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	<description>Science-fiction, fantastique, fantasy et autres joyeusetés littéraires</description>
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		<title>Chroniques martiennes, de Ray Bradbury</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 06:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clasique parmi les classiques, il était plus que temps que je lise ces fameuses &#171;&#160;Chroniques martiennes&#160;&#187; de Ray Bradbury. Une lecture commune organisée par Guillaume, notre cher Traqueur Stellaire, était donc le prétexte idéal. J&#8217;avoue y être allé toutefois un peu à reculons, car j&#8217;ai bêtement un a priori sur le style parfois vieillot des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Clasique parmi les classiques, il était plus que temps que je lise ces fameuses <em>&laquo;&nbsp;Chroniques martiennes&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Ray Bradbury</strong>. Une <a href="http://www.lorhkan.com/tag/lectures-communes-2/">lecture commune</a> organisée par <strong>Guillaume</strong>, notre cher <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Traqueur Stellaire</a>, était donc le prétexte idéal. J&#8217;avoue y être allé toutefois un peu à reculons, car j&#8217;ai bêtement un <em>a priori</em> sur le style parfois vieillot des romans datant de plus de soixante ans, sans parler de la véracité scientifique bien souvent mise à mal. Du coup, le choc n&#8217;en a été que plus grand&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span>« &laquo;&nbsp;J&#8217;ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p&#8217;pa ? Tu avais promis. &#8211; Les voilà&nbsp;&raquo;, dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là &#8211; dans le canal &#8211; réfléchis dans l&#8217;eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l&#8217;eau&#8230;»</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Quand la science cède le pas à l&#8217;onirisme</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Chroniques-martiennes-Bradbury.jpg" rel="lightbox[996]"><img class="alignleft size-full wp-image-818" title="Chroniques martiennes-Bradbury" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Chroniques-martiennes-Bradbury.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>La première réflexion qui vient à l&#8217;esprit à la lecture de ce livre tient à la rigueur scientifique : il faut en effet accepter de laisser de côté une quelconque rigueur scientifique pour simplement se laisser emporter par la poésie et l&#8217;onirisme qui se dégagent du roman. <strong>Ray Bradbury</strong> le dit d&#8217;ailleurs lui même dans la préface : pour lui, ce roman n&#8217;est pas de la science-fiction. On est plutôt dans une sorte de divagation, de rêve éveillé, de mythe comme il le dit, décrivant la colonisation de Mars par les hommes.</p>
<p>Mais revenons sur l&#8217;architecture du roman. <em>&laquo;&nbsp;Chroniques martiennes&nbsp;&raquo;</em> est constitué de plusieurs chapitres indépendants (à l&#8217;époque de leur écriture, il s&#8217;agissait même plutôt de courtes nouvelles indépendantes, qui furent regroupés en un ouvrage formant un tout cohérent). Chaque chapitre est lié à une date, le tout étant rangé dans un ordre chronologique, reflétant l&#8217;avancée de la colonisation martienne. Ça c&#8217;est pour le côté terre à terre.</p>
<p>Pour le reste, j&#8217;avoue avoir été emporté par l&#8217;imagination déployée par <strong>Bradbury</strong>, qui se permet d&#8217;emprunter à différents styles (humour à travers l&#8217;excellente nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Les hommes de la terre&nbsp;&raquo;</em> à la chute tellement cruelle, horreur avec la nouvelle hommage à Edgar Allan Poe <em>&laquo;&nbsp;Usher II&nbsp;&raquo;</em>, réflexion, mélancolie, philosophie, etc&#8230;) pour faire avancer son propos. Car cette colonisation ne se fait pas sans heurts. Aussi bien pour les hommes (à travers les échecs des premières tentatives de colonisation) que pour les martiens (qui paieront un lourd tribut à l&#8217;invasion humaine), ces êtres télépathes aux yeux couleur d&#8217;or. Difficile de ne pas songer à la conquête de l&#8217;ouest par les immigrants nord-américains au détriments des tribus indiennes&#8230; <strong>Bradbury</strong> a écrit ici une critique assez acerbe de la nature humaine, sur différents aspects : sociaux, politiques, religieux, militaires, etc&#8230; Racisme, société bien-pensante réprimant les &laquo;&nbsp;déviants&nbsp;&raquo;, choc des cultures, difficultés de communication, effet néfaste de la technologie débridée, soif de puissance, les thèmes de réflexion sont nombreux et sonnent toujours aussi juste, plus de soixante ans après leur écriture.</p>
<p>Mais surtout, ce qui fait tout le charme de ce livre, c&#8217;est le style de <strong>Bradbury</strong>, la poésie qui se dégage de ses écrits, sa puissance d&#8217;évocation. Difficile de rester insensible à certains récits tels que <em>&laquo;&nbsp;&#8230;Et la lune qui luit&nbsp;&raquo;</em> (à mon avis la plus belle réussite de cet ouvrage), <em>&laquo;&nbsp;Rencontre nocturne&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Les ballons de feu&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Morte saison&nbsp;&raquo;</em>, ou bien <em>&laquo;&nbsp;Pique-nique dans un million d&#8217;années&nbsp;&raquo;</em> qui clot le recueil en beauté. La mélancolie est omniprésente  et la science, quand elle n&#8217;est pas étroitement mêlée à l&#8217;art (quel beau concept !), laisse la place au rêve, à la méditation.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Chronique martiennes&nbsp;&raquo;</em> est donc un recueil qui mérite tout à fait son statut de classique de la science-fiction. Et même de classique tout court, tant le style de l&#8217;auteur ne peut le limiter au seul cadre trop étriqué de la SF. Recueil de fables oniriques, mélancoliques, teintées de nostalgie, c&#8217;est un ouvrage qui doit absolument figurer dans la bibliothèque de tout amateur de SF, et de tout amateur de littérature tout court, quelque soit son genre de prédilection. Chef d&#8217;oeuvre ? Pour une fois, l&#8217;expression n&#8217;est pas usurpée&#8230;</p>
<p>Lecture commune avec <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/02/chroniques-martiennes-ray-bradbury/">Guillaume</a>, <a href="http://impromptu.hautetfort.com/archive/2012/02/06/chroniques-martiennes-de-ray-bradbury.html">Blop</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2012/02/les-chroniques-martiennes-ray-bradbury.html">Julien</a>.<br />
<script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Hu"></script><br />
Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[996]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
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		<title>Le Trône de fer, intégrale 1, de George R.R. Martin</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/02/13/le-trone-de-fer-integrale-1-de-george-r-r-martin/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 07:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai toujours dit que je lirai le tome 1 de cette célèbre saga avant de regarder la série TV. Et j&#8217;ai tenu parole (non sans m&#8217;être fait spoilé deux éléments importants&#8230;). Et je dois dire qu&#8217;une fois plongé dans le roman, difficile d&#8217;en sortir avant d&#8217;avoir tout lu. Et c&#8217;est même tellement bon que j&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai toujours dit que je lirai le tome 1 de cette célèbre saga avant de regarder la série TV. Et j&#8217;ai tenu parole (non sans m&#8217;être fait spoilé deux éléments importants&#8230;). Et je dois dire qu&#8217;une fois plongé dans le roman, difficile d&#8217;en sortir avant d&#8217;avoir tout lu. Et c&#8217;est même tellement bon que j&#8217;ai du coup regarder la série dans la foulée. Non parce que, presque un an après, faut pas déconner&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s&#8217;en sortiront indemnes&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le jeu des trônes</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/trone-de-fer-integrale-1.jpeg" rel="lightbox[913]"><img class="alignleft size-full wp-image-805" title="trone-de-fer-integrale-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/trone-de-fer-integrale-1.jpeg" alt="" width="150" height="221" /></a>Que dire qui n&#8217;a pas déjà été dit ? Vendue par palettes entières, connue dans le monde entier, adaptée en série télévisée, cette saga, fer de lance de la fantasy moderne (tout au moins en ce qui concerne les chiffres de ventes), a en effet été déjà chroniquée de multiples fois.</p>
<p>Et j&#8217;avoue ne pas avoir envie de lutter pour faire quelque chose d&#8217;original. Car oui, j&#8217;ai succombé à ses charmes. Difficile d&#8217;y résister : des personnages complexes, charismatiques, et assez peu manichéens (j&#8217;entends dire un peu partout que le manichéisme est totalement absent de la saga. J&#8217;oserais tout de même insister sur le fait que dans ce premier tome &laquo;&nbsp;intégral&nbsp;&raquo; (reprenant la tomaison de la version originale, qui avait au départ été coupée en plusieurs morceaux lors de la première parution en langue française), il y a assez clairement une famille qui se détache côté &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; et une autre côté &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo;. Mais j&#8217;ai aussi entendu dire que ces positionnements deviennent beaucoup moins clairs au fil des tomes suivants. Et c&#8217;est tant mieux), une ambiance médiévale très bien rendue, des éléments fantasy assez légers, mais suffisamment présents pour créer le mystère, et donc indiciblement la peur, un univers extrêmement bien construit et très détaillé (sa géographie, son histoire, etc&#8230;), et bien sûr ce sans quoi rien ne serait : son histoire. Complexe, contenant son lot de rebondissements, de retournements de situation et autres révélations, sans que jamais cela ne paraisse artificiel, c&#8217;est d&#8217;une redoutable efficacité. Cette complexité peut d&#8217;ailleurs jouer des tours, tant les protagonistes sont nombreux. Combien de fois me suis-je référé aux appendices du début du roman (ou bien à leur <a href="http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Appendices_AGOT">traduction intégrale</a> sur le <a href="http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Accueil">wiki</a> de la <a href="http://www.lagardedenuit.com/">Garde de Nuit</a>, puisque celles de la version françaises sont tronquées, mais attention de ne pas naviguer n&#8217;importe où, sous peine de spoilers !) pour situer certains intervenants !</p>
<p>La narration n&#8217;est pas en reste, puisqu&#8217;elle se fait à travers le point de vue de plusieurs personnages importants, qui tour à tour feront avancer l&#8217;intrigue. Il n&#8217;y a pas un personnage principal, mais plutôt des personnages récurrents. Cela surprend un peu au début, car abandonner un personnage que l&#8217;on apprécie (mais que l&#8217;on retrouvera quelques chapitres plus loin) au profit d&#8217;un autre peut déranger. Mais bien souvent le chapitre qui suit est tout aussi intéressant&#8230; Et ainsi de suite, car les pages finissent alors, une fois l&#8217;intrigue définitivement lancée, par tourner toutes seules !</p>
<p>Parlons également rapidement de la traduction, qui a fait polémique en son temps. En effet, le style de <strong>George R.R. Martin</strong> est assez simple et direct en version originale, en tout cas c&#8217;est ce qui se dit, ne l&#8217;ayant pas moi même lu en langue anglaise. La traduction française, en revanche, est extrêmement travaillée, avec un style &laquo;&nbsp;vieux français&nbsp;&raquo; collant assez bien à l&#8217;univers médiéval de la saga. Alors certes, on peut arguer qu&#8217;un traducteur doit avant tout coller au style de l&#8217;auteur, mais pour ma part j&#8217;admire le travail effectué sur cette traduction, permettant de renforcer encore un peu plus l&#8217;immersion, malgré quelques couacs comme les fameux loups-garous, ou bien les noms de lieux parfois très bien traduits (Vivesaigues pour Riverrun en VO, ou Peyredragon pour Dragonstone), parfois pas traduits du tout (Winterfell, le Neck), entachant un poil la cohérence géographique et linguistique.</p>
<p>Je vais faire un peu plus court que d&#8217;habitude, car l&#8217;essentiel est dit, et vous aurez compris, je pense, à quel point je suis enthousiaste à propos de ce joli pavé d&#8217;un peu moins de 800 pages. Je n&#8217;ai pas détaillé ici l&#8217;histoire, nombre d&#8217;entre vous la connaissent déjà, quant aux autres ne cherchez pas plus loin et précipitez vous sur cette saga, c&#8217;est effectivement une lecture hautement recommandée ! Le tome 2 est d&#8217;ores et déjà dans le haut de ma PAL&#8230; Quant à la série TV, l&#8217;article est pour bientôt.</p>
<p>Seul regret : la saga n&#8217;est toujours pas close (le cinquième volume sur les sept prévus est sorti à l&#8217;été 2011 en langue anglaise, la traduction n&#8217;est pas encore arrivée dans nos vertes contrées), et l&#8217;auteur n&#8217;est pas connu pour sa rapidité d&#8217;écriture. Patience donc&#8230;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[913]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7Hr"></script></p>
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		<title>Légende, de David Gemmell</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/02/03/legende-de-david-gemmell/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 07:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aaaaah, David Gemmell !&#8230; Adulé par certains, fuis comme la peste par d&#8217;autres (les premiers étant d&#8217;ailleurs souvent la risée des seconds&#8230;), on peut dire qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et moi dans tout ça ? Réponse avec cette courte autopsie de son premier et plus célèbre roman, &#171;&#160;Légende&#160;&#187;. &#160; Quatrième de couverture : Druss [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aaaaah, <strong>David Gemmell</strong> !&#8230; Adulé par certains, fuis comme la peste par d&#8217;autres (les premiers étant d&#8217;ailleurs souvent la risée des seconds&#8230;), on peut dire qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et moi dans tout ça ? Réponse avec cette courte autopsie de son premier et plus célèbre roman, <em>&laquo;&nbsp;Légende&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Druss</strong> est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais au lieu de la richesse et de la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d&#8217;une montagne, avec pour seuls compagnons quelques léopards des neiges. Là, le vieux guerrier attend son ennemi de toujours, la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C&#8217;est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l&#8217;Empire drenaï. C&#8217;est maintenant leur dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l&#8217;envahisseur nadir. Son seul espoir : le vieux guerrier</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>BEEEUUUUUUAAAAARRRRHHHH !!</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/legende-gemmel.jpg" rel="lightbox[978]"><img class="alignleft size-full wp-image-982" title="legende-gemmel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/02/legende-gemmel.jpg" alt="" width="150" height="243" /></a>On a à peu près tout lu sur ce titre : simpliste, intrigue maigrichonne, personnages rigides et peu profonds, etc&#8230; Et ma foi&#8230; C&#8217;est vrai ! Mais ce qui est encore plus vrai, c&#8217;est que le charme opère ! Alors certes, il ne faut pas s&#8217;attendre à une quelconque fable philosophique sur la nature humaine, ce n&#8217;était pas du tout l&#8217;intention de l&#8217;auteur. Il voulait juste écrire un récit de fantasy épique, direct, sans fioritures, allant droit au but. Et de ce point de vue, c&#8217;est réussi. Car <strong>David Gemmell</strong> est (était, RIP&#8230;) un conteur hors pair, capable de faire naître des images dans l&#8217;esprit du lecteur en quelques phrases grâce à ses courtes descriptions efficaces, les combats sont clairs nets et précis. Il pouvait vous installer une ambiance en quelques mots, et ça marchait.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Légende&nbsp;&raquo;</em> est simple à résumer : il s&#8217;agit de l&#8217;histoire d&#8217;un siège. D&#8217;une forteresse, Dros Delnoch, réputée imprenable, mais assiégée par un ennemi très largement supérieure en nombre. Leur victoire ne fait aucun doute. A moins que&#8230; cette vieille légende qu&#8217;est <strong>Druss</strong> n&#8217;arrive et fasse naître un fol espoir chez les défenseurs ! Donc oui, clairement on aura vu plus original, même récemment <em>&laquo;&nbsp;300&#8243;</em> est passé par là. Sauf que n&#8217;oublions pas tout de même de replacer ce livre dans son contexte : il a été écrit en 1984. Ça recadre un peu les choses.</p>
<p>Pour le reste, difficile de ne pas plonger dans cette ambiance désespérée où d&#8217;anciens héros vont ressurgir, et où de nouveaux vont apparaître à la face du monde. Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine : pas de temps morts (malgré un début qui prend son temps, car le siège en lui même n&#8217;occupe que la seconde moitié du roman, le reste est essentiellement basé sur les préparatifs, les personnages qui arrivent à Dros Delnoch pour différentes raisons, etc&#8230;), un scénario efficace, un style fluide et haletant, peu d&#8217;intrigues secondaires pour ne pas dévier du fil directeur. C&#8217;est plein de testostérone (le public féminin n&#8217;est pas vraiment la cible de ce roman&#8230;), c&#8217;est bas du front, mais c&#8217;est frénétique, ça fuse à deux cents à l&#8217;heure, et en fait : c&#8217;est bon ! Même les réfractaires à ce type de roman <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-legende-de-david-gemmell-95105805.html">y trouvent leur compte</a>&#8230; Je reste toujours étonné de voir qu&#8217;Hollywood n&#8217;en a toujours pas fait une adaptation cinéma tellement ce roman semble fait pour ça. Seul bémol : un fin totalement ratée. Mais quand je dis totalement, c&#8217;est totalement. Dégoulinante de guimauve à en vomir, totalement hors du ton du reste du roman, bref, un beau loupé consensuel, garantissant peut être à l&#8217;auteur de ne pas froisser ses lecteurs d&#8217;alors. Mais cela n&#8217;obscurcit que peu ce qui a précédé.</p>
<p>On est donc ici en plein dans la littérature populaire à grand spectacle, non pas faite pour réfléchir, mais pour donner du plaisir à son cerveau reptilien. Les neurones sont au repos, on ressort du bouquin avec un sourire bête, mais bon sang, ça fait du bien !</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7F6"></script></p>
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		<title>The box, de Richard Kelly, Le jeu du bouton, de Richard Matheson</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:30:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Toujours dans le thème des adaptations, intéressons-nous cette fois à &#171;&#160;The box&#160;&#187;, un film issu d&#8217;une très courte nouvelle d&#8217;un des auteurs phares de ce format : Richard Matheson. Sacré challenge que d&#8217;adapter à l&#8217;écran une nouvelle qui ne fait même pas dix pages&#8230; &#160; Synopsis du film (et de la nouvelle d&#8217;origine) : Norma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours dans le thème des adaptations, intéressons-nous cette fois à <em>&laquo;&nbsp;The box&nbsp;&raquo;</em>, un film issu d&#8217;une très courte nouvelle d&#8217;un des auteurs phares de ce format : <strong>Richard Matheson</strong>. Sacré challenge que d&#8217;adapter à l&#8217;écran une nouvelle qui ne fait même pas dix pages&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Synopsis du film (et de la nouvelle d&#8217;origine) :<br />
</span></p>
<p><strong>Norma</strong> et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu&#8217;au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l&#8217;énigmatique <strong>Arlington Steward</strong> qui leur révèle qu&#8217;en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d&#8217;un inconnu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-1.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignleft  wp-image-971" title="the box 1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-1-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a>&laquo;&nbsp;Le jeu du bouton&nbsp;&raquo;</em> (<em>&laquo;&nbsp;Button button&nbsp;&raquo;</em> en V.O.), trouvable <a href="http://www.noosfere.org/icarus/livres/EditionsLivre.asp?numitemsommaire=7621">dans pas mal de recueils</a>, est donc une nouvelle de moins de 10 pages&#8230; Autant dire qu&#8217;elle va droit au but, sans oublier au passage de surprendre le lecteur par un final inattendu. Peu de choses à en dire sans la déflorer, le synopsis du dessus étant déjà bien suffisant. Tout au plus peut-on signaler que c&#8217;est une sorte de relecture du mythe de la Génèse (<strong>Adam</strong> et <strong>Eve</strong>, le Fruit Défendu), mise en parallèle avec le mythe de <strong>Pandore</strong> (et sa fameuse&#8230; Boîte !). Court, efficace et surprenant, l&#8217;archétype parfait d&#8217;une nouvelle-coup de poing réussie.</p>
<p>Mais alors comment adapter un format aussi court au cinéma, alors que tout pourrait être dit en long, en large et en travers au bout de dix minutes ? En prenant des risques, quitte à se casser la figure. Car si le premier tiers du film reprend de belle manière l&#8217;intrigue de la nouvelle (en épaississant tout de même le caractère et l&#8217;environnement des personnages, chose dont la nouvelle peut fort bien se passer), avec les questionnements qui se posent à cette famille, et au spectateur en même temps, à la suite du marché qui leur est proposé (d&#8217;autant plus que leur situation financière est délicate), en installant une ambiance assez particulière, plutôt inquiétante et déroutante (grâce notamment au défiguré <strong>Arlington Steward</strong>, joué à merveille par <strong>Frank Langella</strong>), découlant directement de l&#8217;incertitude dans laquelle sont placés les personnages, les deux tiers suivants sont issus du cerveau du réalisateur, qui est ici également scénariste. Et là, ça passe ou ça casse. Voire même un peu des deux. Et je suis bel et bien dans ce dernier cas.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-4.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignright  wp-image-972" title="the box 4" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-4-300x200.jpg" alt="" width="180" height="120" /></a>En effet, autant j&#8217;approuve l&#8217;idée de densifier l&#8217;intrigue, surtout quand les idées amenées pour cela sont intéressantes, autant à un moment donné la mise en scène et le traitement de ces idées m&#8217;a complètement déboussolé. Voire même totalement perdu, ceux qui ont vu la scène de la bibliothèque me comprendront peut-être. Alors cela vient peut-être de moi, ne possédant pas toutes les clés pour décoder la symbolique de certaines scènes ou les pistes lancées par le cinéaste, mais même si je n&#8217;ai rien contre la métaphysique, trop de métaphysique tue la métaphysique ! Surtout quand arrivé à la fin du film, j&#8217;en arrive à me dire : tout ça pour ça ! Et du coup, toutes les images, toutes les scènes vécues ou imaginées par les personnages qui me sont passées au dessus de la tête m&#8217;ont simplement parues être au mieux un gigantesque foutraque compréhensible uniquement par le réalisateur, au pire totalement inutiles, malgré certaines scènes vraiment réussies et/ou poignantes, notamment sur la fin&#8230;</p>
<p>Et pourtant, avec le recul, le film me paraît toujours intéressant, avec :</p>
<ol>
<li>des questionnements moraux,</li>
<li>en y ajoutant une couche de SF mystico-divino-métaphysiquo-extraterrestre,</li>
<li>des réflexions sur la nature humaine dans ce qu&#8217;elle a de moins bon,</li>
<li>mais également sur la rédemption.</li>
</ol>
<p>Mais si c&#8217;est le 1 qui vous intéresse, sachez que vous retrouverez la même chose dans la nouvelle, lue en un quart d&#8217;heure&#8230; Alors <em>&laquo;&nbsp;The box&nbsp;&raquo;</em>, raté ? Non, juste trop brouillon, trop déroutant, ou trop référencé pour moi, sur un scénario qui n&#8217;a rien de compliqué, mais que <strong>Richard Kelly</strong> a dilué dans une mise scène un brin &laquo;&nbsp;what the fuck ??&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-3.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignleft  wp-image-974" title="the box 3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/the-box-3-300x226.jpg" alt="" width="180" height="136" /></a>Donc bof. Dommage pour moi. Mais le film a de bonnes idées, pose des questions pertinentes dont les réponses sont parfois lourdes de conséquences, touche à des thèmes intéressants, et finalement a quand même piqué mon intérêt pour le réalisateur, et je vais donc m&#8217;intéresser de près à ses autres films, <em>&laquo;&nbsp;Southland Tales&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Donnie Darko&nbsp;&raquo;</em>, car oui, je n&#8217;ai vu ni l&#8217;un ni l&#8217;autre&#8230;</p>
<p>Un mot sur les acteurs : comme dit plus haut <strong>Frank Langella</strong> est vraiment excellent dans ce personnage énigmatique et inquiétant. Quant aux deux personnages principaux, joués par <strong>Cameron Diaz</strong> et <strong>James Marsden</strong>, ça fait du bien de les voir jouer dans des rôles un peu moins &laquo;&nbsp;typés&nbsp;&raquo; que d&#8217;habitude. Et puis voir <strong>Cameron Diaz</strong> ne jouer ni la nunuche ni la super-héroïne-lollypop-karaté-woman, ce n&#8217;est pas tous les jours. Et finalement, elle est plutôt bonne dans son rôle.</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[920]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>L&#8217;Agence, de George Nolfi, Rajustement, de Philip K. Dick</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2012/01/23/lagence-de-george-nolfi-reajustement-de-philip-k-dick/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore du Dick, avec cette fois l&#8217;adaptation de la nouvelle &#171;&#160;Rajustement&#160;&#187; (que j&#8217;ai lue), devenu &#171;&#160;L&#8217;Agence&#160;&#187; sous la caméra de George Nolfi. Réussie ou pas ? C&#8217;est ce que nous allons voir&#8230; &#160; Synopsis du film : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l&#8217;avenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore du <strong>Dick</strong>, avec cette fois l&#8217;adaptation de la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Rajustement&nbsp;&raquo;</em> (<a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/20/nouvelles-tome-1-1947-1953-de-philip-k-dick/">que j&#8217;ai lue</a>), devenu <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;Agence&nbsp;&raquo;</em> sous la caméra de <strong>George Nolfi</strong>. Réussie ou pas ? C&#8217;est ce que nous allons voir&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Synopsis du film :</span></p>
<p>Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? <strong>David Norris</strong> entrevoit l&#8217;avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu&#8217;il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence1.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignleft size-full wp-image-951" title="agence1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence1.jpg" alt="" width="150" height="204" /></a>Comme je le disais dans mon billet sur le film &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/18/blade-runner-de-ridley-scott/"><em>Blade Runner</em></a>&laquo;&nbsp;, pour une bonne adaptation il faut plus qu&#8217;une simple mise en image décalquée du support d&#8217;origine. A plus forte raison lorsque la dite œuvre d&#8217;origine est une nouvelle, donc un format court. Il faut y ajouter de la substance pour parvenir à en faire un film d&#8217;1h45.</p>
<p>La nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Rajustement&nbsp;&raquo;</em> traite d&#8217;un homme qui se retrouve témoin d&#8217;une étrange scène, alors qu&#8217;il arrive en retard à son travail : des hommes en combinaison sont en train de transporter un étrange matériel sur son lieu de travail, alors que tout autour de lui est soudainement devenu gris, y compris les êtres humains, également devenus immobiles&#8230; Les explications sur le pourquoi du comment viendront bien évidemment au fil du récit.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence2.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignright  wp-image-953" title="agence2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence2-199x300.jpg" alt="" width="159" height="240" /></a>Le film, dans son premier tiers, est assez fidèle à la nouvelle. On découvre l&#8217;intrigue en même temps que le personnage principal (devenu politicien), joué par <strong>Matt Damon</strong>. Le suspense est bien dosé, on suit le déroulement avec intérêt. Malheureusement, ce qui aurait pu devenir une intéressante réflexion sur les choix, le libre arbitre, devient un classique film d&#8217;action, accompagné d&#8217;une histoire d&#8217;amour d&#8217;une banalité affligeante car déjà vu une bonne centaine de fois&#8230; C&#8217;est là que le bât blesse : la nouvelle se tient sur son seul concept (en utilisant un des thèmes dickiens par excellence : la distorsion de la réalité, ou l&#8217;existence d&#8217;une réalité sous-jacente), mais le film lui, doit aller plus loin pour tenir sur la longueur. Et malgré quelques bonnes trouvailles visuelles, le tout s&#8217;essouffle rapidement, car tournant à vide, jusqu&#8217;à une fin évidemment trop prévisible, totalement dans le ton du Hollywood bien pensant. Dommage, car il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux. Mais pour cela, il aurait fallu se dire que les spectateurs sont capables de réfléchir et d&#8217;aller plus loin qu&#8217;un simple film d&#8217;action dégoulinant de guimauve.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence3.jpg" rel="lightbox[902]"><img class="alignleft  wp-image-955" title="agence3" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/agence3-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>La nouvelle d&#8217;origine de <strong>Dick</strong> est également, comme souvent avec l&#8217;auteur, une nouvelle à chute, chute qui ne résout rien, mais permet de &laquo;&nbsp;boucler la boucle&nbsp;&raquo;. Malheureusement, rien de cela dans le film, là encore par trop hollywoodien&#8230; Mais tout n&#8217;est pas noir, la photo est très réussie (New York est bien mis en valeur), les acteurs font leur job correctement (sans génie mais bon&#8230;). Mais qu&#8217;est ce qu&#8217;on est loin de l&#8217;univers décalé/bizarroïde de <strong>Philip K. Dick</strong> !&#8230;</p>
<p>Adaptation poussive donc, car manquant de substance, et trop prévisible dans son déroulement. Adapter une nouvelle n&#8217;est sans doute pas chose aisée (un autre exemple arrive bientôt sur le blog), les bons exemples ne manquent pourtant pas&#8230; Cette tentative n&#8217;en fera pas partie&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://les-murmures.blogspot.com/2012/01/adapte-moi-si-tu-peux.html">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, des <a href="http://les-murmures.blogspot.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[902]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Nouvelles, tome 1, 1947-1953, de Philip K. Dick</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 05:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a pas mal de Philip K. Dick en ce moment sur le blog&#8230; Entre ses romans, ses &#171;&#160;fils spirituels&#160;&#187;, ses adaptations, etc&#8230;, force est de constater que l&#8217;influence du Maître sur la littérature (mais pas que) de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas le fruit du hasard. Intéressons-nous à un livre que j&#8217;avais trouvé par hasard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a pas mal de <strong>Philip K. Dick</strong> en ce moment sur le blog&#8230; Entre <a href="http://www.lorhkan.com/tag/dick/">ses romans</a>, <a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/16/la-separation-de-christopher-priest/">ses &laquo;&nbsp;fils spirituels&nbsp;&raquo;</a>, <a href="http://www.lorhkan.com/2012/01/18/blade-runner-de-ridley-scott/">ses adaptations</a>, etc&#8230;, force est de constater que l&#8217;influence du Maître sur la littérature (mais pas que) de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas le fruit du hasard. Intéressons-nous à un livre que<a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/content-je-suis/"> j&#8217;avais trouvé par hasard</a> dans une librairie bretonne, et qui m&#8217;avait mis en joie lors de son achat. Qu&#8217;en est-il à l&#8217;issue de la lecture ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Une ville qui se modifie au gré des désirs d&#8217;un de ses habitants,  androïdes plus humains que les hommes&#8230; Des extraterrestres capables de  se confondre avec l&#8217;objet le plus anodin&#8230; Des machines à tuer qui  ressemblent à un soldat blessé&#8230; Des morceaux de musique célèbres  transformés en animaux&#8230; Un enfant qui a peur de son père, depuis que  celui-ci a été &nbsp;&raquo; truqué &laquo;&nbsp;&#8230; Métamorphoses, dissimulations et  camouflages Rien n&#8217;est ce qu&#8217;il semble être dans les &nbsp;&raquo; nouvelles de  jeunesse &nbsp;&raquo; de <strong>Philip K. Dick</strong>, soixante-huit textes courts, souvent  percutants, qui annonçaient déjà ses chefs-d&#8217;œuvre à venir (<em>Ubik</em>, <em>Le  Maître du haut château</em>, <em>Substance Mort</em>, <em>Blade Runner</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dick, ou comment avoir une idée par page !</strong></p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/nouvelles-tome1-dick.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignleft size-full wp-image-495" title="nouvelles-tome1-dick" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/nouvelles-tome1-dick.jpg" alt="" width="150" height="225" /></a>Bon, ok, j&#8217;exagère un peu, mais ce qui frappe à la lecture de ce recueil, première partie de l&#8217;intégrale de ses nouvelles, reprenant ici ses nouvelles de jeunesse (essentiellement car <strong>Dick</strong>, une fois sa réputation installée, s&#8217;est attelé à l&#8217;écriture de romans), c&#8217;est le foisonnement d&#8217;idées. Alors loin de moi l&#8217;idée de faire un inventaire exhaustif (ce volume regroupe tout de même 68 nouvelles !), mais revenons tout de même sur quelques éléments fondamentaux de son travail de novelliste.</p>
<p>Première constatation : <strong>Dick</strong> touche à tout. De la SF bien sûr (et essentiellement), mais aussi du fantastique, et même une pointe de fantasy (dans <em>&laquo;&nbsp;Le roi des elfes&nbsp;&raquo;</em>). Dans ce volumineux recueil, tout n&#8217;est pas de grande qualité bien sûr (mais comment pourrait-il en être autrement sur une si grosse quantité de nouvelles écrites en si peu de temps : par exemple, 37 nouvelles écrites entre fin 1952 et fin 1953, soit une moyenne de 3 par mois!), mais la diversité des thèmes abordés force le respect. Du voyage dans le temps (<em>&laquo;&nbsp;Le crâne&nbsp;&raquo;</em>) au space-opéra (<em>&laquo;&nbsp;Les braconniers du cosmos&nbsp;&raquo;</em>), de la réalité altérée (<em>&laquo;&nbsp;Une petite ville&nbsp;&raquo;</em>) au questionnement sur ce qui fait un être humain (<em>&laquo;&nbsp;Etre humain c&#8217;est&#8230;&nbsp;&raquo;</em>), du renversement de perspective (<em>&laquo;&nbsp;Le problème des bulles&nbsp;&raquo;</em>) au récit purement horrifique (<em>&laquo;&nbsp;Le père truqué&nbsp;&raquo;</em>), de l&#8217;évolution des espèces (<em>&laquo;&nbsp;L&#8217;homme doré&nbsp;&raquo;</em>) à la nouvelle humoristique (<em>&laquo;&nbsp;A vue d’œil&nbsp;&raquo;</em>, hilarant !), difficile de trouver un thème non abordé par l&#8217;auteur. Dans le lot, on trouvera donc déjà les prémices des grands thèmes dickiens, thèmes qu&#8217;il reprendra en les développant dans ses romans ultérieurs. On sent également que <strong>Dick</strong> était fortement influencé par son époque. Parmi les situations rencontrées, celle de la Terre ravagée par la guerre nucléaire par exemple, guerre froide oblige donc souvent issue d&#8217;un affrontement américano-russe, revient très fréquemment, lui permettant d&#8217;imaginer toutes sortes de situations mettant l&#8217;être humain face à ses contradictions.</p>
