avenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore du <strong>Dick</strong>, avec cette fois l&#8217;adaptation de la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Rajustement&nbsp;&raquo;</em> (<a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/20/nouvelles-tome-1-1947-1953-de-philip-k-dick/">que j&#8217;ai lue</a>), devenu <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;Agence&nbsp;&raquo;</em> sous la caméra de <strong>George Nolfi</strong>. Réussie ou pas ? C&#8217;est ce que nous allons voir&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Synopsis du film :</span></p>
<p>Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? <strong>David Norris</strong> entrevoit l&#8217;avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu&#8217;il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence1.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignleft size-full wp-image-951" title="agence1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence1.jpg" alt="" width="150" height="204" /></a>Comme je le disais dans mon billet sur le film &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/18/blade-runner-de-ridley-scott/"><em>Blade Runner</em></a>&laquo;&nbsp;, pour une bonne adaptation il faut plus qu&#8217;une simple mise en image décalquée du support d&#8217;origine. A plus forte raison lorsque la dite œuvre d&#8217;origine est une nouvelle, donc un format court. Il faut y ajouter de la substance pour parvenir à en faire un film d&#8217;1h45.</p>
<p>La nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Rajustement&nbsp;&raquo;</em> traite d&#8217;un homme qui se retrouve témoin d&#8217;une étrange scène, alors qu&#8217;il arrive en retard à son travail : des hommes en combinaison sont en train de transporter un étrange matériel sur son lieu de travail, alors que tout autour de lui est soudainement devenu gris, y compris les êtres humains, également devenus immobiles&#8230; Les explications sur le pourquoi du comment viendront bien évidemment au fil du récit.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence2.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignright  wp-image-953" title="agence2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence2-199x300.jpg" alt="" width="159" height="240" /></a>Le film, dans son premier tiers, est assez fidèle à la nouvelle. On découvre l&#8217;intrigue en même temps que le personnage principal (devenu politicien), joué par <strong>Matt Damon</strong>. Le suspense est bien dosé, on suit le déroulement avec intérêt. Malheureusement, ce qui aurait pu devenir une intéressante réflexion sur les choix, le libre arbitre, devient un classique film d&#8217;action, accompagné d&#8217;une histoire d&#8217;amour d&#8217;une banalité affligeante car déjà vu une bonne centaine de fois&#8230; C&#8217;est là que le bât blesse : la nouvelle se tient sur son seul concept (en utilisant un des thèmes dickiens par excellence : la distorsion de la réalité, ou l&#8217;existence d&#8217;une réalité sous-jacente), mais le film lui, doit aller plus loin pour tenir sur la longueur. Et malgré quelques bonnes trouvailles visuelles, le tout s&#8217;essouffle rapidement, car tournant à vide, jusqu&#8217;à une fin évidemment trop prévisible, totalement dans le ton du Hollywood bien pensant. Dommage, car il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux. Mais pour cela, il aurait fallu se dire que les spectateurs sont capables de réfléchir et d&#8217;aller plus loin qu&#8217;un simple film d&#8217;action dégoulinant de guimauve.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence3.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignleft  wp-image-955" title="agence3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence3-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>La nouvelle d&#8217;origine de <strong>Dick</strong> est également, comme souvent avec l&#8217;auteur, une nouvelle à chute, chute qui ne résout rien, mais permet de &laquo;&nbsp;boucler la boucle&nbsp;&raquo;. Malheureusement, rien de cela dans le film, là encore par trop hollywoodien&#8230; Mais tout n&#8217;est pas noir, la photo est très réussie (New York est bien mis en valeur), les acteurs font leur job correctement (sans génie mais bon&#8230;). Mais qu&#8217;est ce qu&#8217;on est loin de l&#8217;univers décalé/bizarroïde de <strong>Philip K. Dick</strong> !&#8230;</p>
<p>Adaptation poussive donc, car manquant de substance, et trop prévisible dans son déroulement. Adapter une nouvelle n&#8217;est sans doute pas chose aisée (un autre exemple arrive bientôt sur le blog), les bons exemples ne manquent pourtant pas&#8230; Cette tentative n&#8217;en fera pas partie&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[902]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Nouvelles, tome 1, 1947-1953, de Philip K. Dick</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 05:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a pas mal de Philip K. Dick en ce moment sur le blog&#8230; Entre ses romans, ses &#171;&#160;fils spirituels&#160;&#187;, ses adaptations, etc&#8230;, force est de constater que l&#8217;influence du Maître sur la littérature (mais pas que) de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas le fruit du hasard. Intéressons-nous à un livre que j&#8217;avais trouvé par hasard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a pas mal de <strong>Philip K. Dick</strong> en ce moment sur le blog&#8230; Entre <a href="http://www.lorhkan.com/tag/dick/">ses romans</a>, <a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/16/la-separation-de-christopher-priest/">ses &laquo;&nbsp;fils spirituels&nbsp;&raquo;</a>, <a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/18/blade-runner-de-ridley-scott/">ses adaptations</a>, etc&#8230;, force est de constater que l&#8217;influence du Maître sur la littérature (mais pas que) de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas le fruit du hasard. Intéressons-nous à un livre que<a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/content-je-suis/"> j&#8217;avais trouvé par hasard</a> dans une librairie bretonne, et qui m&#8217;avait mis en joie lors de son achat. Qu&#8217;en est-il à l&#8217;issue de la lecture ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Une ville qui se modifie au gré des désirs d&#8217;un de ses habitants,  androïdes plus humains que les hommes&#8230; Des extraterrestres capables de  se confondre avec l&#8217;objet le plus anodin&#8230; Des machines à tuer qui  ressemblent à un soldat blessé&#8230; Des morceaux de musique célèbres  transformés en animaux&#8230; Un enfant qui a peur de son père, depuis que  celui-ci a été &nbsp;&raquo; truqué &laquo;&nbsp;&#8230; Métamorphoses, dissimulations et  camouflages Rien n&#8217;est ce qu&#8217;il semble être dans les &nbsp;&raquo; nouvelles de  jeunesse &nbsp;&raquo; de <strong>Philip K. Dick</strong>, soixante-huit textes courts, souvent  percutants, qui annonçaient déjà ses chefs-d&#8217;œuvre à venir (<em>Ubik</em>, <em>Le  Maître du haut château</em>, <em>Substance Mort</em>, <em>Blade Runner</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dick, ou comment avoir une idée par page !</strong></p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/nouvelles-tome1-dick.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignleft size-full wp-image-495" title="nouvelles-tome1-dick" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/nouvelles-tome1-dick.jpg" alt="" width="150" height="225" /></a>Bon, ok, j&#8217;exagère un peu, mais ce qui frappe à la lecture de ce recueil, première partie de l&#8217;intégrale de ses nouvelles, reprenant ici ses nouvelles de jeunesse (essentiellement car <strong>Dick</strong>, une fois sa réputation installée, s&#8217;est attelé à l&#8217;écriture de romans), c&#8217;est le foisonnement d&#8217;idées. Alors loin de moi l&#8217;idée de faire un inventaire exhaustif (ce volume regroupe tout de même 68 nouvelles !), mais revenons tout de même sur quelques éléments fondamentaux de son travail de novelliste.</p>
<p>Première constatation : <strong>Dick</strong> touche à tout. De la SF bien sûr (et essentiellement), mais aussi du fantastique, et même une pointe de fantasy (dans <em>&laquo;&nbsp;Le roi des elfes&nbsp;&raquo;</em>). Dans ce volumineux recueil, tout n&#8217;est pas de grande qualité bien sûr (mais comment pourrait-il en être autrement sur une si grosse quantité de nouvelles écrites en si peu de temps : par exemple, 37 nouvelles écrites entre fin 1952 et fin 1953, soit une moyenne de 3 par mois!), mais la diversité des thèmes abordés force le respect. Du voyage dans le temps (<em>&laquo;&nbsp;Le crâne&nbsp;&raquo;</em>) au space-opéra (<em>&laquo;&nbsp;Les braconniers du cosmos&nbsp;&raquo;</em>), de la réalité altérée (<em>&laquo;&nbsp;Une petite ville&nbsp;&raquo;</em>) au questionnement sur ce qui fait un être humain (<em>&laquo;&nbsp;Etre humain c&#8217;est&#8230;&nbsp;&raquo;</em>), du renversement de perspective (<em>&laquo;&nbsp;Le problème des bulles&nbsp;&raquo;</em>) au récit purement horrifique (<em>&laquo;&nbsp;Le père truqué&nbsp;&raquo;</em>), de l&#8217;évolution des espèces (<em>&laquo;&nbsp;L&#8217;homme doré&nbsp;&raquo;</em>) à la nouvelle humoristique (<em>&laquo;&nbsp;A vue d’œil&nbsp;&raquo;</em>, hilarant !), difficile de trouver un thème non abordé par l&#8217;auteur. Dans le lot, on trouvera donc déjà les prémices des grands thèmes dickiens, thèmes qu&#8217;il reprendra en les développant dans ses romans ultérieurs. On sent également que <strong>Dick</strong> était fortement influencé par son époque. Parmi les situations rencontrées, celle de la Terre ravagée par la guerre nucléaire par exemple, guerre froide oblige donc souvent issue d&#8217;un affrontement américano-russe, revient très fréquemment, lui permettant d&#8217;imaginer toutes sortes de situations mettant l&#8217;être humain face à ses contradictions.</p>
<p>Nouvelles à chute, nouvelles d&#8217;action, nouvelles plutôt basées sur la réflexion, il y en a pour tous les goûts. L&#8217;avantage des nouvelles c&#8217;est qu&#8217;elles permettent de ne pas nécessiter d&#8217;autres supports que le seul concept sur lequel elles reposent. Il a parfois été reproché à <strong>Dick</strong> de ne pas savoir écrire sur la longueur. Un roman n&#8217;est pas une nouvelle et vice versa (<strong>Dick</strong> le décrit d&#8217;ailleurs fort bien dans une lettre écrite en 1968, reproduite dans ce recueil). Les contraintes de l&#8217;un et l&#8217;autre ne sont pas les mêmes. Ne cherchez pas ici des personnages développés, ce n&#8217;est pas le sujet. Mais si vous êtes à la recherche d&#8217;idées, de pistes de réflexion, de concepts parfois vertigineux, vous y trouverez votre bonheur. Ce volumineux recueil (1500 pages tout de même !) reste définitivement pour moi une lecture incontournable pour qui souhaite mieux connaître l’œuvre de <strong>Philip K. Dick</strong>. Nul doute qu&#8217;il en est de même pour le second volume, qui attend tranquillement dans ma PAL que je le picore au gré de mes envies, comme je l&#8217;ai fait pour celui-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>, et du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">Fins du monde</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7CS"></script></p>
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		<title>Blade Runner, de Ridley Scott</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 05:00:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, parlons d&#8217;un film. Mais pas n&#8217;importe lequel, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de rien de moins que Blade Runner, sans doute LE chef d’œuvre de Ridley Scott, mais aussi film fondateur du genre cyberpunk au cinéma. Bien évidemment, pour un film aussi célèbre, quel intérêt de publier une nouvelle chronique, noyée dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, parlons d&#8217;un film. Mais pas n&#8217;importe lequel, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de rien de moins que <em>Blade Runner</em>, sans doute LE chef d’œuvre de <strong>Ridley Scott</strong>, mais aussi film fondateur du genre cyberpunk au cinéma. Bien évidemment, pour un film aussi célèbre, quel intérêt de publier une nouvelle chronique, noyée dans la masse, à propos d&#8217;un film que tous les visiteurs de ce blog connaissent (vu le public cible) ? Je crois qu&#8217;il n&#8217;y en a que très peu. Comme ce billet s&#8217;inscrit dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, autant aller au bout du concept, et s&#8217;attarder sur ce qui en fait une adaptation : les différences entre le film et le roman duquel il est adapté : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/21/blade-runner-de-philip-k-dick/"><em>Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?</em></a>&laquo;&nbsp;.</p>
<div id="attachment_928" class="wp-caption alignleft" style="width: 132px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner1.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-928 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner1-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de John Alvin</p></div>
<p>En effet d&#8217;après moi, pour faire une bonne adaptation, il ne suffit pas de transcrire le roman de base de manière exacte sur le grand écran. C&#8217;est même plutôt une erreur de procéder ainsi, les contraintes entre roman et film n&#8217;étant pas les mêmes, ce qui passe très bien par écrit peut ne pas fonctionner du tout à l&#8217;écran. <strong>Ridley Scott</strong> l&#8217;a bien compris, et a choisi de nous proposer sa vision personnelle de l&#8217;histoire écrite par <strong>Philip K. Dick </strong>(à partir d&#8217;un scénario déjà quelque peu différent du roman originel, mais tenant compte des remarques de l&#8217;auteur).</p>
<p>Ainsi, les différences sont nombreuses : le thème des animaux électro-mécaniques est presque totalement absent du film (hormis la référence à une chouette dans les bureaux de la <strong>Tyrell Corporation</strong>) même si la symbolique animale est elle très présente (cherchez par exemple le serpent, le loup, la colombe, le raton-laveur, et bien sûr la fameuse licorne), l&#8217;aspect religieux porté par <strong>Mercer</strong> dans le roman est également absent du film, de même que la boîte à empathie ou l&#8217;orgue d&#8217;humeur. Du côté des personnages, le héros <strong>Rick Deckard</strong>, n&#8217;a pas la même situation (marié dans le roman, divorcé dans le film), tandis que <strong>Roy Batty</strong>, le leader des &laquo;&nbsp;réplicants&nbsp;&raquo; (terme utilisé dans le film, en remplacement d&#8217;androïdes dans le roman), passe d&#8217;un statut de second rôle à celui de véritable némésis du héros dans le film. Et pour revenir sur <strong>Rick Deckard</strong>, le questionnement sur la véritable nature du personnage est beaucoup plus importante dans le film que dans le roman (mais à titre personnel, je regrette que la scène du commissariat de police, un des sommets du roman, ne soit pas présente à l&#8217;écran). Je n&#8217;en dirai pas plus sur ce sujet précis, les débats continuent toujours aujourd&#8217;hui, même si <strong>Ridley Scott</strong> lui-même a donné <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/825641.stm">sa version</a>&#8230; Et je ne parle là que des différences importantes, il y en a encore beaucoup d&#8217;autres&#8230;</p>
<div id="attachment_929" class="wp-caption alignright" style="width: 128px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner2.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-929 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner2-197x300.jpg" alt="" width="118" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de Drew Struzan</p></div>
<p>Il y aurait donc beaucoup à dire sur la fidélité du film par rapport à l’œuvre d&#8217;origine, mais malgré ces différences, le fond reste finalement très similaire. Les questionnements sur ce qui fait la nature d&#8217;un être humain notamment, sont au centre du film comme du roman. Certains fans à l&#8217;époque criaient pourtant au scandale, certains journalistes également (<strong>Philippe Manoeuvre</strong>&#8230;), alors que <strong>Dick</strong> lui-même avait apprécié ce qu&#8217;il avait vu du film (il est décédé en 1982, moins de quatre mois avant la sortie du film). Au final, au vu de la qualité globale du film, difficile de faire la fine bouche. Les changements faits au roman ne sont là que pour aller à l&#8217;essentiel, permettant de ne pas perdre le spectateur dans de multiples et trop longues explications, et d&#8217;installer une atmosphère particulière (là encore différente de celle de l’œuvre écrite : dans cette dernière, les villes sont dépeuplées, la plupart des humains ayant quitté la Terre devenue quasi invivable. Dans le film, c&#8217;est tout le contraire : les villes sont surpeuplées, tout aussi invivables, mais surpeuplées !).</p>