<p>Nouvelles à chute, nouvelles d&#8217;action, nouvelles plutôt basées sur la réflexion, il y en a pour tous les goûts. L&#8217;avantage des nouvelles c&#8217;est qu&#8217;elles permettent de ne pas nécessiter d&#8217;autres supports que le seul concept sur lequel elles reposent. Il a parfois été reproché à <strong>Dick</strong> de ne pas savoir écrire sur la longueur. Un roman n&#8217;est pas une nouvelle et vice versa (<strong>Dick</strong> le décrit d&#8217;ailleurs fort bien dans une lettre écrite en 1968, reproduite dans ce recueil). Les contraintes de l&#8217;un et l&#8217;autre ne sont pas les mêmes. Ne cherchez pas ici des personnages développés, ce n&#8217;est pas le sujet. Mais si vous êtes à la recherche d&#8217;idées, de pistes de réflexion, de concepts parfois vertigineux, vous y trouverez votre bonheur. Ce volumineux recueil (1500 pages tout de même !) reste définitivement pour moi une lecture incontournable pour qui souhaite mieux connaître l’œuvre de <strong>Philip K. Dick</strong>. Nul doute qu&#8217;il en est de même pour le second volume, qui attend tranquillement dans ma PAL que je le picore au gré de mes envies, comme je l&#8217;ai fait pour celui-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Snow</a>, et du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">Fins du monde</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[900]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7CS"></script></p>
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		<title>Blade Runner, de Ridley Scott</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 05:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, parlons d&#8217;un film. Mais pas n&#8217;importe lequel, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de rien de moins que Blade Runner, sans doute LE chef d’œuvre de Ridley Scott, mais aussi film fondateur du genre cyberpunk au cinéma. Bien évidemment, pour un film aussi célèbre, quel intérêt de publier une nouvelle chronique, noyée dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, parlons d&#8217;un film. Mais pas n&#8217;importe lequel, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de rien de moins que <em>Blade Runner</em>, sans doute LE chef d’œuvre de <strong>Ridley Scott</strong>, mais aussi film fondateur du genre cyberpunk au cinéma. Bien évidemment, pour un film aussi célèbre, quel intérêt de publier une nouvelle chronique, noyée dans la masse, à propos d&#8217;un film que tous les visiteurs de ce blog connaissent (vu le public cible) ? Je crois qu&#8217;il n&#8217;y en a que très peu. Comme ce billet s&#8217;inscrit dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, autant aller au bout du concept, et s&#8217;attarder sur ce qui en fait une adaptation : les différences entre le film et le roman duquel il est adapté : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/21/blade-runner-de-philip-k-dick/"><em>Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?</em></a>&laquo;&nbsp;.</p>
<div id="attachment_928" class="wp-caption alignleft" style="width: 132px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner1.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-928 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner1-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de John Alvin</p></div>
<p>En effet d&#8217;après moi, pour faire une bonne adaptation, il ne suffit pas de transcrire le roman de base de manière exacte sur le grand écran. C&#8217;est même plutôt une erreur de procéder ainsi, les contraintes entre roman et film n&#8217;étant pas les mêmes, ce qui passe très bien par écrit peut ne pas fonctionner du tout à l&#8217;écran. <strong>Ridley Scott</strong> l&#8217;a bien compris, et a choisi de nous proposer sa vision personnelle de l&#8217;histoire écrite par <strong>Philip K. Dick </strong>(à partir d&#8217;un scénario déjà quelque peu différent du roman originel, mais tenant compte des remarques de l&#8217;auteur).</p>
<p>Ainsi, les différences sont nombreuses : le thème des animaux électro-mécaniques est presque totalement absent du film (hormis la référence à une chouette dans les bureaux de la <strong>Tyrell Corporation</strong>) même si la symbolique animale est elle très présente (cherchez par exemple le serpent, le loup, la colombe, le raton-laveur, et bien sûr la fameuse licorne), l&#8217;aspect religieux porté par <strong>Mercer</strong> dans le roman est également absent du film, de même que la boîte à empathie ou l&#8217;orgue d&#8217;humeur. Du côté des personnages, le héros <strong>Rick Deckard</strong>, n&#8217;a pas la même situation (marié dans le roman, divorcé dans le film), tandis que <strong>Roy Batty</strong>, le leader des &laquo;&nbsp;réplicants&nbsp;&raquo; (terme utilisé dans le film, en remplacement d&#8217;androïdes dans le roman), passe d&#8217;un statut de second rôle à celui de véritable némésis du héros dans le film. Et pour revenir sur <strong>Rick Deckard</strong>, le questionnement sur la véritable nature du personnage est beaucoup plus importante dans le film que dans le roman (mais à titre personnel, je regrette que la scène du commissariat de police, un des sommets du roman, ne soit pas présente à l&#8217;écran). Je n&#8217;en dirai pas plus sur ce sujet précis, les débats continuent toujours aujourd&#8217;hui, même si <strong>Ridley Scott</strong> lui-même a donné <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/825641.stm">sa version</a>&#8230; Et je ne parle là que des différences importantes, il y en a encore beaucoup d&#8217;autres&#8230;</p>
<div id="attachment_929" class="wp-caption alignright" style="width: 128px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner2.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-929 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner2-197x300.jpg" alt="" width="118" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de Drew Struzan</p></div>
<p>Il y aurait donc beaucoup à dire sur la fidélité du film par rapport à l’œuvre d&#8217;origine, mais malgré ces différences, le fond reste finalement très similaire. Les questionnements sur ce qui fait la nature d&#8217;un être humain notamment, sont au centre du film comme du roman. Certains fans à l&#8217;époque criaient pourtant au scandale, certains journalistes également (<strong>Philippe Manoeuvre</strong>&#8230;), alors que <strong>Dick</strong> lui-même avait apprécié ce qu&#8217;il avait vu du film (il est décédé en 1982, moins de quatre mois avant la sortie du film). Au final, au vu de la qualité globale du film, difficile de faire la fine bouche. Les changements faits au roman ne sont là que pour aller à l&#8217;essentiel, permettant de ne pas perdre le spectateur dans de multiples et trop longues explications, et d&#8217;installer une atmosphère particulière (là encore différente de celle de l’œuvre écrite : dans cette dernière, les villes sont dépeuplées, la plupart des humains ayant quitté la Terre devenue quasi invivable. Dans le film, c&#8217;est tout le contraire : les villes sont surpeuplées, tout aussi invivables, mais surpeuplées !).</p>
<div id="attachment_930" class="wp-caption alignleft" style="width: 118px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner3.jpg" rel="lightbox[874]"><img class="size-medium wp-image-930 " title="BladeRunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2012/01/BladeRunner3-225x300.jpg" alt="" width="108" height="144" /></a><p class="wp-caption-text">Fan art de Richard Davies</p></div>
<p><strong>Ridley Scott</strong> a donc réussi là une superbe mise en image du roman de <strong>Dick</strong>, changeant au passage de nombreuses choses, tant sur le plan purement esthétique que sur le plan des personnages, simplifiant également l&#8217;intrigue pour la recentrer sur le thème principal du roman pour obtenir une réussite totale, un film devenu culte, précurseur d&#8217;un nouveau genre, et œuvre majeure du cinéma, tous genres confondus, rien que ça !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">Adapte-moi si tu peux</a>&laquo;&nbsp;, de <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[874]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>La Séparation, de Christopher Priest</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 05:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Winter Time Travel saison 2 étant le prétexte idéal pour m&#8217;attaquer à cette uchronie, me voici donc projeté dans ce mélange de réalités, écrit par Christopher Priest, que certains qualifient de fils spirituel de Philip K. Dick. Et je ne peux pas dire le contraire&#8230; &#160; Quatrième de couverture : Que s&#8217;est-il réellement passé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel saison 2</a> étant le prétexte idéal pour m&#8217;attaquer à  cette uchronie, me voici donc projeté dans ce mélange de réalités,  écrit par <strong>Christopher Priest</strong>, que certains qualifient de fils spirituel  de <strong>Philip K. Dick</strong>. Et je ne peux pas dire le contraire&#8230;<span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Que s&#8217;est-il réellement passé  dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où <strong>Rudolf Hess</strong> s&#8217;est  envolé d&#8217;Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son  avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission  sans en informer <strong>Adolf Hitler</strong> ? C&#8217;est à toutes ces questions que tente  de répondre l&#8217;historien <strong>Stuart Gratton</strong>. Il va notamment s&#8217;intéresser au  destin exceptionnel de deux frères jumeaux, <strong>Joe</strong> et <strong>Jack Sawyer</strong>, qui ont  rencontré <strong>Hess</strong> en 1936 aux jeux Olympiques de Berlin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Priest, un Dick moderne ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Séparation-Priest.jpg" rel="lightbox[888]"><img class="alignleft size-full wp-image-819" title="Séparation-Priest" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Séparation-Priest.jpg" alt="" width="150" height="254" /></a>Tout commence avec l&#8217;historien <strong>Stuart Gratton</strong> qui, voyant une  étrange référence à un certain <strong>Sawyer</strong> durant la seconde guerre mondiale  (à la fois pilote dans la Royal Air Force et objecteur de conscience),  décide de mener l&#8217;enquête. Les documents qu&#8217;il obtient lui montrent que  la vérité est plus complexe que ce a quoi il s&#8217;attendait : il existe en fait deux <strong>Sawyer</strong>,<strong> Joe</strong> et <strong>Jack</strong>, des jumeaux.</p>
<p>Et  tout part de là, des vies divergentes menées par ces jumeaux, à partir  des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, durant lesquels <strong>Jack</strong> rencontrera  le dauphin du Führer, <strong>Rudolph Hess</strong>, tandis que <strong>Joe</strong>, conscient des  troubles politiques d&#8217;alors, tentera de faire sortir d&#8217;Allemagne une jeune  fille, amie de leur famille. La voici, la séparation.</p>
<p>Mais  tout n&#8217;est pas si simple, et <strong>Christopher Priest</strong>, avec il faut bien le  dire beaucoup de talent, nous conte alors la vie des deux jumeaux.  Réalités alternatives qui s&#8217;entrecroisent, uchronie dont le point de  divergence n&#8217;est pas clairement défini, rêve onirique d&#8217;une possible  réalité, l&#8217;intrigue se tisse de fort belle manière, sans jamais laisser  le lecteur sur le bord de la route, malgré le flou apparent. <strong>Christopher  Priest</strong> mène le lecteur en bateau, en mettant l&#8217;accent sur la gémellité  des protagonistes (et sur le fait que leurs initiales soient les mêmes :  <strong>J.L. Sawyer</strong>). Leurs vies se croisent, l&#8217;un prend la place de l&#8217;autre,  sans que l&#8217;on sache vraiment ou se situe la réalité, c&#8217;est vraiment  brillant. Je ne m&#8217;étends pas plus sur l&#8217;intrigue volontairement, pour ne  pas trop en dévoiler, sachez simplement que je n&#8217;en ai pas décroché un  seul instant, c&#8217;est passionnant de bout en bout, notamment si vous aimez  l&#8217;Histoire, les divergences possibles avec notre réalité étant  particulièrement intéressantes.</p>
<p>Mais n&#8217;oublions  pas de parler du style, qui n&#8217;est pas laissé pour compte, bien au  contraire. Les scènes de guerre et les questionnements des jumeaux sur  les affres de la guerre, leurs états d&#8217;âmes, la pertinence de continuer  le combat ou non nous donnent de grand moment de littérature, quitte à  parfois nous mettre mal à l&#8217;aise en nous posant les questions qui  dérangent (car l&#8217;Histoire étant ce qu&#8217;elle est avec l&#8217;issue que nous  connaissons à la guerre, nous trouvons normales les décisions prises à  l&#8217;époque) : <strong>Churchill</strong> va-t-il trop loin en continuant la guerre à tout  prix ? La paix avec l&#8217;Allemagne n&#8217;est-elle pas préférable, quitte à  laisser les mains libres aux Allemands sur le front de l&#8217;est ? Que  doit-on penser de ce <strong>Rudolph Hess</strong> qui semble venir chercher la paix  auprès du Royaume-Uni, bluff ou réelle tentative avalisée par <strong>Hitler</strong> ? Autant  de questions qui font de ce roman bien plus qu&#8217;un roman de SF.</p>
<p>Je le disais en introduction, <strong>Christopher Priest</strong> est souvent comparé à <strong>Philip K. Dick</strong>. Et même si ce roman n&#8217;est que ma première lecture du monsieur, il est bien difficile de ne pas être d&#8217;accord avec cette affirmation, le parallèle avec <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/22/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k-dick/">&laquo;&nbsp;Le Maître du Haut-Château&nbsp;&raquo;</a> étant assez évident (uchronie mâtinée de réalité alternative). Mais là où la lenteur du récit associé à un style assez quelconque rendait le tout assez poussif et obscur (mais peut être qu&#8217;une relecture prochaine avec la nouvelle traduction de la collection <em>&laquo;&nbsp;Nouveaux Millénaires&nbsp;&raquo;</em> permettrait de le découvrir sous un nouveau jour), ici rien de tout cela ! Tiré  vers le haut par un final vertigineux, ce roman est tout simplement un  grand roman. Je l&#8217;ai déjà dit, mais c&#8217;est brillant, très  brillant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel saison 2</a> de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" rel="lightbox[888]"><img class="alignnone size-full wp-image-838" title="winter time travel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Lire également les chroniques de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/01/la-separation-christopher-priest/">Guillaume</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2008/06/09/9510111.html">Efelle</a>, <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-26862841.html">Nébal</a>, <a href="http://lependu.blogspot.com/2005/12/la-sparation-christopher-priest.html">Le Pendu</a>, <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/la-separation-de-christopher-priest-w-a3191271">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/7Cs" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Au pied du sapin&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 10:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bon, comme je le disais dans ma lettre, je me suis occupé moi même de mes cadeaux. Donc pas de surprises, mais que des choses plaisantes. Et puis ça évite de se demander quoi faire de certains cadeaux, thème d&#8217;actualité dans tous les médias actuellement&#8230; Donc voilà, du récent, du moins récent, mais que du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, comme je le disais dans <a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/23/ma-lettre-au-pere-noel/">ma lettre</a>, je me suis occupé moi même de mes cadeaux. Donc pas de surprises, mais que des choses plaisantes. Et puis ça évite de se demander quoi faire de certains cadeaux, thème d&#8217;actualité dans tous<a href="http://www.europe1.fr/France/Les-cadeaux-de-Noel-deja-revendus-878391/"> les médias</a> actuellement&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Noel-2011.jpg" rel="lightbox[870]"><img class="alignnone size-medium wp-image-869" title="Noel 2011" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/Noel-2011-300x285.jpg" alt="" width="300" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Donc voilà, du récent, du moins récent, mais que du bon je crois ! Et encore quelques bonnes heures de lecture en perspective ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/cadeau-noel.jpg" rel="lightbox[870]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-871" title="cadeau-noel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/cadeau-noel-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
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		<title>[Chaîne] Ma lettre de dernière minute au Père Noël</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 09:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher Père Noël, Je t&#8217;écris cette lettre car je n&#8217;ai pas le choix. J&#8217;ai en effet été tagué par un blogopote, ce qui m&#8217;inclut d&#8217;office dans une chaîne webesque. Bon, je sais que les trucs technolo-geeks, c&#8217;est pas vraiment ta tasse de thé, donc je te passe les détails. Il faut juste que tu saches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Père Noël,</p>
<p>Je t&#8217;écris cette lettre car je n&#8217;ai pas le choix. J&#8217;ai en effet été tagué par un <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/chaine-ma-lettre-de-derniere-minute-au-pere-noel/">blogopote</a>, ce qui m&#8217;inclut d&#8217;office dans une chaîne webesque. Bon, je sais que les trucs technolo-geeks, c&#8217;est pas vraiment ta tasse de thé, donc je te passe les détails.</p>
<p>Il faut juste que tu saches que si je n&#8217;avais pas l&#8217;intention de t&#8217;écrire, c&#8217;était uniquement pour te faciliter le travail. Non pas que je remette en doute tes choix de cadeaux, mais disons que&#8230; on n&#8217;est jamais mieux servi que par soi-même ! Et puis ça te permet d&#8217;éviter une maison, dis-toi que tout sera prêt pour le jour J sans qu&#8217;il te soit nécessaire d&#8217;y passer. Je sais que certains désagréments risquent toujours d&#8217;arriver durant tes visites nocturnes, alors ce sera un souci de moins !</p>
<p style="text-align: center;"><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/p-jlv1Dnifw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Oh, et ne t&#8217;inquiète pas, j&#8217;ai été bien sage cette année, pas d&#8217;inquiétude de ce côté là. Alors bonne tournée, bon courage surtout, et à l&#8217;année prochaine !</p>
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		<title>Challenge hivernal !</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 09:39:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et oui, encore un challenge, histoire de passer l&#8217;hiver autrement qu&#8217;en grelottant autour d&#8217;un feu de cheminée, feu qui ne pourra d&#8217;ailleurs exister, faute de cheminée&#8230; Bref, je m&#8217;égare&#8230; Comment résister à l&#8217;appel de Lhisbei, qui après le challenge de cet été (et d&#8217;autres encore avant auxquels je n&#8217;ai pas participé, faute de présence sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui, encore un challenge, histoire de passer l&#8217;hiver autrement qu&#8217;en grelottant autour d&#8217;un feu de cheminée, feu qui ne pourra d&#8217;ailleurs exister, faute de cheminée&#8230;</p>
<p>Bref, je m&#8217;égare&#8230; Comment résister à l&#8217;appel de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>, qui après le challenge de cet été (et d&#8217;autres encore avant auxquels je n&#8217;ai pas participé, faute de présence sur la blogosphère) a décidé de remettre le couvert pour cette hiver, avec ce <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/03/22812790.html">Winter Time Travel</a>. Le but ? Chroniquer des uchronies, que cela soit roman, BD ou autre, entre le 21 décembre (aujourd&#8217;hui même donc, la vie est bien faite !) et le 21 mars. Je n&#8217;ai pas encore fait le tour des uchronies que je pourrais lire, mais une lecture commune est déjà planifiée pour le 15 janvier : <em>&laquo;&nbsp;La Séparation&nbsp;&raquo;</em>, de <strong>Christopher Priest</strong>, qui rentre en plein dans le thème du challenge. Pour la suite, on verra&#8230;<br />
En tout cas, avec plus d&#8217;une trentaine de participants, nul doute que cet hiver sera uchronique ou ne sera pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" rel="lightbox[837]"><img class="alignnone size-full wp-image-838" title="winter time travel" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/winter-time-travel.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
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		<title>Blade runner, de Philip K. Dick</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 08:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est toujours difficile de chroniquer un roman de Philip K. Dick, pour plusieurs raisons. La première, c&#8217;est parce cela a déjà été fait mille fois, et sous toutes les coutures. Le deuxième, c&#8217;est parce que son oeuvre est complexe, foisonnante, parfois métaphysique, bref difficile à disséquer. Ce roman-ci, Blade Runner, n&#8217;est pas le plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est toujours difficile de chroniquer un roman de <strong>Philip K. Dick</strong>, pour plusieurs raisons. La première, c&#8217;est parce cela a déjà été fait mille fois, et sous toutes les coutures. Le deuxième, c&#8217;est parce que son oeuvre est complexe, foisonnante, parfois métaphysique, bref difficile à disséquer. Ce roman-ci, <em>Blade Runner</em>, n&#8217;est pas le plus complexe, mais fait partie des plus étudiés, chroniqués, critiqués, disséqués jusque dans les moindres détails, notamment grâce à son adaptation au cinéma par <strong>Ridley Scott</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Sur terre, quelques temps après l&#8217;holocauste nucléaire : les espèces  animales ont quasiment disparues et certains humains, dit &laquo;&nbsp;spéciaux&nbsp;&raquo;, se  sont mis à muter, voire à régresser. <strong>Rick Deckard</strong> est chasseur de  prime. Il est chargé de démasquer et d&#8217;éliminer des Andys, des androïdes  dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle  qu&#8217;il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils  pourraient d&#8217;ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que  <strong>Deckard</strong> finira par se demander s&#8217;il n&#8217;est pas lui-même une création  artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.</p>
<p>Mais alors  qu&#8217;est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette  capacité à utiliser la &laquo;&nbsp;boite à empathie&nbsp;&raquo;, qui les plonge dans le corps  perpétuellement meurtri de <strong>Wilbur Mercer</strong>. <strong>Mercer</strong> qui pourrait bien  s&#8217;avérer être un usurpateur&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-bladerunner.jpg" rel="lightbox[506]"><img class="alignleft size-full wp-image-498" title="dick-bladerunner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-bladerunner.jpg" alt="" width="150" height="240" /></a>C&#8217;est en effet sous ce titre qu&#8217;est paru ce roman (changé depuis pour coller à celui du célèbre film de Ridley Scott, tiré de ce roman). Titre à double sens, il indique déjà une partie des questionnements qu&#8217;il soulève. Qu&#8217;est-ce qui définit l&#8217;humanité ? Comment juger si un être est humain et digne de vivre ou non ?</p>
<p>Nous sommes sur Terre, après une guerre nucléaire. Ravagée, dévastée, elle n&#8217;abrite plus qu&#8217;une faible population, l&#8217;essentiel étant parti colonisé Mars ou d&#8217;autres colonies spatiales. Seuls les victimes &laquo;&nbsp;collatérales&nbsp;&raquo; du conflit nucléaire, les &laquo;&nbsp;spéciaux&nbsp;&raquo; (comprenez ceux qui souffre de problèmes physiques ou mentaux), ainsi qu&#8217;une poignée d&#8217;autres sont restés sur notre ex-belle planète bleue. La vie est difficile, et pour les aider à tenir le coup, les humains disposent d&#8217;orgue d&#8217;humeur, qui leur permet de programmer leur état d&#8217;esprit, ou bien des boîtes à empathie, qui leur permet de faire corp et de communier avec une sorte de prophète religieux, <strong>Wilbur Mercer</strong>. C&#8217;est dans ses conditions que <strong>Deckard</strong>, un blade runner, autrement dit un chasseur de primes chargé d&#8217;arrêter ces androïdes, est chargé d&#8217;éliminer six de ces androïdes infiltrés sur Terre. Or, ces nouveaux modèles d&#8217;androïdes se confondent quasi-parfaitement avec les êtres humains, si ce n&#8217;est qu&#8217;ils n&#8217;éprouvent aucune empathie avec les être vivants. C&#8217;est à travers cette faiblesse qu&#8217;il est possible de les démasquer, grâce au test de <strong>Voight-Kampf</strong> (une série de questions mettant en scène des situations dérangeantes). <strong>Deckard</strong> espère bien remplir ce contrat rapidement, et engranger une belle somme d&#8217;argent lui permettant de changer son mouton électrique, et de récupérer cette fois un véritable animal vivant, symbole de réussite sociale.</p>
<p>Mais comment traquer ces androïdes, si l&#8217;humanité devient elle de moins en moins humaine ? Qui peut dire ce qui définit réellement les humains ? Ces fameuses orgues d&#8217;humeur et autres boîtes à empathie n&#8217;éloignent-elles pas les hommes de leur propre humanité ? Que sont venus chercher sur Terre les androïdes si ce n&#8217;est la vie, loin de leur condition d&#8217;esclave ? Et comment savoir si l&#8217;on est pas soi même un androïde quand on sait qu&#8217;il est possible de créer une mémoire et des souvenirs ? Eprouver des sentiments pour une androïde, est-ce une preuve d&#8217;humanité, ou bien au contraire un signe que l&#8217;on est soi-même un androïde ? Comment peut-on s&#8217;attacher à des animaux factices, et ensuite traquer ces relâche les androïdes créés par les hommes ?</p>
<p><strong>Philip K. Dick</strong> sait jouer à la perfection avec toutes ses questions (et bien d&#8217;autres encore !), et emmène le lecteur devant toutes sortes d&#8217;interrogations, notamment au travers de certains passages magistraux comme la scène dans le commissariat, absolument remarquable, et qui remet en perspective tout ce qui a été lu avant. C&#8217;est un thème très dickien : quand ce que l&#8217;on croit être la réalité s&#8217;écroule pour en laisser apparaître une toute autre. Les réflexions religieuses sur le mercerisme ne sont certes pas ce qui est le plus réussi dans le roman, mais le reste tient du sans faute. Je n&#8217;en dirai pas plus, si ce n&#8217;est qu&#8217;il faut lire ce roman. Réflexif, philosophique par moment, tout en sachant rester haletant, ce roman, pourtant pas cités parmi les grands chefs d&#8217;oeuvre de l&#8217;auteur aura été pour moi une grande révélation, enfin le grand <strong>Dick</strong> que j&#8217;attendais ! Décidément, les oeuvres de cet auteur sont vraiment fascinantes, j&#8217;en frémis déjà d&#8217;impatience rien qu&#8217;en pensant à tout ce qui me reste à découvrir de lui&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre des challenges <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">&laquo;&nbsp;Fins du monde&nbsp;&raquo;</a> de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>, et <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-le-defi-a12243783">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a> de <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">A.C. de Haenne</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[506]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[506]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>La Rose Blanche, tome 3 de la Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 19:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin de la première intégrale des &#171;&#160;Livres du Nord&#160;&#187;, après deux romans tout à la foi semblables et différents, qu&#8217;en est-il de celui-ci ? La conclusion sera-t-elle à la hauteur du reste ? Si je vous dis que ma lecture des mille pages du cycle n&#8217;aura pris que deux semaines, ce qui est assez rare [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fin de la première intégrale des <em>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</em>, après deux romans  tout à la foi semblables et différents, qu&#8217;en est-il de celui-ci ? La  conclusion sera-t-elle à la hauteur du reste ? Si je vous dis que ma  lecture des mille pages du cycle n&#8217;aura pris que deux semaines, ce qui  est assez rare chez moi, ça vous donne déjà un avant-goût de la  réponse&#8230; Attention, pour les allergiques aux spoilers, qui ne veulent rien savoir de ce qui s&#8217;est passé dans les tomes précédents, ne lisez-pas la quatrième de couverture de ce tome-ci ! Cette règle devrait d&#8217;ailleurs devenir une règle d&#8217;or, quel que soit le roman, car je ne compte plus le nombre de fois où j&#8217;ai appris certains éléments déterminants que j&#8217;aurais mille fois préféré découvrir par moi-même&#8230; Sur ce, retour au sujet !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Réduite à une poignées d&#8217;hommes, la Compagnie noire a définitivement  changé de camp. Sa nouvelle tâche est de protéger <strong>la Rose Blanche</strong>, seule  capable de vaincre <strong>la Dame</strong> et ses forces du mal. Mais cette ultime  confrontation doit avoir lieu lors du passage de la grande comète&#8230; et  cette échéance est encore lointaine. Réfugiés dans la plaine de la Peur,  un lieu cauchemardesque peuplé d&#8217;étranges créatures, les soldats de la  dernière des compagnies franches de Khatovar s&#8217;apprêtent à subir le plus  long siège de leur histoire. Un siège de plusieurs décennies. A moins  qu&#8217;un événement capital ne se produise. Car quelque chose bouge dans le  grand tumulus où repose <strong>le Dominateur</strong>&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Où tout est chamboulé</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[812]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>Après les bouleversements de la fin du volume 2, la Compagnie Noire  se retrouve en bien mauvaise posture, et se terre dans un lieu bien  connu des lecteurs du cycle : la Plaine de la Peur. J&#8217;avais beaucoup  entendu parler de cet endroit sur différents forums. C&#8217;est un lieu qui a  marqué le cycle, et à l&#8217;issue de ma lecture je peux comprendre  pourquoi. Bien différent du reste du monde, il est régi par des &laquo;&nbsp;lois  physiques&nbsp;&raquo; (faute d&#8217;un terme plus adapté) différentes. Ici, au coeur de  cette plaine désertique, les pierres parlent et se déplacent, les  baleines volent, les tempêtes transmuantes menacent. <strong>Glen Cook</strong> a lui  même qualifié ce lieu de &laquo;&nbsp;fantasy dans la fantasy&nbsp;&raquo;. Difficile d&#8217;y donner  une meilleure définition.</p>
<p>Mais ce troisième  tome n&#8217;a pas pour seul qualité cette Plaine de la Peur. La narration  gagne une nouvelle fois en complexité, non pas en ajoutant un personnage  extérieur à la compagnie comme dans le roman précédent, mais cette fois  en ajoutant deux trames temporelles à l&#8217;intrigue principale, trames qui  finiront par se rejoindre et s&#8217;éclairer peu avant le fin du récit.  Les  personnages gagnent également en consistance, notamment <strong>Toubib</strong> et <strong>la  Dame</strong>, qui suivent une direction inattendue.</p>
<p>On  aurait pu avoir peur qu&#8217;au fil des volumes, <strong>Glen Cook</strong> cède à la  tentation du &laquo;&nbsp;toujours plus&nbsp;&raquo;, pas forcément simple à tenir ne serait-ce  que parce que le premier tome partait déjà sur des bases très élevées,  et force est de constater qu&#8217;on est bien dans ce &laquo;&nbsp;toujours plus&nbsp;&raquo;. Et  pourtant on accroche ! Et même plus que jamais ! Les événements  s&#8217;accélèrent, les alliances se font et se défont, et tout se précipite  dans un final époustouflant, comme toujours ! Ce roman clôture de très  belle manière le cycle des <strong>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</strong>, on arrive en effet à un  gros changement de direction. Difficile de dire ce qu&#8217;il adviendra par la suite, et surtout, difficile de se retenir d&#8217;embrayer immédiatement sur cette suite !</p>
<p><strong>Glen Cook</strong> est  donc un redoutable conteur, capable de happer le lecteur pour ne plus  jamais le lâcher. Il a surtout eu le bon goût d&#8217;améliorer sa recette à chaque tome : narration plus &laquo;&nbsp;complexifiée&nbsp;&raquo;, mais surtout mieux maîtrisée, action toujours plus palpitante (et pourtant, ça partait fort dans le tome 1 !), personnages qui gagnent en épaisseur, et cycle qui prend une direction inattendue. Pour ma part, je marque une pause à la fin de ce  roman, mais une chose est sûre : je reviendrai à la Compagnie Noire ! Et  d&#8217;ailleurs, comment faire autrement au vu de la conclusion de ce tome ?  Merci Monsieur <strong>Cook</strong>, vous venez de capturer un nouveau fan !</p>
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		<title>Le Château Noir, tome 2 de la Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 06:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite de ma chronique de la première partie de la première intégrale de &#171;&#160;La Compagnie Noire&#160;&#187;, voici donc le deuxième tiers : &#171;&#160;Le Château Noir&#160;&#187;. Après une introduction difficile d&#8217;accès mais finalement enthousiasmante, qu&#8217;en est-il de cette suite, confirmation ou déception ? &#160; Quatrième de couverture : D&#8217;étranges disparitions se succèdent dans la ville de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite de ma chronique de <a href="http://www.lorhkan.com/2011/12/12/la-compagnie-noire-tome-1-de-la-compagnie-noire-de-glen-cook/">la première partie</a> de la première intégrale de <em>&laquo;&nbsp;La Compagnie Noire&nbsp;&raquo;</em>, voici donc le deuxième tiers : <em>&laquo;&nbsp;Le Château Noir&nbsp;&raquo;</em>. Après une introduction difficile d&#8217;accès mais finalement enthousiasmante, qu&#8217;en est-il de cette suite, confirmation ou déception ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>D&#8217;étranges disparitions se succèdent dans la ville de Génépi : cadavres et vivants se volatilisent, proies d&#8217;un mystérieux commerce nocturne. Y aurait-il un rapport avec le château noir, cette sombre éminence qui domine la ville, cette verrue monstrueuse qui semble croître de jour en jour ? Possible&#8230; <strong>La Dame</strong>, elle, semble prendre la menace très au sérieux et dépêche la Compagnie sur place pour voir de quoi il retourne. Coincée entre l&#8217;horreur qui grandit aux abords du château et sa peur de <strong>la Dame</strong>, la légendaire Compagnie Noire pourrait bien envisager pour la première fois de son histoire de rompre son contrat et de sérieusement redéfinir ses allégeances&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Dark is dark</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[806]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>Changement de ton avec ce deuxième tome des aventures de la Compagnie Noire. Le premier se faisait épique, celui-ci est beaucoup plus statique puisque toute l&#8217;action ou presque se passe dans la ville de Génépi. Le récit est plus dans la veine du roman d&#8217;espionnage. Je n&#8217;en dirai pas plus pour ne pas déflorer l&#8217;intrigue, mais sachez qu&#8217;après les événements de la fin du premier volume, la situation qui paraissait tant bien que mal stabilisée devient de nouveau tendue puisqu&#8217;une sombre menace semble sur le point de se réveiller et de semer la destruction sur le monde si cela vient à se produire, la ville de Génépi étant l&#8217;épicentre de ces événements. Changement également dans l&#8217;ambiance. Le premier tome tirait son étiquette &laquo;&nbsp;dark-fantasy&nbsp;&raquo; de son absence de manichéisme, de ses personnages mercenaires pour qui la bonne morale importe peu, et pour le fait que ces mercenaires &laquo;&nbsp;héros&nbsp;&raquo; du roman luttait pour le camp du mal. Si ces éléments sont toujours présents, l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;dark-fantasy&nbsp;&raquo; est ici exacerbé par l&#8217;ambiance très sombre qui règne dans la ville de Génépi : disparitions mystérieuses, château noir inquiétant, etc&#8230; Les actes parfois répugnants de certains personnages vont également montrer toute la noirceur de l&#8217;âme humaine. Jamais l&#8217;étiquette dark-fantasy n&#8217;aura été aussi bien porté&#8230;</p>
<p>Enfin, un autre changement se fait dans la narration. <strong>Toubib</strong> n&#8217;est plus le seul narrateur, grâce à une habile pirouette qui trouve son explication vers la moitié du roman. Les annales restent les annales, mais cette astuce permet de varier le récit, de complexifier les situations, pour le plus grand bonheur du lecteur. Le personnage de <strong>Shed</strong>, puisque c&#8217;est de lui qu&#8217;il s&#8217;agit, est même le personnage pivot de l&#8217;histoire : un homme lâche, misérable, qui ne vaut pas la peine que l&#8217;on s&#8217;intéresse à lui, et qui pourtant, au gré des événements, tentera de trouver la rédemption, de belle manière. Pas forcément attachant au début, le personnage suit une évolution très subtile, sans doute la plus belle réussite de ce roman.</p>
<p>Les autres personnages, maintenant qu&#8217;on les connaît un peu mieux, deviennent plus &laquo;&nbsp;attachants&nbsp;&raquo; (si tant est que l&#8217;on puisse attribuer ce terme à des mercenaires dont les actions ne sont pas toujours reluisantes&#8230;). Et comment ne pas sourire devant les multiples prises de bec entre <strong>Gobelin</strong> et <strong>Qu&#8217;un Œil</strong> ?</p>
<p>Malgré cela, l&#8217;effet de surprise du premier tome n&#8217;est plus là, et j&#8217;avoue avoir une préférence pour les événements du premier tome, appréciation purement personnelle, mais qui ne signifie pas que ce roman n&#8217;est pas de qualité, puisque comme le premier je l&#8217;ai dévoré en peu de temps, aidé en cela par une dernière partie de roman palpitante. Glen Cook sait incontestablement faire monter la sauce pour ses fins de récit, celui-ci étant à ce sujet assez exemplaire, en bouleversant totalement la situation de la la compagnie. Difficile dans ces conditions de ne pas poursuivre l&#8217;expérience&#8230;</p>
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		<title>La Compagnie Noire, tome 1 de La Compagnie Noire, de Glen Cook</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 07:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cycle très connu (et reconnu) dans le monde de la fantasy, &#171;&#160;La Compagnie Noire&#160;&#187; de Glen Cook a fait sensation dès sa sortie pour son ambiance dark fantasy et son absence de manichéisme. Mon passage aux Utopiales et ma dédicace de la première intégrale par l&#8217;auteur en personne m&#8217;ont finalement donné le petit coup de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cycle très connu (et reconnu) dans le monde de la fantasy, <em>&laquo;&nbsp;La Compagnie Noire&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Glen Cook</strong> a fait sensation dès sa sortie pour son ambiance dark fantasy et son absence de manichéisme. <a href="http://www.lorhkan.com/2011/11/22/utopiales-2011-le-debriefing/">Mon passage aux Utopiales</a> et ma dédicace de la première intégrale par l&#8217;auteur en personne m&#8217;ont finalement donné le petit coup de boost nécessaire pour me plonger dans ce volumineux volume de plus de mille pages. Compte-rendu du premier roman du cycle (et premier tiers de la première intégrale des <em>&laquo;&nbsp;Livres du Nord&nbsp;&raquo;</em>. Ça va, vous suivez ? <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Depuis des siècles, les traditions et souvenirs de la Compagnie Noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu&#8217;elle a livrées on déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n&#8217;aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de <strong>la Dame</strong> et de ses sorciers maléfiques, la Compagnie participe à l&#8217;une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l&#8217;air, bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout commencent à se demander s&#8217;ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires, ils sont dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le début d&#8217;un cycle majeur de fantasy</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" rel="lightbox[796]"><img class="alignleft size-full wp-image-758" title="La-Compagnie-noire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/La-Compagnie-noire.jpeg" alt="" width="150" height="213" /></a>La lecture commence un peu dans la douleur : le style est un peu sec, et surtout la narration déroute. En effet, le roman prend la forme d&#8217;annales. Des annales qui courent sur des centaines d&#8217;années. Car la Compagnie Noire, cette troupe de mercenaires, possède en son sein depuis sa création un annaliste, un homme chargé de poser à l&#8217;écrit l&#8217;histoire de la Compagnie. L&#8217;annaliste actuel, au commencement du roman, s&#8217;appelle <strong>Toubib</strong>. Et puisque ces annales couvrent une grande période débutée bien avant le début du roman, celui-ci ne possède pour ainsi dire pas d&#8217;introduction. <strong>Toubib</strong> ne va en effet pas se mettre à expliquer ce qui s&#8217;est passé avant, alors qu&#8217;il a déjà tout expliqué dans ses annales, au fur et à mesure du temps qui passe.</p>
<p>Mais nous, pauvres lecteurs, n&#8217;avons pas accès à ces annales antérieures ! Dès lors, le lecteur doit faire un effort certain pour comprendre ce qui se passe, qui est qui, que fait la Compagnie, pourquoi elle est là, etc&#8230; Rude démarrage ! Mais l&#8217;auteur à été malin : dès le début du récit, la situation de la Compagnie subit un gros bouleversement, qui redistribue toutes les cartes, et permet donc de remettre le lecteur sur un quasi pied d&#8217;égalité avec <strong>Toubib</strong>, après une petite cinquantaine de pages.</p>
<p>À partir de là, le roman devient passionnant ! La situation est déjà plutôt originale : la Compagnie se retrouve au service du &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo; de l&#8217;histoire, en tout cas en apparence, car il est parfois bien difficile de discerner les bons des mauvais. Mais c&#8217;est une situation réaliste : la Compagnie est une troupe de mercenaires, et à ce titre n&#8217;est pas là pour juger les actions de ses employeurs. Tant que paiement il y a, un contrat est un contrat ! Une troupe de mercenaires au service du mal, c&#8217;est plutôt le genre de combattants qui tentent de trucider les héros dans les cycles classiques de &laquo;&nbsp;high fantasy&nbsp;&raquo; ! Et c&#8217;est bien le cas ici ! C&#8217;est ce renversement de situation qui donne tout son sel au roman.</p>
<p>Le monde décrit par <strong>Glen Cook</strong> est plutôt sombre, et mérite son statu de dark fantasy, même si j&#8217;avoue que les moments &laquo;&nbsp;durs&nbsp;&raquo; ne sont pas nombreux, et la lecture est tout à fait accessible à chacun. Ne vous attendez pas à une ambiance glauque ou malsaine, ce n&#8217;est pas le sujet. La magie est très présente, et très puissante. Même les magiciens de faibles rangs (comme ceux de la Compagnie) sont des atouts non négligeables. Ne vous attendez tout de même pas  à des sorciers au chapeau pointu tirant des boules de feu à tout va. Destructrice, mais pas forcément &laquo;&nbsp;feu d&#8217;artifice&nbsp;&raquo;, la magie reste bien dans le ton &laquo;&nbsp;dark fantasy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le récit est centré sur l&#8217;action, le récit de <strong>Toubib</strong> étant assez factuel. Ce qui n&#8217;empêche pas les personnages d&#8217;avoir une certaine profondeur psychologique, notamment <strong>Toubib</strong> lui même bien sûr. Mais <strong>Elmo</strong>, <strong>le Capitaine</strong>, les sorciers <strong>Silence</strong>, <strong>Gobelin</strong> ou <strong>Qu&#8217;un Œil</strong> ne sont pas en reste. Les Asservis, anciens grands sorciers corrompus par les &laquo;&nbsp;employeurs&nbsp;&raquo; de la Compagnie sont eux aussi très intéressants, car ils ne sont pas aussi monolithiques qu&#8217;on aurait pu le craindre, et ils suivent eux aussi (en tout cas certains d&#8217;entre eux) leur propre trajectoire&#8230;</p>
<p>Pour ce premier roman, <strong>Glen Cook</strong> à décidé de rester sur un scénario &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; : l&#8217;affrontement entre le bien et le mal. Mais la situation de la Compagnie, les motivations des deux camps, l&#8217;absence de manichéisme, les personnages hauts en couleur emportent franchement l&#8217;adhésion, et d&#8217;épique, le récit devient même apocalyptique ! Arrêter la lecture se fait bien difficile !</p>
<p>Passionnant, avec une belle ouverture sur la suite, ce roman se dévore du début à la fin, sans qu&#8217;une once d&#8217;ennui ne fasse son apparition. Un excellent moment !<br />
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le dragon Griaule, de Lucius Shepard</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 16:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un auteur un peu &#171;&#160;underground&#160;&#187;, en tout cas peu connu en France, mais qui fait la fierté de son éditeur, des critiques plutôt dithyrambiques sur ses œuvres précédentes, il n&#8217;en fallait pas plus pour que je me jette sur ce recueil (unique au monde !) qui réunit les différentes histoires de l&#8217;auteur à propos de ce gigantesque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un auteur un peu &laquo;&nbsp;underground&nbsp;&raquo;, en tout cas peu connu en France, mais qui fait la fierté de son éditeur, des critiques plutôt dithyrambiques sur ses œuvres précédentes, il n&#8217;en fallait pas plus pour que je me jette sur ce recueil (unique au monde !) qui réunit les différentes histoires de l&#8217;auteur à propos de ce gigantesque dragon pétrifié. Dissection&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>En 1853, dans un lointain pays du Sud, en un monde séparé du nôtre par la plus infime marge de possibilité, la vallée de Carbonales, une région fertile entourant la cité de Teocinte et réputée pour sa production d’argent, d’acajou et d’indigo, était placé sous la domination d’un dragon nommé <strong>Griaule</strong>. Il y avait d’autres dragons en ce temps-là, vivant pour la plupart sur des îlots rocheux à l’ouest de la Patagonie — de minuscules créatures irascibles, dont la plus grande avait à peine la taille d’une alouette. Mais <strong>Griaule</strong> était l’une des Bêtes géantes qui avaient régné sur un âge antique. Au fil des siècles, il avait grandi jusqu’à mesurer sept cent cinquante pieds au garrot et plus de six mille pieds de la queue au museau…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Quand un dragon pétrifié menace</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/dragon-griaule-shepard.jpg" rel="lightbox[780]"><img class="alignleft size-full wp-image-632" title="dragon-griaule-shepard" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/dragon-griaule-shepard.jpg" alt="" width="150" height="220" /></a>Ce recueil est donc constitué de six récits, plus ou moins longs, faisant tous référence à ce gigantesque dragon pétrifié par un magicien il y a une éternité de cela, mesurant près de deux kilomètres de long et sur lequel s&#8217;est développé toute une faune et une flore. Une fantasy furieusement classique en apparence, mais en apparence seulement. Car on est très très loin d&#8217;une &laquo;&nbsp;high fantasy&nbsp;&raquo; avec elfes, nains, orques, etc&#8230; <strong>Lucius Shepard</strong> ne mange pas de ce pain là. Les différents textes de ce recueil préfèrent se pencher sur les travers des êtres humains, mis en exergue par la présence menaçante du dragon, qui ne cesse d&#8217;influencer, de modeler, de façonner la volonté des hommes. Une présence importante, centrale même, mais c&#8217;est bien le seul élément vraiment fantasy du recueil.</p>
<p>Les deux premiers textes, <em>&laquo;&nbsp;Celui qui peignit le dragon Griaule&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;La fille du chasseur d&#8217;écailles&nbsp;&raquo;</em> permettent de découvrir cet univers de la plus belle des manières. De l&#8217;extérieur tout d&#8217;abord, à travers la tentative d&#8217;un artiste d&#8217;en finir avec le dragon en le peignant intégralement, de manière à ce que les toxines de la peinture l&#8217;empoisonnent définitivement, puis de l&#8217;intérieur avec cette jeune fille contrainte d&#8217;habiter dans les entrailles pétrifiées du dragon, découvrant ainsi toute une faune &laquo;&nbsp;entretenant&nbsp;&raquo; le dragon, le débarrassant de ses parasites, etc&#8230; Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle se rende compte de son rôle dans tout cela, et de la redoutable influence de <strong>Griaule</strong>. Ces deux textes, portés par une écriture d&#8217;une finesse remarquable, restent finalement relativement &laquo;&nbsp;sages&nbsp;&raquo;, mais on sent les prémisses d&#8217;une manipulation des masses par <strong>Griaule</strong>, alors que la critique sur les travers de l&#8217;humanité se fait déjà assez acerbe. Deux textes très bien écrits donc, accrocheurs, très visuels (les descriptions font naître des images dans la tête, un grand voyage sans bouger de son fauteuil&#8230;) mais sans être exceptionnels.</p>
<p>L&#8217;exceptionnel arrive avec <em>&laquo;&nbsp;Le père des pierres&nbsp;&raquo;</em>. Un prêtre du culte du dragon a été assassiné, et le meurtrier présumé, que tout accuse, prétend avoir agi sous l&#8217;influence du dragon. S&#8217;en suit une enquête passionnante, dans laquelle les manipulations succèdent aux trahisons, sur fond de questionnement personnel du narrateur, un avocat. Griaule est-il bien derrière tout cela ? Ou bien n&#8217;est-il qu&#8217;un prétexte bienvenu pour masquer un ou des crimes dictés par les sentiments les plus vils ?&#8230; Passionnant de bout en bout, particulièrement bien mené car on ne sait jamais qui dit la vérité et/ou qui manipule qui, toujours très bien écrit, parabole sur l&#8217;argent, la manipulation, la perversion, la liberté de choix, ce texte mérite à lui seul l&#8217;achat du recueil.</p>
<p>Les deux textes qui suivent mettent en scène de manière plus claire la volonté de <strong>Griaule</strong> : volonté de se reproduire dans <em>&laquo;&nbsp;La maison du menteur&nbsp;&raquo;</em>, toujours en utilisant un homme (mais n&#8217;est-ce pas plutôt <strong>Griaule</strong> lui même ?), volonté de se mouvoir à nouveau dans <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;écaille de Taborin&nbsp;&raquo;</em>. A travers deux histoires d&#8217;amour contrariées, voire impossibles, le dragon apparaît sous un nouveau jour, plus complexe, peut être moins malfaisant qu&#8217;on ne le pense, plus &laquo;&nbsp;humain&nbsp;&raquo; (notez les guillemets&#8230;), mais toujours redoutable.</p>
<p>Enfin, la pierre angulaire de ce recueil (au moins par la longueur), <em>&laquo;&nbsp;Le crâne&nbsp;&raquo;</em>, prend place dans un Guatemala alternatif nommé Temalagua, de nos jours (les textes précédents se situant dans le passé). <strong>Lucius Shepard</strong> dévoile ici toute la dimension politique qu&#8217;il sait insuffler à ses récits. Incontestablement issu de son expérience personnelle, ce texte fort est d&#8217;une profondeur et d&#8217;une finesse rarement égalées. Entre la dénonciation des dictatures, des guerres civiles, de la violence, de la misère, et j&#8217;en passe, il y a vraiment de quoi lire entre les lignes. Un texte extrêmement riche, qui mériterait bien d&#8217;être étudié à l&#8217;école, soyons fous !</p>
<p>Au final, ce recueil est évidemment incontournable, pour son fond comme pour sa forme. <strong>Lucius Shepard</strong> faisait déjà partie des grands, mais je n&#8217;avais jamais rien lu de lui. Maintenant je sais.</p>
<p>Un seul bémol : pour lire ce recueil, il faut être prêt à lire des récits qui demandent de l&#8217;investissement de la part du lecteur. Bémol car ce n&#8217;était pas ce dont j&#8217;avais besoin à ce moment là, et même si j&#8217;y ai trouvé beaucoup de qualités, je l&#8217;ai lu alors qu&#8217;il me fallait une lecture plus &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;, donc elle n&#8217;a pas été de tout repos pour moi. J&#8217;ai donc volontairement laissé passer du temps avant d&#8217;écrire ma chronique. Un peu de temps pour digérer, et laisser les incontestables qualités du livre remonter à la surface&#8230; Vous voilà prévenus ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Enfin, cette chronique ne serait rien sans un hommage au traducteur, <strong>Jean-Daniel Brèque</strong>, qui a réalisé un grand travail, comme à son habitude. Signalons également la postface dans laquelle <strong>Lucius Shepard</strong> revient sur chacun des six récits. Une petite friandise qui vaut le détour ! L&#8217;objet-livre est quant à lui remarquable : couverture cartonnée avec rabats, vernis sélectif, illustration de couverture magnifique, une très belle réussite !</p>
<p>Chronique à lire également chez <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/19/22730866.html">Efelle</a>.</p>
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		<title>Utopiales 2011, le débriefing !</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 13:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus d&#8217;une semaine s&#8217;est déjà écoulée depuis mon retour des Utopiales, et toujours pas de billet sur le sujet&#8230; Scandale ! Je vais donc de ce pas faire un petit compte-rendu rapide de ces deux jours passés au festival international de science-fiction de Nantes. Rapide car je n&#8217;ai pas pris de photos, par peur d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus d&#8217;une semaine s&#8217;est déjà écoulée depuis mon retour des <a href="http://www.utopiales.org/index.php/fr/">Utopiales</a>, et toujours pas de billet sur le sujet&#8230; Scandale ! Je vais donc de ce pas faire un petit compte-rendu rapide de ces deux jours passés au festival international de science-fiction de Nantes.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Utopiales-2011.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="aligncenter size-full wp-image-763" title="Utopiales 2011" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Utopiales-2011.jpg" alt="" width="150" height="219" /></a></p>
<p>Rapide car je n&#8217;ai pas pris de photos, par peur d&#8217;être trop surchargé de livres, sac à dos et autres appareils en tout genre. Erreur, car ma compagne m&#8217;ayant suivi, nous aurions tout à fait pu nous en accommoder. Donc sans photos pour illustrer mes dires, je vais faire vite pour ne pas vous assommer.</p>
<p>Nous sommes donc arrivés le vendredi matin, 11 novembre. Jour férié oblige, la file d&#8217;attente était imposante&#8230; Je n&#8217;avais pas préparé de programme clair pour ces deux jours, mais j&#8217;avais tout de même dans mes bagages presque une dizaine de livres à faire dédicacer. Ça plus les rencontres prévues avec diverses personnes, j&#8217;ai préféré me laisser guider par les envies et les opportunités.</p>
<p>Côté rencontres, cette année fut un grand cru, avec de nombreux blogueurs croisés autour de la plaquette en or massif (ou peut être en papier recyclé&#8230;) de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume</a> (accompagné de sa demoiselle). <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a> (accompagnée de Monsieur), <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/">Anudar</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/">Craklou</a>, <a href="http://chezfeedepassage.wordpress.com/">Fée de passage</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/">Endea</a>, <a href="http://autrecotedumiroir.net/">Laure</a> (et Monsieur), <a href="http://tortoise.servhome.org/">Tortoise</a>, plus quelques autres amis pas forcément blogueurs (si j&#8217;en oublie, et c&#8217;est certainement le cas, je m&#8217;en excuse humblement&#8230;). Mettre des têtes sur des blogs ou des avatars, c&#8217;est quand même bien sympa. &laquo;&nbsp;In real life&nbsp;&raquo;, c&#8217;est toujours mieux ! Le soir, nous avions d&#8217;ailleurs une table réservée dans un restaurant au centre ville. Une très bonne soirée, où nous avons parlé de tout et de rien, mais toujours intérêt et passion. Il faudra remettre ça ! Et encore une fois bravo à <strong>Guillaume</strong> pour l&#8217;organisation qui aura été parfaite de bout en bout.</p>
<p>Le point d&#8217;orgue de ces rencontres entre blogueurs étant bien évidemment la remise du prix Planète SF des blogueurs 2011, décerné au couple Kloetzer pour Cleer, et dont j&#8217;ai déjà parlé.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[759]"><img class="aligncenter size-full wp-image-748" title="prix blogueurs 2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" alt="" width="420" height="280" /></a></p>
<p>Toujours au chapitre des rencontres impromptues, il me faut citer l&#8217;équipe du site dédié à la fantasy <a href="http://www.elbakin.net/">Elbakin.net</a>, site que j&#8217;apprécie beaucoup, et au <a href="http://www.elbakin.net/forum/">forum</a> duquel je participe (à nouveau) régulièrement. Identifiée grâce à la voix reconnaissable entre mille de <strong>Witch</strong>, la maîtresse de cérémonie des podcasts, l&#8217;équipe à fait honneur à sa réputation : chaleureuse, amicale et pleine d&#8217;humour. Merci donc à <strong>Merwin Tonnel</strong>, <strong>Oceliwin</strong>, <strong>Guigz</strong>, <strong>John Doe</strong>, <strong>Al</strong> et donc <strong>Witch</strong>. La rencontre fut assez rapide, mais elle reste un très bon souvenir.</p>
<p>Côté dédicaces, je suis plus que satisfait de ma moisson : <strong>Lucius Shepard</strong>, <strong>Norman Spinrad</strong>, <strong>Glen Cook</strong>, <strong>Laurent Kloetzer</strong>, <strong>Lionel Davoust</strong>, <strong>Justine Niogret</strong> (et j&#8217;adore déjà le titre de son prochain roman <em>&laquo;&nbsp;Gueule de truie&nbsp;&raquo;</em> ! Seul <strong>Thomas Geha</strong> peut prétendre faire mieux, s&#8217;il maintient le titre qu&#8217;il a en tête, mais chut&#8230;), <strong>Thierry Di Rollo</strong>, <strong>Ugo Bellagamba</strong>, <strong>Pierre Pevel</strong>, <strong>Mathieu Gaborit</strong>. J&#8217;ai pu discuter avec certains d&#8217;entre eux un peu plus en profondeur (notamment lors d&#8217;un échange très intéressant avec <strong>Lionel Davoust</strong> sur son roman).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Gaborit.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="alignnone size-full wp-image-773" title="Dédicace-Gaborit" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Gaborit.jpg" alt="" width="194" height="259" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Davoust.jpg" rel="lightbox[759]"><img class="size-full wp-image-772 alignnone" title="Dédicace-Davoust" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dédicace-Davoust.jpg" alt="" width="194" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Clic pour agrandir</em></p>
<p>Enfin côté conférences, je suis un peu plus mesuré. Je n&#8217;ai pas pu assister à beaucoup d&#8217;entre elles, mais j&#8217;ai trouvé que certaines étaient un peu moins intéressantes, voire un peu plates ou mal préparées. Mais d&#8217;autres ont rattrapé le tout, notamment la rencontre avec <strong>Glen Cook</strong>, et celle avec <strong>Greg Broadmore</strong>. Ce dernier étant d&#8217;ailleurs l&#8217;auteur de la sublimissime exposition à l&#8217;étage du festival, steampunk, graphiquement à tomber par terre, pleine d&#8217;une imagination débordante et non dénuée d&#8217;humour. Peut être la plus grosse réussite du festival.</p>
<div id="attachment_767" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dr-Grordbort.jpeg" rel="lightbox[759]"><img class="size-full wp-image-767" title="Dr Grordbort" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Dr-Grordbort.jpeg" alt="" width="250" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">La BD de Greg Broadmore, toujours dans cet esprit steampunk-barré</p></div>
<p>Bref, deux jours bien remplis, qui ne me donnent qu&#8217;une seule envie : revenir l&#8217;année prochaine !</p>
<p>D&#8217;autres comptes-rendus plus complets, et surtout plus illustrés : <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/">Guillaume</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011.html">Tigger Lilly</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011-debriefing.html">Anudar</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011.html">Gromovar</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-bilan.html">Endea</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/article-les-utopiales-debrif-88661677.html">Craklou</a>, <a href="http://tortoise.servhome.org/actualchroniques/bric-a-brac/720-nantes-jour-0.html">Tortoise</a> et bien sûr <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a> qui nous régale avec ses articles complets (<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/14/22669771.html">1</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/16/22691057.html">2</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/18/22700888.html">3</a> et <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/20/22662136.html">4</a> pour le moment, d&#8217;autres suivront régulièrement).</p>
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		<title>Utopiales 2011, le prix Planète-SF des blogueurs !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 15:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après les prix &#171;&#160;officiels&#160;&#187; des Utopiales, n&#8217;oublions pas le remise du prix Planète-SF des blogueurs. Décerné pour la première fois cette année, au terme de longues tergiversations et autres débats acharnés, peut être même sanglants (le jury a été quelque peu évasif sur le sujet, mais au vu du trophée, par ailleurs fort joli, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après les <a href="http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/">prix &laquo;&nbsp;officiels&nbsp;&raquo;</a> des Utopiales, n&#8217;oublions pas le remise du <strong>prix Planète-SF des blogueurs</strong>. Décerné pour la première fois cette année, au terme de longues tergiversations et autres débats acharnés, peut être même sanglants (le jury a été quelque peu évasif sur le sujet, mais au vu du trophée, par ailleurs fort joli, il n&#8217;est pas impossible qu&#8217;il ait servi à autre chose que sa fonction première qui est de fièrement trôner sur une cheminée), il n&#8217;aura pas manqué d&#8217;attirer une foule curieuse autour de ces énergumènes un peu stressés par l&#8217;enjeu.</p>
<p>Car il est de taille cet enjeu : rien de moins que la conquête du monde, ahahahahahahaha *rire démoniaque*. Heu non, pardon, je m&#8217;égare&#8230;</p>
<p>Le jury, composé de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Guillaume</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/">Anudar</a>, <a href="http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/">Ferocias</a> et <a href="http://efelle.canalblog.com/">Efelle</a> (ces deux derniers, absents, étant les victimes présumées des exactions des jurés présents) a donc couronné <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/">Cleer une fantaisie corporate</a>, de <strong>Laure et Laurent Kloetzer</strong>, en présence des auteurs et de <strong>Gilles Dumay</strong>, l&#8217;éditeur (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre).</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" rel="lightbox[741]"><img class="aligncenter size-full wp-image-428" title="cleer" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" alt="" width="150" height="221" /></a>Étaient également nominés :</p>
<ul>
<li><em>Rêves de gloire</em>, de <strong>Roland C. Wagner</strong> (L&#8217;Atalante)</li>
<li><em>Treis, altitude zéro</em>, de <strong>Norbert Merjagnan</strong> (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
<li><em>Planète à louer</em>, de <strong>Yoss</strong> (Mnémos)</li>
</ul>
<p>Au milieu du bar de Mme Spock, après les discours de <strong>Guillaume</strong> et <strong>Gromovar</strong> (ce dernier citant <strong>Weber</strong> et <strong>Bourdieu</strong>, ce qui en a laissé coi plus d&#8217;un), les époux <strong>Kloetzer</strong> ont donc reçu leur trophée (qui me fait furieusement penser au siège social de Cleer justement) sous les applaudissements des spectateurs, que dis-je, sous les acclamations de la foule en délire ! Ils se sont alors eux aussi lancés dans un discours fort sympathique, avant la séance photo.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-full wp-image-749" title="prix blogueurs 2011-2" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" alt="" width="191" height="288" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/trophée-prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-full wp-image-750" title="trophée-prix-blogueurs-2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/trophée-prix-blogueurs-2011-1.jpeg" alt="" width="192" height="287" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-2.jpeg" rel="lightbox[741]"></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1.jpeg" rel="lightbox[741]"><img class="alignnone size-medium wp-image-748" title="prix blogueurs 2011-1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/prix-blogueurs-2011-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Tout s&#8217;est bien déroulé, tout le monde était content, et le prix des blogueurs semble avoir été plutôt bien relayé sur le web. Rendez-vous est donc pris pour la <del>conquête du monde</del> deuxième édition, avec un(e) nouveau(elle) juré(e) en la personne de <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Tigger Lilly</a>.</p>
<p>D&#8217;autres en parlent aussi :</p>
<p><a href="http://lyonnes.blogspot.com/2011/11/prix-julia-verlanger-et-planete-sf.html">http://lyonnes.blogspot.com/2011/11/prix-julia-verlanger-et-planete-sf.html</a><br />
<a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-prix-planete-sf-des.html">http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/11/les-utopiales-2-le-prix-planete-sf-des.html</a><br />
<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/">http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/</a><br />
<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html">http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html</a><br />
<a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html">http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html</a><br />
<a href="http://lunesdencre.eklablog.com/cleer-a23644380">http://lunesdencre.eklablog.com/cleer-a23644380</a><br />
<a href="http://lunesdencre.eklablog.com/dernier-jour-a23634492">http://lunesdencre.eklablog.com/dernier-jour-a23634492</a><br />
<a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/13/22662835.html">http://efelle.canalblog.com/archives/2011/11/13/22662835.html</a><br />
<a href="http://www.actusf.com/spip/Les-Utopiales-le-bilan-des-prix.html">http://www.actusf.com/spip/Les-Utopiales-le-bilan-des-prix.html</a><br />
<a href="http://blog.planete-sf.org/remise-du-premier-prix-des-blogueurs-planete-sf/">http://blog.planete-sf.org/remise-du-premier-prix-des-blogueurs-planete-sf/</a></p>
<p><em>Merci à Christophe Schlonsok pour les photos.</em></p>
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		<title>Utopiales 2011, remise des prix !</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2011/11/13/utopiales-2011-remise-des-prix/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 09:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un post un brin synthétique, mais il faut bien annoncer les lauréats des deux prix rendus aux Utopiales (le troisième, forcément un peu particulier, aura droit à son propre petit billet). Prix Julia Verlanger : Lauréat : Planète à louer, de Yoss, éditions Mnémos. Étaient nominés : Eternity incorporated - Raphaël Granier de Cassagnac (Mnémos) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un post un brin synthétique, mais il faut bien annoncer les lauréats des deux prix rendus aux Utopiales (le troisième, forcément un peu particulier, aura droit à son propre petit billet).</p>
<h3>Prix Julia Verlanger :</h3>
<p>Lauréat : <em>Planète à louer</em>, de <strong>Yoss,</strong> éditions Mnémos.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Planete-a-louer-Yoss.jpeg" rel="lightbox[735]"><img class="aligncenter size-full wp-image-736" title="Planete-a-louer-Yoss" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/Planete-a-louer-Yoss.jpeg" alt="" width="150" height="227" /></a></p>
<p>Étaient nominés :</p>
<ul>
<li><em>Eternity incorporated -</em> Raphaël Granier de Cassagnac (Mnémos)</li>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/08/mordre-le-bouclier-de-justine-niogret/">Mordre le bouclier</a> -</em> Justine Niogret (Mnémos)</li>
<li><em>D’Or et d’Emeraude -</em> Eric Holstein (Mnémos)</li>
<li><em>Narcogénèse -</em> Anne Fakhouri (L’Atalante)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Prix Utopiales Européen :</h3>
<p>Lauréat : <em>Rêves de gloire</em>, de <strong>Roland C. Wagner</strong>, édition L&#8217;Atalante</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/reves-de-gloire-wagner.jpeg" rel="lightbox[735]"><img class="aligncenter size-full wp-image-737" title="reves-de-gloire-wagner" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/11/reves-de-gloire-wagner.jpeg" alt="" width="150" height="207" /></a></p>
<p>Étaient nominés :</p>
<ul>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/06/28/bankgreen-de-thierry-di-rollo/">Bankgreen</a></em> &#8211; Thierry Di Rollo (Le Bélial)</li>
<li><em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/">CLEER</a></em> &#8211; L.L. Kloetzer (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
<li><em>Le fleuve des dieux</em> &#8211; Ian McDonald (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)</li>
</ul>
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		<title>Utopiales 2011, me voilà !</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/10/utopiales-2011-me-voila/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 18:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals, prix, évènements, etc...]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Utopiales]]></category>

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		<description><![CDATA[Je crois que tout est dans le titre. Les Utopiales 2011, qui se déroulent à Nantes (ville chère à mon coeur puisque c&#8217;est ma ville de naissance), ont déjà commencé. Et j&#8217;y serai demain et samedi. Dédicaces, conférences, expositions, etc&#8230; Toutes les manifestations habituelles seront là. Venez-y nombreux ! D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai cru comprendre que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que tout est dans le titre. <a href="http://www.utopiales.org/index.php/fr/">Les Utopiales 2011</a>, qui se déroulent à Nantes (ville chère à mon coeur puisque c&#8217;est ma ville de naissance), ont déjà commencé. Et j&#8217;y serai demain et samedi. Dédicaces, conférences, expositions, etc&#8230; Toutes les manifestations habituelles seront là. Venez-y nombreux !</p>
<p>D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai cru comprendre que les blogueurs vont se déplacer en masse, et même se faire <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/10/rencontres-des-blogueurs-aux-utopiales-2011/">une petite bouffe</a>&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>De mon côté, je dois bien avouer être franchement à la bourre, puisqu&#8217;à l&#8217;instant ou j&#8217;écris ce billet, je n&#8217;ai toujours pas établi mon programme ni préparer mes livres à faire dédicacer&#8230; Bref, il faut que je m&#8217;y mette&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Palimpseste, de Charles Stross</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/11/02/palimpseste-de-charles-stross/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 04:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveaux Millénaires]]></category>