<div id="attachment_930" class="wp-caption alignleft" style="width: 118px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner3.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-930 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner3-225x300.jpg" alt="" width="108" height="144" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de Richard Davies</p></div>
<p><strong>Ridley Scott</strong> a donc réussi là une superbe mise en image du roman de <strong>Dick</strong>, changeant au passage de nombreuses choses, tant sur le plan purement esthétique que sur le plan des personnages, simplifiant également l&#8217;intrigue pour la recentrer sur le thème principal du roman pour obtenir une réussite totale, un film devenu culte, précurseur d&#8217;un nouveau genre, et œuvre majeure du cinéma, tous genres confondus, rien que ça !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, de <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[874]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>La Séparation, de Christopher Priest</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 05:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Winter Time Travel saison 2 étant le prétexte idéal pour m&#8217;attaquer à cette uchronie, me voici donc projeté dans ce mélange de réalités, écrit par Christopher Priest, que certains qualifient de fils spirituel de Philip K. Dick. Et je ne peux pas dire le contraire&#8230; &#160; Quatrième de couverture : Que s&#8217;est-il réellement passé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel saison 2</a> étant le prétexte idéal pour m&#8217;attaquer à  cette uchronie, me voici donc projeté dans ce mélange de réalités,  écrit par <strong>Christopher Priest</strong>, que certains qualifient de fils spirituel  de <strong>Philip K. Dick</strong>. Et je ne peux pas dire le contraire&#8230;<span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Que s&#8217;est-il réellement passé  dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où <strong>Rudolf Hess</strong> s&#8217;est  envolé d&#8217;Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son  avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission  sans en informer <strong>Adolf Hitler</strong> ? C&#8217;est à toutes ces questions que tente  de répondre l&#8217;historien <strong>Stuart Gratton</strong>. Il va notamment s&#8217;intéresser au  destin exceptionnel de deux frères jumeaux, <strong>Joe</strong> et <strong>Jack Sawyer</strong>, qui ont  rencontré <strong>Hess</strong> en 1936 aux jeux Olympiques de Berlin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Priest, un Dick moderne ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Séparation-Priest.jpg" rel="lightbox[888]"><img class="alignleft size-full wp-image-819" title="Séparation-Priest" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Séparation-Priest.jpg" alt="" width="150" height="254" /></a>Tout commence avec l&#8217;historien <strong>Stuart Gratton</strong> qui, voyant une  étrange référence à un certain <strong>Sawyer</strong> durant la seconde guerre mondiale  (à la fois pilote dans la Royal Air Force et objecteur de conscience),  décide de mener l&#8217;enquête. Les documents qu&#8217;il obtient lui montrent que  la vérité est plus complexe que ce a quoi il s&#8217;attendait : il existe en fait deux <strong>Sawyer</strong>,<strong> Joe</strong> et <strong>Jack</strong>, des jumeaux.</p>
<p>Et  tout part de là, des vies divergentes menées par ces jumeaux, à partir  des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, durant lesquels <strong>Jack</strong> rencontrera  le dauphin du Führer, <strong>Rudolph Hess</strong>, tandis que <strong>Joe</strong>, conscient des  troubles politiques d&#8217;alors, tentera de faire sortir d&#8217;Allemagne une jeune  fille, amie de leur famille. La voici, la séparation.</p>
<p>Mais  tout n&#8217;est pas si simple, et <strong>Christopher Priest</strong>, avec il faut bien le  dire beaucoup de talent, nous conte alors la vie des deux jumeaux.  Réalités alternatives qui s&#8217;entrecroisent, uchronie dont le point de  divergence n&#8217;est pas clairement défini, rêve onirique d&#8217;une possible  réalité, l&#8217;intrigue se tisse de fort belle manière, sans jamais laisser  le lecteur sur le bord de la route, malgré le flou apparent. <strong>Christopher  Priest</strong> mène le lecteur en bateau, en mettant l&#8217;accent sur la gémellité  des protagonistes (et sur le fait que leurs initiales soient les mêmes :  <strong>J.L. Sawyer</strong>). Leurs vies se croisent, l&#8217;un prend la place de l&#8217;autre,  sans que l&#8217;on sache vraiment ou se situe la réalité, c&#8217;est vraiment  brillant. Je ne m&#8217;étends pas plus sur l&#8217;intrigue volontairement, pour ne  pas trop en dévoiler, sachez simplement que je n&#8217;en ai pas décroché un  seul instant, c&#8217;est passionnant de bout en bout, notamment si vous aimez  l&#8217;Histoire, les divergences possibles avec notre réalité étant  particulièrement intéressantes.</p>
<p>Mais n&#8217;oublions  pas de parler du style, qui n&#8217;est pas laissé pour compte, bien au  contraire. Les scènes de guerre et les questionnements des jumeaux sur  les affres de la guerre, leurs états d&#8217;âmes, la pertinence de continuer  le combat ou non nous donnent de grand moment de littérature, quitte à  parfois nous mettre mal à l&#8217;aise en nous posant les questions qui  dérangent (car l&#8217;Histoire étant ce qu&#8217;elle est avec l&#8217;issue que nous  connaissons à la guerre, nous trouvons normales les décisions prises à  l&#8217;époque) : <strong>Churchill</strong> va-t-il trop loin en continuant la guerre à tout  prix ? La paix avec l&#8217;Allemagne n&#8217;est-elle pas préférable, quitte à  laisser les mains libres aux Allemands sur le front de l&#8217;est ? Que  doit-on penser de ce <strong>Rudolph Hess</strong> qui semble venir chercher la paix  auprès du Royaume-Uni, bluff ou réelle tentative avalisée par <strong>Hitler</strong> ? Autant  de questions qui font de ce roman bien plus qu&#8217;un roman de SF.</p>
<p>Je le disais en introduction, <strong>Christopher Priest</strong> est souvent comparé à <strong>Philip K. Dick</strong>. Et même si ce roman n&#8217;est que ma première lecture du monsieur, il est bien difficile de ne pas être d&#8217;accord avec cette affirmation, le parallèle avec <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/22/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k-dick/">&laquo;&nbsp;Le Maître du Haut-Château&nbsp;&raquo;</a> étant assez évident (uchronie mâtinée de réalité alternative). Mais là où la lenteur du récit associé à un style assez quelconque rendait le tout assez poussif et obscur (mais peut être qu&#8217;une relecture prochaine avec la nouvelle traduction de la collection <em>&laquo;&nbsp;Nouveaux Millénaires&nbsp;&raquo;</em> permettrait de le découvrir sous un nouveau jour), ici rien de tout cela ! Tiré  vers le haut par un final vertigineux, ce roman est tout simplement un  grand roman. Je l&#8217;ai déjà dit, mais c&#8217;est brillant, très  brillant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel saison 2</a> de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" rel="lightbox[888]"><img class="alignnone size-full wp-image-838" title="winter time travel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Lire également les chroniques de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/01/la-separation-christopher-priest/">Guillaume</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2008/06/09/9510111.html">Efelle</a>, <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-26862841.html">Nébal</a>, <a href="http://lependu.blogspot.com/2005/12/la-sparation-christopher-priest.html">Le Pendu</a>, <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/la-separation-de-christopher-priest-w-a3191271">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/7Cs" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Au pied du sapin&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 10:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bon, comme je le disais dans ma lettre, je me suis occupé moi même de mes cadeaux. Donc pas de surprises, mais que des choses plaisantes. Et puis ça évite de se demander quoi faire de certains cadeaux, thème d&#8217;actualité dans tous les médias actuellement&#8230; Donc voilà, du récent, du moins récent, mais que du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, comme je le disais dans <a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/23/ma-lettre-au-pere-noel/">ma lettre</a>, je me suis occupé moi même de mes cadeaux. Donc pas de surprises, mais que des choses plaisantes. Et puis ça évite de se demander quoi faire de certains cadeaux, thème d&#8217;actualité dans tous<a href="http://www.europe1.fr/France/Les-cadeaux-de-Noel-deja-revendus-878391/"> les médias</a> actuellement&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Noel-2011.jpg" rel="lightbox[870]"><img class="alignnone size-medium wp-image-869" title="Noel 2011" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Noel-2011-300x285.jpg" alt="" width="300" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Donc voilà, du récent, du moins récent, mais que du bon je crois ! Et encore quelques bonnes heures de lecture en perspective ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/cadeau-noel.jpg" rel="lightbox[870]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-871" title="cadeau-noel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/cadeau-noel-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
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		<title>[Chaîne] Ma lettre de dernière minute au Père Noël</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 09:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher Père Noël, Je t&#8217;écris cette lettre car je n&#8217;ai pas le choix. J&#8217;ai en effet été tagué par un blogopote, ce qui m&#8217;inclut d&#8217;office dans une chaîne webesque. Bon, je sais que les trucs technolo-geeks, c&#8217;est pas vraiment ta tasse de thé, donc je te passe les détails. Il faut juste que tu saches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Père Noël,</p>
<p>Je t&#8217;écris cette lettre car je n&#8217;ai pas le choix. J&#8217;ai en effet été tagué par un <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/chaine-ma-lettre-de-derniere-minute-au-pere-noel/">blogopote</a>, ce qui m&#8217;inclut d&#8217;office dans une chaîne webesque. Bon, je sais que les trucs technolo-geeks, c&#8217;est pas vraiment ta tasse de thé, donc je te passe les détails.</p>
<p>Il faut juste que tu saches que si je n&#8217;avais pas l&#8217;intention de t&#8217;écrire, c&#8217;était uniquement pour te faciliter le travail. Non pas que je remette en doute tes choix de cadeaux, mais disons que&#8230; on n&#8217;est jamais mieux servi que par soi-même ! Et puis ça te permet d&#8217;éviter une maison, dis-toi que tout sera prêt pour le jour J sans qu&#8217;il te soit nécessaire d&#8217;y passer. Je sais que certains désagréments risquent toujours d&#8217;arriver durant tes visites nocturnes, alors ce sera un souci de moins !</p>
<p style="text-align: center;"><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/p-jlv1Dnifw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Oh, et ne t&#8217;inquiète pas, j&#8217;ai été bien sage cette année, pas d&#8217;inquiétude de ce côté là. Alors bonne tournée, bon courage surtout, et à l&#8217;année prochaine !</p>
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		<title>Challenge hivernal !</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 09:39:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et oui, encore un challenge, histoire de passer l&#8217;hiver autrement qu&#8217;en grelottant autour d&#8217;un feu de cheminée, feu qui ne pourra d&#8217;ailleurs exister, faute de cheminée&#8230; Bref, je m&#8217;égare&#8230; Comment résister à l&#8217;appel de Lhisbei, qui après le challenge de cet été (et d&#8217;autres encore avant auxquels je n&#8217;ai pas participé, faute de présence sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui, encore un challenge, histoire de passer l&#8217;hiver autrement qu&#8217;en grelottant autour d&#8217;un feu de cheminée, feu qui ne pourra d&#8217;ailleurs exister, faute de cheminée&#8230;</p>
<p>Bref, je m&#8217;égare&#8230; Comment résister à l&#8217;appel de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>, qui après le challenge de cet été (et d&#8217;autres encore avant auxquels je n&#8217;ai pas participé, faute de présence sur la blogosphère) a décidé de remettre le couvert pour cette hiver, avec ce <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel</a>. Le but ? Chroniquer des uchronies, que cela soit roman, BD ou autre, entre le 21 décembre (aujourd&#8217;hui même donc, la vie est bien faite !) et le 21 mars. Je n&#8217;ai pas encore fait le tour des uchronies que je pourrais lire, mais une lecture commune est déjà planifiée pour le 15 janvier : <em>&laquo;&nbsp;La Séparation&nbsp;&raquo;</em>, de <strong>Christopher Priest</strong>, qui rentre en plein dans le thème du challenge. Pour la suite, on verra&#8230;<br />
En tout cas, avec plus d&#8217;une trentaine de participants, nul doute que cet hiver sera uchronique ou ne sera pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" rel="lightbox[837]"><img class="alignnone size-full wp-image-838" title="winter time travel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
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		<title>Blade runner, de Philip K. Dick</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 08:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est toujours difficile de chroniquer un roman de Philip K. Dick, pour plusieurs raisons. La première, c&#8217;est parce cela a déjà été fait mille fois, et sous toutes les coutures. Le deuxième, c&#8217;est parce que son oeuvre est complexe, foisonnante, parfois métaphysique, bref difficile à disséquer. Ce roman-ci, Blade Runner, n&#8217;est pas le plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est toujours difficile de chroniquer un roman de <strong>Philip K. Dick</strong>, pour plusieurs raisons. La première, c&#8217;est parce cela a déjà été fait mille fois, et sous toutes les coutures. Le deuxième, c&#8217;est parce que son oeuvre est complexe, foisonnante, parfois métaphysique, bref difficile à disséquer. Ce roman-ci, <em>Blade Runner</em>, n&#8217;est pas le plus complexe, mais fait partie des plus étudiés, chroniqués, critiqués, disséqués jusque dans les moindres détails, notamment grâce à son adaptation au cinéma par <strong>Ridley Scott</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Sur terre, quelques temps après l&#8217;holocauste nucléaire : les espèces  animales ont quasiment disparues et certains humains, dit &laquo;&nbsp;spéciaux&nbsp;&raquo;, se  sont mis à muter, voire à régresser. <strong>Rick Deckard</strong> est chasseur de  prime. Il est chargé de démasquer et d&#8217;éliminer des Andys, des androïdes  dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle  qu&#8217;il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils  pourraient d&#8217;ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que  <strong>Deckard</strong> finira par se demander s&#8217;il n&#8217;est pas lui-même une création  artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.</p>
<p>Mais alors  qu&#8217;est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette  capacité à utiliser la &laquo;&nbsp;boite à empathie&nbsp;&raquo;, qui les plonge dans le corps  perpétuellement meurtri de <strong>Wilbur Mercer</strong>. <strong>Mercer</strong> qui pourrait bien  s&#8217;avérer être un usurpateur&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-bladerunner.jpg" rel="lightbox[506]"><img class="alignleft size-full wp-image-498" title="dick-bladerunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-bladerunner.jpg" alt="" width="150" height="240" /></a>C&#8217;est en effet sous ce titre qu&#8217;est paru ce roman (changé depuis pour coller à celui du célèbre film de Ridley Scott, tiré de ce roman). Titre à double sens, il indique déjà une partie des questionnements qu&#8217;il soulève. Qu&#8217;est-ce qui définit l&#8217;humanité ? Comment juger si un être est humain et digne de vivre ou non ?</p>