		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Stross]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah, de la hard-SF&#8230; Je crois avoir déjà dit ici ou là que ce genre de SF n&#8217;est pas vraiment ma tasse de thé. J&#8217;ai pourtant tenté le coup, pour plusieurs raisons : le pitch m&#8217;intéresse (c&#8217;est quand même un peu la condition sine qua non&#8230;), ce roman est court (160 pages), et le côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, de la hard-SF&#8230; Je crois avoir déjà dit ici ou là que ce genre de SF n&#8217;est pas vraiment ma tasse de thé. J&#8217;ai pourtant tenté le coup, pour plusieurs raisons : le pitch m&#8217;intéresse (c&#8217;est quand même un peu la condition <em>sine qua non</em>&#8230;), ce roman est court (160 pages), et le côté hard-SF semble centré sur la cosmologie, sujet qui m&#8217;intéresse particulièrement et pour lequel les termes scientifiques ne m&#8217;effraient pas (même si le côté &laquo;&nbsp;manipulation des trames de la réalité&nbsp;&raquo; risque de me perdre). Et donc ?&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Drame écologique, guerre nucléaire, catastrophe naturelle. A plus ou  moins long terme, toute civilisation est vouée à disparaître. Cela s&#8217;est  d&#8217;ailleurs produit des millions de fois depuis la formation de notre  planète. Pour préserver l&#8217;humanité de ces inévitables apocalypses, des  agents venus d&#8217;un lointain futur voyagent tout au long de l&#8217;histoire de  la Terre : à chaque fin du monde, ils sauvent ce qui peut l&#8217;être, et  permettent ainsi à notre espèce de renaître de ses cendres. Mais toute  intervention sur l&#8217;histoire a des conséquences, parfois tragiques&#8230;  <strong>Pierce</strong> est l&#8217;un de ces agents, un patrouilleur du temps promis à une  brillante carrière. Pourtant, sa vie bascule le jour où sa famille et  l&#8217;époque qui l&#8217;abritait sont &laquo;&nbsp;effacées&nbsp;&raquo; par une nouvelle version de  l&#8217;histoire, tel un palimpseste. Son seul espoir réside à la fin des  temps, où sont archivés tous les pans disparus de l&#8217;histoire. Dans  l&#8217;infini des possibles, retrouvera-t-il celle qu&#8217;il aime ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Alors, Stase-t&#8217;a plu ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/palimpseste-stross.jpg" rel="lightbox[680]"><img class="alignleft size-full wp-image-681" title="palimpseste-stross" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/palimpseste-stross.jpg" alt="" width="150" height="234" /></a>Difficile de chroniquer ce court roman. Difficile car à trop en dire, on risque vite de déflorer l&#8217;intrigue, et difficile car je ne suis pas sûr d&#8217;avoir tout compris (à vrai dire, je suis même sûr d&#8217;être passé à côté de pas mal de subtilités). Je l&#8217;ai déjà dit plus haut, et je le redis une dernière fois : la hard-SF c&#8217;est pas mon truc. Et ce bouquin entre en plein dans cette catégorie. Mais ici point de hard-SF basée sur la physique quantique ou autres concepts totalement tordus compréhensibles uniquement par des scientifiques (<strong>Greg Bear</strong>, avec ta trilogie <em>Éon-Éternité-Héritage</em>, si tu me lis&#8230;).</p>
<p>Ici, cet aspect hard-SF est plutôt centré sur la cosmologie (matière que j&#8217;apprécie beaucoup, ce qui aide sans doute à faire passer la pilule), mais n&#8217;est pas au coeur du roman. C&#8217;est simplement une illustration de l&#8217;univers des possibles, des éventuels futurs de l&#8217;humanité, avec ou sans l&#8217;intervention de la Stase, cette &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; de voyageurs temporels, chargée de préserver l&#8217;humanité. Et cette préservation doit se faire à tout prix, pour l&#8217;éternité. Hors, notre système solaire n&#8217;est pas éternel. Il faut donc agir au niveau stellaire. C&#8217;est là que la cosmologie intervient. Mais même si la cosmologie nous est totalement étrangère, elle n&#8217;est là qu&#8217;à but illustratif, les passages cosmologiques pouvant fort bien se lire de manière distanciée, cette trame narrative s&#8217;étendant sur des milliards d&#8217;années. C&#8217;est très intelligent de la part de <strong>Charles Stross</strong>, cela permet de ne pas noyer le lecteur, de garder une certaine distance avec l&#8217;aspect scientifique.</p>
<p>En revanche, il y a également beaucoup de voyages dans le temps. Et bien évidemment, qui dit voyages dans le temps dit paradoxes temporels, histoire modifiée, passé ou futur vécu puis inexistant, histoire devenant non-histoire (d&#8217;où la notion de palimpseste : on efface, et réécrit l&#8217;histoire), plusieurs versions des &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; des personnages, etc&#8230; Ajoutez à cela conspiration, révolte, et vous obtenez un cocktail qui vous dérouillera les neurones ! Je reste volontairement obscur (ou bien peut-être n&#8217;ai-je pas le choix, car toute la complexité du roman se situe là !) pour ne pas gâcher l&#8217;intrigue. Sachez simplement que malgré certains passages assez délicats à appréhender, le fameux &nbsp;&raquo;sense of wonder&nbsp;&raquo; reste toujours présent. On lit ce roman d&#8217;une traite, émerveillé d&#8217;autant d&#8217;inventivité, stupéfié par l&#8217;ampleur du roman malgré sa taille, soufflé par les implications de chaque révélation. Certains passages sont absolument sublimes car ils représentent ce que la SF &laquo;&nbsp;merveilleuse&nbsp;&raquo; (à l&#8217;opposé de l&#8217;anticipation ou de la spéculation qui reste plausible à plus ou moins long terme) a de meilleur à proposer, le passage sur la bibliothèque de la fin des temps en étant le meilleur exemple.</p>
<p>Court mais bon, très bon !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/09/21/palimpseste-charles-stross/">Miss Bouquinaix</a>, <a href="http://www.biblioblog.fr/post/2011/07/22/Palimpseste-Charles-Stross">Biblioblog</a>, <a href="http://www.phenixweb.net/STROSS-Charles-Palimpseste">Phénix-Web</a>, <a href="http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/333-palimpseste-chronique">Joomla</a>, <a href="http://surmesbrizees.wordpress.com/2011/07/06/palimpseste-charles-stross/">Brize</a>, <a href="http://marcfvb.wordpress.com/2011/08/14/palimpseste-charles-stross/">Marc</a>, <a href="http://souslefeuillage.blogspot.com/2011/06/palimpseste.html">Lael</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/06/palimpseste.html">Anudar</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/5cV"></script></p>
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		<title>Nouveau challenge !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 04:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Challenges]]></category>
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		<description><![CDATA[Hé oui, je me suis inscrit à un nouveau challenge, proposé par les blog des Murmures d&#8217;A.C. de Haenne. Il s&#8217;agit du challenge &#171;&#160;Adapte-moi si tu peux&#160;&#187;. Le but est de, je cite : &#171;&#160;recenser, de découvrir ou redécouvrir, des œuvres par le biais des adaptations diverses et (a)variées.&#160;&#187; Il peut donc s&#8217;agir d&#8217;adaptations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hé oui, je me suis inscrit à un nouveau challenge, proposé par les blog des <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">Murmures d&#8217;A.C. de Haenne</a>. Il s&#8217;agit du challenge <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/adapte-moi-si-tu-peux-c1349404">&laquo;&nbsp;Adapte-moi si tu peux&nbsp;&raquo;</a>. Le but est de, je cite : <em>&laquo;&nbsp;recenser, de découvrir ou redécouvrir, des œuvres par le biais des adaptations diverses et (a)variées.&nbsp;&raquo;</em> Il peut donc s&#8217;agir d&#8217;adaptations de romans en films bien sûr, mais également l&#8217;inverse, ou bien de romans en jeux vidéos (ou l&#8217;inverse !), ou bien de&#8230; Plein de possibilités en fait !</p>
<p>Je pense rester dans du classique dans un premier temps, c&#8217;est à dire des romans adaptés en film. Je pense notamment aux nombreuses adaptations des oeuvres de <strong>Philip K. Dick</strong>. Et puis je risque de parler de <strong>Conan</strong> également. Et puis pour la suite, je verrai. Les possibilités sont multiples, mais comme d&#8217;habitude, je ferai ce qui me plaît, sans me forcer. Les challenges ne doivent pas aller à contre-courant de mon humeur du moment. A bientôt donc, pour quelques adaptations !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" rel="lightbox[701]"><img class="alignnone size-full wp-image-826" title="adapte-moi" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/12/adapte-moi.jpeg" alt="" width="200" height="125" /></a></p>
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		<title>Julian, de Robert Charles Wilson</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 04:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici LA grosse sortie de l&#8217;année 2011 pour les éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Un bon pavé de 600 pages qui présente bien (belle couverture, qui s&#8217;éloigne du style SF, pour plaire à un public plus large ?), deuxième lecture consécutive de Robert Charles Wilson, me concernant. Dans un style radicalement différent de &#171;&#160;Mysterium&#160;&#187;, ce roman [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici LA grosse sortie de l&#8217;année 2011 pour les éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Un bon pavé de 600 pages qui présente bien (belle couverture, qui s&#8217;éloigne du style SF, pour plaire à un public plus large ?), deuxième lecture consécutive de <strong>Robert Charles Wilson</strong>, me concernant. Dans un style radicalement différent de <em>&laquo;&nbsp;Mysterium&nbsp;&raquo;</em>, ce roman se base sur la vie de <strong>Julien l&#8217;apostat</strong>, un empereur romain à la vie tumultueuse, et transpose le tout au XXIIème siècle&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Il s&#8217;appelle <strong>Julian Comstock</strong>, il est le neveu du président des  Etats-Unis. Son père, le général <strong>Bryce Comstock</strong>, a été pendu pour  trahison (on murmure qu&#8217;il était innocent de ce crime). <strong>Julian</strong> est né  dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à  soixante Etats, tenue de main de maître par l&#8217;Eglise du Dominion. Un  pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces  mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes  ressources naturelles nord-américaines. On le connaît désormais sous le  nom de <strong>Julian l&#8217;agnostique</strong> ou (comme son oncle) de <strong>Julian le Conquérant</strong>.  Ceci est l&#8217;histoire de ce qu&#8217;il a cru bon et juste, l&#8217;histoire de ses  victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque  post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à  l&#8217;oeuvre de <strong>Mark Twain</strong>, <em>&laquo;&nbsp;Julian&nbsp;&raquo;</em> est le plus atypique des romans de <strong>Robert  Charles Wilson</strong>. Une réussite majeure et une critique sans concession  des politiques environnementales actuelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un XXIIème très XIXème</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/julian_robert_charles_wilson.jpg" rel="lightbox[669]"><img class="alignleft size-full wp-image-431" title="julian_robert_charles_wilson" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/julian_robert_charles_wilson.jpg" alt="" width="150" height="230" /></a><strong>Robert Charles Wilson</strong> frappe là où on ne l&#8217;attendait pas forcément. Habitué d&#8217;une SF humaniste, centrée sur les personnages, mais toujours partant d&#8217;un postulat très science-fictionnesque, <strong>Wilson</strong> a su se forger une réputation flatteuse dans le petit monde de l&#8217;imaginaire. Avec <em>&laquo;&nbsp;Julian&nbsp;&raquo;</em>, changement de décor. L&#8217;aspect SF reste présent, mais de manière très ténue. Le roman se situe en effet au XIIème siècle, après que les ressources naturelles de notre planète (pétrole, gaz, etc&#8230;) se soient taries. S&#8217;en est suivie une période trouble, hachée par des guerres, des famines, des pertes humaines innombrables conduisant à une drastique baisse de la population, et un recul technologique tel que ce XXIIème siècle ressemble fortement au XIXème. Voilà pour l&#8217;aspect SF. On n&#8217;est donc déjà plus vraiment dans la SF pure et dure, mais plutôt dans l&#8217;anticipation, genre déjà plus facilement assimilable par le grand public (mais je reviendrai sur ce point plus bas).</p>
<p>Ce monde nous est présenté à travers les yeux du narrateur, <strong>Adam Hazzard</strong>, ami d&#8217;enfance de <strong>Julian</strong>, le neveu du Président des États-Unis. Et là, il y a du bon et du moins bon. Le bon côté, c&#8217;est que le ton est léger, très facile à lire. Le fait qu&#8217;<strong>Adam</strong> soit issu d&#8217;une caste inférieure, et que les aventures contées dans le roman vont conduire les personnages  dans des situations et des lieux auxquels ils n&#8217;étaient pas destinés permet au lecteur de découvrir le monde en même temps que le narrateur. Le procédé est adroit, et permet de ne pas rendre le texte trop didactique, trop artificiel. Le ton est naturel, parfois même plutôt amusant. Le mauvais côté de la chose est qu&#8217;<strong>Adam</strong> est tout de même trop naïf, cela en devient un brin énervant. Je n&#8217;arrivais d&#8217;ailleurs pas à me faire à l&#8217;idée qu&#8217;<strong>Adam</strong> va sur ses vingt ans au début du roman. J&#8217;avais toujours en tête un enfant. L&#8217;effet s&#8217;est heureusement estompé dans le dernier tiers du roman, la narrateur devenant enfin plus adulte, façonné par les expériences vécues.</p>
<p>Le livre est constitué de cinq parties bien distinctes. Alors certes la trame générale du roman est assez facile à deviner, la quatrième de couverture est assez explicite sur ce point, et quand on sait que le nom de <strong>Julian</strong> n&#8217;a pas été donné au hasard (le personnage est une libre &laquo;&nbsp;adaptation&nbsp;&raquo; de la vie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_%28empereur_romain%29">Julien, l&#8217;empereur romain</a>), cela n&#8217;en devient que plus clair. Mais l&#8217;essentiel n&#8217;est pas là. L&#8217;important n&#8217;est pas le but, mais le cheminement, n&#8217;est-ce pas ? <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Et il va s&#8217;en passer des choses. Malgré un début un peu lent (une certaine langueur qui se fait d&#8217;ailleurs sentir tout au long du roman), j&#8217;ai rapidement été accroché, et c&#8217;est sans aucun déplaisir que les pages se sont vues tournées les unes après les autres&#8230; Il faut dire que le monde proposé par <strong>Wilson</strong> a tout pour intéresser le lecteur : le lointain passé de l&#8217;époque du pétrole a sombré dans l&#8217;oubli, les États-Unis sont dirigés par un système féodal, et la religion est omniprésente à travers l&#8217;institution du Dominion, menaçant d&#8217;hérésie tous ceux qui s&#8217;intéressent d&#8217;un peu trop près au passé ou aux thèses scientifiques de l&#8217;époque : <strong>Darwin</strong> est oublié, l&#8217;homme n&#8217;a jamais marché sur le Lune, etc&#8230; Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/28/mysterium-de-robert-charles-wilson/">Mysterium</a>, <strong>Wilson</strong> a décidément une dent contre la religion&#8230;</p>
<p>Mais <strong>Julian</strong> n&#8217;entre pas dans le moule de ce monde. Neveu du Président <strong>Deklan Comstock</strong>, son père (donc le frère du Président) a été accusé de trahison par celui-ci, sa popularité devenant dangereusement gênante. Il ne suit pas les préceptes du Dominion, croit aux sciences oubliées, etc&#8230; Sa trajectoire fulgurante et tragique donne tout son sel au livre, on suit avec un réel intérêt ses victoires et ses échecs. Dommage que certains de ses actes ne soient qu&#8217;effleurés, et on aurait vraiment aimé en savoir plus sur les différentes institutions qui se sont créées sur les ruines de notre civilisation. Mais c&#8217;est habituel avec <strong>Wilson</strong>, le cadre n&#8217;est qu&#8217;un prétexte pour s&#8217;intéresser aux personnages. <strong>Julian</strong> et <strong>Adam</strong> occupent donc le devant de la scène, mais ils ne sont pas seul : <strong>Sam</strong>, <strong>Calyxa</strong>, ou bien <strong>Lymon Pugh</strong> (j&#8217;avoue avoir particulièrement apprécié ce dernier, présenté au départ comme une brute sans cervelle, il suivra une magnifique évolution, ami fidèle à la fois plein d&#8217;espoir et résigné), tous sont intéressants (à des degrés divers bien sûr).</p>
<p>Le fait que le XXIIème siècle de <strong>Wilson</strong> fasse furieusement penser à notre XIXème rend ce roman très facile à lire, le postulat SF passe totalement au second plan, et le récit aurait fort bien pu être un XIXème siècle uchronique. D&#8217;ailleurs la couverture (superbe au passage) ne montre rien de SF, ce roman est donc ouvertement destiné à un public profane en science-fiction. C&#8217;est à la fois sa force et sa faiblesse. Très accessible, il en devient même parfois un peu convenu. Ceux qui attendaient du nouveau <strong>Wilson</strong> un roman dans la même veine que les précédents en seront pour leurs frais. Mais soyons clair, j&#8217;ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman d&#8217;Aventures et avec un A majuscule. Peut être manque-t-il d&#8217;un peu de profondeur&#8230; En effet où est la <em>&laquo;&nbsp;critique sans concession  des politiques environnementales actuelles&nbsp;&raquo;</em> annoncée par la quatrième de couverture ? Dire : &laquo;&nbsp;regardez où ça nous mène&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un début, mais c&#8217;est un peu léger, non ?</p>
<p>Mais ne boudons pas notre plaisir, c&#8217;est un roman très agréable malgré quelques menus défauts (à mes yeux en tout cas), à tel point que j&#8217;avoue avoir une petite pointe de tristesse en arrivant au bout. Sans doute la preuve d&#8217;une œuvre réussie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">&laquo;&nbsp;Fins du monde&nbsp;&raquo;</a> de Tigger Lilly.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[669]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lecture commune organisée avec <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/10/julian-robert-charles-wilson/">Guillaume</a> et <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/10/31/22507696.html">Efelle</a>.</p>
<p>Voir également les chroniques de <a href="http://www.viinz.com/index.php/Blog/lectures/julian-robert-charles-wilson/">Viinz</a>, <a href="http://lamaisonmuette.blogspot.com/2011/09/julian-robert-charles-wilson.html">la Maison Muette</a>, <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-julian-robert-charles-wilson-87174816.html">BlackWolf</a>, <a href="http://www.fantastinet.com/julian-de-robert-charles-wilson/">Fantastinet</a>, <a href="http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/09/20/rentree-litteraire-julian-de-robert-charles-wilson.html">Gwordia</a>, <a href="http://blog.cyrille.free.fr/?p=45">Cyrille</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/11/decevant.html">Gromovar</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/5cU" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Mysterium, de Robert Charles Wilson</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 04:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Couronné d&#8217;un prix Phillip K. Dick en 1995, ce roman est un des premiers écrits par celui que beaucoup considèrent comme le meilleur écrivain de science-fiction en activité. Nombre de chefs d’œuvre jalonnent en effet sa bibliographie : &#171;&#160;Spin&#160;&#187; et &#171;&#160;Les chronolithes&#160;&#187; étant les deux plus célèbres. C&#8217;est donc avec une réelle attente qualitative que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Couronné d&#8217;un prix <strong>Phillip K. Dick</strong> en 1995, ce roman est un des premiers écrits par celui que beaucoup considèrent comme le meilleur écrivain de science-fiction en activité. Nombre de chefs d’œuvre jalonnent en effet sa bibliographie : <em>&laquo;&nbsp;Spin&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Les chronolithes&nbsp;&raquo;</em> étant les deux plus célèbres. C&#8217;est donc avec une réelle attente qualitative que je me suis penché sur ce roman, qui représente donc ma première lecture du monsieur. Hé oui&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>À Two Rivers, rien ne vient jamais troubler la petite vie paisible des habitants, jusqu’à ce qu’un laboratoire de recherches militaire s’installe sur les rives du lac Merced. Les spéculations les plus folles naissent alors, et la crainte d’un accident nucléaire hante tous les esprits. Aussi, lorsqu’un incendie  se déclare sur le site, <strong>Dexter Graham</strong> envisage déjà le pire. Pourtant,  son destin, ainsi que celui de Two Rivers dans sa totalité, vient de  basculer d’une manière qui dépasse de très loin son imagination. En  effet, la petite ville semble avoir été transportée… ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La SF humaine aurait-elle trouvé son maître ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/mysterium-wilson.jpg" rel="lightbox[665]"><img class="alignleft size-full wp-image-599" title="mysterium-wilson" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/mysterium-wilson.jpg" alt="" width="150" height="254" /></a></p>
<p>Le roman commence par un prologue assez particulier dans la forme, en tout cas particulier pour moi qui n&#8217;avait jamais lu de <strong>Wilson</strong> jusqu&#8217;ici. Alors que je lisais à peu près partout que l&#8217;auteur écrit de manière très humaine, plus sur les personnages que sur les faits, me voici devant un prologue certes intrigant (un mystérieux artefact est découvert en Turquie, avec des propriétés semble-t-il assez spéciales), mais très froid, très factuel, limite journalistique. Ca ne dure que quelques pages, et c&#8217;est pour la mise en place de l&#8217;intrigue, mais j&#8217;ai été décontenancé. Cela dit, ça n&#8217;a à aucun moment eu un effet négatif, l&#8217;intérêt pour ce mystère allant croissant au fil de la lecture de ce prologue.</p>
<p>Puis le roman commence réellement. Tout part d&#8217;un évènement simple : une ville et ses habitants se retrouvent soudainement, suite à une explosion dans le nouveau labo de recherche proche de la ville (étudiant le fameux artefact turc), dans un monde qui leur est totalement étranger. Au même endroit géographique, mais&#8230; ailleurs, comme le dit si bien la quatrième de couverture. Mais plutôt que de s&#8217;attarder sur le pourquoi du comment, <strong>Robert Charles Wilson</strong> préfère s&#8217;intéresser aux personnages. Comment vivent-ils ce bouleversement, comment s&#8217;y adaptent-ils ?</p>
<p>Car le nouveau monde est bien différent du nôtre : ici règne l&#8217;obscurantisme religieux, le gouvernement est une théocratie qui est plutôt du genre expéditive avec ceux qu&#8217;elle considère comme des blasphémateurs, des hérétiques. Et il en faut peu pour être classé de la sorte&#8230; Alors certains luttent malgré le danger, d&#8217;autres font profil bas, d&#8217;autres abdiquent et changent de camp, etc&#8230; Le parallèle avec la Résistance est assez évident, mais sans sombrer dans le manichéisme. La réflexion sur la collusion religion-pouvoir est également bien amenée.</p>
<p>La domination de la religion sur la société a ralenti les évolutions scientifiques par rapport à notre monde. Les ordinateurs sont par exemple totalement anachroniques. On imagine donc bien que les documents scientifiques et technologiques du laboratoire intéressent au plus haut point les chercheurs de ce nouveau monde. Mais dans quel but ? Car ce petit bout de terre apparu on ne sait comment dans ce monde autoritaire et religieux n&#8217;est-il pas profondément blasphématoire ? S&#8217;en suit une course contre la montre où chacun devra faire un choix. Ainsi on découvre au fil du récit les différents personnages avec leur caractère, leurs failles, leur histoire : <strong>Dexter</strong>, le professeur d&#8217;histoire, hanté par des évènements tragiques, le gamin débrouillard <strong>Clifford</strong>, l&#8217;ethnologue <strong>Linneth</strong>, chargée par les autorités d&#8217;étudier ces étonnants nouveaux venus, ou bien <strong>Evelyn</strong>, la maîtresse de Dexter, résignée à son sort et à celui de la ville&#8230; Ils verront bien évidemment leur existence bouleversée par tous ces évènements, certains de manière tragique, d&#8217;autres de manière plus&#8230; étonnante.</p>
<p>La fin est à ce titre plutôt réussie. Non par son exactitude scientifique (et encore, qui suis-je pour porter un jugement sur des réflexions scientifiques poussées à leur extrême, à tel point qu&#8217;elles s&#8217;entremêlent à des réflexions religieuses, mystiques et métaphysiques ?), mais par la conclusion douce-amère qu&#8217;elle amène. Une vraie fin pour certains personnages, un renouveau pour d&#8217;autres&#8230;</p>
<p>Alors certes, on aurait aimé en savoir un peu plus sur ce monde gouverné par la religion, son histoire à partir du point de divergence avec notre monde (assez loin dans le passé), mais <strong>Wilson</strong> a choisit de s&#8217;en tenir à sa ligne de conduite : raconter une situation donnée, à travers les personnages. Il n&#8217;a jamais été question de faire une étude complète de ce monde uchronique.</p>
<p>En tout cas, ce fut un réel bonheur pour moi de me plonger dans ce roman passionnant, à l&#8217;intrigue simple et complexe à la fois, avec ses personnages attachants, ses thèmes de réflexions intelligents, l&#8217;écriture de <strong>Wilson</strong> étant par ailleurs d&#8217;une très belle fluidité, permettant au lecteur de ne pas se perdre dans des réflexions parfois un poil ardues. Pas de doute, je reviendrai à <strong>Wilson</strong> !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://www.chemins-khatovar.com/site/2010/11/mysterium-robert-charles-wilson/">Khatovar</a>, <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=2146571373">Noosfere</a>, <a href="http://www.cafardcosmique.com/Mysterium-de-Robert-Charles-WILSON">Cafard cosmique</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article5722">Yozone</a>, <a href="http://www.maasbiolab.net/wilson-robert-charlesmysterium-p3830/">Maas Biolab</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/5aJ" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>La huitième couleur, de Terry Pratchett</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/26/la-huitieme-couleur-de-terry-pratchett/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 04:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pratchett]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier tome d&#8217;une série culte, s&#8217;il en est ! Là aussi, il était temps que je m&#8217;y mette. Cela dit, j&#8217;y suis un allé avec un brin de méfiance, car je ne suis pas grand amateur de fantasy burlesque. Mais l&#8217;aura de la série a fini par me convaincre. Enfin, pas totalement&#8230; &#160; Quatrième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier tome d&#8217;une série culte, s&#8217;il en est ! Là aussi, il était temps que je m&#8217;y mette. Cela dit, j&#8217;y suis un allé avec un brin de méfiance, car je ne suis pas grand amateur de fantasy burlesque. Mais l&#8217;aura de la série a fini par me convaincre. Enfin, pas totalement&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme  de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur  le dos d&#8217;une tortue. A Ankh-Morpork, l&#8217;une des villes de ce  Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait  l&#8217;air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un  Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.  Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier  Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des  voleurs et celle des assassins ; mission périlleuse et qui va les  conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu&#8217;aux  rebords du disque. Car Deuxfleurs appartient à l&#8217;espèce la plus  redoutable qui soit : c&#8217;est un touriste&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>C&#8217;est que le début, d&#8217;accord, d&#8217;accord&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/huitieme-couleur-pratchett.jpg" rel="lightbox[656]"><img class="alignleft size-full wp-image-635" title="huitieme-couleur-pratchett" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/huitieme-couleur-pratchett.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>C&#8217;est donc ma première incursion sur le Disque Monde. Cela faisait déjà  quelques temps que je voulais voir de quoi il retournait, et l&#8217;emprunt  auprès d&#8217;un ami m&#8217;a permis d&#8217;y goûter.</p>
<p>Je m&#8217;étais bien sûr un peu renseigné pour savoir dans quoi je mettais  les pieds, et j&#8217;étais prévenu que, de l&#8217;avis de beaucoup, les deux  premiers tomes n&#8217;étaient pas les meilleurs. Mais je voulais quand même  commencer par le commencement.</p>
<p>Et je dois dire que c&#8217;est plutôt intéressant. Bon, on est loin du chef  d&#8217;œuvre, l&#8217;écriture est parfois maladroite (chapeau tout de même au  traducteur), l&#8217;histoire (si tant est qu&#8217;il y en ait une) est difficile à  suivre, on perd le fil assez souvent (où sont les personnages,  notamment le Bagage). Et finalement le fond est absent. En effet ce  livre a pour seul but de pasticher et tourner en dérision les classiques  de la fantasy. Et de ce point de vue là, c&#8217;est franchement réussi. Ce livre est en fait un gigantesque fourre-tout de références, clins d’œil et autres situations burlesques. Saluons d&#8217;ailleurs l&#8217;imagination débordante de Terry Pratchett, qui sait en peu de mot décrire une situation, une action ou un lieu de manière humoristique (et saluons encore une fois le talent du traducteur qui a parfaitement rendu tout cela en langue française, et de quelle manière !).</p>
<p>Déjà le Disque Monde en lui même est réussi : association improbable  d&#8217;un disque soutenu par quatre éléphants gigantesques, eux même soutenus  par une immense tortue qui avance dans l&#8217;espace&#8230;<br />
Quant aux personnages, on ne peut que fondre devant l&#8217;indécrottable  optimisme et l&#8217;insouciance de Deuxfleurs, la loose de Rincevent, ou bien Hrun le barbare  de Chimérie (hommage évident au Conan de Cimmérie).</p>
<p>Mon avis est donc globalement mitigé sur ce livre : on ne rit pas vraiment, mais on sourit quand même. Et il ne faut pas être allergique à l&#8217;humour britannique. J&#8217;avoue avoir eu un peu de mal à le finir, l&#8217;aspect totalement décousu du roman étant assez déroutant. Mais ce livre n&#8217;était peut être qu&#8217;un coup d&#8217;essai pour l&#8217;auteur qui a d&#8217;ailleurs (semble-t-il, d&#8217;après maintes critiques) considérablement amélioré la formule au fil de ses écrits. Je suis donc plus optimiste sur le reste de la saga. Je lirai donc la suite, Le  Huitième Sortilège.<br />
Et j&#8217;ai aussi en réserve Mortimer, souvent cité parmi les meilleurs de la série&#8230;</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://bd-livres.psychovision.net/romans/huitieme-couleur-029.php">Psychovision</a>, <a href="http://sublimeacide.pagesperso-orange.fr/pages/litt%E9/la%20huiti%E8me%20couleur,%20Terry%20Pratchett.htm">Sublime acide</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/02/la-huitiemes-couleur-terry-pratchett.html">le Dragon galactique</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2010/01/dm01-la-huitieme-couleur-terry.html">Arutha</a>, <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/09/la-huitieme-couleur-terry-pratchett.html">GiZeus</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/10/la-huitieme-couleur-de-terry-pratchett.html">Naufragés volontaires</a>, <a href="http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-les-annales-du-disque-monde-tome-1-la-huitieme-couleur-terry-pratchett-57946227.html">Mina</a>.</p>
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		<title>Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/24/gagner-la-guerre-de-jean-philippe-jaworski/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 04:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l&#8217;excellent Janua Vera, on reprend une lichette de Jaworski. Enfin, une grosse lichette de 700 pages quand même, qui met en scène Benvenuto Gesufal, le héros de la nouvelle &#171;&#160;Mauvaise Donne&#160;&#187; dans &#171;&#160;Janua Vera&#160;&#187;. Et c&#8217;est toujours aussi bon. &#160; Quatrième de couverture : Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/20/janua-vera-de-jean-philippe-jaworski">l&#8217;excellent Janua Vera</a>, on reprend une lichette de <strong>Jaworski</strong>. Enfin, une grosse lichette de 700 pages quand même, qui met en scène<strong> Benvenuto Gesufal</strong>, le héros de la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Mauvaise Donne&nbsp;&raquo;</em> dans <em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em>. Et c&#8217;est toujours aussi bon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber  d’un  bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « <strong>Benvenuto</strong>, mon fagot,  t’as  encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon  patron, le  podestat <strong>Leonide Ducatore</strong>, les galères de la République de Ciudalia  venaient  d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire  était  arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il  faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs  sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce  infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui  commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées  et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler  le pactole, c’est au sein de la famille qu’on  sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est  plutôt mon rayon…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la fantasy de très haut niveau !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/gagner-la-guerre-jaworski.jpg" rel="lightbox[652]"><img class="alignleft size-full wp-image-634" title="gagner-la-guerre-jaworski" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/gagner-la-guerre-jaworski.jpg" alt="" width="150" height="185" /></a><em>« Je n’ai jamais aimé la mer.</em><br />
<em> Croyez-moi, les paltoquets qui se gargarisent sur la beauté des flots,  ils n’ont jamais posé le pied sur une galère. La mer, ça secoue comme  une rosse mal débourrée, ça crache et ça gifle comme une catin  acariâtre, ça se soulève et ça retombe comme un tombereau sur une  ornière ; et c’est plus gras, c’est plus trouble et plus limoneux que le  pot d’aisance de feu ma grand-maman. Beauté des horizons changeants et  souffle du grand large ? Foutaises ! La mer, c’est votre cuite la plus  calamiteuse, en pire et sans l’ivresse.</em><br />
<em> Je n’ai jamais aimé la mer, et ce n’était pas près de s’arranger. »</em></p>
<p>Voilà comment commence ce roman de <strong>Jean Philippe Jaworski</strong>, déjà auteur  du <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/20/janua-vera-de-jean-philippe-jaworski">très reconnu recueil de nouvelles Janua Vera</a>, nouvelles se déroulant  également dans ce Vieux Royaume que l&#8217;on retrouve dans ce premier roman.  Et cette introduction nous montre déjà deux choses : la plume de  <strong>Jaworski</strong> est extrêmement travaillée, ciselée à la perfection, et son héros,  cette crapule d&#8217;assassinat qu&#8217;est <strong>don Benvenuto Gesufal</strong> va en voir de  toutes les couleurs, et nous avec ! Et avec quel plaisir !</p>
<p>On tremblera avec lui, on vibrera avec lui, on aura (vraiment très) mal  avec lui (et vous comprendrez une nouvelle fois la richesse de  l&#8217;écriture de l&#8217;auteur, croyez moi !), on verra du pays avec lui, on se  fera avoir avec lui, on filoutera avec lui, on combattra à ses côtés, on  mentira avec lui, etc&#8230;<br />
Et ce n&#8217;est pas le moindre des exploits de l&#8217;auteur que d&#8217;avoir réussi à  rendre son héros (une mauvaise fréquentation comme il le dit lui même)  sympathique ! Tour à tour cynique, drôle, pleutre, fier, arrogant, on  s&#8217;attache rapidement à lui, avant d&#8217;être propulsé dans un maelström  d&#8217;événements qui le dépasse totalement&#8230;<br />
Le cadre du roman est également une vraie réussite, notamment à travers  l&#8217;évocation de Ciudalia, la ville dans laquelle se situe une bonne  partie de l&#8217;intrigue, sorte de Rome imaginaire, une cité tentaculaire  qui devient un personnage de l&#8217;histoire à part entière.</p>
<p>On sent que l&#8217;auteur s&#8217;est vraiment documenté à fond pour que tout soit  crédible, jusque dans une superbe scène où deux assassins s&#8217;expriment  dans un argot totalement déroutant et pourtant parfaitement  compréhensible. Renversant !</p>
<p>Intrigues politiques, combats, jeux de dupes, complots, machinations  sont les ingrédients de ce roman absolument jouissif qu&#8217;il est  impossible de lâcher avant la fin, et qui montre à tous que la fantasy  va bien au-delà des poncifs auxquels on la cantonne trop souvent&#8230;  Magistral, à l&#8217;image de la toute fin du roman, qui parvient en un seul  mot à clôturer cette aventure palpitante de la manière la plus cynique  qui soit. Jouissif je vous dis !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://siku00.blogspot.com/2009/04/gagner-la-guerre.html">Cédric Jeanneret</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2009/04/05/13274128.html">Efelle</a>, <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/04/gagner-la-guerre-jean-philippe-jaworski/">Traqueur Stellaire</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/07/tu-quoque.html">Gromovar</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2011/04/gagner-la-guerre-jean-philippe-jaworski.html">Arutha</a>, <a href="http://www.mesimaginaires.fr/article-34955984.html">Sandrine</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article8695">Yozone</a>.</p>
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		<title>Les Enfants de Húrin, de J.R.R. Tolkien</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/21/les-enfants-de-hurin-de-j-r-r-tolkien/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 04:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tolkien]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était de parler du maître sur ce blog. Je ne parlerai pas du &#171;&#160;Seigneur des Anneaux&#160;&#187;, de &#171;&#160;Bilbo le hobbit&#160;&#187; ou du &#171;&#160;Silmarillion&#160;&#187;, à moins de les relire une nouvelle fois. Parlons donc plutôt d&#8217;une de ses dernières oeuvres parues en France il y a peu (2008). &#160; Quatrième de couverture : Des milliers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était de parler du maître sur ce blog. Je ne parlerai pas du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, de <em>&laquo;&nbsp;Bilbo le hobbit&nbsp;&raquo;</em> ou du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, à moins de les relire une nouvelle fois. Parlons donc plutôt d&#8217;une de ses dernières oeuvres parues en France il y a peu (2008).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Des milliers d&#8217;années avant <em>&laquo;&nbsp;Le Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre <strong>Morgoth</strong>, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C&#8217;est contre <strong>Túrin</strong> et <strong>Niënor</strong>, les enfants de <strong>Húrin</strong>, que <strong>Morgoth</strong> va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier. <em>&laquo;&nbsp;Les Enfants de Húrin&nbsp;&raquo;</em>, œuvre entreprise par <strong>Tolkien</strong> au cours de la Première Guerre mondiale, s&#8217;adresse aux lecteurs du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l&#8217;histoire de <strong>Túrin</strong>, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre <strong>Morgoth</strong>, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Noir, très noir&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/enfants-hurin-tolkien.jpg" rel="lightbox[650]"><img class="alignleft size-full wp-image-633" title="enfants-hurin-tolkien" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/enfants-hurin-tolkien.jpg" alt="" width="150" height="236" /></a>Relatant une histoire déjà connue des lecteurs du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em> et des <em>&laquo;&nbsp;Contes et Légendes Inachevés&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Les Enfants de Húrin&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;en reste pas moins un très grand conte du <strong>Professeur Tolkien</strong>. Ce récit a été reconstitué par son fils, à partir des ecrits éparts racontant cette partie de l&#8217;histoire de la Terre du Milieu. Rendons d&#8217;ailleurs honneur à <strong>Christopher Tolkien</strong> qui, bien que capitalisant sur l&#8217;oeuvre de son père, n&#8217;a jamais pris le relais pour la compléter avec d&#8217;autres récits. L&#8217;oeuvre de <strong>Tolkien</strong> restera donc à tout jamais celle de <strong>J.R.R.</strong> et c&#8217;est aussi bien ainsi.</p>
<p>Écrit dans un style caractéristique de l&#8217;auteur anglais, plus proche de l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;historique&nbsp;&raquo; du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em> que du romanesque de <em>&laquo;&nbsp;Bilbo le hobbit&nbsp;&raquo;</em> ou du <em>&laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;</em>, et qui a donc ses détracteurs, ce livre raconte la vie de <strong>Túrin Turambar</strong>, frappé par une malédiction lancée par <strong>Morgoth</strong> sur son père, <strong>Húrin</strong>, et qui poursuit sa descendance.</p>
<p>Il n&#8217;est pas toujours facile à lire (rapport à son style encore une fois, qui ressemble parfois aux contes épiques moyenâgeux), mais il a le mérite de rester accessible même aux non-initiés au monde de la Terre du Milieu. En effet, l&#8217;introduction, écrite par <strong>Christopher Tolkien</strong>, permet de le replacer dans son contexte. Il peut alors tout à fait être pris comme une histoire &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;, un one-shot d&#8217;un univers de fantasy.</p>
<p>C&#8217;est un récit très (mais vraiment, hein !) noir, dur, plein de gravité, bien loin de la légèreté d&#8217;un <strong>Bilbo</strong>. Ici, la malédiction est source de nombreux maux, de terribles catastrophes, d&#8217;évènements déchirants. Le final notamment ne peut vous laisser de marbre, tant l&#8217;émotion et la tristesse sont palpables, une véritable tragédie grecque. Ceux qui pensent que trop souvent les œuvres de fantasy se terminent en happy-end prévisible en seront pour leurs frais&#8230; Une lecture à éviter si on broie du noir,sans doute&#8230;</p>
<p>Excellente adaptation plus romancée et plus détaillée d&#8217;un récit du <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, ce livre peut tout à fait faire office de premier pas vers la lecture du livre sus-nommé qui fait parfois peur à ses lecteurs potentiels (alors que pour moi, disons-le, le <em>&laquo;&nbsp;Silmarillion&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est le grand livre de <strong>Tolkien</strong>, son chef d&#8217;oeuvre ultime). L&#8217;auteur m&#8217;impressionne toujours autant par le souffle qui caractérise ses oeuvres, son imagination, son érudition. C&#8217;est une figure emblématique de la fantasy, et ce n&#8217;est pas avec ce roman que cela va changer.<br />
Pour moi, c&#8217;est un très grand récit, indispensable à tous amateurs des écrits du Professeur, mais pas seulement. Du grand <strong>Tolkien</strong>, assurément.</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-33042422.html">Cachou</a>, <a href="http://lesmotsdenanet.blogspot.com/2010/11/les-enfants-de-hurin-de-jrr-tolkien.html">Nanet</a>, <a href="http://lecture.cafeduweb.com/lire/11999-les-enfants-hurin-jrr-tolkien-fantasy-roman.html">Café du Web</a>, <a href="http://a.giscos.free.fr/lecture/JRRTolkien/EnfantsDeHurin.html">l&#8217;Antre du voyageur onirique</a>, <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article7705">Yozone</a>.</p>
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		<title>Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 04:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sans doute l&#8217;auteur français qui monte&#8230; En l&#8217;espace d&#8217;un recueil de nouvelles et d&#8217;un roman, Jean-Philippe Jaworski a su se forger une réputation d&#8217;esthète de la langue française, de star montante de la littérature de l&#8217;imaginaire francophone. Et j&#8217;ai bien peur d&#8217;être incapable de dire le contraire avec le recueil &#171;&#160;Janua Vera&#160;&#187;, lu il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute l&#8217;auteur français qui monte&#8230; En l&#8217;espace d&#8217;un recueil de nouvelles et d&#8217;un roman, <strong>Jean-Philippe Jaworski</strong> a su se forger une réputation d&#8217;esthète de la langue française, de star montante de la littérature de l&#8217;imaginaire francophone. Et j&#8217;ai bien peur d&#8217;être incapable de dire le contraire avec le recueil <em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em>, lu il y a déjà quelque temps&#8230; Chronique express.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Chaque nuit, <strong>Leodegar le Resplendissant</strong> se réveille en hurlant dans son  palais. Quelle est donc l&#8217;angoisse qui étreint le conquérant dans son  sommeil ? S&#8217;agit-il d&#8217;un drame intime, ou bien de l&#8217;écho multiple des  émotions qui animent le peuple du Vieux Royaume ? Désenchantement de  <strong>Suzelle</strong>, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de  maître <strong>Calame</strong>, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dune ses  archives ? Scrupule d&#8217;<strong>Aedam</strong>, le chevalier, à manquer aux lois de  l&#8217;honneur ? Hantise de <strong>Cecht</strong>, le housekarl, confronté aux fantômes de la  forêt ? Appréhension de <strong>Benvenuto</strong>, le maître assassin, d&#8217;être un jour  l&#8217;objet d&#8217;un contrat? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles  qu&#8217;on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres&#8230; A  travers dix destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses  intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les  clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du coeur humain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la grande fantasy !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/janua-vera-jaworski.jpg" rel="lightbox[640]"><img class="alignleft size-full wp-image-636" title="janua-vera-jaworski" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/janua-vera-jaworski.jpg" alt="" width="150" height="185" /></a>Autant tuer le suspense tout de suite : j&#8217;ai été conquis par ce recueil de nouvelles !</p>
<p>Je ne vais pas faire un revue de détail, mais j&#8217;ai été subjugué par <em>&laquo;&nbsp;Mauvaise Donne&nbsp;&raquo;</em> (on retrouvera d&#8217;ailleurs <strong>Benvenuto</strong>, le personnage principal,  dans <em>&laquo;&nbsp;Gagner la Guerre&nbsp;&raquo;</em>. Il me rappelle un peu bien sûr <a href="http://www.lorhkan.com/2011/07/09/les-mensonges-de-locke-lamora-de-scott-lynch/">Locke Lamora</a>,  avec moins de gouaille mais un peu plus de témérité), <em>&laquo;&nbsp;Un Jour de  Guigne&nbsp;&raquo;</em> (dans laquelle la prose de <strong>Jaworski</strong> est la plus  exubérante) très drôle et parodique (et pourtant, je ne suis pas très friand de fantasy humoristique), la tristesse qui ressort de <em>&laquo;&nbsp;Une  Offrande très précieuse&nbsp;&raquo;</em>, la noirceur de <em>&laquo;&nbsp;Un Confident&nbsp;&raquo;</em>. <em>&laquo;&nbsp;Montefellone&nbsp;&raquo;</em> est une superbe nouvelle jetant le lecteur au coeur de batailles moyenâgeuses, avec toujours cette langue ciselée comme rarement. Étourdir le lecteur par la beauté de la langue, lorsque qu&#8217;on parle de manoeuvres militaires, ce n&#8217;est pas si courant !<br />
Même la critiquée nouvelle éponyme (<em>&laquo;&nbsp;Janua Vera&nbsp;&raquo;</em> donc) m&#8217;a bien plus. Il  y une sorte d&#8217;atmosphère mystique qui s&#8217;en dégage et qui correspond  bien à un événement situé dans un lointain passé (alors que toutes les  autres nouvelles se passent bien plus tard, et dans un intervalle de  temps restreint).</p>
<p>Mais mon incontestable coup de cœur revient au <em>&laquo;&nbsp;Conte de Suzelle&nbsp;&raquo;</em> qui,  d&#8217;un ton léger au début, sombre peu à peu dans une terrible mélancolie.  Pas étonnant que certain(e)s en aient les larmes aux yeux. Bouleversant,  tout simplement. A elle seule, elle justifie l&#8217;achat du livre, rien que ça.<br />
Ma seule déception concerne <em>&laquo;&nbsp;Un Amour Dévorant&nbsp;&raquo;</em>, plus proche du fantastique, avec une fin qui m&#8217;a laissé sur ma&#8230; faim.</p>
<p>En tout cas, un grand bravo à <strong>Jean Philippe Jaworski</strong> (quelle plume  sublime !) qui réussit à travers ces quelques nouvelles toutes d&#8217;un  style différent à créer un monde cohérent et mystérieux à la fois. Les personnages des différentes nouvelles se croisent, les références et clins d&#8217;oeil d&#8217;une nouvelle à l&#8217;autre sont nombreux et contribuent à rendre ce &laquo;&nbsp;Vieux Monde&nbsp;&raquo; consistant. La chronologie apporte un plus également. On y perd en mystère (dans l&#8217;édition précédente, les annexes n&#8217;existaient pas, la chronologie non plus) ce qu&#8217;on y gagne en précision. Pas forcément un mauvais calcul quand on décide de créer un monde pour y situer plusieurs œuvres.</p>
<p>Vivement la suite, Sieur <strong>Jaworski</strong> !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/07/chroniques-du-vieux-royaume.html">Gromovar</a>, <a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-19657920.html">Nébal</a>, <a href="http://siku00.blogspot.com/2007/06/janua-vera.html">Cédric Jeanneret</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jeanphilippe-jaworsky.html">Tigger Lilly</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2008/06/14/9574560.html">Efelle</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2009/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html">Arutha</a>, <a href="http://hu-mu.blogspot.com/2009/04/jean-philippe-jaworski-janua-vera.html">Hugin &amp; Munin</a>.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/55Y"></script></p>
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		<title>Rien que l&#8217;acier, de Richard Morgan</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/18/rien-que-lacier-de-richard-morgan/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 04:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus d&#8217;une semaine sans critique, il était temps que ça s&#8217;arrête ! On reprend donc avec quelques critiques fantasy (quoique qu&#8217;avec ce roman de Richard Morgan, on peut se demander si cette fantasy ne va pas se transformer en SF&#8230;), avant de repartir sur de la SF un peu plus tard&#8230; &#160; Quatrième de couverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus d&#8217;une semaine sans critique, il était temps que ça s&#8217;arrête ! On reprend donc avec quelques critiques fantasy (quoique qu&#8217;avec ce roman de <strong>Richard Morgan</strong>, on peut se demander si cette fantasy ne va pas se transformer en SF&#8230;), avant de repartir sur de la SF un peu plus tard&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Il y a dix ans, l&#8217;alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé les  terribles Ecailleux. Qui se souvient maintenant des héros de cette  guerre? <strong>Ringil</strong> vit en exil, rejeté par sa famille. Mais pour sa cousine  <strong>Shérin</strong>, vendue comme esclave, il décroche son épée et retourne sur les  lieux d&#8217;un passé qu&#8217;il avait tout fait pour oublier. <strong>Dame Archeth</strong>,  dernière représentante d&#8217;un peuple disparu, est la conseillère d&#8217;un  empereur décadent qu&#8217;elle abhorre. Elle seule soupçonne qu&#8217;une terrible  menace point aux frontières de l&#8217;empire. <strong>Egar le Tueur de Dragons</strong> est un  nomade des steppes, revenu de la guerre auréolé de triomphe. Une gloire  aujourd&#8217;hui bien émoussée dans un monde qu&#8217;<strong>Egar</strong> ne reconnaît plus. Ces  trois-là ont tout perdu. Sauf peut-être la bataille qui les attend,  héroïque et désespérée&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Couillue, cette fantasy !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/rien-que-lacier-morgan.jpg" rel="lightbox[638]"><img class="alignleft size-full wp-image-637" title="rien-que-l'acier-morgan" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/rien-que-lacier-morgan.jpg" alt="" width="150" height="231" /></a>Ceux qui connaissent <strong>Richard Morgan</strong> (à travers ses œuvres de SF,  <em>&laquo;&nbsp;Carbone Modifié&nbsp;&raquo;</em> notamment) ne seront pas surpris par le ton du livre.  Les autres risquent d&#8217;être un brin décontenancés&#8230;</p>
<p>Soyons honnête dès le début : ce livre a été annoncé comme le renouveau  de la fantasy. Bon, on nous fait le coup régulièrement. Donc non, ce  n&#8217;est pas ce livre qui fera date dans l&#8217;histoire de ce genre littéraire. En revanche, il amène un petit vent de fraîcheur bienvenu dans ce petit  monde de la fantasy souvent bien propre sur lui, avec ses héros  adolescents prêts à sauver le monde sur la foi d&#8217;une vieille  prophétie&#8230;<br />
Rien de tout ça ici : le personnage principal est un ancien guerrier héros de le  dernière grande guerre contre un peuple envahisseur. Il est issu d&#8217;une  famille noble, mais renié car il est homosexuel. Voilà, déjà c&#8217;est assez  rare pour être signalé, l&#8217;homosexualité masculine en fantasy, c&#8217;est  loin d&#8217;être courant.</p>
<p>Ensuite, c&#8217;est le style de l&#8217;auteur qui détonne : c&#8217;est assez  rentre-dedans, il n&#8217;épargne rien à ses héros ni à ses lecteurs. Tout y  passe : violence, sexe (oui oui, y compris l&#8217;homosexualité masculine),  etc&#8230; Et du coup, ce n&#8217;est pas forcément à mettre en toutes les mains.  Chapeau à Bragelonne, d&#8217;habitude assez consensuel.</p>
<p>L&#8217;histoire quant à elle réserve son lot de surprise, et reste en plus  suffisamment mystérieuse pour qu&#8217;on ressente le besoin d&#8217;en savoir plus  (rappelons que ce roman n&#8217;est que le premier tome d&#8217;une trilogie). Les personnages sont, en dehors du héros, assez classiques mais pas inintéressants pour autant, leur histoire personnelle gardant suffisamment de mystère pour accrocher le lecteur. De plus, la fin du roman (roman qui, il faut le dire, a un peu tendanceà prendre son temps&#8230;) est assez palpitante, qui voit les trois personnages importants se réunir pour le final.</p>
<p>Ça en fait des qualités, et pourtant&#8230; C&#8217;est tout simple : je n&#8217;ai pas vraiment vibré. Ça se lit bien, on n&#8217;a pas vraiment  envie de lâcher le bouquin, mais ça s&#8217;arrête là. Pas d&#8217;envie de le  dévorer sur place, sans que je puisse m&#8217;expliquer le pourquoi du  comment.</p>
<p>Par contre, j&#8217;attends clairement la suite, parce que vu la fin du livre,  j&#8217;ai comme l&#8217;impression qu&#8217;on va être bien surpris ! On sent un air de SF, des choses se trament, des choses qui vont sans doute prendre une ampleur conséquente. Et même si ce livre n&#8217;est pas la révolution annoncée, on peut quand même faire confiance à <strong>Richard Morgan</strong> pour tenter se sortir des archétypes et tenter de faire bouger les lignes avec les tomes suivants.</p>
<p>Chroniques à lire également sur<a href="http://www.heat27.com/blog/litterature/roman-rien-que-lacier-par-richard-morgan/"> Heat27</a>, <a href="http://www.phenixweb.net/MORGAN-Richard-Rien-que-l-acier">Phénix Web</a>, <a href="http://undermyfeather.wordpress.com/quelques-livres/rien-que-lacier-par-richard-morgan/">Under my feather</a>, et <a href="http://antredecassie.free.fr/?p=98">l&#8217;antre de Cassie</a>.</p>
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		<title>Le Sabre de Sang, tome 2, de Thomas Geha</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/07/le-sabre-de-sang-tome-2-de-thomas-geha/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 12:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après un retour express sur le tome 1, voici ma chronique du tome 2 du dyptique de Thomas Geha. On reste dans le même ton, mais il y a quand même du changement dans l&#8217;air. Ceci dit, allergiques à la littérature populaire, ceux qui crient au démon à la simple vision d&#8217;un pulp magazine, ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après un <a href="http://www.lorhkan.com/2011/10/05/le-sabre-de-sang-tome-1-de-thomas-geha/">retour express sur le tome 1</a>, voici ma chronique du tome 2 du dyptique de <strong>Thomas Geha</strong>. On reste dans le même ton, mais il y a quand même du changement dans l&#8217;air. Ceci dit, allergiques à la littérature populaire, ceux qui crient au démon à la simple vision d&#8217;un pulp magazine, ou d&#8217;un roman <em>&laquo;&nbsp;Fleuve Noir Anticipation&nbsp;&raquo; </em>(ou <em>&laquo;&nbsp;Rivière Blanche&nbsp;&raquo;</em> pour les plus jeunes), passez votre chemin&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Mon nom est <strong>Kardelj Abaskar</strong>.</p>
<p>Après m&#8217;avoir laissé pour mort, <strong>Tiric Sherna</strong> a fait son chemin, et en quelques années seulement, le voici devenu souverain d&#8217;un empire craint de tous. Même les fiers Qivhviens se sont inclinés devant la puissance du sabre de sang et de son porteur. Recueilli par un équipage de pirates, j&#8217;ai essayé de me faire oublier. Oui, j&#8217;ai survécu et je n&#8217;ai pas dit mon dernier mot : <strong>Sherna</strong> a détruit ma vie et, foi de Shao, je détruirai la sienne. Je rendrai aux peuples du continent leur liberté perdue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;heure de la vengeance</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/sabre-de-sang-tome2-thomas-geha.jpeg" rel="lightbox[593]"><img class="alignleft size-full wp-image-585" title="sabre de sang-tome2-thomas-geha" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/sabre-de-sang-tome2-thomas-geha.jpeg" alt="" width="150" height="242" /></a>Et donc je disais qu&#8217;il y a du changement dans ce tome. Celui qui frappe immédiatement le lecteur, c&#8217;est bien sûr le changement de narrateur. <strong>Tiric Sherna</strong> a sombré, nous suivons donc son ex-camarade, <strong>Kardelj Abaskar</strong>. L&#8217;écriture le fait d&#8217;ailleurs bien ressentir : <strong>Sherna</strong> était tout en fureur, <strong>Abaskar</strong> est plus posé, et l&#8217;écriture se fait plus douce.</p>
<p>Le déroulé du roman se complexifie également quelque peu, s&#8217;éloignant ainsi de l&#8217;aspect très linéaire du premier tome. Des flashbacks ponctuent en effet la première partie du roman, apportant des renseignements au moment opportun sur des évènements survenus entre les deux tomes, dynamisant ainsi le récit.</p>
<p>Enfin, troisième changement : l&#8217;univers du roman prend de l&#8217;épaisseur. Les lieux visités sont nombreux, bien décrits, tout comme les différents peuples croisés au fil de l&#8217;histoire, notamment les Carmintraos, troubadours qui sillonnent le monde (ils m&#8217;ont à la fois fait penser aux Harlequins eldars de Warhammer 40000 et à <strong>Caracole</strong> de la <em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/16/la-horde-du-contrevent-de-alain-damasio/">&laquo;&nbsp;Horde du Contrevent&nbsp;&raquo;</a></em>, allez savoir pourquoi !&#8230;). Cette réelle consistance est très appréciable, et permet de &laquo;&nbsp;sentir&nbsp;&raquo; l&#8217;univers du Sabre de Sang, qui n&#8217;est du coup plus une simple fuite en avant/désir de vengeance des personnages principaux. D&#8217;ailleurs l&#8217;intrigue commence sur ce thème, mais finit par prendre une tournure, disons plus&#8230; épique et mythologique à la fois !</p>
<p>Quant à <strong>Kardelj Abaskar</strong>, il démontre dans ce tome ce qu&#8217;il laissait déjà entrevoir dans le premier volume : il est beaucoup plus intéressant et complexe que <strong>Tiric Sherna</strong>, pour le coup assez monolithique en comparaison. Complexe à la fois par ses &laquo;&nbsp;attributs surnaturels&nbsp;&raquo; et surtout par ses questionnements dont ne s&#8217;embarrasse plus son ennemi. Un autre personnage très intéressant est <strong>le Masque</strong>, figure très importante dans la société Carmintrao. Garde du corp/tueur/soldat (c&#8217;est évidemment lui qui m&#8217;a fait penser aux Harlequins eldars), il est en plus un élément quasi déifié par son peuple. Personnage au destin surprenant, à la fois sympathique, mystérieux et parfois inquiétant, c&#8217;est une vraie réussite.</p>
<p>Bref, j&#8217;ai vraiment dévoré ce roman, qui dépasse en qualité le premier tome. Oh, rien de révolutionnaire dans le monde de la fantasy (mais je ne crois que c&#8217;était le but de <strong>Thomas</strong>, qui a &laquo;&nbsp;juste&nbsp;&raquo; voulu écrire une histoire qu&#8217;il aurait adoré en tant que lecteur), mais un récit rudement bien mené, qui ne manque pas d&#8217;action. On ne s&#8217;ennuie pas un seul instant, et c&#8217;est la mine réjouie, un sourire jusqu&#8217;aux oreilles, qu&#8217;on referme le livre, heureux d&#8217;avoir vécu une bien belle aventure !</p>
<p>Chroniques à lire également chez <a href="http://www.imaginelf.com/2011/07/le-sabre-de-sang-t-2-thomas-geha/">Imaginelf</a>, <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-le-sabre-de-sang-2-thomas-geha-77037863.html">Blackwolf</a>, <a href="http://www.fantastinet.com/le-sabre-de-sang-2-de-thomas-geha/">Fantastinet</a> et <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2011/08/le-sabre-de-sang-tome-2-de-thomas-geha.html">Book en stock</a>.</p>
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		<title>Le Sabre de Sang, tome 1, de Thomas Geha</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/05/le-sabre-de-sang-tome-1-de-thomas-geha/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 06:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lu il y de cela déjà longtemps, je reviens sur celui-ci et republie une chronique express écrite au moment de ma lecture, complétée ici pour la rendre un peu plus&#8230; présentable. Pourquoi ? Tout simplement car je viens de finir ma lecture du tome 2, dont la chronique suivre celle-ci de près. &#160; Quatrième de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lu il y de cela déjà longtemps, je reviens sur celui-ci et republie une chronique express écrite au moment de ma lecture, complétée ici pour la rendre un peu plus&#8230; présentable. Pourquoi ? Tout simplement car je viens de finir ma lecture du tome 2, dont la chronique suivre celle-ci de près.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Mon nom est <strong>Tiric Sherna</strong>.</p>
<p>J&#8217;ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les Shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les Quivhviens &#8211; des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Désormais, je vis dans une cage en compagnie de quelques survivants. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l&#8217;Empire qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d&#8217;entre-nous, dit-on, serons destinés aux arènes, spectacles dont semblent si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine&#8230;</p>
<p>Mais je suis un Shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l&#8217;ennemi. Oui, un jour, j&#8217;aurai ma revanche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;heroic-fantasy pulpesque à la française !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/sabre-de-sang-tome1-thomas-geha.jpeg" rel="lightbox[591]"><img class="alignleft size-full wp-image-590" title="sabre de sang-tome1-thomas-geha" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/10/sabre-de-sang-tome1-thomas-geha.jpeg" alt="" width="150" height="228" /></a>En voilà un bon roman pop-corn, de la fantasy française qui se consomme facilement, rapidement, mais sans oublier d&#8217;être de qualité. Car là est la clef : ce roman va droit au but, c&#8217;est sans fioritures, avec quelques passages bien marquants, du blockbuster fantasy comme nous en livrent les anglo-saxons par camions entiers depuis de nombreuses années. Et ça fait bien plaisir de voir que certains auteurs français décomplexés en sont aussi capables.</p>
<p>On est ici dans la littérature populaire la plus décomplexée qui soit, héritière des romans &laquo;&nbsp;pulp&nbsp;&raquo; anglo-saxons, du même sang que le <strong>Conan</strong> de <strong>Howard</strong>, de l&#8217;heroic-fantasy pur jus. Alors oui les considérations métaphysiques sur la condition humaine ne sont pas le cœur roman. Le coeur du roman, ce qui fait qu&#8217;on tourne les pages à une vitesse folle tient en un mot : plaisir ! Plaisir de voir les personnages faire la part belle à l&#8217;action, sans temps mort, plaisir de voir que <strong>David Gemmell</strong> est toujours vivant, et qu&#8217;il s&#8217;est réincarné en <strong>Thomas Geha</strong> (en espérant tout de même qu&#8217;il saura renouveler sa recette, mais comme il écrit aussi de la SF, je ne m&#8217;inquiète pas), enfin plaisir tout court.</p>
<p>Certes, on pourra lui reprocher un roman très (trop ?) linéaire, un univers un peu flou et manquant de consistance ou bien des personnages à la psychologie peut être un peu taillée à la serpe, mais qu&#8217;importe le flacon&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Chroniques à lire chez <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2011/05/le-sabre-de-sang-tome-1-de-thomas-geha.html">Book en Stock</a>, encore chez <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2011/07/le-sabre-de-sang-tome-1-de-thomas-geha.html">Book en Stock</a>, et chez <a href="http://blog-o-livre.over-blog.com/article-le-sabre-de-sang-thomas-geha-59925293.html">Blackwolf</a>.<br />
&nbsp;<br />
<script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/507"></script></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Léviathan, la chute, de Lionel Davoust</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/10/03/leviathan-la-chute-de-lionel-davoust-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 04:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
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		<category><![CDATA[Davoust]]></category>
		<category><![CDATA[Don Quichotte]]></category>
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		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>

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		<description><![CDATA[Charmé par le premier roman de l&#8217;auteur, Lionel Davoust, l&#8217;occasion me fut donné de me pencher sur son nouveau livre. Changement d&#8217;horizon puisque on s&#8217;éloigne de la fantasy pour faire dans le thriller ésotérique. Lionel Davoust avait déjà démontré qu&#8217;il n&#8217;aimait pas les étiquettes, puisque son recueil de nouvelles, &#171;&#160;L&#8217;importance de ton regard&#160;&#187;, le définissait déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Charmé par le premier roman de l&#8217;auteur, <strong>Lionel Davoust</strong>, l&#8217;occasion me fut donné de me pencher sur son nouveau livre. Changement d&#8217;horizon puisque on s&#8217;éloigne de la fantasy pour faire dans le thriller ésotérique. <strong>Lionel Davoust</strong> avait déjà démontré qu&#8217;il n&#8217;aimait pas les étiquettes, puisque son recueil de nouvelles, <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;importance de ton regard&nbsp;&raquo;</em>, le définissait déjà comme un touche à tout. Mais sommes-nous ici en présence d&#8217;un énième <em>&laquo;&nbsp;Da Vinci Code&nbsp;&raquo;</em> ou bien l&#8217;auteur est-il parvenu à s&#8217;éloigner des clichés pour nous faire sombrer dans une histoire palpitante ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>1984, aux larges des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête hivernale, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés de cette catastrophe, le petit <strong>Michael Petersen</strong>, sept ans, a assisté à la disparition de ses parents.<br />
2011, Los Angeles. <strong>Michael</strong>, désormais adulte et père d&#8217;un petit garçon, nourrit à l&#8217;égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l&#8217;appréhension et la culpabilité d&#8217;abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l&#8217;Antarctique.</p>
<p>Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l&#8217;inquiétude au sein d une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs infiniment supérieurs aux capacités humaines. Un de leurs agents, <strong>Masha</strong>, est personnellement chargé de veiller à la bonne marche d&#8217;une machination que le chercheur risquerait de mettre en péril. Ses directives sont claires : <strong>Michael</strong> ne doit jamais atteindre l&#8217;Antarctique.</p>
<p>Mais <strong>Masha</strong> refuse d&#8217;accomplir aveuglément sa mission : elle est bien déterminée à percer le secret qui entoure <strong>Michael</strong>. Car ce dernier représente pour elle plus qu&#8217;une simple cible&#8230;<br />
D&#8217;Amérique en Antarctique, de complots en trahisons, <strong>Michael</strong> et <strong>Masha</strong>, alliés qui s&#8217;ignorent, devront combattre un ennemi bien plus terrifiant que la mort. Il leur faudra plonger en eux-mêmes et affronter leur propre part d&#8217;ombre, au risque se s&#8217;y perdre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Main Droite ou Main Gauche ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/leviathan-la-chute-davoust.jpeg" rel="lightbox[542]"><img class="alignleft size-full wp-image-527" title="leviathan-la chute-davoust" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/leviathan-la-chute-davoust.jpeg" alt="" width="150" height="244" /></a>Le roman débute de la plus belle des manières : le prologue est particulièrement mystérieux, tandis que le début du premier est déjà palpitant. Belle accroche ! Ensuite, ça se calme, avec un long premier chapitre qui nous présente, de manière somme toute assez classique, les personnages principaux, leur entourage immédiat, certains des enjeux du récit et quelques fêlures issues de leur passé qui, bien sûr, prendront toute leur importance plus tard dans le récit. C&#8217;est plutôt long, limite convenu (notamment le personnage principal) mais toujours extrêmement agréable à lire.</p>
<p>La suite ne déroge d&#8217;ailleurs pas vraiment à ce constat : le roman prend le temps de s&#8217;installer, avec tout de même quelques passages un peu plus enlevés. Cette lenteur s&#8217;explique par la décision de l&#8217;auteur de s&#8217;immerger de manière assez complète dans la psychologie des deux personnages principaux : <strong>Michael Petersen</strong> et <strong>Masha Turgueniev</strong>. Et il est tout de même bien difficile de décrocher. Quand on arrête la lecture, on est comme à la fin d&#8217;un épisode de série télé, à l&#8217;issue duquel on se dit qu&#8217;objectivement il ne s&#8217;est passé grand chose, mais que malgré cela, on n&#8217;a pas vu le temps passé ! Gage de qualité sous une apparence de classicisme exacerbé (classicisme qui pourra vraisemblablement en gêner certains).</p>
<p>La deuxième moitié du roman appuie enfin sur l&#8217;accélérateur : les évènements longuement anticipés se produisent (et <strong>Michael Petersen</strong> devient nettement plus intéressant) , non sans quelques remous&#8230; Rien n&#8217;est simple, et le suspense est savamment entretenu, le fantastique fait de timides apparitions. Et surtout les pages tournent toutes seules ! Les mystères se précisent et s&#8217;épaississent à la fois : les personnages ne sont pas ce que l&#8217;on croit, l’environnement devient oppressant. A ce sujet, on sent que l&#8217;auteur aime la mer, qu&#8217;il la connaît, qu&#8217;il la côtoie. Il en fait une présence latente, toujours là, menaçante à plus d&#8217;un titre, attirante mais dangereuse, belle mais sournoise, familière mais changeante&#8230; La plume de <strong>Lionel Davoust</strong> y est pour beaucoup bien sûr, parfois sensible, parfois incisive, elle a toujours le ton juste, quelle que soit la scène décrite. Elle est à la fois belle et discrète, peut être un peu moins éxubérante que dans <em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/06/17/la-volonte-du-dragon-de-lionel-davoust/">&laquo;&nbsp;La Volonté du Dragon&nbsp;&raquo;</a></em>, elle sait s&#8217;effacer derrière le récit (sans laisser tomber pour autant les phrases superbement ciselées), elle n&#8217;est là que pour le porter, de manière à ce que le lecteur ne se disperse pas, ébloui par des figures de style pas toujours utiles&#8230; Un style qui rend la lecture très accessible.</p>