<p>Nous sommes sur Terre, après une guerre nucléaire. Ravagée, dévastée, elle n&#8217;abrite plus qu&#8217;une faible population, l&#8217;essentiel étant parti colonisé Mars ou d&#8217;autres colonies spatiales. Seuls les victimes &laquo;&nbsp;collatérales&nbsp;&raquo; du conflit nucléaire, les &laquo;&nbsp;spéciaux&nbsp;&raquo; (comprenez ceux qui souffre de problèmes physiques ou mentaux), ainsi qu&#8217;une poignée d&#8217;autres sont restés sur notre ex-belle planète bleue. La vie est difficile, et pour les aider à tenir le coup, les humains disposent d&#8217;orgue d&#8217;humeur, qui leur permet de programmer leur état d&#8217;esprit, ou bien des boîtes à empathie, qui leur permet de faire corp et de communier avec une sorte de prophète religieux, <strong>Wilbur Mercer</strong>. C&#8217;est dans ses conditions que <strong>Deckard</strong>, un blade runner, autrement dit un chasseur de primes chargé d&#8217;arrêter ces androïdes, est chargé d&#8217;éliminer six de ces androïdes infiltrés sur Terre. Or, ces nouveaux modèles d&#8217;androïdes se confondent quasi-parfaitement avec les êtres humains, si ce n&#8217;est qu&#8217;ils n&#8217;éprouvent aucune empathie avec les être vivants. C&#8217;est à travers cette faiblesse qu&#8217;il est possible de les démasquer, grâce au test de <strong>Voight-Kampf</strong> (une série de questions mettant en scène des situations dérangeantes). <strong>Deckard</strong> espère bien remplir ce contrat rapidement, et engranger une belle somme d&#8217;argent lui permettant de changer son mouton électrique, et de récupérer cette fois un véritable animal vivant, symbole de réussite sociale.</p>
<p>Mais comment traquer ces androïdes, si l&#8217;humanité devient elle de moins en moins humaine ? Qui peut dire ce qui définit réellement les humains ? Ces fameuses orgues d&#8217;humeur et autres boîtes à empathie n&#8217;éloignent-elles pas les hommes de leur propre humanité ? Que sont venus chercher sur Terre les androïdes si ce n&#8217;est la vie, loin de leur condition d&#8217;esclave ? Et comment savoir si l&#8217;on est pas soi même un androïde quand on sait qu&#8217;il est possible de créer une mémoire et des souvenirs ? Eprouver des sentiments pour une androïde, est-ce une preuve d&#8217;humanité, ou bien au contraire un signe que l&#8217;on est soi-même un androïde ? Comment peut-on s&#8217;attacher à des animaux factices, et ensuite traquer ces relâche les androïdes créés par les hommes ?</p>
<p><strong>Philip K. Dick</strong> sait jouer à la perfection avec toutes ses questions (et bien d&#8217;autres encore !), et emmène le lecteur devant toutes sortes d&#8217;interrogations, notamment au travers de certains passages magistraux comme la scène dans le commissariat, absolument remarquable, et qui remet en perspective tout ce qui a été lu avant. C&#8217;est un thème très dickien : quand ce que l&#8217;on croit être la réalité s&#8217;écroule pour en laisser apparaître une toute autre. Les réflexions religieuses sur le mercerisme ne sont certes pas ce qui est le plus réussi dans le roman, mais le reste tient du sans faute. Je n&#8217;en dirai pas plus, si ce n&#8217;est qu&#8217;il faut lire ce roman. Réflexif, philosophique par moment, tout en sachant rester haletant, ce roman, pourtant pas cités parmi les grands chefs d&#8217;oeuvre de l&#8217;auteur aura été pour moi une grande révélation, enfin le grand <strong>Dick</strong> que j&#8217;attendais ! Décidément, les oeuvres de cet auteur sont vraiment fascinantes, j&#8217;en frémis déjà d&#8217;impatience rien qu&#8217;en pensant à tout ce qui me reste à découvrir de lui&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre des challenges <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">&laquo;&nbsp;Fins du monde&nbsp;&raquo;</a> de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>, et <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a> de <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[506]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[506]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>La Rose Blanche, tome 3 de la Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 19:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin de la première intégrale des &#171;&#160;Livres du Nord&#160;&#187;, après deux romans tout à la foi semblables et différents, qu&#8217;en est-il de celui-ci ? La conclusion sera-t-elle à la hauteur du reste ? Si je vous dis que ma lecture des mille pages du cycle n&#8217;aura pris que deux semaines, ce qui est assez rare [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fin de la première intégrale des <em>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</em>, après deux romans  tout à la foi semblables et différents, qu&#8217;en est-il de celui-ci ? La  conclusion sera-t-elle à la hauteur du reste ? Si je vous dis que ma  lecture des mille pages du cycle n&#8217;aura pris que deux semaines, ce qui  est assez rare chez moi, ça vous donne déjà un avant-goût de la  réponse&#8230; Attention, pour les allergiques aux spoilers, qui ne veulent rien savoir de ce qui s&#8217;est passé dans les tomes précédents, ne lisez-pas la quatrième de couverture de ce tome-ci ! Cette règle devrait d&#8217;ailleurs devenir une règle d&#8217;or, quel que soit le roman, car je ne compte plus le nombre de fois où j&#8217;ai appris certains éléments déterminants que j&#8217;aurais mille fois préféré découvrir par moi-même&#8230; Sur ce, retour au sujet !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Réduite à une poignées d&#8217;hommes, la Compagnie noire a définitivement  changé de camp. Sa nouvelle tâche est de protéger <strong>la Rose Blanche</strong>, seule  capable de vaincre <strong>la Dame</strong> et ses forces du mal. Mais cette ultime  confrontation doit avoir lieu lors du passage de la grande comète&#8230; et  cette échéance est encore lointaine. Réfugiés dans la plaine de la Peur,  un lieu cauchemardesque peuplé d&#8217;étranges créatures, les soldats de la  dernière des compagnies franches de Khatovar s&#8217;apprêtent à subir le plus  long siège de leur histoire. Un siège de plusieurs décennies. A moins  qu&#8217;un événement capital ne se produise. Car quelque chose bouge dans le  grand tumulus où repose <strong>le Dominateur</strong>&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Où tout est chamboulé</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[812]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>Après les bouleversements de la fin du volume 2, la Compagnie Noire  se retrouve en bien mauvaise posture, et se terre dans un lieu bien  connu des lecteurs du cycle : la Plaine de la Peur. J&#8217;avais beaucoup  entendu parler de cet endroit sur différents forums. C&#8217;est un lieu qui a  marqué le cycle, et à l&#8217;issue de ma lecture je peux comprendre  pourquoi. Bien différent du reste du monde, il est régi par des &laquo;&nbsp;lois  physiques&nbsp;&raquo; (faute d&#8217;un terme plus adapté) différentes. Ici, au coeur de  cette plaine désertique, les pierres parlent et se déplacent, les  baleines volent, les tempêtes transmuantes menacent. <strong>Glen Cook</strong> a lui  même qualifié ce lieu de &laquo;&nbsp;fantasy dans la fantasy&nbsp;&raquo;. Difficile d&#8217;y donner  une meilleure définition.</p>
<p>Mais ce troisième  tome n&#8217;a pas pour seul qualité cette Plaine de la Peur. La narration  gagne une nouvelle fois en complexité, non pas en ajoutant un personnage  extérieur à la compagnie comme dans le roman précédent, mais cette fois  en ajoutant deux trames temporelles à l&#8217;intrigue principale, trames qui  finiront par se rejoindre et s&#8217;éclairer peu avant le fin du récit.  Les  personnages gagnent également en consistance, notamment <strong>Toubib</strong> et <strong>la  Dame</strong>, qui suivent une direction inattendue.</p>
<p>On  aurait pu avoir peur qu&#8217;au fil des volumes, <strong>Glen Cook</strong> cède à la  tentation du &laquo;&nbsp;toujours plus&nbsp;&raquo;, pas forcément simple à tenir ne serait-ce  que parce que le premier tome partait déjà sur des bases très élevées,  et force est de constater qu&#8217;on est bien dans ce &laquo;&nbsp;toujours plus&nbsp;&raquo;. Et  pourtant on accroche ! Et même plus que jamais ! Les événements  s&#8217;accélèrent, les alliances se font et se défont, et tout se précipite  dans un final époustouflant, comme toujours ! Ce roman clôture de très  belle manière le cycle des <strong>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</strong>, on arrive en effet à un  gros changement de direction. Difficile de dire ce qu&#8217;il adviendra par la suite, et surtout, difficile de se retenir d&#8217;embrayer immédiatement sur cette suite !</p>
<p><strong>Glen Cook</strong> est  donc un redoutable conteur, capable de happer le lecteur pour ne plus  jamais le lâcher. Il a surtout eu le bon goût d&#8217;améliorer sa recette à chaque tome : narration plus &laquo;&nbsp;complexifiée&nbsp;&raquo;, mais surtout mieux maîtrisée, action toujours plus palpitante (et pourtant, ça partait fort dans le tome 1 !), personnages qui gagnent en épaisseur, et cycle qui prend une direction inattendue. Pour ma part, je marque une pause à la fin de ce  roman, mais une chose est sûre : je reviendrai à la Compagnie Noire ! Et  d&#8217;ailleurs, comment faire autrement au vu de la conclusion de ce tome ?  Merci Monsieur <strong>Cook</strong>, vous venez de capturer un nouveau fan !</p>
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		<title>Le Château Noir, tome 2 de la Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 06:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite de ma chronique de la première partie de la première intégrale de &#171;&#160;La Compagnie Noire&#160;&#187;, voici donc le deuxième tiers : &#171;&#160;Le Château Noir&#160;&#187;. Après une introduction difficile d&#8217;accès mais finalement enthousiasmante, qu&#8217;en est-il de cette suite, confirmation ou déception ? &#160; Quatrième de couverture : D&#8217;étranges disparitions se succèdent dans la ville de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite de ma chronique de <a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/12/la-compagnie-noire-tome-1-de-la-compagnie-noire-de-glen-cook/">la première partie</a> de la première intégrale de <em>&laquo;&nbsp;La Compagnie Noire&nbsp;&raquo;</em>, voici donc le deuxième tiers : <em>&laquo;&nbsp;Le Château Noir&nbsp;&raquo;</em>. Après une introduction difficile d&#8217;accès mais finalement enthousiasmante, qu&#8217;en est-il de cette suite, confirmation ou déception ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>D&#8217;étranges disparitions se succèdent dans la ville de Génépi : cadavres et vivants se volatilisent, proies d&#8217;un mystérieux commerce nocturne. Y aurait-il un rapport avec le château noir, cette sombre éminence qui domine la ville, cette verrue monstrueuse qui semble croître de jour en jour ? Possible&#8230; <strong>La Dame</strong>, elle, semble prendre la menace très au sérieux et dépêche la Compagnie sur place pour voir de quoi il retourne. Coincée entre l&#8217;horreur qui grandit aux abords du château et sa peur de <strong>la Dame</strong>, la légendaire Compagnie Noire pourrait bien envisager pour la première fois de son histoire de rompre son contrat et de sérieusement redéfinir ses allégeances&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Dark is dark</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[806]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>Changement de ton avec ce deuxième tome des aventures de la Compagnie Noire. Le premier se faisait épique, celui-ci est beaucoup plus statique puisque toute l&#8217;action ou presque se passe dans la ville de Génépi. Le récit est plus dans la veine du roman d&#8217;espionnage. Je n&#8217;en dirai pas plus pour ne pas déflorer l&#8217;intrigue, mais sachez qu&#8217;après les événements de la fin du premier volume, la situation qui paraissait tant bien que mal stabilisée devient de nouveau tendue puisqu&#8217;une sombre menace semble sur le point de se réveiller et de semer la destruction sur le monde si cela vient à se produire, la ville de Génépi étant l&#8217;épicentre de ces événements. Changement également dans l&#8217;ambiance. Le premier tome tirait son étiquette &laquo;&nbsp;dark-fantasy&nbsp;&raquo; de son absence de manichéisme, de ses personnages mercenaires pour qui la bonne morale importe peu, et pour le fait que ces mercenaires &laquo;&nbsp;héros&nbsp;&raquo; du roman luttait pour le camp du mal. Si ces éléments sont toujours présents, l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;dark-fantasy&nbsp;&raquo; est ici exacerbé par l&#8217;ambiance très sombre qui règne dans la ville de Génépi : disparitions mystérieuses, château noir inquiétant, etc&#8230; Les actes parfois répugnants de certains personnages vont également montrer toute la noirceur de l&#8217;âme humaine. Jamais l&#8217;étiquette dark-fantasy n&#8217;aura été aussi bien porté&#8230;</p>
<p>Enfin, un autre changement se fait dans la narration. <strong>Toubib</strong> n&#8217;est plus le seul narrateur, grâce à une habile pirouette qui trouve son explication vers la moitié du roman. Les annales restent les annales, mais cette astuce permet de varier le récit, de complexifier les situations, pour le plus grand bonheur du lecteur. Le personnage de <strong>Shed</strong>, puisque c&#8217;est de lui qu&#8217;il s&#8217;agit, est même le personnage pivot de l&#8217;histoire : un homme lâche, misérable, qui ne vaut pas la peine que l&#8217;on s&#8217;intéresse à lui, et qui pourtant, au gré des événements, tentera de trouver la rédemption, de belle manière. Pas forcément attachant au début, le personnage suit une évolution très subtile, sans doute la plus belle réussite de ce roman.</p>
<p>Les autres personnages, maintenant qu&#8217;on les connaît un peu mieux, deviennent plus &laquo;&nbsp;attachants&nbsp;&raquo; (si tant est que l&#8217;on puisse attribuer ce terme à des mercenaires dont les actions ne sont pas toujours reluisantes&#8230;). Et comment ne pas sourire devant les multiples prises de bec entre <strong>Gobelin</strong> et <strong>Qu&#8217;un Œil</strong> ?</p>
<p>Malgré cela, l&#8217;effet de surprise du premier tome n&#8217;est plus là, et j&#8217;avoue avoir une préférence pour les événements du premier tome, appréciation purement personnelle, mais qui ne signifie pas que ce roman n&#8217;est pas de qualité, puisque comme le premier je l&#8217;ai dévoré en peu de temps, aidé en cela par une dernière partie de roman palpitante. Glen Cook sait incontestablement faire monter la sauce pour ses fins de récit, celui-ci étant à ce sujet assez exemplaire, en bouleversant totalement la situation de la la compagnie. Difficile dans ces conditions de ne pas poursuivre l&#8217;expérience&#8230;</p>