<p>Et puis on arrive à la fin du roman. Et on s&#8217;aperçoit, tout au moins on se doute, que ce premier tome de la trilogie n&#8217;est qu&#8217;une introduction à quelque chose de beaucoup plus grand, qui éclatera dans les deux tomes suivants. Finalement <strong>Monsieur Davoust</strong> aura été sur le fil du rasoir tout du long : il aura réussi à ne donner que peu de clés au lecteur (en tout cas peu de clés immédiatement décelables&#8230;), tout en gardant son attention constamment (sans tomber dans les facilités du genre <em>&laquo;&nbsp;Da Vinci Code&nbsp;&raquo;</em> avec ses chapitres courts et ses cliffhangers toutes les 3 pages&#8230;). L&#8217;équilibre était délicat à obtenir, garder des billes pour la suite sans frustrer le lecteur. L&#8217;avenir nous dira si le pari est réussi, et si le choix de la trilogie était le bon, ou bien si deux tomes auraient été suffisants&#8230; Non pas qu&#8217;il y ait des longueurs, simplement on pourra trouver frustrant le peu de réponses apportées aux multiples questions que l&#8217;on se pose.</p>
<p>En tout cas, en tant que tel, ce premier volume se tient parfaitement. Réutilisant à bon escient les codes des thrillers à l&#8217;américaine, nul doute qu&#8217;il prendra une toute autre ampleur, mis en perspective avec les tomes suivants. Par ailleurs, dans un contexte difficile pour les nouvelles séries, <a href="http://lioneldavoust.com/2011/leviathan-la-chute-sort-aujourdhui/">l&#8217;auteur nous demande de lui faire confiance</a>, et de ne pas attendre la suite pour vous lancer. Le deuxième opus arrive au printemps, ce n&#8217;est pas si lointain&#8230;</p>
<p>Vivement les <a href="http://www.utopiales.org/index.php/fr/">Utopiales de Nantes</a> pour que je puisse poser des questions à propos de certains éléments de ce livre et tirer quelques informations sur la suite à l&#8217;auteur, qui y sera présent&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Chroniques à lire sur <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/10/leviathan-la-chute-lionel-davoust/">le Traqueur Stellaire</a>, <a href="http://yozone.fr/spip.php?article12843">Yozone</a>, <a href="http://www.psychovision.net/livres/critiques/fiche/999-leviathan-la-chute">Psychovision</a>, <a href="http://temps-de-livres.over-blog.com/article-leviathan-t1-la-chute-84047703.html">Temps de Livres</a>, <a href="http://lagrandestef.over-blog.com/article-leviathan-t1-la-chute-de-lionel-davoust-82054057.html">Stef au pays des livres</a>.</p>
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		<title>Loterie solaire, de Philip K. Dick</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/29/loterie-solaire-de-philip-k-dick/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 04:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Dick]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai Lu]]></category>
		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la déception du &#171;&#160;Maître du Haut Château&#160;&#187;, j&#8217;ai décidé de ne pas rester sur une défaite, et de retenter le coup avec Philip K. Dick. Et on reprend donc les choses dans l&#8217;ordre, avec cette fois-ci son tout premier roman. &#160; Quatrième de couverture : Au XXIIIe siècle, n&#8217;importe qui peut accéder au pouvoir. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/22/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k-dick/">la déception du &laquo;&nbsp;Maître du Haut Château&nbsp;&raquo;</a>, j&#8217;ai décidé de ne pas rester sur une défaite, et de retenter le coup avec <strong>Philip K. Dick</strong>. Et on reprend donc les choses dans l&#8217;ordre, avec cette fois-ci son tout premier roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Au XXIIIe siècle, n&#8217;importe qui peut accéder au pouvoir. Le dirigeant du  monde, ou meneur de jeu, est désigné par tirage au sort. Et comme dans  toute société ludique, ce sont les règles qui régissent la vie, le  hasard venant régulièrement en remettre en cause le déroulement.<br />
C&#8217;est  ce que découvre <strong>Ted Benteley</strong>, un scientifique tout juste licencié, qui  décide de prêter allégeance à <strong>Reese Verrick</strong>, le meneur de jeu.<br />
C&#8217;est  ce que découvre aussi <strong>Leon Cartwright</strong>, un électronicien que la grande  loterie, ou &nbsp;&raquo; bouteille &laquo;&nbsp;, vient de désigner comme nouveau meneur, alors  qu&#8217;il comptait quitter la Terre.<br />
Deux destins contrariés, deux destins liés. Car <strong>Verrick</strong> veut reprendre sa place. <strong>Benteley</strong> tombe bien&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le premier roman du maître. Coup d&#8217;essai, coup de maître ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-loteire-solaire.jpg" rel="lightbox[511]"><img class="alignleft size-full wp-image-499" title="dick-loteire-solaire" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-loteire-solaire.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>Conscient d&#8217;être passé à côté d&#8217;un de ses chefs d’œuvre, je me suis dit qu&#8217;il fallait reprendre les bases, maîtriser les thématiques et le style de l&#8217;auteur. Et donc de repartir du début, avec son premier roman. Quelque part, c&#8217;est là aussi un risque, car le roman a été écrit en 1955. Il est donc assez ancien, au risque d&#8217;être vraiment daté, et est de plus le premier roman écrit par <strong>Dick</strong>. Il avait alors 27 ans, le jeunot ! Bref, à nouveau cette question : était-ce le bon choix ?</p>
<p>Pour moi, la réponse est oui. Oh certes, ce roman n&#8217;est pas un chef d’œuvre, mais il sait se faire simple et direct, sans fioritures, tout en annonçant en filigrane les thèmes récurrents de sa bibliographie.</p>
<p><strong>Dick</strong> nous présente ici une société basée sur le hasard. Ainsi, la Terre est dirigé par un homme (le &laquo;&nbsp;meneur de jeu&nbsp;&raquo;) choisi au hasard par la &laquo;&nbsp;bouteille&nbsp;&raquo; (c&#8217;est le nom de la &laquo;&nbsp;machine&nbsp;&raquo; qui fait office de loterie). Il est alors poursuivi par des assassins, qui n&#8217;ont qu&#8217;un seul but : le tuer. Dans ce cas, il est alors remplacé, à nouveau au hasard par une autre personne. S&#8217;il résiste à ces assassins, il est automatiquement remplacé (toujours au hasard) au bout de 13 années de règne. Enfin, la &laquo;&nbsp;bouteille&nbsp;&raquo; peut, de manière aléatoire, au cours de ces 13 années désigné un remplaçant, au hasard bien sûr. Cette &laquo;&nbsp;technique&nbsp;&raquo; permet, malgré le hasard, de faire en sorte que les faibles sont rapidement éliminés, tandis que les dirigeants malins, intelligents, restent en place plus longtemps. L&#8217;histoire du roman débute lorsque le meneur de jeu, <strong>Reese Verrik</strong>, est remplacé par la bouteille au cours de son règne par <strong>Leon Cartwright</strong>, un électronicien qui, curieusement, ne semble pas vraiment surpris par sa nomination. Mais <strong>Verrik</strong> a bien l&#8217;intention de récupérer son poste&#8230;</p>
<p>Le pitch parle de lui même : nous avons là une société très particulière ! Particulière, et pourtant ce fonctionnement arrive a être  justifié par un personnage, de telle façon que ça en devient presque crédible. J&#8217;ai bien dit presque, n’exagérons rien ! Cet attachement au hasard, qui guide les personnages, peut d&#8217;ailleurs faire penser au <em>Yi-king</em>, l&#8217;oracle qui guide les pas des personnages du <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/22/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k-dick/">&laquo;&nbsp;Maître du Haut Château&nbsp;&raquo;</a>. La description de cette société, aussi succincte soit-elle, est complétée de petits éléments qui la rendent plus consistante : attachements à des porte-bonheurs, lien moyenâgeux (limite esclavagiste) entre employeurs et employés, garde de télépathes qui protègent le meneur de jeu des assassins, etc&#8230; Au fil du roman, on s&#8217;aperçoit que cette société, supposée idéale par les dirigeants en place, est en fait bien</p>
<p>Là ou Dick surprend un peu, c&#8217;est par le rythme de son roman : on tient là un bon roman d&#8217;aventures, avec certains passages trépidants ! Le passage avec le tueur à l&#8217;esprit téléchargeable à distance est assez jouissif, et annonce déjà certains thèmes futurs de l’œuvre de l&#8217;auteur, comme le transfert de personnalité, la paranoïa, l&#8217;altération de la réalité (comme sur ce passage où <strong>Ted Benteley</strong> se retrouve à son insu téléchargé dans le corps du tueur). <strong>Dick</strong> parvient en un rien de temps, au détour de quelques phrases, à semer le doute dans l&#8217;esprit du lecteur. Rien à dire, il est très fort pour cela !</p>
<p>L&#8217;intrigue principale, dominée par le trio <strong>Verrik</strong>, <strong>Cartwright</strong> et <strong>Benteley</strong> l&#8217;idéaliste, est entrecoupée par une intrigue secondaire, dans laquelle un petit groupe d&#8217;explorateurs tente de trouver cette fameuse dixième planète, prédite par un homme devenu messie, John Preston. Cette intrigue est en revanche nettement moins convaincante et palpitante que la première, sans que l&#8217;on sache trop où elle va nous mener.</p>
<p>Mais en tout cas, ce roman se lit très facilement. Agréable, captivant, il a été décrit avec humour par certains comme le meilleur roman de <strong>Van Vogt</strong>. En effet, on peut trouver quelques similitudes de style avec par exemple <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/16/a-la-poursuite-des-slans/">le Van Vogt que j&#8217;ai chroniqué</a>. Mais autant ce dernier était assez passable (de mon point de vue), autant <strong>Loterie Solaire</strong> se laisse lire avec plaisir. Pas un chef d&#8217;oeuvre, mais sans doute un roman annonciateur de très bonnes choses !</p>
<p>Moi et Dick, on n&#8217;en a donc pas encore fini ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Chronique sà lire également chez <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2011/01/loterie-solaire-philip-k-dick.html">Arutha</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-loterie-solaire-philip-k-dick-49510274.html">Cachou</a>, <a href="http://www.ecran-miroir.fr/article-dans-la-tete-de-dick-01-loterie-solaire-38139808.html">Vance</a> et <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/08/loterie-solaire-philip-k-dick.html">GiZeus</a>.</p>
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		<title>Cleer, de L.L. Kloetzer</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2011/09/28/cleer-de-l-l-kloetzer/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 04:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
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		<category><![CDATA[Lunes d'encre]]></category>
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		<description><![CDATA[Cleer a beaucoup fait parler de lui. Beaucoup en bien, parfois en mal. Il faut dire qu&#8217;avec un sous-titre énigmatique tel que &#171;&#160;une fantaisie corporate&#160;&#187;, il ne pouvait qu&#8217;attirer l&#8217;attention. Un roman très empreint d&#8217;une culture professionnelle au sein d&#8217;une multinationale, avec des éléments disons &#171;&#160;inhabituels&#160;&#187;, c&#8217;est pour le moins particulier. &#160; Quatrième de couverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cleer</strong> a beaucoup fait parler de lui. Beaucoup en bien, parfois en mal. Il faut dire qu&#8217;avec un sous-titre énigmatique tel que &laquo;&nbsp;une fantaisie corporate&nbsp;&raquo;, il ne pouvait qu&#8217;attirer l&#8217;attention. Un roman très empreint d&#8217;une culture professionnelle au sein d&#8217;une multinationale, avec des éléments disons &laquo;&nbsp;inhabituels&nbsp;&raquo;, c&#8217;est pour le moins particulier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Cleer</strong> est un concept, une idée flottant dans l&#8217;éther, une pure lumière.  <strong>Cleer</strong> est une corporation, une multinationale d&#8217;aujourd&#8217;hui et de  demain, tendant vers l&#8217;absolu. <strong>Vinh</strong> et <strong>Charlotte</strong> participent de cet  effort. Ils sont des consultants spéciaux, ils résolvent les problèmes  mettant en jeu le bien le plus précieux du Groupe : son image. Pour eux,  les cas de disparition, les épidémies de suicides, les contaminations  transgéniques. Ils défendent la vérité, la transparence, la fluidité de  l&#8217;information, les intérêts des actionnaires. Ils sont l&#8217;ultime  ressource contre la superstition et le chaos. Ils sont la Cohésion  Interne. <strong>Cleer</strong> est le témoignage d&#8217;un univers professionnel aux limites  de l&#8217;incandescence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La vie professionnelle déshumanisée</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" rel="lightbox[475]"><img class="alignleft size-full wp-image-428" title="cleer" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/cleer.jpg" alt="" width="150" height="221" /></a></p>
<p><strong>Cleer</strong>. Le &laquo;&nbsp;Groupe&nbsp;&raquo;. C&#8217;est à peu près tout ce que l&#8217;on apprendra sur cette mystérieuse multinationale qui par bien des aspects rappelle les sociétés tentaculaires de nombreux romans cyberpunks. Le roman nous amène à suivre les missions dont sont chargés <strong>Charlotte</strong> et <strong>Vinh</strong>, employés de la branche &laquo;&nbsp;Cohésion Interne&nbsp;&raquo; de la société. Ils sont chargés de régler les problèmes embarassants, de s&#8217;assurer que l&#8217;image de marque de leur employeur reste immaculée.</p>
<p><strong>Vinh</strong> est assez antipathique : crack de l&#8217;informatique, froid, arriviste, et surtout très ambitieux. Un brin cliché en somme. <strong>Charlotte</strong>, elle, est plus sensible, psychologue, et développe même certains talents un peu particuliers&#8230; Il faut bien en effet justifier le sous-titre &laquo;&nbsp;une fantaisie corporate&nbsp;&raquo;. Plus que de fantaisie (et non fantasy), il sera ici question de fantastique, mais j&#8217;y reviendrai plus loin.</p>
<p>Le roman est un &laquo;&nbsp;fix-up&nbsp;&raquo;, recueil de cinq nouvelles indépendantes dans leur déroulement mais qui se suivent chronologiquement. On sent d&#8217;ailleurs bien que l&#8217;expérience et la connaissance de leur entreprise de <strong>Vinh</strong> et <strong>Charlotte</strong> augmente à mesure que leur sont confiées des affaires de plus en plus délicates : on commence avec des suicides en séries dans un call-center, on enchaine sur une baisse de productivité dans une usine, on entre dans ce qui ressemble à un trafic d&#8217;OGM, puis la difficile mise en place d&#8217;une base de données biométriques avant de finir sur un site de recherche en pleine jungle asiatique (avec fort accent &laquo;&nbsp;<em>Apocalypse Now</em>&laquo;&nbsp;) apparemment victime d&#8217;une catastrophe écologique&#8230;</p>
<p>Mais ne vous attendez pas à trouver un roman d&#8217;aventures, c&#8217;est ici que la &laquo;&nbsp;fantaisie corporate&nbsp;&raquo; prend tout son sens. Malgré quelques passages assez palpitant, le ton est en effet assez froid, le vocabulaire use et abuse de termes issus du monde des grandes entreprises. Ceux qui ont connu ce monde y retrouveront d&#8217;ailleurs nombre de détails vécus : des petites luttes de pouvoir, aux rendez-vous calés à des heures indues, de la vie personnelle sacrifiée à la terrible pression sur les résultats&#8230; Ce qui surprend, c&#8217;est que <strong>Laurent Kloetzer</strong> et sa femme (le duo <strong>L.L. Kloetzer</strong>) n&#8217;ont pas voulu critiquer ce monde. Ils font un constat : &laquo;&nbsp;voilà comment ça se passe aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;. Ce qui finalement ne fait que renforcer le propos. L&#8217;entreprise avec ses méthodes contestables, ne prenant que rarement en compte la facteur humain, y apparait telle qu&#8217;elle est vraiment dans notre monde : déshumanisée. <strong>Vinh</strong> et son arrivisme exacerbé en est d&#8217;ailleurs une belle illustration. Il n&#8217;y a pas non plus d&#8217;histoire avec un début et une fin : on suit <strong>Vinh</strong> et <strong>Charlotte</strong>, le premier n&#8217;ayant qu&#8217;une idée en tête (promotion, promotion, promotion !), la deuxième cherchant à en savoir plus sur elle même.</p>
<p>Dès lors, l&#8217;aspect fantastique peut paraitre comme gadget, voire inutile. Mais peut être que tout cela n&#8217;est pas aussi réel qu&#8217;on veut bien le croire, peut être que <strong>Vinh</strong> et <strong>Charlotte</strong> sont victimes de leur surmenage et de leur abus d&#8217;amphétamines pour tenir le coup&#8230; Assez dickien, si on part dans cette perspective&#8230; L&#8217;interprétation de ces phénomènes, qui arrivent par petites touches, quasi indiscernables au début, jusqu&#8217;à un final particulièrement obscur dans sa clarté angélique (comprenne qui pourra&#8230;), reste en effet à l&#8217;attention du lecteur.</p>
<p>Au final, on se retrouve avec un roman original, mais parfois obscur. Faire d&#8217;une entreprise le cœur d&#8217;un roman est suffisamment rare pour saluer cette belle tentative, d&#8217;autant que l&#8217;objet livre est tout à fait cohérent avec le propos. Il n&#8217;en reste pas moins qu&#8217;on peut avoir du mal à saisir le but de tout cela, mais si on accepte dès le départ de lire un concept plus qu&#8217;un roman, si on accepte de ne pas tout saisir à la première lecture, alors on pourra se dire que <strong>Cleer</strong> vaut vraiment le détour.</p>
<p>NB : rappelons l&#8217;interview très intéressante de <strong>Laurent Kloetzer</strong>, sur le <a href="http://www.cafardcosmique.com/L-L-Kloetzer-la-fantasy-et-son">Cafard Cosmique</a>, parue au moment de la sortie du roman (octobre 2010).</p>
<p>Chroniques à lire aussi chez <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2010/10/16/19342693.html">Efelle</a>, <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/10/cleer.html">Gromovar</a>, <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/08/cleer-une-fantasie-corporate-ll.html">GiZeus</a>, <a href="http://siku00.blogspot.com/2010/10/cleer.html">Cédric Jeanneret</a>, <a href="http://yetilecture.canalblog.com/archives/2011/01/13/20115435.html">Nick</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/policier-polar-thriller/l-l-kloetzer-cleer/">Val</a> et <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/09/cleer-fantaisie-corporate-kloetzer/">Guillaume</a>.</p>
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		<title>Point sur les challenges</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/26/point-sur-les-challenges/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 13:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[Challenges]]></category>
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		<category><![CDATA[blog]]></category>
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		<description><![CDATA[Puisque le gros challenge de cet été, j&#8217;ai nommé le Summer Star Wars épisode V, vient de se terminer, j&#8217;en profite pour faire un petit point personnel sur mes engagements passé, présents, et futurs. &#160; Honneur à celui qui vient donc de se terminer : le Summer Star Wars épisode V. Le très complet récapitulatif [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Puisque le gros challenge de cet été, j&#8217;ai nommé le <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars épisode V</a>, vient de se terminer, j&#8217;en profite pour faire un petit point personnel sur mes engagements passé, présents, et futurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" rel="lightbox[559]"><img class="alignleft size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a>Honneur à celui qui vient donc de se terminer : le <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars épisode V</a>. Le <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/09/24/21453751.html">très complet récapitulatif</a> de Lhisbei nous indique 401 billets !! Bravo aux organisateurs, car maintenir ce challenge parti un peu dans tous les sens n&#8217;a pas dû être une mince affaire&#8230; L&#8217;esprit de compétition a tout de même été un peu trop prononcé à mon goût, même si mon objectif n&#8217;était pas la &laquo;&nbsp;victoire&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai d&#8217;ailleurs fait mon petit challenge tranquille dans mon coin, et c&#8217;est aussi bien comme ça. Je préfère chroniquer un recueil de nouvelles en entier, plutôt que chaque nouvelle une par une&#8230; Différence de point de vue&#8230; En même temps, l&#8217;organisateur(trice) n&#8217;est pas là pour faire la police non plus, et c&#8217;est bien normal&#8230; Et parler de &laquo;&nbsp;règles&nbsp;&raquo; pour un challenge dont le maître mot devrait être &laquo;&nbsp;amusez vous !&nbsp;&raquo;, c&#8217;est quand même bien dommage&#8230;</p>
<p>Et donc à titre personnel, <a href="http://www.lorhkan.com/tag/challenge-summer-star-wars-v/">7 romans chroniqués</a>, du très bon globalement, et un total supérieur à ce que j&#8217;avais pensé initialement.</p>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/defi-martien.jpg" rel="lightbox[559]"><img class="alignright size-full wp-image-216" title="defi-martien" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/defi-martien.jpg" alt="" width="250" height="165" /></a>Mes autres engagements présents sont le <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/06/le-defi-martien/">Défi Martien</a> de Guillaume (<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/">Traqueur Stellaire</a>), le <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html">Challenge Fins du Monde</a> de Tiger Lilly (<a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">le Dragon Galactique</a>), et le challenge des <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Chefs d&#8217;oeuvre de la SFFF</a> de Snow (<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/">Bulle de Livre</a>). Pour le premier, je tarde un peu, mais je finirai bien par lire un livre sur Mars. Pour le deuxième, déjà <a href="http://www.lorhkan.com/tag/challenge-fins-du-monde/">deux livres chroniqués</a>, la suite devrait arriver bientôt. Comme mon engagement se situait sur trois romans, j&#8217;aurai réussi mon pari (pas bien difficile, mais j&#8217;ai préféré assurer le coup). Et le dernier est plutôt bien engagé, puisque j&#8217;ai parié sur dix livres chroniqués, <a href="http://www.lorhkan.com/tag/challenge-chefs-doeuvre-de-sfff/">j&#8217;en suis aujourd&#8217;hui à sept</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" rel="lightbox[559]"><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/challenge_fin_du_monde_apocalypse_post-apo_6.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a> <a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[559]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p>Quant à la suite, on entend parler de ci ce là de futurs challenges, je  n&#8217;en dit pas plus pour le moment. Seule certitude : le blog des <a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/">Murmures de A.C. de Haenne</a> a déjà annoncé son prochain challenge : &laquo;&nbsp;<a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/les-murmures-d-a-c-de-haenne-vous-defient-a5643679">adapte-moi si tu peux</a>&nbsp;&raquo; (et j&#8217;aime beaucoup ce titre !). Et j&#8217;y participerai. Pour le reste, on verra, la fin d&#8217;année s&#8217;annonce chargée en termes de lectures (ouvrages parus récemment à rattraper, lectures dickiennes, et livres d&#8217;auteurs présents aux <a href="http://www.utopiales.org/">Utopiales de Nantes</a> à lire avant mi-novembre)&#8230;</p>
<p>A suivre, donc&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Maître du Haut Château, de Philip K. Dick</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/22/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k-dick/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 13:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Dick]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai Lu]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était temps de s&#8217;attaquer à cette légende de la SF. Allons-y franchement : c&#8217;est mon premier Dick. Ce qui, vraisemblablement, explique pour beaucoup le contenu de ma chronique ci-dessous. Promis, du Dick, il y en aura d&#8217;autres (assez rapidement si tout va bien). &#160; Quatrième de couverture : En 1947 avait eu lieu la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était temps de s&#8217;attaquer à cette légende de la SF. Allons-y franchement : c&#8217;est mon premier <strong>Dick</strong>. Ce qui, vraisemblablement, explique pour beaucoup le contenu de ma chronique ci-dessous. Promis, du <strong>Dick</strong>, il y en aura d&#8217;autres (assez rapidement si tout va bien).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de  l&#8217;axe. Cependant que <strong>Hitler</strong> avait imposé la tyrannie nazie â l&#8217;est des  Etats-Unis, l&#8217;ouest avait été attribué aux japonais.</p>
<p>Quelques années  plus tard la vie avait repris 50n cours normal dans la zone occupée par  les nippons. Ils avaient apporté avec eux l&#8217;usage du Yi-King, le livre  des transformations du célèbre oracle chinoisa dont l&#8217;origine se perd  dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une  rumeur étrange vint à circuler. Un homme vivant dans un haut château, un  écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la  victoire des alliés en 1945&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Mauvais départ&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-maitre-du-haut-chateau.jpg" rel="lightbox[496]"><img class="alignleft size-full wp-image-501" title="dick-maitre-du-haut-chateau" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/dick-maitre-du-haut-chateau.jpg" alt="" width="150" height="247" /></a>Ce roman est donc mon premier de <strong>Philip K. Dick</strong>. Et oui, il n&#8217;est jamais trop tard.<br />
Par contre, d&#8217;après ce que j&#8217;ai pu lire à droite à gauche (mais un peu tard, puisque après ma lecture), ce n&#8217;est pas  franchement le plus simple à appréhender quand on n&#8217;est pas connaisseur  du style <strong>Dick</strong>. Et bien sûr, c&#8217;est mon cas.</p>
<p>Et du coup, je crois être franchement passé à côté. Pourtant ce pitch  absolument génial avait tout pour lui. Mais l&#8217;absence (apparente) de fil  conducteur, couplé à une non-fin ont fini de me déboussoler.<br />
Certes, il y a des choses à gratter sous la surface : ce qui est réel,  ce qui ne l&#8217;est pas (une habitude chez <strong>Dick</strong> visiblement) à travers notamment une scène magistrale, etc&#8230; Des  bonnes choses aussi : certains personnages sont très intéressants, le  monde uchronique est même assez passionnant à découvrir.</p>
<p>Oui mais c&#8217;est lent. On ne sait pas où on va. On en vient à se poser des questions sur le propos même du bouquin.<br />
Et donc c&#8217;était trop pour moi. Mais j&#8217;ai fait une erreur : j&#8217;ai commencé par le mauvais roman pour moi, celui qui nécessite de connaître l&#8217;auteur un minimum avant de l&#8217;attaquer. <strong>Dick</strong> se mérite, je le savais, mais je me suis trompé dans mon choix. Et effectivement, comme de nombreuses personnes, je ne conseillerai pas ce livre lorsqu&#8217;on débute avec l&#8217;auteur. Je ne renie pas <strong>Dick</strong>, bien au contraire d’ailleurs, puisque les chroniques d&#8217;autres titres arrivent très bientôt, et que <a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/content-je-suis/">j&#8217;ai également acheté le premier tome de l&#8217;intégrale de ses nouvelles</a> (que je suis en train de dévorer, mais patience : 1500 pages le bougre !). Et une fois que je serai plus  familier avec le monsieur, je reviendrai sur &laquo;&nbsp;Le Maître du Haut Château&nbsp;&raquo;,  car je sens qu&#8217;il le mérite.</p>
<p>Ma chronique en elle même est donc plus que courte, mais elle reflète mon état d&#8217;esprit : je me suis planté, et je ne souhaite pas m’appesantir sur ce roman avant de mieux connaître l&#8217;auteur et d&#8217;y revenir plus tard.</p>
<p>A suivre donc&#8230;</p>
<p>A voir aussi chez <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-318524" target="_blank">NooSFere</a>, <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/02/le-maitre-du-haut-chateau-philip-k-dick/" target="_blank">Guillaume</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/07/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k.html" target="_blank">Julien</a>, <a href="http://journal-de-vance.over-blog.com/article-dans-la-tete-de-dick-02-le-maitre-du-haut-chateau-38676694.html" target="_blank">Vance</a>, <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2010/06/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k.html" target="_blank">Phooka</a>, <a href="http://lesescapadesculturellesdefrankie.blogspot.com/2010/06/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k.html" target="_blank">Frankie</a>, <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2010/06/le-maitre-du-haut-chateau-de-philip-k.html" target="_blank"> </a><a href="http://little-read-planet.blogspot.com/2010/06/le-maitre-du-haut-chateau-de-k-dick.html" target="_blank">Lexounet</a>, <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/08/le-maitre-du-haut-chateau-philip-k-dick.html">GiZeus</a>, <a href="http://ifisdead.net/livres/le-maitre-du-haut-chateau-par-phillip-k-dick/" target="_blank">Serafina</a>, <a href="http://mesailleurs.com/2009/04/13/le-maitre-du-haut-chateau-philip-k-dick/">El Jc</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/science-fiction-sf/philip-k-dick-le-maitre-du-haut-chateau/">Val</a>.</p>
<p>Et également :<br />
<script src="http://citriq.net/widget/4X3" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Demain, une oasis, de Ayerdhal</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/19/demain-une-oasis-de-ayerdhal/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 11:42:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Au diable Vauvert]]></category>
		<category><![CDATA[Ayerdhal]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[A la recherche d&#8217;un roman court, avant d&#8217;attaquer de gros pavés, je suis tombé sur celui-ci. Premier roman d&#8217;Ayerdhal que je lis (et premier roman de l&#8217;auteur), ce ne sera sans doute pas le dernier&#8230; &#160; Quatrième de couverture : Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n&#8217;en a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A la recherche d&#8217;un roman court, avant d&#8217;attaquer de gros pavés, je suis tombé sur celui-ci. Premier roman d&#8217;<strong>Ayerdhal</strong> que je lis (et premier roman de l&#8217;auteur), ce ne sera sans doute pas le dernier&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n&#8217;en a plus : on le lui a retiré  un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une  derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un  pistolet-mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours  dans une cave sous perfusion et somnifères&#8230; Normal pour un kidnapping !  C&#8217;est au réveil que ça<br />
commence à clocher, quelque part dans un  désert africain, à côté d&#8217;un vieillard gravement gangrené, quand un  commando humanitaire lui confie la responsabilité médicale du village  dans lequel il l&#8217;abandonne&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Roman coup de poing !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/demain-une-oasis-ayerdhal.jpg" rel="lightbox[478]"><img class="alignleft size-full wp-image-480" title="demain-une-oasis-ayerdhal" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/demain-une-oasis-ayerdhal.jpg" alt="" width="150" height="229" /></a></p>
<p>&#8230; Et c&#8217;est peu de le dire ! <strong>Ayerdhal</strong> nous plonge dans un pur roman d&#8217;anticipation. Mais pas seulement. Car il le fait en nous mettant, nous autres occidentaux, face à nos actes, en nous mettant sous les yeux ce que nous connaissons tous mais que nous faisons semblant de ne pas voir.</p>
<p>Les nations occidentales, aidées par les pays en voie de développement, se sont lancées dans un programme spatial couteux, mais présenté par les politiques et les médias comme étant la locomotive du monde. A côté de cela, l&#8217;Afrique se meurt, dans l&#8217;indifférence générale. Ou disons plutôt que cela arrange tout le monde, dans ce monde gouverné par l&#8217;argent et la recherche du profit à tout prix, ce monde dans lequel les valeurs humaines ont disparu, et l&#8217;individualisme est devenu roi.</p>
<p>Cette anticipation est assez bluffante, car elle sonne particulièrement juste, notamment en regard de la crise financière actuelle dans laquelle on sauve nombre d&#8217;entreprises et d&#8217;établissements bancaires qui ont fait des erreurs à coups de milliards de dollars/euros, alors qu&#8217;une fraction de cette somme suffirait déjà à sauver des millions d&#8217;âmes africaines&#8230;</p>
<p>Le ton est juste, direct, acéré, sans concession. La critique est lucide sur la situation actuelle, et rend l&#8217;anticipation encore plus terrible et réaliste. Mais <strong>Ayerdhal</strong> n&#8217;oublie pas de faire la critique de la &laquo;&nbsp;solution&nbsp;&raquo; proposée dans son roman. La fin justifie-t-elle les moyens ? Le terrorisme humanitaire est-il une solution ? Autant de questions auxquelles il appartient au lecteur, en son âme et conscience, de répondre.</p>
<p>N&#8217;oublions pas les personnages qui, malgré leurs actes parfois contestables, restent intéressants et attachants, preuve que l&#8217;auteur a su les travailler de belle manière. Rien n&#8217;est tout blanc ou tout noir, tout est en nuances de gris. Comme dans dans notre réalité en somme.</p>
<p>Roman engagé politiquement, socialement, humainement tout simplement, récompensé par un Grand Prix de l&#8217;Imaginaire en 1993, ce roman reste plus que jamais d&#8217;actualité. Lisez le.</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/4Wa"></script></p>
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		</item>
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		<title>A la poursuite des Slans, de Alfred E. Van Vogt</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/09/16/a-la-poursuite-des-slans/</link>
		<comments>http://www.lorhkan.com/2011/09/16/a-la-poursuite-des-slans/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 10:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Challenges]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[challenges]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai Lu]]></category>
		<category><![CDATA[Planète SF]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Van Vogt]]></category>

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		<description><![CDATA[Je continue ma plongée dans ce monde immense qui m&#8217;est encore pour ainsi dire quasi-inconnu : les grands classiques de la science-fiction. Plongée dans les années 40, l&#8217;âge d&#8217;or de la science-fiction&#8230; &#160; Quatrième de couverture : Jommy Cross, neuf ans, est pourchassé. L&#8217;humanité a juré sa perte. Car Jommy est un Slan, un mutant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je continue ma plongée dans ce monde immense qui m&#8217;est encore pour  ainsi dire quasi-inconnu : les grands classiques de la science-fiction.  Plongée dans les années 40, l&#8217;âge d&#8217;or de la science-fiction&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Jommy Cross</strong>, neuf ans, est pourchassé. L&#8217;humanité  a juré sa perte.  Car <strong>Jommy</strong> est un Slan, un mutant télépathe doué de  capacités  surhumaines. Le dictateur président <strong>Kier Gray</strong> et son âme  damnée, <strong>John  Petty</strong>, le chef de la police secrète, le traquent sans  merci.<br />
Les Slans sont-ils vraiment des êtres cruels issus de l&#8217;imagination démente d&#8217;un savant irresponsable ?<br />
Sont-ils les tortionnaires dont on raconte encore les exactions avec des frissons d&#8217;horreur ?<br />
<strong>Jommy</strong> refuse de s&#8217;y résoudre. Il n&#8217;est pas un monstre et le prouvera, grâce à l&#8217;héritage fabuleux que lui a légué son père.<br />
Mais il lui faut d&#8217;abord survivre et grandir en dépit de ceux qui lui veulent du mal&#8230;<br />
&nbsp;</p>