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		<title>La Compagnie Noire, tome 1 de La Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 07:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cycle très connu (et reconnu) dans le monde de la fantasy, &#171;&#160;La Compagnie Noire&#160;&#187; de Glen Cook a fait sensation dès sa sortie pour son ambiance dark fantasy et son absence de manichéisme. Mon passage aux Utopiales et ma dédicace de la première intégrale par l&#8217;auteur en personne m&#8217;ont finalement donné le petit coup de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cycle très connu (et reconnu) dans le monde de la fantasy, <em>&laquo;&nbsp;La Compagnie Noire&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Glen Cook</strong> a fait sensation dès sa sortie pour son ambiance dark fantasy et son absence de manichéisme. <a href="http://www.lorhkan.com/2011/11/22/utopiales-2011-le-debriefing/">Mon passage aux Utopiales</a> et ma dédicace de la première intégrale par l&#8217;auteur en personne m&#8217;ont finalement donné le petit coup de boost nécessaire pour me plonger dans ce volumineux volume de plus de mille pages. Compte-rendu du premier roman du cycle (et premier tiers de la première intégrale des <em>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</em>. Ça va, vous suivez ? <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Depuis des siècles, les traditions et souvenirs de la Compagnie Noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu&#8217;elle a livrées on déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n&#8217;aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de <strong>la Dame</strong> et de ses sorciers maléfiques, la Compagnie participe à l&#8217;une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l&#8217;air, bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout commencent à se demander s&#8217;ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires, ils sont dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le début d&#8217;un cycle majeur de fantasy</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[796]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>La lecture commence un peu dans la douleur : le style est un peu sec, et surtout la narration déroute. En effet, le roman prend la forme d&#8217;annales. Des annales qui courent sur des centaines d&#8217;années. Car la Compagnie Noire, cette troupe de mercenaires, possède en son sein depuis sa création un annaliste, un homme chargé de poser à l&#8217;écrit l&#8217;histoire de la Compagnie. L&#8217;annaliste actuel, au commencement du roman, s&#8217;appelle <strong>Toubib</strong>. Et puisque ces annales couvrent une grande période débutée bien avant le début du roman, celui-ci ne possède pour ainsi dire pas d&#8217;introduction. <strong>Toubib</strong> ne va en effet pas se mettre à expliquer ce qui s&#8217;est passé avant, alors qu&#8217;il a déjà tout expliqué dans ses annales, au fur et à mesure du temps qui passe.</p>
<p>Mais nous, pauvres lecteurs, n&#8217;avons pas accès à ces annales antérieures ! Dès lors, le lecteur doit faire un effort certain pour comprendre ce qui se passe, qui est qui, que fait la Compagnie, pourquoi elle est là, etc&#8230; Rude démarrage ! Mais l&#8217;auteur à été malin : dès le début du récit, la situation de la Compagnie subit un gros bouleversement, qui redistribue toutes les cartes, et permet donc de remettre le lecteur sur un quasi pied d&#8217;égalité avec <strong>Toubib</strong>, après une petite cinquantaine de pages.</p>
<p>À partir de là, le roman devient passionnant ! La situation est déjà plutôt originale : la Compagnie se retrouve au service du &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo; de l&#8217;histoire, en tout cas en apparence, car il est parfois bien difficile de discerner les bons des mauvais. Mais c&#8217;est une situation réaliste : la Compagnie est une troupe de mercenaires, et à ce titre n&#8217;est pas là pour juger les actions de ses employeurs. Tant que paiement il y a, un contrat est un contrat ! Une troupe de mercenaires au service du mal, c&#8217;est plutôt le genre de combattants qui tentent de trucider les héros dans les cycles classiques de &laquo;&nbsp;high fantasy&nbsp;&raquo; ! Et c&#8217;est bien le cas ici ! C&#8217;est ce renversement de situation qui donne tout son sel au roman.</p>
<p>Le monde décrit par <strong>Glen Cook</strong> est plutôt sombre, et mérite son statu de dark fantasy, même si j&#8217;avoue que les moments &laquo;&nbsp;durs&nbsp;&raquo; ne sont pas nombreux, et la lecture est tout à fait accessible à chacun. Ne vous attendez pas à une ambiance glauque ou malsaine, ce n&#8217;est pas le sujet. La magie est très présente, et très puissante. Même les magiciens de faibles rangs (comme ceux de la Compagnie) sont des atouts non négligeables. Ne vous attendez tout de même pas  à des sorciers au chapeau pointu tirant des boules de feu à tout va. Destructrice, mais pas forcément &laquo;&nbsp;feu d&#8217;artifice&nbsp;&raquo;, la magie reste bien dans le ton &laquo;&nbsp;dark fantasy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le récit est centré sur l&#8217;action, le récit de <strong>Toubib</strong> étant assez factuel. Ce qui n&#8217;empêche pas les personnages d&#8217;avoir une certaine profondeur psychologique, notamment <strong>Toubib</strong> lui même bien sûr. Mais <strong>Elmo</strong>, <strong>le Capitaine</strong>, les sorciers <strong>Silence</strong>, <strong>Gobelin</strong> ou <strong>Qu&#8217;un Œil</strong> ne sont pas en reste. Les Asservis, anciens grands sorciers corrompus par les &laquo;&nbsp;employeurs&nbsp;&raquo; de la Compagnie sont eux aussi très intéressants, car ils ne sont pas aussi monolithiques qu&#8217;on aurait pu le craindre, et ils suivent eux aussi (en tout cas certains d&#8217;entre eux) leur propre trajectoire&#8230;</p>
<p>Pour ce premier roman, <strong>Glen Cook</strong> à décidé de rester sur un scénario &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; : l&#8217;affrontement entre le bien et le mal. Mais la situation de la Compagnie, les motivations des deux camps, l&#8217;absence de manichéisme, les personnages hauts en couleur emportent franchement l&#8217;adhésion, et d&#8217;épique, le récit devient même apocalyptique ! Arrêter la lecture se fait bien difficile !</p>
<p>Passionnant, avec une belle ouverture sur la suite, ce roman se dévore du début à la fin, sans qu&#8217;une once d&#8217;ennui ne fasse son apparition. Un excellent moment !<br />
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le dragon Griaule, de Lucius Shepard</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 16:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un auteur un peu &#171;&#160;underground&#160;&#187;, en tout cas peu connu en France, mais qui fait la fierté de son éditeur, des critiques plutôt dithyrambiques sur ses œuvres précédentes, il n&#8217;en fallait pas plus pour que je me jette sur ce recueil (unique au monde !) qui réunit les différentes histoires de l&#8217;auteur à propos de ce gigantesque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un auteur un peu &laquo;&nbsp;underground&nbsp;&raquo;, en tout cas peu connu en France, mais qui fait la fierté de son éditeur, des critiques plutôt dithyrambiques sur ses œuvres précédentes, il n&#8217;en fallait pas plus pour que je me jette sur ce recueil (unique au monde !) qui réunit les différentes histoires de l&#8217;auteur à propos de ce gigantesque dragon pétrifié. Dissection&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>En 1853, dans un lointain pays du Sud, en un monde séparé du nôtre par la plus infime marge de possibilité, la vallée de Carbonales, une région fertile entourant la cité de Teocinte et réputée pour sa production d’argent, d’acajou et d’indigo, était placé sous la domination d’un dragon nommé <strong>Griaule</strong>. Il y avait d’autres dragons en ce temps-là, vivant pour la plupart sur des îlots rocheux à l’ouest de la Patagonie — de minuscules créatures irascibles, dont la plus grande avait à peine la taille d’une alouette. Mais <strong>Griaule</strong> était l’une des Bêtes géantes qui avaient régné sur un âge antique. Au fil des siècles, il avait grandi jusqu’à mesurer sept cent cinquante pieds au garrot et plus de six mille pieds de la queue au museau…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Quand un dragon pétrifié menace</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/dragon-griaule-shepard.jpg" rel="lightbox[780]"><img class="alignleft size-full wp-image-632" title="dragon-griaule-shepard" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/dragon-griaule-shepard.jpg" alt="" width="150" height="220" /></a>Ce recueil est donc constitué de six récits, plus ou moins longs, faisant tous référence à ce gigantesque dragon pétrifié par un magicien il y a une éternité de cela, mesurant près de deux kilomètres de long et sur lequel s&#8217;est développé toute une faune et une flore. Une fantasy furieusement classique en apparence, mais en apparence seulement. Car on est très très loin d&#8217;une &laquo;&nbsp;high fantasy&nbsp;&raquo; avec elfes, nains, orques, etc&#8230; <strong>Lucius Shepard</strong> ne mange pas de ce pain là. Les différents textes de ce recueil préfèrent se pencher sur les travers des êtres humains, mis en exergue par la présence menaçante du dragon, qui ne cesse d&#8217;influencer, de modeler, de façonner la volonté des hommes. Une présence importante, centrale même, mais c&#8217;est bien le seul élément vraiment fantasy du recueil.</p>
<p>Les deux premiers textes, <em>&laquo;&nbsp;Celui qui peignit le dragon Griaule&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;La fille du chasseur d&#8217;écailles&nbsp;&raquo;</em> permettent de découvrir cet univers de la plus belle des manières. De l&#8217;extérieur tout d&#8217;abord, à travers la tentative d&#8217;un artiste d&#8217;en finir avec le dragon en le peignant intégralement, de manière à ce que les toxines de la peinture l&#8217;empoisonnent définitivement, puis de l&#8217;intérieur avec cette jeune fille contrainte d&#8217;habiter dans les entrailles pétrifiées du dragon, découvrant ainsi toute une faune &laquo;&nbsp;entretenant&nbsp;&raquo; le dragon, le débarrassant de ses parasites, etc&#8230; Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle se rende compte de son rôle dans tout cela, et de la redoutable influence de <strong>Griaule</strong>. Ces deux textes, portés par une écriture d&#8217;une finesse remarquable, restent finalement relativement &laquo;&nbsp;sages&nbsp;&raquo;, mais on sent les prémisses d&#8217;une manipulation des masses par <strong>Griaule</strong>, alors que la critique sur les travers de l&#8217;humanité se fait déjà assez acerbe. Deux textes très bien écrits donc, accrocheurs, très visuels (les descriptions font naître des images dans la tête, un grand voyage sans bouger de son fauteuil&#8230;) mais sans être exceptionnels.</p>
<p>L&#8217;exceptionnel arrive avec <em>&laquo;&nbsp;Le père des pierres&nbsp;&raquo;</em>. Un prêtre du culte du dragon a été assassiné, et le meurtrier présumé, que tout accuse, prétend avoir agi sous l&#8217;influence du dragon. S&#8217;en suit une enquête passionnante, dans laquelle les manipulations succèdent aux trahisons, sur fond de questionnement personnel du narrateur, un avocat. Griaule est-il bien derrière tout cela ? Ou bien n&#8217;est-il qu&#8217;un prétexte bienvenu pour masquer un ou des crimes dictés par les sentiments les plus vils ?&#8230; Passionnant de bout en bout, particulièrement bien mené car on ne sait jamais qui dit la vérité et/ou qui manipule qui, toujours très bien écrit, parabole sur l&#8217;argent, la manipulation, la perversion, la liberté de choix, ce texte mérite à lui seul l&#8217;achat du recueil.</p>
<p>Les deux textes qui suivent mettent en scène de manière plus claire la volonté de <strong>Griaule</strong> : volonté de se reproduire dans <em>&laquo;&nbsp;La maison du menteur&nbsp;&raquo;</em>, toujours en utilisant un homme (mais n&#8217;est-ce pas plutôt <strong>Griaule</strong> lui même ?), volonté de se mouvoir à nouveau dans <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;écaille de Taborin&nbsp;&raquo;</em>. A travers deux histoires d&#8217;amour contrariées, voire impossibles, le dragon apparaît sous un nouveau jour, plus complexe, peut être moins malfaisant qu&#8217;on ne le pense, plus &laquo;&nbsp;humain&nbsp;&raquo; (notez les guillemets&#8230;), mais toujours redoutable.</p>
<p>Enfin, la pierre angulaire de ce recueil (au moins par la longueur), <em>&laquo;&nbsp;Le crâne&nbsp;&raquo;</em>, prend place dans un Guatemala alternatif nommé Temalagua, de nos jours (les textes précédents se situant dans le passé). <strong>Lucius Shepard</strong> dévoile ici toute la dimension politique qu&#8217;il sait insuffler à ses récits. Incontestablement issu de son expérience personnelle, ce texte fort est d&#8217;une profondeur et d&#8217;une finesse rarement égalées. Entre la dénonciation des dictatures, des guerres civiles, de la violence, de la misère, et j&#8217;en passe, il y a vraiment de quoi lire entre les lignes. Un texte extrêmement riche, qui mériterait bien d&#8217;être étudié à l&#8217;école, soyons fous !</p>
<p>Au final, ce recueil est évidemment incontournable, pour son fond comme pour sa forme. <strong>Lucius Shepard</strong> faisait déjà partie des grands, mais je n&#8217;avais jamais rien lu de lui. Maintenant je sais.</p>
<p>Un seul bémol : pour lire ce recueil, il faut être prêt à lire des récits qui demandent de l&#8217;investissement de la part du lecteur. Bémol car ce n&#8217;était pas ce dont j&#8217;avais besoin à ce moment là, et même si j&#8217;y ai trouvé beaucoup de qualités, je l&#8217;ai lu alors qu&#8217;il me fallait une lecture plus &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;, donc elle n&#8217;a pas été de tout repos pour moi. J&#8217;ai donc volontairement laissé passer du temps avant d&#8217;écrire ma chronique. Un peu de temps pour digérer, et laisser les incontestables qualités du livre remonter à la surface&#8230; Vous voilà prévenus ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Enfin, cette chronique ne serait rien sans un hommage au traducteur, <strong>Jean-Daniel Brèque</strong>, qui a réalisé un grand travail, comme à son habitude. Signalons également la postface dans laquelle <strong>Lucius Shepard</strong> revient sur chacun des six récits. Une petite friandise qui vaut le détour ! L&#8217;objet-livre est quant à lui remarquable : couverture cartonnée avec rabats, vernis sélectif, illustration de couverture magnifique, une très belle réussite !</p>
<p>Chronique à lire également chez <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/19/22730866.html">Efelle</a>.</p>
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		<title>Utopiales 2011, le débriefing !</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/22/utopiales-2011-le-debriefing/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 13:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus d&#8217;une semaine s&#8217;est déjà écoulée depuis mon retour des Utopiales, et toujours pas de billet sur le sujet&#8230; Scandale ! Je vais donc de ce pas faire un petit compte-rendu rapide de ces deux jours passés au festival international de science-fiction de Nantes. Rapide car je n&#8217;ai pas pris de photos, par peur d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus d&#8217;une semaine s&#8217;est déjà écoulée depuis mon retour des <a href="http://www.utopiales.org/index.php/fr/">Utopiales</a>, et toujours pas de billet sur le sujet&#8230; Scandale ! Je vais donc de ce pas faire un petit compte-rendu rapide de ces deux jours passés au festival international de science-fiction de Nantes.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Utopiales-2011.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="aligncenter size-full wp-image-763" title="Utopiales 2011" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Utopiales-2011.jpg" alt="" width="150" height="219" /></a></p>
<p>Rapide car je n&#8217;ai pas pris de photos, par peur d&#8217;être trop surchargé de livres, sac à dos et autres appareils en tout genre. Erreur, car ma compagne m&#8217;ayant suivi, nous aurions tout à fait pu nous en accommoder. Donc sans photos pour illustrer mes dires, je vais faire vite pour ne pas vous assommer.</p>
<p>Nous sommes donc arrivés le vendredi matin, 11 novembre. Jour férié oblige, la file d&#8217;attente était imposante&#8230; Je n&#8217;avais pas préparé de programme clair pour ces deux jours, mais j&#8217;avais tout de même dans mes bagages presque une dizaine de livres à faire dédicacer. Ça plus les rencontres prévues avec diverses personnes, j&#8217;ai préféré me laisser guider par les envies et les opportunités.</p>
<p>Côté rencontres, cette année fut un grand cru, avec de nombreux blogueurs croisés autour de la plaquette en or massif (ou peut être en papier recyclé&#8230;) de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume</a> (accompagné de sa demoiselle). <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a> (accompagnée de Monsieur), <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/">Anudar</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/">Craklou</a>, <a href="http://chezfeedepassage.wordpress.com/">Fée de passage</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/">Endea</a>, <a href="http://autrecotedumiroir.net/">Laure</a> (et Monsieur), <a href="http://tortoise.servhome.org/">Tortoise</a>, plus quelques autres amis pas forcément blogueurs (si j&#8217;en oublie, et c&#8217;est certainement le cas, je m&#8217;en excuse humblement&#8230;). Mettre des têtes sur des blogs ou des avatars, c&#8217;est quand même bien sympa. &laquo;&nbsp;In real life&nbsp;&raquo;, c&#8217;est toujours mieux ! Le soir, nous avions d&#8217;ailleurs une table réservée dans un restaurant au centre ville. Une très bonne soirée, où nous avons parlé de tout et de rien, mais toujours intérêt et passion. Il faudra remettre ça ! Et encore une fois bravo à <strong>Guillaume</strong> pour l&#8217;organisation qui aura été parfaite de bout en bout.</p>
<p>Le point d&#8217;orgue de ces rencontres entre blogueurs étant bien évidemment la remise du prix Planète SF des blogueurs 2011, décerné au couple Kloetzer pour Cleer, et dont j&#8217;ai déjà parlé.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[759]"><img class="aligncenter size-full wp-image-748" title="prix blogueurs 2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" alt="" width="420" height="280" /></a></p>
<p>Toujours au chapitre des rencontres impromptues, il me faut citer l&#8217;équipe du site dédié à la fantasy <a href="http://www.elbakin.net/">Elbakin.net</a>, site que j&#8217;apprécie beaucoup, et au <a href="http://www.elbakin.net/forum/">forum</a> duquel je participe (à nouveau) régulièrement. Identifiée grâce à la voix reconnaissable entre mille de <strong>Witch</strong>, la maîtresse de cérémonie des podcasts, l&#8217;équipe à fait honneur à sa réputation : chaleureuse, amicale et pleine d&#8217;humour. Merci donc à <strong>Merwin Tonnel</strong>, <strong>Oceliwin</strong>, <strong>Guigz</strong>, <strong>John Doe</strong>, <strong>Al</strong> et donc <strong>Witch</strong>. La rencontre fut assez rapide, mais elle reste un très bon souvenir.</p>
<p>Côté dédicaces, je suis plus que satisfait de ma moisson : <strong>Lucius Shepard</strong>, <strong>Norman Spinrad</strong>, <strong>Glen Cook</strong>, <strong>Laurent Kloetzer</strong>, <strong>Lionel Davoust</strong>, <strong>Justine Niogret</strong> (et j&#8217;adore déjà le titre de son prochain roman <em>&laquo;&nbsp;Gueule de truie&nbsp;&raquo;</em> ! Seul <strong>Thomas Geha</strong> peut prétendre faire mieux, s&#8217;il maintient le titre qu&#8217;il a en tête, mais chut&#8230;), <strong>Thierry Di Rollo</strong>, <strong>Ugo Bellagamba</strong>, <strong>Pierre Pevel</strong>, <strong>Mathieu Gaborit</strong>. J&#8217;ai pu discuter avec certains d&#8217;entre eux un peu plus en profondeur (notamment lors d&#8217;un échange très intéressant avec <strong>Lionel Davoust</strong> sur son roman).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Gaborit.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="alignnone size-full wp-image-773" title="Dédicace-Gaborit" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Gaborit.jpg" alt="" width="194" height="259" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Davoust.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="size-full wp-image-772 alignnone" title="Dédicace-Davoust" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Davoust.jpg" alt="" width="194" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Clic pour agrandir</em></p>
<p>Enfin côté conférences, je suis un peu plus mesuré. Je n&#8217;ai pas pu assister à beaucoup d&#8217;entre elles, mais j&#8217;ai trouvé que certaines étaient un peu moins intéressantes, voire un peu plates ou mal préparées. Mais d&#8217;autres ont rattrapé le tout, notamment la rencontre avec <strong>Glen Cook</strong>, et celle avec <strong>Greg Broadmore</strong>. Ce dernier étant d&#8217;ailleurs l&#8217;auteur de la sublimissime exposition à l&#8217;étage du festival, steampunk, graphiquement à tomber par terre, pleine d&#8217;une imagination débordante et non dénuée d&#8217;humour. Peut être la plus grosse réussite du festival.</p>
<div id="attachment_767" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dr-Grordbort.jpeg" rel="lightbox[759]"><img class="size-full wp-image-767" title="Dr Grordbort" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dr-Grordbort.jpeg" alt="" width="250" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">La BD de Greg Broadmore, toujours dans cet esprit steampunk-barré</p></div>
<p>Bref, deux jours bien remplis, qui ne me donnent qu&#8217;une seule envie : revenir l&#8217;année prochaine !</p>
<p>D&#8217;autres comptes-rendus plus complets, et surtout plus illustrés : <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/">Guillaume</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011.html">Tigger Lilly</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011-debriefing.html">Anudar</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011.html">Gromovar</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-bilan.html">Endea</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/article-les-utopiales-debrif-88661677.html">Craklou</a>, <a href="http://tortoise.servhome.org/actualchroniques/bric-a-brac/720-nantes-jour-0.html">Tortoise</a> et bien sûr <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a> qui nous régale avec ses articles complets (<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/14/22669771.html">1</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/16/22691057.html">2</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/18/22700888.html">3</a> et <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/20/22662136.html">4</a> pour le moment, d&#8217;autres suivront régulièrement).</p>
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		<title>Utopiales 2011, le prix Planète-SF des blogueurs !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 15:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Prix des blogueurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Après les prix &#171;&#160;officiels&#160;&#187; des Utopiales, n&#8217;oublions pas le remise du prix Planète-SF des blogueurs. Décerné pour la première fois cette année, au terme de longues tergiversations et autres débats acharnés, peut être même sanglants (le jury a été quelque peu évasif sur le sujet, mais au vu du trophée, par ailleurs fort joli, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après les <a href="http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/">prix &laquo;&nbsp;officiels&nbsp;&raquo;</a> des Utopiales, n&#8217;oublions pas le remise du <strong>prix Planète-SF des blogueurs</strong>. Décerné pour la première fois cette année, au terme de longues tergiversations et autres débats acharnés, peut être même sanglants (le jury a été quelque peu évasif sur le sujet, mais au vu du trophée, par ailleurs fort joli, il n&#8217;est pas impossible qu&#8217;il ait servi à autre chose que sa fonction première qui est de fièrement trôner sur une cheminée), il n&#8217;aura pas manqué d&#8217;attirer une foule curieuse autour de ces énergumènes un peu stressés par l&#8217;enjeu.</p>
<p>Car il est de taille cet enjeu : rien de moins que la conquête du monde, ahahahahahahaha *rire démoniaque*. Heu non, pardon, je m&#8217;égare&#8230;</p>
<p>Le jury, composé de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/">Anudar</a>, <a href="http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/">Ferocias</a> et <a href="http://efelle.canalblog.com/">Efelle</a> (ces deux derniers, absents, étant les victimes présumées des exactions des jurés présents) a donc couronné <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/">Cleer une fantaisie corporate</a>, de <strong>Laure et Laurent Kloetzer</strong>, en présence des auteurs et de <strong>Gilles Dumay</strong>, l&#8217;éditeur (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre).</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" rel="lightbox[741]"><img class="aligncenter size-full wp-image-428" title="cleer" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" alt="" width="150" height="221" /></a>Étaient également nominés :</p>
<ul>
<li><em>Rêves de gloire</em>, de <strong>Roland C. Wagner</strong> (L&#8217;Atalante)</li>
<li><em>Treis, altitude zéro</em>, de <strong>Norbert Merjagnan</strong> (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
<li><em>Planète à louer</em>, de <strong>Yoss</strong> (Mnémos)</li>
</ul>
<p>Au milieu du bar de Mme Spock, après les discours de <strong>Guillaume</strong> et <strong>Gromovar</strong> (ce dernier citant <strong>Weber</strong> et <strong>Bourdieu</strong>, ce qui en a laissé coi plus d&#8217;un), les époux <strong>Kloetzer</strong> ont donc reçu leur trophée (qui me fait furieusement penser au siège social de Cleer justement) sous les applaudissements des spectateurs, que dis-je, sous les acclamations de la foule en délire ! Ils se sont alors eux aussi lancés dans un discours fort sympathique, avant la séance photo.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-full wp-image-749" title="prix blogueurs 2011-2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" alt="" width="191" height="288" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/trophée-prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-full wp-image-750" title="trophée-prix-blogueurs-2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/trophée-prix-blogueurs-2011-1.jpeg" alt="" width="192" height="287" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" rel="lightbox[741]"></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-medium wp-image-748" title="prix blogueurs 2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Tout s&#8217;est bien déroulé, tout le monde était content, et le prix des blogueurs semble avoir été plutôt bien relayé sur le web. Rendez-vous est donc pris pour la <del>conquête du monde</del> deuxième édition, avec un(e) nouveau(elle) juré(e) en la personne de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>.</p>
<p>D&#8217;autres en parlent aussi :</p>
<p><a href="http://lyonnes.blogspot.com/2011/11/prix-julia-verlanger-et-planete-sf.html">http://lyonnes.blogspot.com/2011/11/prix-julia-verlanger-et-planete-sf.html</a><br />
<a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-prix-planete-sf-des.html">http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-prix-planete-sf-des.html</a><br />
<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/">http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/</a><br />
<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html">http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html</a><br />
<a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html">http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html</a><br />
<a href="http://lunesdencre.eklablog.com/cleer-a23644380">http://lunesdencre.eklablog.com/cleer-a23644380</a><br />
<a href="http://lunesdencre.eklablog.com/dernier-jour-a23634492">http://lunesdencre.eklablog.com/dernier-jour-a23634492</a><br />
<a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/13/22662835.html">http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/13/22662835.html</a><br />
<a href="http://www.actusf.com/spip/Les-Utopiales-le-bilan-des-prix.html">http://www.actusf.com/spip/Les-Utopiales-le-bilan-des-prix.html</a><br />
<a href="http://blog.planete-sf.org/remise-du-premier-prix-des-blogueurs-planete-sf/">http://blog.planete-sf.org/remise-du-premier-prix-des-blogueurs-planete-sf/</a></p>
<p><em>Merci à Christophe Schlonsok pour les photos.</em></p>
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		<title>Utopiales 2011, remise des prix !</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 09:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un post un brin synthétique, mais il faut bien annoncer les lauréats des deux prix rendus aux Utopiales (le troisième, forcément un peu particulier, aura droit à son propre petit billet). Prix Julia Verlanger : Lauréat : Planète à louer, de Yoss, éditions Mnémos. Étaient nominés : Eternity incorporated - Raphaël Granier de Cassagnac (Mnémos) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un post un brin synthétique, mais il faut bien annoncer les lauréats des deux prix rendus aux Utopiales (le troisième, forcément un peu particulier, aura droit à son propre petit billet).</p>
<h3>Prix Julia Verlanger :</h3>
<p>Lauréat : <em>Planète à louer</em>, de <strong>Yoss,</strong> éditions Mnémos.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Planete-a-louer-Yoss.jpeg" rel="lightbox[735]"><img class="aligncenter size-full wp-image-736" title="Planete-a-louer-Yoss" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Planete-a-louer-Yoss.jpeg" alt="" width="150" height="227" /></a></p>
<p>Étaient nominés :</p>
<ul>
<li><em>Eternity incorporated -</em> Raphaël Granier de Cassagnac (Mnémos)</li>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/08/mordre-le-bouclier-de-justine-niogret/">Mordre le bouclier</a> -</em> Justine Niogret (Mnémos)</li>
<li><em>D’Or et d’Emeraude -</em> Eric Holstein (Mnémos)</li>
<li><em>Narcogénèse -</em> Anne Fakhouri (L’Atalante)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Prix Utopiales Européen :</h3>
<p>Lauréat : <em>Rêves de gloire</em>, de <strong>Roland C. Wagner</strong>, édition L&#8217;Atalante</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/reves-de-gloire-wagner.jpeg" rel="lightbox[735]"><img class="aligncenter size-full wp-image-737" title="reves-de-gloire-wagner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/reves-de-gloire-wagner.jpeg" alt="" width="150" height="207" /></a></p>
<p>Étaient nominés :</p>
<ul>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/06/28/bankgreen-de-thierry-di-rollo/">Bankgreen</a></em> &#8211; Thierry Di Rollo (Le Bélial)</li>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/">CLEER</a></em> &#8211; L.L. Kloetzer (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
<li><em>Le fleuve des dieux</em> &#8211; Ian McDonald (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
</ul>
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		<title>Utopiales 2011, me voilà !</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/10/utopiales-2011-me-voila/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 18:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals, prix, évènements, etc...]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Utopiales]]></category>

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		<description><![CDATA[Je crois que tout est dans le titre. Les Utopiales 2011, qui se déroulent à Nantes (ville chère à mon coeur puisque c&#8217;est ma ville de naissance), ont déjà commencé. Et j&#8217;y serai demain et samedi. Dédicaces, conférences, expositions, etc&#8230; Toutes les manifestations habituelles seront là. Venez-y nombreux ! D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai cru comprendre que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que tout est dans le titre. <a href="http://www.utopiales.org/index.php/fr/">Les Utopiales 2011</a>, qui se déroulent à Nantes (ville chère à mon coeur puisque c&#8217;est ma ville de naissance), ont déjà commencé. Et j&#8217;y serai demain et samedi. Dédicaces, conférences, expositions, etc&#8230; Toutes les manifestations habituelles seront là. Venez-y nombreux !</p>