<h3>C&#8217;est ça, l&#8217;âge d&#8217;or ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Poursuite-slans.jpg" rel="lightbox[486]"><img class="alignleft size-full wp-image-393" title="Poursuite-slans" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Poursuite-slans.jpg" alt="" width="150" height="243" /></a>Oui,  je provoque, mais bon&#8230; Venons-en au fait : je me suis ennuyé, et j&#8217;ai  lutté pour aller au bout de court roman. L&#8217;un de ses défauts vient  d&#8217;ailleurs de son appellation roman, qu&#8217;à mon avis il ne mérite pas  totalement. En effet, originellement, <strong>Alfred Van Vogt</strong> a fait paraître  son histoire sous forme de nouvelles, avant de rééditer le tout sous la  forme d&#8217;un seul et unique roman. Or, cette somme de nouvelles (un  &laquo;&nbsp;fix-up&nbsp;&raquo;) se ressent trop comme tel, et le fil conducteur, bien que  restant apparent, se retrouve dilué par des ellipses narratives  absolument énormes (on passe allègrement de la Terre à Mars, dans un vaisseau spatial construit sans trop savoir comment avec des matériaux venus d&#8217;on ne sait où&#8230;), perdant le lecteur au passage, et l&#8217;histoire perdant  aussi pas mal de crédibilité. Le tout semble un peu confus.</p>
<p>Le style est d&#8217;époque (comprenez qu&#8217;il paraît désuet maintenant),  les décors nous semblent maintenant bien vieillots, j&#8217;ai également  trouvé certaines coïncidences assez &laquo;&nbsp;heureuses&nbsp;&raquo; au sein du récit (je ne  suis pas fan des deus ex machina&#8230;), ce qui ne permet pas de raccrocher  le lecteur&#8230;</p>
<p>Pour être honnête, il y a aussi de bonnes choses dans ce livre, et  heureusement. Le thème global sur lequel l&#8217;auteur par l&#8217;intermédiaire du  héros, <strong>Jommy Cross</strong>, insiste beaucoup est en effet intéressant (la  notion de tolérance, de différence), et touche certains éléments  toujours d&#8217;actualité (l&#8217;eugénisme par exemple). La critique du pouvoir  politique est assez acerbe également, et plutôt bien présentée au  travers notamment de deux personnages très habiles dans leurs discours.</p>
<p>Bon, je ne vais pas m&#8217;étaler outre mesure, l&#8217;idée directrice du  roman et les thèmes de réflexion sont intéressants, et sont toujours  d&#8217;actualité, et encore aujourd&#8217;hui traités dans des bouquins récents de SF.  Mais il accuse franchement son âge. Je ne doute pas une seule seconde  qu&#8217;il ait pu être salué par la critique et le public à son époque, mais  aujourd&#8217;hui la donne a changé, la SF s&#8217;est modernisée (notamment sur le  plan du style), et inévitablement &laquo;&nbsp;A la poursuite des Slans&nbsp;&raquo; en fait les  frais.</p>
<p>J&#8217;y réfléchirai sans doute à deux fois avant de retenter  l&#8217;expérience de l&#8217;âge d&#8217;or de la science-fiction. Ou bien peut être <strong>Van  Vogt</strong> n&#8217;est-il pas fait pour moi ? Allez savoir&#8230; En attendant j&#8217;ai  tellement d’autres choses à lire !&#8230;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars Episode V</a>&nbsp;&raquo; de Lhisbei, et du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de Snow.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html"><img class="alignnone size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a> <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/4V5"></script></p>
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		<title>Les Cent Mille Royaumes, de N.K. Jemisin</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 12:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vainqueur du prix Elbakin 2011 du roman étranger, nominé au prix Hugo 2011, gros succès critique, ce roman a au départ tout pour lui. Même son pitch&#8230; &#160; Quatrième de couverture : Mon nom est Yeine et j&#8217;ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au nord des Cent Mille royaumes. Une barbare. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vainqueur du prix Elbakin 2011 du roman étranger, nominé au prix Hugo 2011, gros succès critique, ce roman a au départ tout pour lui. Même son pitch&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Mon nom est <strong>Yeine</strong> et j&#8217;ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple  darrène, au nord des Cent Mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois,  ma mère a été assassinée. Elle était l&#8217;héritière des <strong>Arameris</strong>, la plus  puissante famille du monde. Ce matin, j&#8217;ai reçu un message de  l&#8217;empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à <strong>Ciel</strong>, le  palais familial. Plus qu&#8217;une invitation, un ordre.<br />
Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de <strong>Ciel</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et pourtant&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/la-trilogie-de-l-heritage-tome-1-les-cent-mille-royaumes-108034.jpg" rel="lightbox[463]"><img class="alignleft size-full wp-image-451" title="la-trilogie-de-l-heritage,-tome-1---les-cent-mille-royaumes-108034" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/la-trilogie-de-l-heritage-tome-1-les-cent-mille-royaumes-108034.jpg" alt="" width="150" height="234" /></a>&#8230; Ça partait bien ! Une héroïne loin d&#8217;être bête, mais plutôt du genre  guerrière, plongée dans des intrigues de cour qui la dépassent, c&#8217;est  loin d&#8217;être original, mais ça a le mérite d&#8217;être bien écrit.<br />
Alors quand en plus on se retrouve avec un roman dans lequel des dieux  sont de vrais personnages et font bien plus que de la figuration, on ne  peut qu&#8217;être intéressé !</p>
<p>Hélas, à trop vouloir condenser le récit (ce qui semble logique au vu de  l&#8217;intrigue, un peu &laquo;&nbsp;course contre la montre&nbsp;&raquo;), on en arrive parfois à  des passages un peu flous, qui manquent de clarté et ont tendance à  perdre le lecteur. De plus, il m&#8217;a manqué ce petit plus qui vous prend  aux tripes et vous empêche de lâcher le livre&#8230; Un sentiment tout  personnel, difficile à expliquer, mais qui conduit à ne pas  m&#8217;enthousiasmer&#8230; Le titre parait également un brin prétentieux, les cent mille royaumes sont bien loin d’atteindre ce chiffre astronomique. L&#8217;auteur arrive malgré tout à faire mopnter la sauce en vue d&#8217;un final de haute volée, qui d&#8217;une certaine manière tient son rang, mais là encore à tendance à perdre le lecteur dans des descriptions trop floues.</p>
<p>Mais le potentiel est là, indéniablement, et je demande à voir la suite, d&#8217;autant qu&#8217;elle se déroule à une autre époque, avec de nouveaux personnages. Peut être <strong>N.K. Jemisin</strong> aura alors gommé les défauts qui font de ce livre une petite déception&#8230;</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/4Sz"></script></p>
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		<title>Content je suis !</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 12:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et oui, par hasard, dans une librairie bretonne (la librairie Dialogues à Morlaix pour ne pas la citer), en flânant, sur quoi suis-je tombé ? Sur ça : Le tome 1 de l&#8217;intégrale des nouvelles de Philippe K. Dick, aux éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Épuisé depuis longtemps, très difficilement trouvable maintenant. Alors évidemment, je l&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui, par hasard, dans une librairie bretonne (la librairie Dialogues à Morlaix pour ne pas la citer), en flânant, sur quoi suis-je tombé ? Sur ça :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/Nouvelles-Dick-tome1.jpg" rel="lightbox[457]"><img class="alignnone size-full wp-image-459" title="Nouvelles-Dick-tome1" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/Nouvelles-Dick-tome1.jpg" alt="" width="250" height="376" /></a></p>
<p>Le tome 1 de l&#8217;intégrale des nouvelles de Philippe K. Dick, aux éditions Denoël Lunes d&#8217;encre. Épuisé depuis longtemps, très difficilement trouvable maintenant. Alors évidemment, je l&#8217;ai acheté. Reste à me procurer le deuxième tome, beaucoup plus facilement trouvable, lui (Amazon par exemple).</p>
<p>En tout cas, content je suis ! <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Retour sur les derniers prix</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 12:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le domaine de la littérature, des prix, il y en a. Beaucoup. Et le la littérature de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas la moins fournie dans ce domaine. Retour sur les derniers prix, français et étrangers. &#160; Prix Rosny-aîné 2011 : Catégorie roman : Les Pilleurs d&#8217;âme, de Laurent Whale, éditions Ad Astra Étaient nominés : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le domaine de la littérature, des prix, il y en a. Beaucoup. Et le la littérature de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas la moins fournie dans ce domaine. Retour sur les derniers prix, français et étrangers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/prix.asp?numprix=34">Prix Rosny-aîné 2011 :</a></h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Catégorie roman :</span><br />
<em>Les Pilleurs d&#8217;âme</em>, de <strong><em>Laurent Whale</em></strong>, éditions Ad Astra</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/les-pilleurs-d-ame.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-452" title="les-pilleurs-d-ame" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/les-pilleurs-d-ame.jpg" alt="" width="150" height="239" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Jeanne-A Debats &#8211; Plaguers (L’Atalante)<br />
Vincent Gessler &#8211; Cygnis (L’Atalante)<br />
Michel Jeury &#8211; May, le monde (Robert Laffont)<br />
L. L. Kloetzer &#8211; CLEER (Denoël &#8211; Lunes d&#8217;encre)<br />
Xavier Mauméjean &#8211; Rosée de feu (Bélial’)<br />
Laurent Poujois &#8211; L’Ange blond (Mnémos)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Catégorie nouvelle :</span><br />
<em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/">Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre</a> </em>(in <em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/22/des-nouvelles-du-tibbar-de-thimothee-rey/">Des nouvelles du Tibbar</a></em>), de <strong>Timothée Rey</strong>, éditions Les Moutons Électriques</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Nouvelles-Tibbar.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-397" title="Nouvelles-Tibbar" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Nouvelles-Tibbar.jpg" alt="" width="150" height="177" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Oliver Castle : <a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/">Atomic Girl et moi</a> (in Super-héros !, Parchemins &amp; Traverses)<br />
Lionel Davoust : L’Importance de ton regard (in L’importance de ton regard, Black Coat Press)<br />
Thomas Day : <a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/">La Ville féminicide</a> (in Utopiales 2010, ActuSF)<br />
Sylvie Denis : <a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/">Les Danseurs de la lune double</a> (in Galaxies n°9)<br />
Kanatas : Poussière (in AOC n° 14)</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://www.elbakin.net/association/prix">Prix Elbakin 2011 :</a></h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Meilleur roman fantasy français :</span><br />
<em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/06/28/bankgreen-de-thierry-di-rollo/">Bankgreen</a></em>, <strong>Thierry Di Rollo</strong>, éditions le Bélial’.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/06/Bankgreen.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-197" title="Bankgreen" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/06/Bankgreen.jpg" alt="" width="150" height="219" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Avant le Déluge de Raphaël Albert, éditions Mnémos.<br />
Cleer, Laurent Kloetzer, éditions Denoël (Lunes d’Encre)<br />
Les Buveurs d’Âmes, Fabrice Colin, éditions Fleuve Noir.<br />
Le Châtiment des flèches, Fabien Clavel, éditions Pygmalion.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Meilleur roman fantasy français Jeunesse :</span><br />
<em>Les Hauts Conteurs : la Voix des Rois</em>, <strong>Oliver Peru, Patrick Mc Spare</strong>, éditions Scrineo Jeunesse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/hauts-conteurs-voix-rois-peru-mcspare-L-i3LR2R.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-450" title="hauts-conteurs-voix-rois-peru-mcspare-L-i3LR2R" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/hauts-conteurs-voix-rois-peru-mcspare-L-i3LR2R.jpg" alt="" width="150" height="225" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
La Roue des Vents, Vincent Joubert, Ankama éditions.<br />
Les Portes de Doregon, Carina Rozenfeld, éditions l’Atalante.<br />
L’Héritage des Darcer, Marie Caillet, éditions Michel Lafon.<br />
Myrihandes : le Secret des Ames-Soeurs, Meric Guilhem, éditions Au Diable Vauvert.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Meilleur roman fantasy traduit :</span><br />
<em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/les-cent-mille-royaumes-de-n-k-jemisin/">Les Cent Mille Royaumes</a></em>, <strong>N.K. Jemisin</strong>, Orbit (traduction : <strong>Alexandra Maillard</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/la-trilogie-de-l-heritage-tome-1-les-cent-mille-royaumes-108034.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-451" title="la-trilogie-de-l-heritage,-tome-1---les-cent-mille-royaumes-108034" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/la-trilogie-de-l-heritage-tome-1-les-cent-mille-royaumes-108034.jpg" alt="" width="150" height="234" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Fille du Sang, Anne Bishop, éditions Milady (traduction : Claire Kreutzberger).<br />
Frey, Chris Wooding, éditions Bragelonne (traduction : Laurent Queyssi).<br />
Jade, Jay Lake, éditions Eclipse (traduction : Valéry Reigneaud).<br />
Kalix, la loup-garou solitaire, Martin Millar, éditions Intervalles (traduction : Marianne Groves).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Meilleur roman fantasy traduit Jeunesse :</span><br />
<em>Leviathan</em>, <strong>Scott Westerfeld</strong>, éditions Pocket Jeunesse (traduction : <strong>Guillaume Fournier</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/leviathan-Westerfeld.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-453" title="leviathan-Westerfeld" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/leviathan-Westerfeld.jpg" alt="" width="150" height="245" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Chroniques des Rivages de l’Ouest : Pouvoirs, Ursula K. Le Guin, éditions l’Atalante (traduction : Mikael Cabon).<br />
Le Peuple des Minuscules, Steve Augarde, éditions Albin Michel (traduction : Jean Esch).<br />
Le Prix de la Magie : l’Epreuve, Kathleen Duey, éditions Castelmore (traduction : Nenad Savic).<br />
Reckless, Cornelia Funke, Lionel Wigram, éditions Gallimard Jeunesse (traduction : Marie-Claude Auger).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et n&#8217;oublions pas bien sûr le prestigieux prix Hugo.</p>
<h3><a href="http://www.thehugoawards.org/">Prix Hugo 2011 :</a></h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best novel :</span><br />
<em>Blackout/All Clear</em>, <strong>Connie Willis</strong> (Spectra)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/Connie_Willis-Blackout_2010.jpg" rel="lightbox[445]"><img class="alignnone size-full wp-image-449" title="Connie_Willis-Blackout_2010" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/09/Connie_Willis-Blackout_2010.jpg" alt="" width="150" height="228" /></a></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Cryoburn, Lois McMaster Bujold (Baen)<br />
Feed, Mira Grant (Orbit)<br />
<a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/les-cent-mille-royaumes-de-n-k-jemisin/">The Hundred Thousand Kingdoms</a>, N.K. Jemisin (Orbit)<br />
The Dervish House, Ian McDonald (Pyr; Gollancz)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best novella :</span><br />
<em>The Lifecycle of Software Objects</em>, <strong>Ted Chiang</strong> (Subterranean)</p>
<p>Étaient nominés :<br />
‘‘The Maiden Flight of McCauley’s Bellerophon’’, Elizabeth Hand (Stories)<br />
‘‘The Sultan of the Clouds’’, Geoffrey A. Landis (Asimov’s 9/10)<br />
‘‘Troika’’, Alastair Reynolds (Godlike Machines)<br />
‘‘The Lady Who Plucked Red Flowers beneath the Queen’s Window’’, Rachel Swirsky (Subterranean Summer 2010)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best novellette</span><br />
<em>‘‘The Emperor of Mars’’</em>, <strong>Allen M. Steele</strong> (Asimov’s 6/10)</p>
<p>Étaient nominés :<br />
‘‘The Jaguar House, in Shadow’’, Aliette de Bodard (Asimov’s 7/10)<br />
‘‘Plus or Minus’’, James Patrick Kelly (Asimov’s 12/10)<br />
‘‘Eight Miles’’, Sean McMullen (Analog 9/10)<br />
‘‘That Leviathan, Whom Thou Hast Made’’, Eric James Stone (Analog 9/10)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best short story :</span><br />
<em>‘‘For Want of a Nail’’</em>, <strong>Mary Robinette Kowal</strong> (Asimov’s 12/10)</p>
<p>Étaient nominés :<br />
‘‘Ponies’’, Kij Johnson (Tor.com 11/17/10)<br />
‘‘Amaryllis’’, Carrie Vaughn (Lightspeed 6/10)<br />
‘‘The Things’’, Peter Watts (Clarkesworld 1/10)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best related work :</span><br />
<em>Chicks Dig Time Lords: A Celebration of Doctor Who by the Women Who Love  It</em>, <strong>Lynne M. Thomas &amp; Tara O’Shea</strong>, eds. (Mad Norwegian)</p>
<p>Étaient nominés :<br />
Robert A. Heinlein: In Dialogue with His Century: Volume 1 (1907-1948): Learning Curve, William H. Patterson, Jr. (Tor)<br />
The Business of Science Fiction: Two Insiders Discuss Writing and Publishing, Mike Resnick &amp; Barry N. Malzberg (McFarland)<br />
Writing Excuses, Season 4, Brandon Sanderson, Jordan Sanderson, Howard Tayler, Dan Wells<br />
Bearings: Reviews 1997-2001, Gary K. Wolfe (Beccon)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best graphic story :</span><br />
<em>Girl Genius, Volume 10: Agatha Heterodyne and the Guardian Muse</em>, <strong>Phil  &amp; Kaja Foglio</strong>; art by <strong>Phil Foglio</strong> (Airship Entertainment)</p>
<p>Étaient nominés :<br />
The Unwritten, Vol. 2: Inside Man, Mike Carey; art by Peter Gross (Vertigo)<br />
Grandville Mon Amour, Bryan Talbot (Dark Horse)<br />
Schlock Mercenary: Massively Parallel, Howard Tayler (Hypernode)<br />
Fables: Witches, Bill Willingham; art by Mark Buckingham (Vertigo)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best dramatic presentation &#8211; long :</span><br />
<em>Inception</em></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 1<br />
How to Train Your Dragon<br />
Scott Pilgrim vs. the World<br />
Toy Story 3</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best dramatic prensentation &#8211; short :</span><br />
<em>Doctor Who: ‘‘The Pandorica Opens/The Big Bang’’</em></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Doctor Who: ‘‘A Christmas Carol’’<br />
Doctor Who: ‘‘Vincent and the Doctor’’<br />
Fuck Me, Ray Bradbury<br />
The Lost Thing</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best professional editor long form :</span><br />
<strong>Lou Anders</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Ginjer Buchanan<br />
Moshe Feder<br />
Liz Gorinsky<br />
Nick Mamatas<br />
Beth Meacham<br />
Juliet Ulman</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best professional editor short form :</span><br />
<strong>Sheila Williams</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
John Joseph Adams<br />
Stanley Schmidt<br />
Jonathan Strahan<br />
Gordon Van Gelder</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best professional artist :</span><br />
<strong>Shaun Tan</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Daniel Dos Santos<br />
Bob Eggleton<br />
Stephan Martiniere<br />
John Picacio</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best semiprozine :</span><br />
<strong>Clarkesworld</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Interzone<br />
Lightspeed<br />
Locus<br />
Weird Tales</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best fanzine :</span><br />
<strong>The Drink Tank</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Banana Wings<br />
Challenger<br />
File 770<br />
StarShipSofa</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best fan writer :</span><br />
<strong>Claire Brialey</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
James Bacon<br />
Christopher J Garcia<br />
James Nicoll<br />
Steven H Silver</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Best fan artist :</span><br />
<strong>Brad W. Foster</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Randall Munroe<br />
Maurine Starkey<br />
Steve Stiles<br />
Taral Wayne</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">JOHN W. CAMPBELL award for best new writer :</span><br />
<strong>Lev Grossman</strong></p>
<p>Étaient nominés :<br />
Saladin Ahmed<br />
Lauren Beukes<br />
Larry Correia<br />
Dan Wells</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bravo à <strong>Thierry Di Rollo</strong> pour son prix <strong>Elbakin</strong> bien mérité. Un roman déroutant, à part de la production classique de la fantasy, mais qui vaut vraiment le détour. Je suis content également de voir que <strong>Timothée Rey</strong> semble mettre d&#8217;accord pas mal de monde, son recueil le mérite bien. Quant au vainqueur du prix <strong>Elbakin</strong> du roman étranger (<em><a href="http://www.lorhkan.com/2011/09/10/les-cent-mille-royaumes-de-n-k-jemisin/">Les Cent Mille Royaumes</a></em>, de <strong>N.K. Jemisin</strong>), je suis par contre beaucoup plus circonspect, mais après c&#8217;est aussi cela qui fait toute la saveur des remises de prix&#8230;</p>
<p>Notons également la bonne représentation dans les nominés de <em>Cleer</em> de <strong>L.L. Kloetzer</strong>, mais sans être élu au final. Roman très atypique, peut être trop pour le coup (la critique ne saurait tarder là aussi).</p>
<p>Et enfin, bravo à <strong>Connie Willis</strong> qui fait le grand chelem (Prix Hugo, Nebula et Locus) avec <em>Blackout/Clear</em>. C&#8217;est son onzième (!!) Hugo. Vivement la traduction Bragelonne !</p>
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		<title>Mordre le bouclier, de Justine Niogret</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 15:43:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après la découverte de la jolie plume de Justine Niogret avec Chien du Heaume, lecture ô combien recommandable, voici venir la suite, qui suit une nouvelle fois les traces du même personnage. Retour dans un univers fait de froideur, de violence, et d&#8217;introspection. &#160; Quatrième de couverture : Castel de Broe. Six mois ont passé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après la découverte de la jolie plume de <strong>Justine Niogret</strong> avec <a href="http://www.lorhkan.com/2011/06/27/chien-du-heaume-de-justine-niogret/">Chien du Heaume</a>, lecture ô combien recommandable, voici venir la suite, qui suit une nouvelle fois les traces du même personnage. Retour dans un univers fait de froideur, de violence, et d&#8217;introspection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture : </span></p>
<p>Castel de Broe. Six mois ont passé depuis la mort de <strong>Noalle</strong> et <strong>Chien du  heaume</strong>, anéantie par la perte de ses doigts, s&#8217;abîme dans la  contemplation de sa griffe de fer, cadeau de <strong>Regehir</strong> le forgeron. <strong>Bréhyr</strong> entend lui redonner vie et l&#8217;entraîne sur les routes à la recherche du  dernier homme qu&#8217;elle doit tuer: <strong>Herôon</strong>. Parti en Terre sainte, celui-ci  reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s&#8217;ouvre  à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de  sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la  voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, <strong>Chien</strong> rencontrera <strong>Saint Roses</strong>, chevalier à la beauté d&#8217;icône, au savoir de  maestre et dont la foi s&#8217;est érodée au pied des hautes murailles de  Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de  rédemption.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;aventure intérieure</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/mordre_le_bouclier.jpg" rel="lightbox[434]"><img class="alignleft size-full wp-image-210" title="mordre_le_bouclier" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/mordre_le_bouclier.jpg" alt="" width="150" height="226" /></a>Oubliez donc encore une fois la fantasy épique. Pas de bataille rangées, de duels épiques, d&#8217;armure rutilantes ou de sauveur du monde. <strong>Justine Niogret</strong> nous convie une nouvelle fois  dans un récit moyenâgeux dur, âpre et violent, dans lequel l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;fantasy&nbsp;&raquo; est très mince.</p>
<p><strong>Chien du Heaume</strong>, à la suite des évènements du la fin du premier tome, est prise dans une spirale dépressive. Elle se sent inutile. Elle est devenue incapable, suite à la perte de plusieurs doigts, de faire ce qu&#8217;elle faisait de mieux : se battre. <strong>Regehyr</strong> va donc lui forger une griffe à la place du pouce, et <strong>Bréhyr</strong> l&#8217;emmener avec elle dans une quête de vengeance, pour lui redonner une raison de vivre.</p>
<p>Commence alors une quête initiatique. Elle cherche toujours son nom, et les réponses qu&#8217;elle trouvera en chemin seront bien loin de lui offrir la paix intérieure et l&#8217;apaisement qu&#8217;elle demandait. Le voyage des deux guerrières les amènera à faire la rencontre de deux êtres eux aussi en pleine quête spirituelle. On l&#8217;aura compris, à l&#8217;instar de son premier livre, <strong>Justine Niogret</strong> a écrit un roman dans lequel les personnages prennent le pas sur l&#8217;intrigue. Roman plus ou moins divisé en deux parties, la première étant le voyage vers le Tor (avec quelques morceaux sublimes comme le passage en ville), et la deuxième l&#8217;attente au Tor en compagnie de Saint Rose et la Petite, lors de laquelle les réflexions et questionnements intérieurs battent leur plein dans ce lieu sauvage dans lequel on en peut rien faire d&#8217;autre qu&#8217;attendre, coincé entre une salle à peine chauffée par un maigre feu de cheminée et un cimetière aux pierres tombales oubliées depuis bien longtemps&#8230;</p>
<p>Questionnements sur la foi, l&#8217;identité, la vengeance, le roman ne manque pas de thèmes de réflexion. On est même dans une très forte introspection, tandis que les personnages attendent leur destinée, ensemble dans le Tor, sort de mini Castel de Broe. L&#8217;ambiance est somptueuse, nimbée de mystère, sans doute aidée par le fait qu&#8217;il n&#8217;y a dans le roman aucun ancrage géographique ou chronologique (hormis la mention d&#8217;une Croisade). Le final est absolument superbe, tragique, et illuminé d&#8217;une symbolique très forte. Sans doute le meilleur passage du roman.</p>
<p>Donc voilà, que cela soit dit, <strong>Justine Niogret</strong> fait plus que confirmer les grands espoirs placés en elle avec son premier roman. Elle s&#8217;affirme tout simplement comme l&#8217;une des plus belles plumes francophones, capable de ciseler des ambiances remarquables, sans oublier de soigner la psychologie de ses personnages de manière très approfondie. Quand on est capable de faire cela tout en faisant passer le &laquo;&nbsp;scénario&nbsp;&raquo; au second plan (mais après tout, les personnages <span style="text-decoration: underline;">sont</span> l&#8217;histoire), et au final réussir un excellent roman, c&#8217;est qu&#8217;indéniablement elle fait partie des grands.</p>
<p><strong>Jean Philippe Jaworski</strong> ne s&#8217;y est pas trompé en faisant des pieds et des mains auprès de l&#8217;éditeur pour signer la postface (qui amène un éclairage très intéressant sur le roman). Un gage de grande qualité.</p>
<p>Lecture commune avec <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/09/08/21921055.html">Efelle</a>, <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/09/13/21934552.html">Lhisbei</a>, <a href="http://parchmentsha.blogspot.com/2011/09/mordre-le-bouclier-de-justine-niogret.html">Shaya</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/09/mordre-le-bouclier-de-justine-niogret.html">Endea</a>.</p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/4Rk" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Des Milliards de Tapis de Cheveux, de Andreas Eschbach</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 16:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore un classique. Dans la série des livres que tout amateur de science-fiction se doit d&#8217;avoir lu, voici donc un roman couronné de plusieurs prix, écrit par un auteur allemand qui s&#8217;est affirmé comme étant le fer de lance de la SF allemande. Bon, en même temps, des allemands qui écrivent de la SF, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un classique. Dans la série des livres que tout amateur de science-fiction se doit d&#8217;avoir lu, voici donc un roman couronné de plusieurs prix, écrit par un auteur allemand qui s&#8217;est affirmé comme étant le fer de lance de la SF allemande. Bon, en même temps, des allemands qui écrivent de la SF, il y en a peut être beaucoup, mais traduits en français beaucoup moins&#8230; Bref, voyons ce que vaut ce petit livre d&#8217;à peine 300 pages.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Quelque part aux confins de l&#8217;Empire, sur un monde oublié de tous&#8230; une  petite planète apparemment anodine. Sauf que, depuis des temps  immémoriaux, les hommes s&#8217;y livrent à une étrange     occupation : tisseurs de père en fils, ils fabriquent des tapis de  cheveux destinés à orner le Palais des Étoiles de l&#8217;Empereur. Pourtant,  une étrange rumeur circule. On raconte çà et là que     l&#8217;Empereur n&#8217;est plus. Qu&#8217;il serait mort, abattu par des rebelles.  Mais dans ce cas, à quoi peuvent donc servir ces tapis ? Et qui est cet  homme si étrange qui prétend venir d&#8217;une lointaine     planète ? Lui aussi affirme que l&#8217;Empereur est mort&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Une fable cosmique</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/06/Des_milliards_de_tapis_de_cheveux.jpg" rel="lightbox[298]"><img class="alignleft size-full wp-image-195" title="Des milliards de tapis de cheveux" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/06/Des_milliards_de_tapis_de_cheveux.jpg" alt="" width="160" height="225" /></a>On commence par être intrigué. Ce roman que l&#8217;on dit de science-fiction ressemble plutôt, à la lecture du premier chapitre, à un roman de fantasy. Premier chapitre assez classique : exposition de quelques enjeux, des us et coutumes de ce monde que l&#8217;auteur nous propose, à travers un père et son fils qui a soif d&#8217;aventures et de connaissance. Et puis paf ! La fin du chapitre nous retourne, et on finit par être curieux de lire la suite.</p>
<p>Et puis on est dérouté. Car chaque chapitre suit un personnage différent. Ce roman se veut presque un recueil de nouvelles. Mais chaque nouvelle est liée aux autres, soit par les personnages, soit par les évènements, etc&#8230; On pourrait reprocher à ce procédé de rendre impossible l&#8217;implication émotionnelle, l&#8217;attachement aux personnages. Ce serait sans compter sur la maîtrise de l&#8217;écriture de l&#8217;auteur : certaines nouvelles sont touchantes, émouvantes, d&#8217;autres tristes, bouleversantes, glaçantes ou bien surprenantes par leur chute ou leurs révélations. Les amateurs de nouvelles (dont je fais partie) seront aux anges. Cela permet par ailleurs de brosser le portrait d&#8217;un univers bien plus efficacement qu&#8217;en ne suivant qu&#8217;un seul personnage. Et par ce procédé, l&#8217;auteur parvient à brouiller les pistes. Il tisse (je n&#8217;ai pas pu m&#8217;en empêcher, désolé !) son intrigue patiemment, le tout est remarquablement cohérent. L&#8217;aspect science-fiction se montre enfin. On sent bien que quelque chose se trame, que sous ces tapis de cheveux se cache un secret bien gardé. Et on est captivé.</p>
<p>Arrive enfin la révélation finale. Bien sûr je n&#8217;en dirai pas plus à ce sujet, sachez simplement qu&#8217;elle est parfaitement dans le ton du livre, terrible d’absurdité, tragique même. L&#8217;homme n&#8217;en sort pas grandi. Sublime conclusion, couronnée par un dernier chapitre d&#8217;une tristesse absolue. Et on finit totalement convaincu.</p>
<p>Ce roman est également une excellente porte d&#8217;entrée dans le monde de la science-fiction, accessible à tous. Remarquablement cohérent, riche d&#8217;une construction originale, au contenu poétique et tragique, difficile de contester les prix qu&#8217;il a reçu. Et difficile d&#8217;y rester insensible.</p>
<p style="text-align: left;">Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars Episode V</a>&nbsp;&raquo; de Lhisbei, et du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de Snow.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html"><img class="alignnone size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a> <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/4Ni" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>La Zone du Dehors, de Alain Damasio</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 15:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après &#171;&#160;La Horde du Contrevent&#160;&#187;, voici ma chronique du premier roman de l&#8217;auteur, Alain Damasio. Brouillon d&#8217;avant chef d&#8217;oeuvre, ou roman déjà remarquablement maîtrisé ? En tout cas, Damasio ne fait pas dans la demie mesure, tant au niveau du style, que de l&#8217;engagement politique&#8230; &#160; Quatrième de couverture : 2084. Orwell est loin désormais. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/16/la-horde-du-contrevent-de-alain-damasio/"><em>&laquo;&nbsp;La Horde du Contrevent&nbsp;&raquo;</em></a>, voici ma chronique du premier roman de l&#8217;auteur, <strong>Alain Damasio</strong>. Brouillon d&#8217;avant chef d&#8217;oeuvre, ou roman déjà remarquablement maîtrisé ? En tout cas, <strong>Damasio</strong> ne fait pas dans la demie mesure, tant au niveau du style, que de l&#8217;engagement politique&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>2084. <strong>Orwell</strong> est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits  bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen  ne s&#8217;opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au  consensus. Copie qu&#8217;on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un  mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur  espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par <strong>Capt</strong>, philosophe et  stratège, le peintre <strong>Kamio</strong> et le fulgurant <strong>Slift</strong> que rien ne bloque ni  ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En  gagnant tout. Premier roman, ici réécrit, <em>&laquo;&nbsp;La Zone du Dehors&nbsp;&raquo;</em> est un livre  de combat contre nos sociétés de contrôle. Celles que nos  gouvernements, nos multinationales, nos technologies et nos médias nous  tissent aux fibres, tranquillement. Avec notre plus complice  consentement. Peut-être est-il temps d&#8217;apprendre à boxer chaos debout  contre le swing de la norme?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un sacré coup d&#8217;essai !</h3>
<p><em><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/zone-du-dehors.jpg" rel="lightbox[415]"><img class="alignleft size-full wp-image-417" title="zone-du-dehors" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/zone-du-dehors.jpg" alt="" width="150" height="246" /></a>&laquo;&nbsp;La Horde du Contrevent&nbsp;&raquo;</em>, deuxième livre de l&#8217;auteur mais premier dans  mon ordre de lecture donnait dans le philosophique. Et m&#8217;a littéralement  subjugué.</p>