<p>D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai cru comprendre que les blogueurs vont se déplacer en masse, et même se faire <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/10/rencontres-des-blogueurs-aux-utopiales-2011/">une petite bouffe</a>&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>De mon côté, je dois bien avouer être franchement à la bourre, puisqu&#8217;à l&#8217;instant ou j&#8217;écris ce billet, je n&#8217;ai toujours pas établi mon programme ni préparer mes livres à faire dédicacer&#8230; Bref, il faut que je m&#8217;y mette&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Palimpseste, de Charles Stross</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/02/palimpseste-de-charles-stross/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 04:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveaux Millénaires]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Stross]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah, de la hard-SF&#8230; Je crois avoir déjà dit ici ou là que ce genre de SF n&#8217;est pas vraiment ma tasse de thé. J&#8217;ai pourtant tenté le coup, pour plusieurs raisons : le pitch m&#8217;intéresse (c&#8217;est quand même un peu la condition sine qua non&#8230;), ce roman est court (160 pages), et le côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, de la hard-SF&#8230; Je crois avoir déjà dit ici ou là que ce genre de SF n&#8217;est pas vraiment ma tasse de thé. J&#8217;ai pourtant tenté le coup, pour plusieurs raisons : le pitch m&#8217;intéresse (c&#8217;est quand même un peu la condition <em>sine qua non</em>&#8230;), ce roman est court (160 pages), et le côté hard-SF semble centré sur la cosmologie, sujet qui m&#8217;intéresse particulièrement et pour lequel les termes scientifiques ne m&#8217;effraient pas (même si le côté &laquo;&nbsp;manipulation des trames de la réalité&nbsp;&raquo; risque de me perdre). Et donc ?&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Drame écologique, guerre nucléaire, catastrophe naturelle. A plus ou  moins long terme, toute civilisation est vouée à disparaître. Cela s&#8217;est  d&#8217;ailleurs produit des millions de fois depuis la formation de notre  planète. Pour préserver l&#8217;humanité de ces inévitables apocalypses, des  agents venus d&#8217;un lointain futur voyagent tout au long de l&#8217;histoire de  la Terre : à chaque fin du monde, ils sauvent ce qui peut l&#8217;être, et  permettent ainsi à notre espèce de renaître de ses cendres. Mais toute  intervention sur l&#8217;histoire a des conséquences, parfois tragiques&#8230;  <strong>Pierce</strong> est l&#8217;un de ces agents, un patrouilleur du temps promis à une  brillante carrière. Pourtant, sa vie bascule le jour où sa famille et  l&#8217;époque qui l&#8217;abritait sont &laquo;&nbsp;effacées&nbsp;&raquo; par une nouvelle version de  l&#8217;histoire, tel un palimpseste. Son seul espoir réside à la fin des  temps, où sont archivés tous les pans disparus de l&#8217;histoire. Dans  l&#8217;infini des possibles, retrouvera-t-il celle qu&#8217;il aime ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Alors, Stase-t&#8217;a plu ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/palimpseste-stross.jpg" rel="lightbox[680]"><img class="alignleft size-full wp-image-681" title="palimpseste-stross" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/palimpseste-stross.jpg" alt="" width="150" height="234" /></a>Difficile de chroniquer ce court roman. Difficile car à trop en dire, on risque vite de déflorer l&#8217;intrigue, et difficile car je ne suis pas sûr d&#8217;avoir tout compris (à vrai dire, je suis même sûr d&#8217;être passé à côté de pas mal de subtilités). Je l&#8217;ai déjà dit plus haut, et je le redis une dernière fois : la hard-SF c&#8217;est pas mon truc. Et ce bouquin entre en plein dans cette catégorie. Mais ici point de hard-SF basée sur la physique quantique ou autres concepts totalement tordus compréhensibles uniquement par des scientifiques (<strong>Greg Bear</strong>, avec ta trilogie <em>Éon-Éternité-Héritage</em>, si tu me lis&#8230;).</p>
<p>Ici, cet aspect hard-SF est plutôt centré sur la cosmologie (matière que j&#8217;apprécie beaucoup, ce qui aide sans doute à faire passer la pilule), mais n&#8217;est pas au coeur du roman. C&#8217;est simplement une illustration de l&#8217;univers des possibles, des éventuels futurs de l&#8217;humanité, avec ou sans l&#8217;intervention de la Stase, cette &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; de voyageurs temporels, chargée de préserver l&#8217;humanité. Et cette préservation doit se faire à tout prix, pour l&#8217;éternité. Hors, notre système solaire n&#8217;est pas éternel. Il faut donc agir au niveau stellaire. C&#8217;est là que la cosmologie intervient. Mais même si la cosmologie nous est totalement étrangère, elle n&#8217;est là qu&#8217;à but illustratif, les passages cosmologiques pouvant fort bien se lire de manière distanciée, cette trame narrative s&#8217;étendant sur des milliards d&#8217;années. C&#8217;est très intelligent de la part de <strong>Charles Stross</strong>, cela permet de ne pas noyer le lecteur, de garder une certaine distance avec l&#8217;aspect scientifique.</p>
<p>En revanche, il y a également beaucoup de voyages dans le temps. Et bien évidemment, qui dit voyages dans le temps dit paradoxes temporels, histoire modifiée, passé ou futur vécu puis inexistant, histoire devenant non-histoire (d&#8217;où la notion de palimpseste : on efface, et réécrit l&#8217;histoire), plusieurs versions des &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; des personnages, etc&#8230; Ajoutez à cela conspiration, révolte, et vous obtenez un cocktail qui vous dérouillera les neurones ! Je reste volontairement obscur (ou bien peut-être n&#8217;ai-je pas le choix, car toute la complexité du roman se situe là !) pour ne pas gâcher l&#8217;intrigue. Sachez simplement que malgré certains passages assez délicats à appréhender, le fameux &nbsp;&raquo;sense of wonder&nbsp;&raquo; reste toujours présent. On lit ce roman d&#8217;une traite, émerveillé d&#8217;autant d&#8217;inventivité, stupéfié par l&#8217;ampleur du roman malgré sa taille, soufflé par les implications de chaque révélation. Certains passages sont absolument sublimes car ils représentent ce que la SF &laquo;&nbsp;merveilleuse&nbsp;&raquo; (à l&#8217;opposé de l&#8217;anticipation ou de la spéculation qui reste plausible à plus ou moins long terme) a de meilleur à proposer, le passage sur la bibliothèque de la fin des temps en étant le meilleur exemple.</p>
<p>Court mais bon, très bon !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/09/21/palimpseste-charles-stross/">Miss Bouquinaix</a>, <a href="http://www.biblioblog.fr/post/2011/07/22/Palimpseste-Charles-Stross">Biblioblog</a>, <a href="http://www.phenixweb.net/STROSS-Charles-Palimpseste">Phénix-Web</a>, <a href="http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/333-palimpseste-chronique">Joomla</a>, <a href="http://surmesbrizees.wordpress.com/2011/07/06/palimpseste-charles-stross/">Brize</a>, <a href="http://marcfvb.wordpress.com/2011/08/14/palimpseste-charles-stross/">Marc</a>, <a href="http://souslefeuillage.blogspot.com/2011/06/palimpseste.html">Lael</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/06/palimpseste.html">Anudar</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/5cV"></script></p>
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		<title>Nouveau challenge !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 04:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Challenges]]></category>
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		<description><![CDATA[Hé oui, je me suis inscrit à un nouveau challenge, proposé par les blog des Murmures d&#8217;A.C. de Haenne. Il s&#8217;agit du challenge &#171;&#160;Adapte-moi si tu peux&#160;&#187;. Le but est de, je cite : &#171;&#160;recenser, de découvrir ou redécouvrir, des œuvres par le biais des adaptations diverses et (a)variées.&#160;&#187; Il peut donc s&#8217;agir d&#8217;adaptations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hé oui, je me suis inscrit à un nouveau challenge, proposé par les blog des <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>. Il s&#8217;agit du challenge <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-c1349404">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a>. Le but est de, je cite : <em>&laquo;&nbsp;recenser, de découvrir ou redécouvrir, des œuvres par le biais des adaptations diverses et (a)variées.&nbsp;&raquo;</em> Il peut donc s&#8217;agir d&#8217;adaptations de romans en films bien sûr, mais également l&#8217;inverse, ou bien de romans en jeux vidéos (ou l&#8217;inverse !), ou bien de&#8230; Plein de possibilités en fait !</p>
<p>Je pense rester dans du classique dans un premier temps, c&#8217;est à dire des romans adaptés en film. Je pense notamment aux nombreuses adaptations des oeuvres de <strong>Philip K. Dick</strong>. Et puis je risque de parler de <strong>Conan</strong> également. Et puis pour la suite, je verrai. Les possibilités sont multiples, mais comme d&#8217;habitude, je ferai ce qui me plaît, sans me forcer. Les challenges ne doivent pas aller à contre-courant de mon humeur du moment. A bientôt donc, pour quelques adaptations !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[701]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Julian, de Robert Charles Wilson</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 04:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici LA grosse sortie de l&#8217;année 2011 pour les éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Un bon pavé de 600 pages qui présente bien (belle couverture, qui s&#8217;éloigne du style SF, pour plaire à un public plus large ?), deuxième lecture consécutive de Robert Charles Wilson, me concernant. Dans un style radicalement différent de &#171;&#160;Mysterium&#160;&#187;, ce roman [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici LA grosse sortie de l&#8217;année 2011 pour les éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Un bon pavé de 600 pages qui présente bien (belle couverture, qui s&#8217;éloigne du style SF, pour plaire à un public plus large ?), deuxième lecture consécutive de <strong>Robert Charles Wilson</strong>, me concernant. Dans un style radicalement différent de <em>&laquo;&nbsp;Mysterium&nbsp;&raquo;</em>, ce roman se base sur la vie de <strong>Julien l&#8217;apostat</strong>, un empereur romain à la vie tumultueuse, et transpose le tout au XXIIème siècle&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Il s&#8217;appelle <strong>Julian Comstock</strong>, il est le neveu du président des  Etats-Unis. Son père, le général <strong>Bryce Comstock</strong>, a été pendu pour  trahison (on murmure qu&#8217;il était innocent de ce crime). <strong>Julian</strong> est né  dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à  soixante Etats, tenue de main de maître par l&#8217;Eglise du Dominion. Un  pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces  mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes  ressources naturelles nord-américaines. On le connaît désormais sous le  nom de <strong>Julian l&#8217;agnostique</strong> ou (comme son oncle) de <strong>Julian le Conquérant</strong>.  Ceci est l&#8217;histoire de ce qu&#8217;il a cru bon et juste, l&#8217;histoire de ses  victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque  post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à  l&#8217;oeuvre de <strong>Mark Twain</strong>, <em>&laquo;&nbsp;Julian&nbsp;&raquo;</em> est le plus atypique des romans de <strong>Robert  Charles Wilson</strong>. Une réussite majeure et une critique sans concession  des politiques environnementales actuelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un XXIIème très XIXème</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/julian_robert_charles_wilson.jpg" rel="lightbox[669]"><img class="alignleft size-full wp-image-431" title="julian_robert_charles_wilson" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/julian_robert_charles_wilson.jpg" alt="" width="150" height="230" /></a><strong>Robert Charles Wilson</strong> frappe là où on ne l&#8217;attendait pas forcément. Habitué d&#8217;une SF humaniste, centrée sur les personnages, mais toujours partant d&#8217;un postulat très science-fictionnesque, <strong>Wilson</strong> a su se forger une réputation flatteuse dans le petit monde de l&#8217;imaginaire. Avec <em>&laquo;&nbsp;Julian&nbsp;&raquo;</em>, changement de décor. L&#8217;aspect SF reste présent, mais de manière très ténue. Le roman se situe en effet au XIIème siècle, après que les ressources naturelles de notre planète (pétrole, gaz, etc&#8230;) se soient taries. S&#8217;en est suivie une période trouble, hachée par des guerres, des famines, des pertes humaines innombrables conduisant à une drastique baisse de la population, et un recul technologique tel que ce XXIIème siècle ressemble fortement au XIXème. Voilà pour l&#8217;aspect SF. On n&#8217;est donc déjà plus vraiment dans la SF pure et dure, mais plutôt dans l&#8217;anticipation, genre déjà plus facilement assimilable par le grand public (mais je reviendrai sur ce point plus bas).</p>
<p>Ce monde nous est présenté à travers les yeux du narrateur, <strong>Adam Hazzard</strong>, ami d&#8217;enfance de <strong>Julian</strong>, le neveu du Président des États-Unis. Et là, il y a du bon et du moins bon. Le bon côté, c&#8217;est que le ton est léger, très facile à lire. Le fait qu&#8217;<strong>Adam</strong> soit issu d&#8217;une caste inférieure, et que les aventures contées dans le roman vont conduire les personnages  dans des situations et des lieux auxquels ils n&#8217;étaient pas destinés permet au lecteur de découvrir le monde en même temps que le narrateur. Le procédé est adroit, et permet de ne pas rendre le texte trop didactique, trop artificiel. Le ton est naturel, parfois même plutôt amusant. Le mauvais côté de la chose est qu&#8217;<strong>Adam</strong> est tout de même trop naïf, cela en devient un brin énervant. Je n&#8217;arrivais d&#8217;ailleurs pas à me faire à l&#8217;idée qu&#8217;<strong>Adam</strong> va sur ses vingt ans au début du roman. J&#8217;avais toujours en tête un enfant. L&#8217;effet s&#8217;est heureusement estompé dans le dernier tiers du roman, la narrateur devenant enfin plus adulte, façonné par les expériences vécues.</p>
<p>Le livre est constitué de cinq parties bien distinctes. Alors certes la trame générale du roman est assez facile à deviner, la quatrième de couverture est assez explicite sur ce point, et quand on sait que le nom de <strong>Julian</strong> n&#8217;a pas été donné au hasard (le personnage est une libre &laquo;&nbsp;adaptation&nbsp;&raquo; de la vie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_%28empereur_romain%29">Julien, l&#8217;empereur romain</a>), cela n&#8217;en devient que plus clair. Mais l&#8217;essentiel n&#8217;est pas là. L&#8217;important n&#8217;est pas le but, mais le cheminement, n&#8217;est-ce pas ? <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Et il va s&#8217;en passer des choses. Malgré un début un peu lent (une certaine langueur qui se fait d&#8217;ailleurs sentir tout au long du roman), j&#8217;ai rapidement été accroché, et c&#8217;est sans aucun déplaisir que les pages se sont vues tournées les unes après les autres&#8230; Il faut dire que le monde proposé par <strong>Wilson</strong> a tout pour intéresser le lecteur : le lointain passé de l&#8217;époque du pétrole a sombré dans l&#8217;oubli, les États-Unis sont dirigés par un système féodal, et la religion est omniprésente à travers l&#8217;institution du Dominion, menaçant d&#8217;hérésie tous ceux qui s&#8217;intéressent d&#8217;un peu trop près au passé ou aux thèses scientifiques de l&#8217;époque : <strong>Darwin</strong> est oublié, l&#8217;homme n&#8217;a jamais marché sur le Lune, etc&#8230; Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/28/mysterium-de-robert-charles-wilson/">Mysterium</a>, <strong>Wilson</strong> a décidément une dent contre la religion&#8230;</p>
<p>Mais <strong>Julian</strong> n&#8217;entre pas dans le moule de ce monde. Neveu du Président <strong>Deklan Comstock</strong>, son père (donc le frère du Président) a été accusé de trahison par celui-ci, sa popularité devenant dangereusement gênante. Il ne suit pas les préceptes du Dominion, croit aux sciences oubliées, etc&#8230; Sa trajectoire fulgurante et tragique donne tout son sel au livre, on suit avec un réel intérêt ses victoires et ses échecs. Dommage que certains de ses actes ne soient qu&#8217;effleurés, et on aurait vraiment aimé en savoir plus sur les différentes institutions qui se sont créées sur les ruines de notre civilisation. Mais c&#8217;est habituel avec <strong>Wilson</strong>, le cadre n&#8217;est qu&#8217;un prétexte pour s&#8217;intéresser aux personnages. <strong>Julian</strong> et <strong>Adam</strong> occupent donc le devant de la scène, mais ils ne sont pas seul : <strong>Sam</strong>, <strong>Calyxa</strong>, ou bien <strong>Lymon Pugh</strong> (j&#8217;avoue avoir particulièrement apprécié ce dernier, présenté au départ comme une brute sans cervelle, il suivra une magnifique évolution, ami fidèle à la fois plein d&#8217;espoir et résigné), tous sont intéressants (à des degrés divers bien sûr).</p>
<p>Le fait que le XXIIème siècle de <strong>Wilson</strong> fasse furieusement penser à notre XIXème rend ce roman très facile à lire, le postulat SF passe totalement au second plan, et le récit aurait fort bien pu être un XIXème siècle uchronique. D&#8217;ailleurs la couverture (superbe au passage) ne montre rien de SF, ce roman est donc ouvertement destiné à un public profane en science-fiction. C&#8217;est à la fois sa force et sa faiblesse. Très accessible, il en devient même parfois un peu convenu. Ceux qui attendaient du nouveau <strong>Wilson</strong> un roman dans la même veine que les précédents en seront pour leurs frais. Mais soyons clair, j&#8217;ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman d&#8217;Aventures et avec un A majuscule. Peut être manque-t-il d&#8217;un peu de profondeur&#8230; En effet où est la <em>&laquo;&nbsp;critique sans concession  des politiques environnementales actuelles&nbsp;&raquo;</em> annoncée par la quatrième de couverture ? Dire : &laquo;&nbsp;regardez où ça nous mène&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un début, mais c&#8217;est un peu léger, non ?</p>
<p>Mais ne boudons pas notre plaisir, c&#8217;est un roman très agréable malgré quelques menus défauts (à mes yeux en tout cas), à tel point que j&#8217;avoue avoir une petite pointe de tristesse en arrivant au bout. Sans doute la preuve d&#8217;une œuvre réussie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">&laquo;&nbsp;Fins du monde&nbsp;&raquo;</a> de Tigger Lilly.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[669]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lecture commune organisée avec <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/10/julian-robert-charles-wilson/">Guillaume</a> et <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/10/31/22507696.html">Efelle</a>.</p>
<p>Voir également les chroniques de <a href="http://www.viinz.com/index.php/Blog/lectures/julian-robert-charles-wilson/">Viinz</a>, <a href="http://lamaisonmuette.blogspot.com/2011/09/julian-robert-charles-wilson.html">la Maison Muette</a>, <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-julian-robert-charles-wilson-87174816.html">BlackWolf</a>, <a href="http://www.fantastinet.com/julian-de-robert-charles-wilson/">Fantastinet</a>, <a href="http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/09/20/rentree-litteraire-julian-de-robert-charles-wilson.html">Gwordia</a>, <a href="http://blog.cyrille.free.fr/?p=45">Cyrille</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/11/decevant.html">Gromovar</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/5cU" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Mysterium, de Robert Charles Wilson</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 04:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Couronné d&#8217;un prix Phillip K. Dick en 1995, ce roman est un des premiers écrits par celui que beaucoup considèrent comme le meilleur écrivain de science-fiction en activité. Nombre de chefs d’œuvre jalonnent en effet sa bibliographie : &#171;&#160;Spin&#160;&#187; et &#171;&#160;Les chronolithes&#160;&#187; étant les deux plus célèbres. C&#8217;est donc avec une réelle attente qualitative que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Couronné d&#8217;un prix <strong>Phillip K. Dick</strong> en 1995, ce roman est un des premiers écrits par celui que beaucoup considèrent comme le meilleur écrivain de science-fiction en activité. Nombre de chefs d’œuvre jalonnent en effet sa bibliographie : <em>&laquo;&nbsp;Spin&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Les chronolithes&nbsp;&raquo;</em> étant les deux plus célèbres. C&#8217;est donc avec une réelle attente qualitative que je me suis penché sur ce roman, qui représente donc ma première lecture du monsieur. Hé oui&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>À Two Rivers, rien ne vient jamais troubler la petite vie paisible des habitants, jusqu’à ce qu’un laboratoire de recherches militaire s’installe sur les rives du lac Merced. Les spéculations les plus folles naissent alors, et la crainte d’un accident nucléaire hante tous les esprits. Aussi, lorsqu’un incendie  se déclare sur le site, <strong>Dexter Graham</strong> envisage déjà le pire. Pourtant,  son destin, ainsi que celui de Two Rivers dans sa totalité, vient de  basculer d’une manière qui dépasse de très loin son imagination. En  effet, la petite ville semble avoir été transportée… ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La SF humaine aurait-elle trouvé son maître ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/mysterium-wilson.jpg" rel="lightbox[665]"><img class="alignleft size-full wp-image-599" title="mysterium-wilson" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/mysterium-wilson.jpg" alt="" width="150" height="254" /></a></p>
<p>Le roman commence par un prologue assez particulier dans la forme, en tout cas particulier pour moi qui n&#8217;avait jamais lu de <strong>Wilson</strong> jusqu&#8217;ici. Alors que je lisais à peu près partout que l&#8217;auteur écrit de manière très humaine, plus sur les personnages que sur les faits, me voici devant un prologue certes intrigant (un mystérieux artefact est découvert en Turquie, avec des propriétés semble-t-il assez spéciales), mais très froid, très factuel, limite journalistique. Ca ne dure que quelques pages, et c&#8217;est pour la mise en place de l&#8217;intrigue, mais j&#8217;ai été décontenancé. Cela dit, ça n&#8217;a à aucun moment eu un effet négatif, l&#8217;intérêt pour ce mystère allant croissant au fil de la lecture de ce prologue.</p>
<p>Puis le roman commence réellement. Tout part d&#8217;un évènement simple : une ville et ses habitants se retrouvent soudainement, suite à une explosion dans le nouveau labo de recherche proche de la ville (étudiant le fameux artefact turc), dans un monde qui leur est totalement étranger. Au même endroit géographique, mais&#8230; ailleurs, comme le dit si bien la quatrième de couverture. Mais plutôt que de s&#8217;attarder sur le pourquoi du comment, <strong>Robert Charles Wilson</strong> préfère s&#8217;intéresser aux personnages. Comment vivent-ils ce bouleversement, comment s&#8217;y adaptent-ils ?</p>
<p>Car le nouveau monde est bien différent du nôtre : ici règne l&#8217;obscurantisme religieux, le gouvernement est une théocratie qui est plutôt du genre expéditive avec ceux qu&#8217;elle considère comme des blasphémateurs, des hérétiques. Et il en faut peu pour être classé de la sorte&#8230; Alors certains luttent malgré le danger, d&#8217;autres font profil bas, d&#8217;autres abdiquent et changent de camp, etc&#8230; Le parallèle avec la Résistance est assez évident, mais sans sombrer dans le manichéisme. La réflexion sur la collusion religion-pouvoir est également bien amenée.</p>
<p>La domination de la religion sur la société a ralenti les évolutions scientifiques par rapport à notre monde. Les ordinateurs sont par exemple totalement anachroniques. On imagine donc bien que les documents scientifiques et technologiques du laboratoire intéressent au plus haut point les chercheurs de ce nouveau monde. Mais dans quel but ? Car ce petit bout de terre apparu on ne sait comment dans ce monde autoritaire et religieux n&#8217;est-il pas profondément blasphématoire ? S&#8217;en suit une course contre la montre où chacun devra faire un choix. Ainsi on découvre au fil du récit les différents personnages avec leur caractère, leurs failles, leur histoire : <strong>Dexter</strong>, le professeur d&#8217;histoire, hanté par des évènements tragiques, le gamin débrouillard <strong>Clifford</strong>, l&#8217;ethnologue <strong>Linneth</strong>, chargée par les autorités d&#8217;étudier ces étonnants nouveaux venus, ou bien <strong>Evelyn</strong>, la maîtresse de Dexter, résignée à son sort et à celui de la ville&#8230; Ils verront bien évidemment leur existence bouleversée par tous ces évènements, certains de manière tragique, d&#8217;autres de manière plus&#8230; étonnante.</p>
<p>La fin est à ce titre plutôt réussie. Non par son exactitude scientifique (et encore, qui suis-je pour porter un jugement sur des réflexions scientifiques poussées à leur extrême, à tel point qu&#8217;elles s&#8217;entremêlent à des réflexions religieuses, mystiques et métaphysiques ?), mais par la conclusion douce-amère qu&#8217;elle amène. Une vraie fin pour certains personnages, un renouveau pour d&#8217;autres&#8230;</p>
<p>Alors certes, on aurait aimé en savoir un peu plus sur ce monde gouverné par la religion, son histoire à partir du point de divergence avec notre monde (assez loin dans le passé), mais <strong>Wilson</strong> a choisit de s&#8217;en tenir à sa ligne de conduite : raconter une situation donnée, à travers les personnages. Il n&#8217;a jamais été question de faire une étude complète de ce monde uchronique.</p>
<p>En tout cas, ce fut un réel bonheur pour moi de me plonger dans ce roman passionnant, à l&#8217;intrigue simple et complexe à la fois, avec ses personnages attachants, ses thèmes de réflexions intelligents, l&#8217;écriture de <strong>Wilson</strong> étant par ailleurs d&#8217;une très belle fluidité, permettant au lecteur de ne pas se perdre dans des réflexions parfois un poil ardues. Pas de doute, je reviendrai à <strong>Wilson</strong> !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://www.chemins-khatovar.com/site/2010/11/mysterium-robert-charles-wilson/">Khatovar</a>, <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=2146571373">Noosfere</a>, <a href="http://www.cafardcosmique.com/Mysterium-de-Robert-Charles-WILSON">Cafard cosmique</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article5722">Yozone</a>, <a href="http://www.maasbiolab.net/wilson-robert-charlesmysterium-p3830/">Maas Biolab</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/5aJ" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>La huitième couleur, de Terry Pratchett</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/26/la-huitieme-couleur-de-terry-pratchett/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 04:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pratchett]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier tome d&#8217;une série culte, s&#8217;il en est ! Là aussi, il était temps que je m&#8217;y mette. Cela dit, j&#8217;y suis un allé avec un brin de méfiance, car je ne suis pas grand amateur de fantasy burlesque. Mais l&#8217;aura de la série a fini par me convaincre. Enfin, pas totalement&#8230; &#160; Quatrième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier tome d&#8217;une série culte, s&#8217;il en est ! Là aussi, il était temps que je m&#8217;y mette. Cela dit, j&#8217;y suis un allé avec un brin de méfiance, car je ne suis pas grand amateur de fantasy burlesque. Mais l&#8217;aura de la série a fini par me convaincre. Enfin, pas totalement&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme  de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur  le dos d&#8217;une tortue. A Ankh-Morpork, l&#8217;une des villes de ce  Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait  l&#8217;air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un  Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.  Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier  Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des  voleurs et celle des assassins ; mission périlleuse et qui va les  conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu&#8217;aux  rebords du disque. Car Deuxfleurs appartient à l&#8217;espèce la plus  redoutable qui soit : c&#8217;est un touriste&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>C&#8217;est que le début, d&#8217;accord, d&#8217;accord&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/huitieme-couleur-pratchett.jpg" rel="lightbox[656]"><img class="alignleft size-full wp-image-635" title="huitieme-couleur-pratchett" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/huitieme-couleur-pratchett.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>C&#8217;est donc ma première incursion sur le Disque Monde. Cela faisait déjà  quelques temps que je voulais voir de quoi il retournait, et l&#8217;emprunt  auprès d&#8217;un ami m&#8217;a permis d&#8217;y goûter.</p>
<p>Je m&#8217;étais bien sûr un peu renseigné pour savoir dans quoi je mettais  les pieds, et j&#8217;étais prévenu que, de l&#8217;avis de beaucoup, les deux  premiers tomes n&#8217;étaient pas les meilleurs. Mais je voulais quand même  commencer par le commencement.</p>
<p>Et je dois dire que c&#8217;est plutôt intéressant. Bon, on est loin du chef  d&#8217;œuvre, l&#8217;écriture est parfois maladroite (chapeau tout de même au  traducteur), l&#8217;histoire (si tant est qu&#8217;il y en ait une) est difficile à  suivre, on perd le fil assez souvent (où sont les personnages,  notamment le Bagage). Et finalement le fond est absent. En effet ce  livre a pour seul but de pasticher et tourner en dérision les classiques  de la fantasy. Et de ce point de vue là, c&#8217;est franchement réussi. Ce livre est en fait un gigantesque fourre-tout de références, clins d’œil et autres situations burlesques. Saluons d&#8217;ailleurs l&#8217;imagination débordante de Terry Pratchett, qui sait en peu de mot décrire une situation, une action ou un lieu de manière humoristique (et saluons encore une fois le talent du traducteur qui a parfaitement rendu tout cela en langue française, et de quelle manière !).</p>
<p>Déjà le Disque Monde en lui même est réussi : association improbable  d&#8217;un disque soutenu par quatre éléphants gigantesques, eux même soutenus  par une immense tortue qui avance dans l&#8217;espace&#8230;<br />
Quant aux personnages, on ne peut que fondre devant l&#8217;indécrottable  optimisme et l&#8217;insouciance de Deuxfleurs, la loose de Rincevent, ou bien Hrun le barbare  de Chimérie (hommage évident au Conan de Cimmérie).</p>
<p>Mon avis est donc globalement mitigé sur ce livre : on ne rit pas vraiment, mais on sourit quand même. Et il ne faut pas être allergique à l&#8217;humour britannique. J&#8217;avoue avoir eu un peu de mal à le finir, l&#8217;aspect totalement décousu du roman étant assez déroutant. Mais ce livre n&#8217;était peut être qu&#8217;un coup d&#8217;essai pour l&#8217;auteur qui a d&#8217;ailleurs (semble-t-il, d&#8217;après maintes critiques) considérablement amélioré la formule au fil de ses écrits. Je suis donc plus optimiste sur le reste de la saga. Je lirai donc la suite, Le  Huitième Sortilège.<br />
Et j&#8217;ai aussi en réserve Mortimer, souvent cité parmi les meilleurs de la série&#8230;</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://bd-livres.psychovision.net/romans/huitieme-couleur-029.php">Psychovision</a>, <a href="http://sublimeacide.pagesperso-orange.fr/pages/litt%E9/la%20huiti%E8me%20couleur,%20Terry%20Pratchett.htm">Sublime acide</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/02/la-huitiemes-couleur-terry-pratchett.html">le Dragon galactique</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2010/01/dm01-la-huitieme-couleur-terry.html">Arutha</a>, <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/09/la-huitieme-couleur-terry-pratchett.html">GiZeus</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/10/la-huitieme-couleur-de-terry-pratchett.html">Naufragés volontaires</a>, <a href="http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-les-annales-du-disque-monde-tome-1-la-huitieme-couleur-terry-pratchett-57946227.html">Mina</a>.</p>
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		<title>Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/24/gagner-la-guerre-de-jean-philippe-jaworski/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 04:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l&#8217;excellent Janua Vera, on reprend une lichette de Jaworski. Enfin, une grosse lichette de 700 pages quand même, qui met en scène Benvenuto Gesufal, le héros de la nouvelle &#171;&#160;Mauvaise Donne&#160;&#187; dans &#171;&#160;Janua Vera&#160;&#187;. Et c&#8217;est toujours aussi bon. &#160; Quatrième de couverture : Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/20/janua-vera-de-jean-philippe-jaworski">l&#8217;excellent Janua Vera</a>, on reprend une lichette de <strong>Jaworski</strong>. Enfin, une grosse lichette de 700 pages quand même, qui met en scène<strong> Benvenuto Gesufal</strong>, le héros de la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Mauvaise Donne&nbsp;&raquo;</em> dans <em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em>. Et c&#8217;est toujours aussi bon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber  d’un  bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « <strong>Benvenuto</strong>, mon fagot,  t’as  encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon  patron, le  podestat <strong>Leonide Ducatore</strong>, les galères de la République de Ciudalia  venaient  d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire  était  arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il  faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs  sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce  infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui  commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées  et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler  le pactole, c’est au sein de la famille qu’on  sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est  plutôt mon rayon…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la fantasy de très haut niveau !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/gagner-la-guerre-jaworski.jpg" rel="lightbox[652]"><img class="alignleft size-full wp-image-634" title="gagner-la-guerre-jaworski" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/gagner-la-guerre-jaworski.jpg" alt="" width="150" height="185" /></a><em>« Je n’ai jamais aimé la mer.</em><br />
<em> Croyez-moi, les paltoquets qui se gargarisent sur la beauté des flots,  ils n’ont jamais posé le pied sur une galère. La mer, ça secoue comme  une rosse mal débourrée, ça crache et ça gifle comme une catin  acariâtre, ça se soulève et ça retombe comme un tombereau sur une  ornière ; et c’est plus gras, c’est plus trouble et plus limoneux que le  pot d’aisance de feu ma grand-maman. Beauté des horizons changeants et  souffle du grand large ? Foutaises ! La mer, c’est votre cuite la plus  calamiteuse, en pire et sans l’ivresse.</em><br />
<em> Je n’ai jamais aimé la mer, et ce n’était pas près de s’arranger. »</em></p>
<p>Voilà comment commence ce roman de <strong>Jean Philippe Jaworski</strong>, déjà auteur  du <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/20/janua-vera-de-jean-philippe-jaworski">très reconnu recueil de nouvelles Janua Vera</a>, nouvelles se déroulant  également dans ce Vieux Royaume que l&#8217;on retrouve dans ce premier roman.  Et cette introduction nous montre déjà deux choses : la plume de  <strong>Jaworski</strong> est extrêmement travaillée, ciselée à la perfection, et son héros,  cette crapule d&#8217;assassinat qu&#8217;est <strong>don Benvenuto Gesufal</strong> va en voir de  toutes les couleurs, et nous avec ! Et avec quel plaisir !</p>
<p>On tremblera avec lui, on vibrera avec lui, on aura (vraiment très) mal  avec lui (et vous comprendrez une nouvelle fois la richesse de  l&#8217;écriture de l&#8217;auteur, croyez moi !), on verra du pays avec lui, on se  fera avoir avec lui, on filoutera avec lui, on combattra à ses côtés, on  mentira avec lui, etc&#8230;<br />
Et ce n&#8217;est pas le moindre des exploits de l&#8217;auteur que d&#8217;avoir réussi à  rendre son héros (une mauvaise fréquentation comme il le dit lui même)  sympathique ! Tour à tour cynique, drôle, pleutre, fier, arrogant, on  s&#8217;attache rapidement à lui, avant d&#8217;être propulsé dans un maelström  d&#8217;événements qui le dépasse totalement&#8230;<br />
Le cadre du roman est également une vraie réussite, notamment à travers  l&#8217;évocation de Ciudalia, la ville dans laquelle se situe une bonne  partie de l&#8217;intrigue, sorte de Rome imaginaire, une cité tentaculaire  qui devient un personnage de l&#8217;histoire à part entière.</p>
<p>On sent que l&#8217;auteur s&#8217;est vraiment documenté à fond pour que tout soit  crédible, jusque dans une superbe scène où deux assassins s&#8217;expriment  dans un argot totalement déroutant et pourtant parfaitement  compréhensible. Renversant !</p>
<p>Intrigues politiques, combats, jeux de dupes, complots, machinations  sont les ingrédients de ce roman absolument jouissif qu&#8217;il est  impossible de lâcher avant la fin, et qui montre à tous que la fantasy  va bien au-delà des poncifs auxquels on la cantonne trop souvent&#8230;  Magistral, à l&#8217;image de la toute fin du roman, qui parvient en un seul  mot à clôturer cette aventure palpitante de la manière la plus cynique  qui soit. Jouissif je vous dis !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://siku00.blogspot.com/2009/04/gagner-la-guerre.html">Cédric Jeanneret</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2009/04/05/13274128.html">Efelle</a>, <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/04/gagner-la-guerre-jean-philippe-jaworski/">Traqueur Stellaire</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/07/tu-quoque.html">Gromovar</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2011/04/gagner-la-guerre-jean-philippe-jaworski.html">Arutha</a>, <a href="http://www.mesimaginaires.fr/article-34955984.html">Sandrine</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article8695">Yozone</a>.</p>
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		<title>Les Enfants de Húrin, de J.R.R. Tolkien</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/21/les-enfants-de-hurin-de-j-r-r-tolkien/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 04:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tolkien]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était de parler du maître sur ce blog. Je ne parlerai pas du &#171;&#160;Seigneur des Anneaux&#160;&#187;, de &#171;&#160;Bilbo le hobbit&#160;&#187; ou du &#171;&#160;Silmarillion&#160;&#187;, à moins de les relire une nouvelle fois. Parlons donc plutôt d&#8217;une de ses dernières oeuvres parues en France il y a peu (2008). &#160; Quatrième de couverture : Des milliers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était de parler du maître sur ce blog. Je ne parlerai pas du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, de <em>&laquo;&nbsp;Bilbo le hobbit&nbsp;&raquo;</em> ou du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, à moins de les relire une nouvelle fois. Parlons donc plutôt d&#8217;une de ses dernières oeuvres parues en France il y a peu (2008).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Des milliers d&#8217;années avant <em>&laquo;&nbsp;Le Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre <strong>Morgoth</strong>, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C&#8217;est contre <strong>Túrin</strong> et <strong>Niënor</strong>, les enfants de <strong>Húrin</strong>, que <strong>Morgoth</strong> va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier. <em>&laquo;&nbsp;Les Enfants de Húrin&nbsp;&raquo;</em>, œuvre entreprise par <strong>Tolkien</strong> au cours de la Première Guerre mondiale, s&#8217;adresse aux lecteurs du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l&#8217;histoire de <strong>Túrin</strong>, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre <strong>Morgoth</strong>, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Noir, très noir&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/enfants-hurin-tolkien.jpg" rel="lightbox[650]"><img class="alignleft size-full wp-image-633" title="enfants-hurin-tolkien" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/enfants-hurin-tolkien.jpg" alt="" width="150" height="236" /></a>Relatant une histoire déjà connue des lecteurs du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em> et des <em>&laquo;&nbsp;Contes et Légendes Inachevés&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Les Enfants de Húrin&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;en reste pas moins un très grand conte du <strong>Professeur Tolkien</strong>. Ce récit a été reconstitué par son fils, à partir des ecrits éparts racontant cette partie de l&#8217;histoire de la Terre du Milieu. Rendons d&#8217;ailleurs honneur à <strong>Christopher Tolkien</strong> qui, bien que capitalisant sur l&#8217;oeuvre de son père, n&#8217;a jamais pris le relais pour la compléter avec d&#8217;autres récits. L&#8217;oeuvre de <strong>Tolkien</strong> restera donc à tout jamais celle de <strong>J.R.R.</strong> et c&#8217;est aussi bien ainsi.</p>
<p>Écrit dans un style caractéristique de l&#8217;auteur anglais, plus proche de l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;historique&nbsp;&raquo; du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em> que du romanesque de <em>&laquo;&nbsp;Bilbo le hobbit&nbsp;&raquo;</em> ou du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, et qui a donc ses détracteurs, ce livre raconte la vie de <strong>Túrin Turambar</strong>, frappé par une malédiction lancée par <strong>Morgoth</strong> sur son père, <strong>Húrin</strong>, et qui poursuit sa descendance.</p>
<p>Il n&#8217;est pas toujours facile à lire (rapport à son style encore une fois, qui ressemble parfois aux contes épiques moyenâgeux), mais il a le mérite de rester accessible même aux non-initiés au monde de la Terre du Milieu. En effet, l&#8217;introduction, écrite par <strong>Christopher Tolkien</strong>, permet de le replacer dans son contexte. Il peut alors tout à fait être pris comme une histoire &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;, un one-shot d&#8217;un univers de fantasy.</p>
<p>C&#8217;est un récit très (mais vraiment, hein !) noir, dur, plein de gravité, bien loin de la légèreté d&#8217;un <strong>Bilbo</strong>. Ici, la malédiction est source de nombreux maux, de terribles catastrophes, d&#8217;évènements déchirants. Le final notamment ne peut vous laisser de marbre, tant l&#8217;émotion et la tristesse sont palpables, une véritable tragédie grecque. Ceux qui pensent que trop souvent les œuvres de fantasy se terminent en happy-end prévisible en seront pour leurs frais&#8230; Une lecture à éviter si on broie du noir,sans doute&#8230;</p>
<p>Excellente adaptation plus romancée et plus détaillée d&#8217;un récit du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, ce livre peut tout à fait faire office de premier pas vers la lecture du livre sus-nommé qui fait parfois peur à ses lecteurs potentiels (alors que pour moi, disons-le, le <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est le grand livre de <strong>Tolkien</strong>, son chef d&#8217;oeuvre ultime). L&#8217;auteur m&#8217;impressionne toujours autant par le souffle qui caractérise ses oeuvres, son imagination, son érudition. C&#8217;est une figure emblématique de la fantasy, et ce n&#8217;est pas avec ce roman que cela va changer.<br />
Pour moi, c&#8217;est un très grand récit, indispensable à tous amateurs des écrits du Professeur, mais pas seulement. Du grand <strong>Tolkien</strong>, assurément.</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-33042422.html">Cachou</a>, <a href="http://lesmotsdenanet.blogspot.com/2010/11/les-enfants-de-hurin-de-jrr-tolkien.html">Nanet</a>, <a href="http://lecture.cafeduweb.com/lire/11999-les-enfants-hurin-jrr-tolkien-fantasy-roman.html">Café du Web</a>, <a href="http://a.giscos.free.fr/lecture/JRRTolkien/EnfantsDeHurin.html">l&#8217;Antre du voyageur onirique</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article7705">Yozone</a>.</p>
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		<title>Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 04:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sans doute l&#8217;auteur français qui monte&#8230; En l&#8217;espace d&#8217;un recueil de nouvelles et d&#8217;un roman, Jean-Philippe Jaworski a su se forger une réputation d&#8217;esthète de la langue française, de star montante de la littérature de l&#8217;imaginaire francophone. Et j&#8217;ai bien peur d&#8217;être incapable de dire le contraire avec le recueil &#171;&#160;Janua Vera&#160;&#187;, lu il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute l&#8217;auteur français qui monte&#8230; En l&#8217;espace d&#8217;un recueil de nouvelles et d&#8217;un roman, <strong>Jean-Philippe Jaworski</strong> a su se forger une réputation d&#8217;esthète de la langue française, de star montante de la littérature de l&#8217;imaginaire francophone. Et j&#8217;ai bien peur d&#8217;être incapable de dire le contraire avec le recueil <em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em>, lu il y a déjà quelque temps&#8230; Chronique express.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Chaque nuit, <strong>Leodegar le Resplendissant</strong> se réveille en hurlant dans son  palais. Quelle est donc l&#8217;angoisse qui étreint le conquérant dans son  sommeil ? S&#8217;agit-il d&#8217;un drame intime, ou bien de l&#8217;écho multiple des  émotions qui animent le peuple du Vieux Royaume ? Désenchantement de  <strong>Suzelle</strong>, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de  maître <strong>Calame</strong>, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dune ses  archives ? Scrupule d&#8217;<strong>Aedam</strong>, le chevalier, à manquer aux lois de  l&#8217;honneur ? Hantise de <strong>Cecht</strong>, le housekarl, confronté aux fantômes de la  forêt ? Appréhension de <strong>Benvenuto</strong>, le maître assassin, d&#8217;être un jour  l&#8217;objet d&#8217;un contrat? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles  qu&#8217;on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres&#8230; A  travers dix destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses  intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les  clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du coeur humain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la grande fantasy !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/janua-vera-jaworski.jpg" rel="lightbox[640]"><img class="alignleft size-full wp-image-636" title="janua-vera-jaworski" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/janua-vera-jaworski.jpg" alt="" width="150" height="185" /></a>Autant tuer le suspense tout de suite : j&#8217;ai été conquis par ce recueil de nouvelles !</p>
<p>Je ne vais pas faire un revue de détail, mais j&#8217;ai été subjugué par <em>&laquo;&nbsp;Mauvaise Donne&nbsp;&raquo;</em> (on retrouvera d&#8217;ailleurs <strong>Benvenuto</strong>, le personnage principal,  dans <em>&laquo;&nbsp;Gagner la Guerre&nbsp;&raquo;</em>. Il me rappelle un peu bien sûr <a href="http://www.lorhkan.com/2011/07/09/les-mensonges-de-locke-lamora-de-scott-lynch/">Locke Lamora</a>,  avec moins de gouaille mais un peu plus de témérité), <em>&laquo;&nbsp;Un Jour de  Guigne&nbsp;&raquo;</em> (dans laquelle la prose de <strong>Jaworski</strong> est la plus  exubérante) très drôle et parodique (et pourtant, je ne suis pas très friand de fantasy humoristique), la tristesse qui ressort de <em>&laquo;&nbsp;Une  Offrande très précieuse&nbsp;&raquo;</em>, la noirceur de <em>&laquo;&nbsp;Un Confident&nbsp;&raquo;</em>. <em>&laquo;&nbsp;Montefellone&nbsp;&raquo;</em> est une superbe nouvelle jetant le lecteur au coeur de batailles moyenâgeuses, avec toujours cette langue ciselée comme rarement. Étourdir le lecteur par la beauté de la langue, lorsque qu&#8217;on parle de manoeuvres militaires, ce n&#8217;est pas si courant !<br />
Même la critiquée nouvelle éponyme (<em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em> donc) m&#8217;a bien plus. Il  y une sorte d&#8217;atmosphère mystique qui s&#8217;en dégage et qui correspond  bien à un événement situé dans un lointain passé (alors que toutes les  autres nouvelles se passent bien plus tard, et dans un intervalle de  temps restreint).</p>
<p>Mais mon incontestable coup de cœur revient au <em>&laquo;&nbsp;Conte de Suzelle&nbsp;&raquo;</em> qui,  d&#8217;un ton léger au début, sombre peu à peu dans une terrible mélancolie.  Pas étonnant que certain(e)s en aient les larmes aux yeux. Bouleversant,  tout simplement. A elle seule, elle justifie l&#8217;achat du livre, rien que ça.<br />
Ma seule déception concerne <em>&laquo;&nbsp;Un Amour Dévorant&nbsp;&raquo;</em>, plus proche du fantastique, avec une fin qui m&#8217;a laissé sur ma&#8230; faim.</p>
<p>En tout cas, un grand bravo à <strong>Jean Philippe Jaworski</strong> (quelle plume  sublime !) qui réussit à travers ces quelques nouvelles toutes d&#8217;un  style différent à créer un monde cohérent et mystérieux à la fois. Les personnages des différentes nouvelles se croisent, les références et clins d&#8217;oeil d&#8217;une nouvelle à l&#8217;autre sont nombreux et contribuent à rendre ce &laquo;&nbsp;Vieux Monde&nbsp;&raquo; consistant. La chronologie apporte un plus également. On y perd en mystère (dans l&#8217;édition précédente, les annexes n&#8217;existaient pas, la chronologie non plus) ce qu&#8217;on y gagne en précision. Pas forcément un mauvais calcul quand on décide de créer un monde pour y situer plusieurs œuvres.</p>
<p>Vivement la suite, Sieur <strong>Jaworski</strong> !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/07/chroniques-du-vieux-royaume.html">Gromovar</a>, <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-19657920.html">Nébal</a>, <a href="http://siku00.blogspot.com/2007/06/janua-vera.html">Cédric Jeanneret</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jeanphilippe-jaworsky.html">Tigger Lilly</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2008/06/14/9574560.html">Efelle</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2009/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html">Arutha</a>, <a href="http://hu-mu.blogspot.com/2009/04/jean-philippe-jaworski-janua-vera.html">Hugin &amp; Munin</a>.</p>
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