<p>Celui-ci fait dans la SF politique. Changement de ton donc, mais on  découvre également un <strong>Damasio</strong> au style plus&#8230; brouillon si l&#8217;on peut  dire. En effet on sent les prémices de ce qui fera date avec son  deuxième roman : la polyphonie stylistique, des néologismes en veux-tu  en voilà, des signes typographiques prépondérants, etc&#8230; Sauf qu&#8217;ici  c&#8217;est moins maîtrisé que dans <em>&laquo;&nbsp;La Horde&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Quant au propos, là soyons clair, on est dans du très engagé. On nous  décrit une société où la vie des citoyens est contrôlée sans que ceux-ci  s&#8217;en aperçoivent (ou ne veulent s&#8217;en rendre compte, car au fond, peut  être sont-ils vraiment heureux ?&#8230;), &laquo;&nbsp;contrôle optimal avec une impression de  liberté totale&nbsp;&raquo; dixit le Président de Cerclon, cette ville bâtie sur un  astéroïde. Société image de la nôtre, finalement, volontairement  exagérée (les citoyens ont des noms reflétant leur statut social : plus il est court, plus le citoyen est important), mais qui sait, peut être pas tant que ça&#8230;<br />
L&#8217;auteur s&#8217;engage intelligemment, en pesant bien le pour et le  contre. Tout n&#8217;est pas rose chez les anarchistes regroupés au sein de la  &laquo;&nbsp;Volte&nbsp;&raquo;, et qui veulent changer la société, faire la &laquo;&nbsp;volution&nbsp;&raquo;, et les  questions éthiques ne manqueront de faire débat&#8230; Faut-il utiliser la  violence ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Autant de thèmes traités  avec justesse, et passion. Car on sent la passion qui anime l&#8217;auteur,  son sang qui boue. Il ne s&#8217;en cache d&#8217;ailleurs pas dans la postface du  roman.</p>
<p>Là où le bât blesse, c&#8217;est que parfois l&#8217;auteur oublie qu&#8217;il écrit un  roman, et certaines parties en souffrent, tant la démonstration vire à  l&#8217;essai philosophique, nouvelle faille qui sera totalement gommée dans <em> &laquo;&nbsp;La Horde du Contrevent&nbsp;&raquo;</em>&#8230; Lors de ces périodes, mieux vaut avoir  l&#8217;esprit bien éveillé, sous peine de perdre le fil très rapidement. La confrontation entre <strong>Capt</strong> et le Président <strong>A</strong> en est un bon exemple.</p>
<p>L&#8217;ouvrage est donc passionnant (la dernière partie utopique du roman, très réussie), mais parfois  difficile d&#8217;accès, palpitant (la scène de l&#8217;attaque de la tour de  télévision, absolument géniale !) mais parfois confus. Avec un peu plus  de maîtrise, on tenait là encore un chef d&#8217;œuvre, mais en gardant à  l&#8217;esprit que <strong>Damasio</strong> a écrit ce premier roman à l&#8217;âge de 30 ans, on pardonne  bien des choses&#8230; Et de toute façon le chef d&#8217;œuvre est arrivé avec le  roman suivant&#8230;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars Episode V</a>&nbsp;&raquo; de Lhisbei.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html"><img class="alignnone size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a></p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/4Ly" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Jack Barron et l&#8217;éternité, de Norman Spinrad</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2011 19:22:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au chapitre de mes lectures, voici un fameux &#171;&#160;classique&#160;&#187;. Jack Barron et l’éternité est en effet le roman le plus célèbre et d’après les critiques le chef d’œuvre de son auteur, Norman Spinrad. Écrit en 1969, il n’est donc plus tout jeune. Et pourtant… &#160; Quatrième de couverture : Jack Barron est une icône de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au chapitre de mes lectures, voici un fameux &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;. <em>Jack Barron et l’éternité</em> est en effet le roman le plus célèbre et d’après les critiques le chef d’œuvre de son auteur, <strong>Norman Spinrad</strong>. Écrit en 1969, il n’est donc plus tout jeune. Et pourtant…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p><strong>Jack Barron</strong> est une icône de la télévision, un redresseur de torts  moderne pour cent millions de gogos accros à leur écran tous les  mercredis soir. Pour l&#8217;irrésistible présentateur, malgré la corruption,  la pauvreté et la ségrégation, c&#8217;est le business qui compte avant  tout&#8230; jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il heurte de front les intérêts du tout-puissant  <strong>Benedict Howards</strong>. Commence alors le feuilleton en direct d&#8217;un combat  sans merci entre le pouvoir de l&#8217;argent et de la politique, et celui des  médias. Mais la lutte peut-elle être équitable lorsque l&#8217;immortalité  elle-même fait pencher la balance ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Médias, politique, corruption&#8230; Tout un programme !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/jack_barron.jpg" rel="lightbox[403]"><img class="alignleft size-full wp-image-212" title="Jack Barron" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/jack_barron.jpg" alt="" width="150" height="243" /></a>Le personnage qui donne son titre au roman (<strong>Jack Barron</strong>, pour les deux du fond qui ne suivent pas) est un ancien militant, activiste politique qui est devenu une star de télévision grâce à l’émission de débat qu’il présente &laquo;&nbsp;Bug Jack Barron&nbsp;&raquo; (titre original du roman), dans lequel il prétend aider les gens dans le besoin, contre les &laquo;&nbsp;grands&nbsp;&raquo; de ce monde. Ce faisant, il a abandonné tous ses idéaux de jeunesse. Il a pris goût à l’argent, au pouvoir. Et il n’hésite pas à faire ce qu’il faut pour faire de l’audience, tout en ménageant ses &laquo;&nbsp;victimes&nbsp;&raquo;, car elles aussi ont du pouvoir. Il ne s’agirait pas de perdre son poste parce qu’on les a un peu trop asticotées…</p>
<p>Hors, lors d’une émission, <strong>Jack</strong> donne la parole à un homme noir mécontent car la <em>Fondation pour l’Immortalité Humaine</em>, dirigée par <strong>Benedict Howards</strong>, ne semble pas donner autant de chance aux Noirs pour une cryogénisation dans l’attente de la découverte d’un traitement pour l’immortalité. Mais <strong>Benedict Howards</strong> n’est pas n’importe qui… <strong>Jack Barron</strong> vient de mettre le doigt dans l’engrenage…</p>
<p>Au premier abord, ce qui frappe, c’est le style de l’auteur. Haché, nerveux, avec ses morceaux de phrase sans verbe ni ponctuation, il en devient déroutant et demande un certain temps d’adaptation. Mais ce n’est que pour mieux décrire ce qui se passe dans la tête des protagonistes. Certains passages à la limite de la folie sont à ce titre superbement réussis.</p>
<p>Mais le cœur de l’œuvre, c’est bien sûr son sujet. <strong>Norman Spinrad</strong> est un auteur militant, et ça se sent. On est ici en plein dans la confrontation entre média et politique, on y parle de pouvoir (aussi bien politique que médiatique), corruption, manipulation des masses… Et <strong>Jack Barron</strong> se retrouve bien sûr au milieu de tout cela. Tiraillé entre ses anciens idéaux, son envie de faire la justice, et son désir de conserver sa place bien au chaud, <strong>Jack Barron</strong> est un personnage fascinant, pour lequel le style d’écriture de l’auteur dont je parlais au-dessus prend tout son sens : nous sommes dans sa tête, dans laquelle se bouscule des sentiments contradictoires, nous sommes tous des <strong>Jack Barron</strong> en puissance, nous avons tous été confrontés à des dilemmes remettant en cause notre façon de concevoir l&#8217;existence et bousculant notre petite vie bien installée… Incontestablement un des personnages les plus forts que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures SF.</p>
<p>On y parle aussi beaucoup de racisme. Oui, politique et racisme… Vous voyez où je veux en venir ? Non ? Dans le roman, les personnages (notamment un ambitieux politicien noir, ami de <strong>Jack Barron</strong>) indiquent pourtant clairement que le rôle de politicien pour un homme noir est limité. Quant à la Présidence des Etats-Unis, elle est hors d’atteinte… Et oui, heureusement, il est bon de voir que la société a changé depuis l’année de naissance du roman, <strong>Obama</strong> est passé par là… Ce parallèle entre réalité et fiction n’en reste pas moins fascinant. Mais le reste l’est tout autant, car force est de constater que ce roman n’a pas pris une ride. Changez les personnages, prenez des hommes influents de notre société, et vous obtenez une histoire qui aurait très bien pu être vraie : un homme influent, patron d&#8217;une énorme entreprise qui tente de corrompre des politiques pour faire passer des lois qui lui soient favorables, tout en usant des médias pour manipuler les masses, ça reste plus que crédible. Avouez que quarante ans après sa sortie, c’est une belle performance !</p>
<p>Alors certes, il y a peu d’action dans ce roman, cela reste essentiellement au niveau psychologique. C’est une guerre des nerfs, entre <strong>Barron</strong> et <strong>Howards</strong>, c’est à qui aura le dernier mot, qui vaincra l’autre pour obtenir ce qu’il souhaite. Et on arrive ainsi dans les meilleurs passages du roman : les confrontations directes au cours de l’émission de <strong>Jack</strong>. Véritables moments d’anthologie, durant lesquelles il démontre toute sa maîtrise de la machine médiatique, ainsi que la vivacité de son esprit lui permettant d’avoir le dessus sur ses adversaires, ces passages en deviennent purement jouissifs ! Jusqu’à la confrontation finale, que l’on devine titanesque ! Et ce sera justement mon seul bémol à ce sujet : <strong>Spinrad</strong> a réussi à faire monter la sauce au fil du roman, à tel point que j’étais excité comme une puce une fois arrivé à ce dernier chapitre. Je me suis d’ailleurs réservé un moment seul, uniquement pour profiter au maximum de ce passage. Et j’avoue avoir été un poil déçu. Je ne veux pas trop en dévoiler bien sûr, mais je dirais seulement que j’attendais un vrai duel de géants, ne cédant rien, se battant sur tous les fronts, et qu’au final, l’adversité s’est révélée décevante, dommage…</p>
<p>Mais cela ne pèse en rien sur la qualité globale du roman, qui reste tout à fait d’actualité, et qui nous sert des personnages savoureux, aux psychologies travaillées. Les réflexions sont très nombreuses, le roman est très dynamique. C’est un livre qui se doit d’être lu !</p>
<p>Lecture commune avec <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-jack-barron-et-l-eternite-norman-spinrad-82461592.html">Cachou</a>, <a href="http://bookenstock.blogspot.com/2011/08/jack-barron-et-leternite-de-norman.html">Phooka</a>, <a href="http://www.ecran-miroir.fr/">Vance</a>, <a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/2011/08/jack-barron-et-leternite-de-norman.html">Endea</a> et <a href="http://cecile-desbrun.over-blog.com/article-jack-barron-et-l-eternite-de-norman-spinrad-83186417.html">Cécile Desbrun</a>.</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SF</a>&nbsp;&raquo; de Snow.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" rel="lightbox[403]"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">D&#8217;autres avis chez le <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/10/jack-barron-et-l%E2%80%99eternite-%E2%80%93-norman-spinrad/">Traqueur Stellaire</a>, <a href="http://ifisdead.net/livres/jack-barron-et-l-eternite-de-norman-spinrad/">If is Dead</a>, <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2007/09/24/6320943.html">Efelle</a> et <a href="http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/07/jack-barron-et-leternite-norman-spinrad.html">GiZeus</a>.</p>
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		<title>Des nouvelles du Tibbar, de Timothée Rey</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/08/22/des-nouvelles-du-tibbar-de-thimothee-rey/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 07:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Profitons donc du fait qu&#8217;une des nouvelles de ce recueil (&#171;&#160;Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre&#160;&#187;, dont il était déjà sujet, entre autres choses, ICI) vient d&#8217;être récompensée du prix Rosny-Aîné 2011 pour une approche un peu plus complète du-dit recueil. &#160; Quatrième de couverture : Voici, en exclusivité, des nouvelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Profitons donc du fait qu&#8217;une des nouvelles de ce recueil (&laquo;&nbsp;Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre&nbsp;&raquo;, dont il était déjà sujet, entre autres choses, <a href="http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/">ICI</a>) vient d&#8217;être récompensée du prix <strong>Rosny-Aîné</strong> 2011 pour une approche un peu plus complète du-dit recueil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Voici, en exclusivité, des nouvelles fraîches du Tibbar Occidental. Sur  ce bout de continent, jadis, des dieux fantasques, depuis longtemps  repartis, ont éveillé les deux sortes de magie, la haute et la basse.  Depuis, ce monde a développée une civilisation, où l&#8217;on envoie des  aérohamsters postaux ; où l&#8217;on cuisine du dragon (le plus raffiné des  mets, quoiqu&#8217;on le déguste à ses risques et périls) ; où l&#8217;on tente de  se vacciner contre des sortilèges-virus par l&#8217;écoute de musiques  prophylactiques ; où l&#8217;on dérobe l&#8217;avatar d&#8217;un dieu tomate à ses féroces  zélateurs ; où l&#8217;on va demander de l&#8217;aide au gardien d&#8217;une forêt du  Carbonifère, nichée à l&#8217;intérieur d&#8217;un énorme diamant&#8230; En douze récits  tour à tour narquois, baroques ou émouvants, partez à la découverte du  Tibbar ! Ils sont contrôleurs d&#8217;autobus, profs de magie, bouffons,  barmen, gardiens de musée, moines fanatiques, pirates, V.R.P, bâtisseurs  de digues, ninjas, musicologues, ouvriers textiles, directeurs de  casino, sibylles, nobles désoeuvrés, bûcherons débardeurs&#8230; Ce sont les  protagonistes d&#8217;un imaginaire entre contes de fées et satire sociale,  servi par une écriture riche, précise, qui ne dédaigne pas à l&#8217;occasion  de rendre hommage au western spaghetti, au cinéma de Hong Kong ou à  celui de l&#8217;âge d&#8217;or d&#8217;Hollywood.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Rafraîchissant et dépaysant, ce Tibbar !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Nouvelles-Tibbar.jpg" rel="lightbox[396]"><img class="alignleft size-full wp-image-397" title="Nouvelles-Tibbar" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Nouvelles-Tibbar.jpg" alt="" width="150" height="177" /></a>Quelle belle découverte ! <strong>Timotée Rey</strong> nous fait découvrir un monde  foisonnant, empli de toutes sortes de créatures diverses et variés  (aussi bien animales, que végétales ou même magiques). Il utilise pour  cela beaucoup de néologismes, sans donner plus d&#8217;explications ni  descriptions, ce qui surprend au début, mais finalement donne de la  consistance à ce monde. Dans le pire des cas, ça peut quand même tourner  à la démonstration, d&#8217;où ce sentiment de monde un peu impersonnel qui  peut ressortir&#8230; Personnellement je ne l&#8217;ai pas ressenti comme tel,  mais je peux comprendre car voir un tnufle chevaucher un ivrug à travers  une forêt de pipompins, sans autre explication, ça peut surprendre&#8230;</p>
<p>Du côté des nouvelles, elles sont toutes très bonnes, et j&#8217;aurais bien  du mal à faire un classement. On peut quand même dire en préambule que  quand on lit la quatrième de couverture on s&#8217;attend à des nouvelles  burlesques ou parodiques, mais il n&#8217;en est rien, bien au contraire, ou plutôt pas seulement.  L&#8217;humour reste présent (sans être l&#8217;ingrédient principal des nouvelles)  mais malgré l&#8217;exubérance du Tibbar (le continent sur lequel se passe  toutes les nouvelles), on tire bien souvent vers des fins amères, voire  parfois tristes&#8230;</p>
<p>Le recueil s&#8217;ouvre avec <em>&laquo;&nbsp;Sur la route d&#8217;Ongle&nbsp;&raquo;</em>, parfaite introduction  puisqu&#8217;on suit une foule hétéroclite à bord d&#8217;un bus monté sur pattes à  travers le pays d&#8217;Ongle, peuplé de créatures improbables. C&#8217;est ça le  Tibbar !<br />
Signalons également les excellentes <em>&laquo;&nbsp;Lacnae B&#8217;asac&nbsp;&raquo;</em> au froid réalisme, <em> &laquo;&nbsp;Dans l&#8217;antre du Sanguinaire&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;Magma Mia&nbsp;&raquo;</em>, deux courtes nouvelles qui  nous montre de manière un brin parodique deux aspects des dragons du  Tibbar, la westernienne <em>&laquo;&nbsp;Le Tronc, la Grume et le Fluent&nbsp;&raquo;</em> (dont l&#8217;influence western ne se ressent pas que dans le titre), la nouvelle  plus typée aventure et espionnage et récit d&#8217;une utopie <em>&laquo;&nbsp;Suivre à  travers le bleu cet éclair puis cette ombre&nbsp;&raquo;</em> (la fameuse nouvelle primée), la très amusante <em>&laquo;&nbsp;Le  jardin de nains du Ninja Radin&nbsp;&raquo;</em> qui au delà de son titre accrocheur nous  montre que parfois des talents plutôt&#8230; particuliers peuvent s&#8217;avérer  bien utiles, ou bien les deux exceptionnelles dernières nouvelles <em>&laquo;&nbsp;Mon  père, ce bouffon au sourire si torve&nbsp;&raquo;</em>, pleine de tendresse, d&#8217;émotions,  et d&#8217;amertume (sans doute la meilleure nouvelle du recueil), et <em>&laquo;&nbsp;Deux  hougôlouns dans le vent du soir&nbsp;&raquo;</em>, pas tendre avec le genre humain.<br />
Et n&#8217;oublions pas tirer notre chapeau à l&#8217;auteur pour réussir à nous faire trembler sur le devenir de quatre  truands, voleurs d&#8217;une&#8230; tomate géante qui chante (!!), avatar d&#8217;une  divinité (!!!) ! C&#8217;est dans la nouvelle <em>&laquo;&nbsp;Ce qu&#8217;il advint des ravisseurs de la  Tomate chantante&nbsp;&raquo;</em>, et c&#8217;est très fort, sans jamais tirer du côté  parodique (ce qui au vu du sujet n&#8217;est pas une mince affaire&#8230;) !</p>
<p>Après tout ce que je viens d&#8217;énoncer, je tiens à tirer mon chapeau à l&#8217;auteur pour l&#8217;inventivité de ses titres de nouvelles, absolument réjouissants !</p>
<p>Enfin, cette petite critique ne serait rien sans parler du livre, objet  magnifique : couverture avec rabats, souple et douce au toucher, avec  cartes détaillées et illustrations avant chaque nouvelles, et une  superbe qualité de papier. Il vaut son prix incontestablement. Comme d&#8217;habitude avec les Moutons Électriques.</p>
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		<title>Quelques nouvelles&#8230;</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/08/20/quelques-nouvelles/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 16:01:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et oui, il n&#8217;y a pas que les romans dans la vie, il y a aussi les nouvelles ! Et pourquoi n&#8217;en parlerai-je pas ici ? Voici donc un petit bilan de mes lectures de nouvelles de ces dernières semaines, principalement des nouvelles gracieusement mises à disposition des internautes par les éditions du Bélial (une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui, il n&#8217;y a pas que les romans dans la vie, il y a aussi les nouvelles ! Et pourquoi n&#8217;en parlerai-je pas ici ? Voici donc un petit bilan de mes lectures de nouvelles de ces dernières semaines, principalement des nouvelles gracieusement mises à disposition des internautes par les éditions du <strong>Bélial</strong> (une nouvelle gratuite tous les mois), ou bien la revue <strong>Angle Mort</strong> (pour cette dernière, il est possible de payer pour chaque numéro, ce qui offre en plus des nouvelles les interviews des auteurs).</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/francis-berthelot/toucans">Le cimetière des toucans</a>, de <strong>Francis Berthelot</strong></li>
</ul>
<p>Une très belle écriture pour cette nouvelle dans laquelle <strong>Francis Berthelot</strong> confronte, à travers ses personnages, le meilleur de l&#8217;humanité à ses côtés les plus sombres. Mélancolique, poétique, une belle réussite.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.angle-mort.fr/fiction/coeur-fletri-aliette-de-bodard/">Cœur flétri</a>, de <strong>Aliette de Bodard</strong></li>
</ul>
<p><strong>Aliette de Bodard</strong> vient de sortir le premier tome d&#8217;une série se déroulant dans l&#8217;univers aztèque. Cette nouvelle s&#8217;y déroule aussi. Traditions, sacrifices, sorcellerie, tous les ingrédients sont réunis pour une nouvelle à l&#8217;ambiance ténébreuse. Une belle invitation à la lecture des romans !</p>
<ul>
<li><a href="http://destindesnuminees.over-blog.com/article-les-arlequinades-44969171.html">Arlequinades</a>, de <strong>Charlotte Bousquet</strong></li>
</ul>
<p>Nouvelle dans l&#8217;archipel des Numinées, univers des romans de <strong>Charlotte Bousquet</strong>. Je n&#8217;ai lu aucun de ces romans, mais cette nouvelle m&#8217;en a donné l&#8217;envie. Bonne intrigue (une enquête sur des meurtres), belle ambiance, sombre et glauque, à l&#8217;image des romans d&#8217;après ce que j&#8217;ai pu lire ici ou là. A suivre !</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/thomas-day/je-suis-l-ennemi">Je suis l&#8217;ennemi</a>, de <strong>Thomas Day</strong></li>
</ul>
<p>Une nouvelle sur un homme qui n&#8217;en est plus un, il est passé à l&#8217;étape supérieure, aidé en cela par un remède miracle alors qu&#8217;il était condamné. Mais surtout, il crie vengeance&#8230; Une nouvelle typiquement <strong>Thomas Day</strong> : sans concession, froide, dure, brutale. Et de qualité.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/catherine-dufour/je-ne-suis-pas-une-legende">Je ne suis pas une légende</a>, de <strong>Catherine Dufour</strong></li>
</ul>
<p>Une réinterprétation du mythe du dernier homme sur terre. On est bien sûr dans la parodie du chef d’œuvre de <strong>Richard Matheson</strong>, <em>&laquo;&nbsp;Je suis une légende&nbsp;&raquo;</em>. C&#8217;est drôle, série B, et ça ne finit pas de la même manière que le roman sus-cité&#8230; Pas inoubliable cependant.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/claude-ecken/en-sa-tour-annabelle">En sa tour, Annabelle</a>, de <strong>Claude Ecken</strong></li>
</ul>
<p>Une courte nouvelle très touchante sur la différence, les liens fraternels. Très réussie.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.quarante-deux.org/recits/egan/nouvelles/cuve.html">La cuve</a>, de <strong>Greg Egan</strong></li>
</ul>
<p>J&#8217;ai décidé de tester <strong>Greg Egan</strong>. Oui, tester, car je ne suis pas grand fan de hard science. Mais comme on dit le plus grand bien de l&#8217;auteur&#8230; Bon, <em>&laquo;&nbsp;La cuve&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est pas mal, on sent que l&#8217;auteur sait manier des concepts assez vertigineux. Pour le reste, cette nouvelle m&#8217;est apparue comme assez anecdotique (j&#8217;ai vu d&#8217;ailleurs des avis la désignant comme une des plus faibles de Egan). Mais j&#8217;en ai d&#8217;autres en réserve&#8230;</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/laurent-genefort/rempart">Rempart</a>, de <strong>Laurent Genefort</strong></li>
</ul>
<p>Des extraterrestre débarquent sur Terre. Mais pour certains, ils ne font que passer quand d&#8217;autres s&#8217;y installent, s&#8217;entassant dans des bidonvilles. On suit un soldat de l&#8217;ONU chargé d&#8217;assurer la sécurité, la sienne et celles de l&#8217;humanité. Pas vraiment de scénario dans cette nouvelle, mais une photographie d&#8217;une époque, avec ses joies, ses peines, ses désillusions. A ce titre, le narrateur est vraiment bien travaillé par <strong>Laurent Genefort</strong>, chose pas toujours simple à réaliser dans une nouvelle. On y découvre un personnage désabusé, tentant de remplir sa mission correctement. Mais la situation est complexe, et parfois c&#8217;est la bavure&#8230; La description d&#8217;un monde bouleversé par ces nouveaux venus est également très réussie. <strong>Laurent Genefort</strong> développera cet univers dans un roman. Et moi je dis : vivement !</p>
<ul>
<li><a href="http://www.angle-mort.fr/fiction/ao-laurent-kloetzer/">Ao</a>, de <strong>Laurent Kloetzer</strong></li>
</ul>
<p>Le mythe du prophète. Mythe, c&#8217;est bien le mot. La nouvelle est cependant trop courte pour être vraiment prenante.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.belial.fr/xavier-maumejean/la-faim-du-monde">La faim du monde</a>, de <strong>Xavier Mauméjean</strong></li>
</ul>
<p>Alors là, cette nouvelle m&#8217;a un peu retourné l&#8217;estomac ! Mais que c&#8217;était bon ! Dans un futur proche, les conflits se résolvent autour d&#8217;une bonne table, et la paix se fait en communiant autour d&#8217;un sacrifice&#8230; Terrifiante de froideur, et pourtant gourmande, <strong>Xavier Mauméjean</strong> réalise avec cette nouvelle un coup de maître. Vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon !&#8230;</p>
<ul>
<li><a href="ftp://ftp2.moutons-electriques.fr/moutonsel/virtuels/38-1.rtf">Un bon chienchien, ça</a>, de <strong>Timothée Rey</strong></li>
</ul>
<p>Nouvelle se situant dans le même univers que le recueil de l&#8217;auteur <em>&laquo;&nbsp;Des nouvelles du Tibbar&nbsp;&raquo;</em> (dont la chronique arrive dans quelques jours), mais sans en avoir la qualité. On est dans du loufoque, du burlesque. Dans le genre c&#8217;est efficace, mais il n&#8217;y plus la subtilité des nouvelles du recueil. Dommage. Mais ça reste drôle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin, en ce moment, c&#8217;est la <a href="http://ccpl-esneux.be/cfsftilff/topic/index.html">convention française de science-fiction</a> qui se déroule en Belgique (sic). Et durant cette convention sera remis le <a href="http://www.noosfere.com/rosny/">prix Rosny-aîné</a> 2011, récompensant des oeuvres de science-fiction parues en français durant l&#8217;année précédente. Il y a 6 nominés en romans, et 6 nominés en nouvelles.</p>
<p>Pour permettre à tous les votants (c&#8217;est à dire les participants à cette convention) de voter en connaissance de cause, certains éditeurs/auteurs ont mis à disposition gratuitement leur nouvelles nominée. Sur les 6, il y en a donc 4 disponibles.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.actusf.com/spip/IMG/pdf/TDay.pdf">Une ville féminicide</a>, de <strong>Thomas Day</strong></li>
</ul>
<p>Encore une fois du <strong>Thomas Day</strong>. C&#8217;est (très !) noir, violent, déprimant, glauque, répugnant, insoutenable par moment. L&#8217;auteur y donne une explication toute personnelle sur les mortes de Juarez. Difficile &laquo;&nbsp;d&#8217;apprécier&nbsp;&raquo; cette nouvelle tant la noirceur ambiante prend le pas sur tout le reste. Reste que si cette ambiance y est tellement répugnante, c&#8217;est que <strong>Thomas Day</strong> a réussi son coup.</p>
<ul>
<li><a href="http://forum.parcheminstraverses.fr/viewtopic.php?f=24&amp;t=812">Atomic Girl et moi</a>, de <strong>Oliver Castle</strong></li>
</ul>
<p>Une vision décalée du mythe du super-héros, vu à travers les yeux d&#8217;un personnage souvent faire-valoir du-dit super-héros : son ami &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;. Et quand cet ami est amoureux de la super-héroïne, ça complique les choses. Bien écrit, pince sans rire, second degré, un grand bol d&#8217;air après la nouvelle du dessus.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.divshare.com/download/15492585-baa">Les danseurs de la lune double</a>, de <strong>Sylvie Denis</strong></li>
</ul>
<p>Une uchronie se passant sur la lune. Les deux blocs américains et soviétiques ont conquis la lune, et y ont chacun installé une base. Bien sûr, elles n&#8217;ont aucun contact l&#8217;une avec l&#8217;autre. Mais c&#8217;est sans compter sur des gamins bien déterminés à ne pas voir leurs loisirs contrariés par les adultes. Une belle histoire avec en filigrane une leçon de tolérance. L&#8217;innocence des enfants, ou comment faire la paix et passer au dessus des préjugés. La réaction finale des adultes en revanche me semble un peu moins crédible&#8230;</p>
<ul>
<li><a href="ftp://ftp2.moutons-electriques.fr/moutonsel/virtuels/41-1.pdf">Suivre à travers le bleu cet éclair puis cette ombre</a>, de <strong>Timothée Rey</strong></li>
</ul>
<p>Cette nouvelle de fantasy est directement issue du recueil <em>&laquo;&nbsp;Des nouvelles du Tibbar&nbsp;&raquo;</em>. On y découvre une espionne chargée de découvrir le secret bien gardé d&#8217;une principauté mystérieuse. On est vite pris cette enquête, très &laquo;&nbsp;roman d&#8217;aventure et d&#8217;espionnage&nbsp;&raquo;. C&#8217;est rythmé, dépaysant, avec une conclusion surprenante.</p>
<p>Quant aux deux autres nouvelles nominées (<em>&laquo;&nbsp;L&#8217;importance de ton regard&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Lionel Davoust</strong>, et <em>&laquo;&nbsp;Poussière&nbsp;&raquo;</em> de <strong>Kanatas</strong>), pas d&#8217;avis puisque je ne les ai pas lues.</p>
<p>Edit du 22/08 : les lauréats ont été désignés, et c&#8217;est la nouvelle de <strong>Timothée Rey</strong> qui sort vainqueur. Une nouvelle fantasy lauréate à la convention de science-fiction, joli pied de nez à ceux qui ne jurent que par la SF, et regarde la fantasy de haut&#8230; <img src='http://www.lorhkan.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Voilà, c&#8217;est tout pour le moment. D&#8217;autres suivront bien sûr, puisque mon stock est loin d&#8217;être épuisé !</p>
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		<title>La Horde du Contrevent, de Alain Damasio</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/08/16/la-horde-du-contrevent-de-alain-damasio/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 14:29:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici donc ma chronique de ce livre qui a tant fait parler de lui ces dernières années sur le web francophone. Chef d’œuvre pour les uns, roman totalement surestimé pour les autres, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et pour moi, ça donne quoi ? &#160; Quatrième de couverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici donc ma chronique de ce livre qui a tant fait parler de lui ces dernières années sur le web francophone. Chef d’œuvre pour les uns, roman totalement surestimé pour les autres, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est qu&#8217;il ne laisse pas indifférent. Et pour moi, ça donne quoi ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Un groupe d&#8217;élite, formé dès l&#8217;enfance à faire face, part des confins  d&#8217;une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l&#8217;origine du  vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils  sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et  sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à  pied, en quête d&#8217;un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon  fou.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Réponse : chef d’oeuvre !</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/horde-contrevent.jpg" rel="lightbox[351]"><img class="alignleft size-full wp-image-355" title="horde-contrevent" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/horde-contrevent.jpg" alt="" width="147" height="248" /></a>Oui, je tue le suspense tout de suite, mais à quoi bon tergiverser alors que si j&#8217;avais <a href="http://www.lorhkan.com/2011/07/01/notes-or-not-notes/">utilisé des notes</a> sur ce blog, je lui aurais mis immédiatement la note maximale ? Car comment mettre autre chose que la note maximale ?</p>
<p>Impossible tant ce livre tient du génie. Rarement j&#8217;ai été plongé de cette manière dans une lecture, ce qui, au delà de toutes considérations purement qualitatives, veut tout dire. Tout ou presque est réussi, et de quelle manière !<br />
L&#8217;auteur nous démontre que la littérature de l&#8217;imaginaire n&#8217;est pas  incompatible avec une vraie recherche stylistique : champ lexical basé  sur le vent, néologismes et  détournements de noms communs foisonnants et bien trouvés, description du vent par des signes de  ponctuation, identification des personnages par des signes distinctifs  au début de chaque paragraphe (procédé dénommé polyphonie), style littéraire différent en fonction  des personnages, etc&#8230; Ça c&#8217;est pour la forme. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui lui a valu une bonne partie des critiques négatives, l&#8217;auteur étant tombé pour certains dans le piège de &laquo;&nbsp;celui qui se regarde écrire&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le cas dans son roman précédent (&laquo;&nbsp;La Zone du Dehors&nbsp;&raquo;, chronique à venir), mais pas dans le cas présent. Pour moi, <strong>Damasio</strong> fait incontestablement partie des &laquo;&nbsp;belles plumes&nbsp;&raquo; de la littérature de imaginaire francophone, avec entre autres <strong>Jaworski</strong>, <strong>Kloetzer</strong>, <strong>Niogret</strong> ou <strong>Beauverger</strong> (et j&#8217;en oublie bien sûr !).</p>
<p>Quant au fond, il n&#8217;est pas en reste. Les personnages de la Horde, par exemple. Composée de 23 éléments tous  différents, certains attachants, d&#8217;autres plus radicaux comme <strong>Golgoth</strong> le  traceur, &laquo;&nbsp;chef&nbsp;&raquo; de la Horde qui ne vit que pour une chose : trouver l’Extrême Amont, l&#8217;origine du vent,  c&#8217;est pour elle que vivent ces hommes et femmes. On pourra éventuellement reprocher à l&#8217;auteur d&#8217;avoir privilégier certains personnages au détriment d&#8217;autres, mais finalement c&#8217;est le propre d&#8217;un groupe d&#8217;avoir des personnages qui prennent l&#8217;ascendant sur les plus discrets. Le cheminement de la Horde nous est donc  décrit de manière polyphonique, c&#8217;est à dire à la première personne,  mais avec des changements de narrateur très régulier, identifié comme  dit plus haut par un idéogramme le représentant au début de chaque  paragraphe. Déroutant, mais au final tellement prenant !</p>
<p>Le début du roman peut paraître un peu brutal, en effet il nous met tout de suite dans le bain de la  Horde, sans introduction, avec une lutte acharnée contre un vent d&#8217;une puissance inouïe, le fameux &laquo;&nbsp;furvent&nbsp;&raquo;. Le vent, le vent, toujours le vent !  Il est vraiment le personnage principal du roman, tout tourne autour de  lui. Il y a même toute une cosmogonie basée sur le vent : l&#8217;air par  exemple n&#8217;est qu&#8217;un vent immobile, ou bien l&#8217;eau est un air plus dense,  ralenti. Riche idée !</p>
<p>Tour à tour quête initiatique, puis carrément roman philosophique (sans  toutefois en avoir la lourdeur, pour quelqu&#8217;un comme moi qui ne suis pas  adepte de ce genre), il devient impossible de lâcher ce livre, tant  l&#8217;envie de suivre la Horde jusqu&#8217;au bout est plus forte que tout. Et  même si la fin se laisse deviner bien avant d&#8217;être arrivé à la  conclusion (illustration parfaite d&#8217;un des thèmes du roman : l&#8217;important n&#8217;est pas le but, mais le cheminement), c&#8217;est avec tristesse qu&#8217;on referme le livre.</p>
<p>Bardée de scènes d&#8217;une beauté à couper le souffle (que je ne rapporterai  pas ici, par égard aux heureux futurs lecteurs, mais repenser à certaines d&#8217;entre elles me donne encore des frissons !), véritable ode au  mouvement et au lien unissant les êtres (ceux qui ont la chance de vivre  une amitié forte ou bien l&#8217;amour n&#8217;en seront que plus touchés, peut  être même jusqu&#8217;aux larmes, certains passages à ce sujet sont tout  simplement sublimes&#8230;), La Horde du Contrevent mérite sa place dans  n&#8217;importe quelle bibliothèque.</p>
<p>Car oui, je l&#8217;ai déjà dit, mais pour moi, ce roman est un chef d’œuvre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars Episode V</a>&nbsp;&raquo; de Lhisbei, et du challenge &laquo;&nbsp;<a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/">Les chefs d’œuvre de la SFFF</a>&nbsp;&raquo; de Snow.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html"><img class="alignnone size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a> <a href="http://bulledelivre.wordpress.com/2010/09/09/challenge-chefs-doeuvre-de-la-sfff/"><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="logochalengesfff21" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/logochalengesfff21.jpg" alt="" width="200" height="170" /></a></p>
<p><script src="http://citriq.net/widget/4HS" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Tancrède, de Ugo Bellagamba</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 06:32:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;uchronie est à la mode en ce moment, preuve en est ce roman de Ugo Bellagamba sorti en 2009 aux éditions des Moutons Électriques, porté par une superbe couverture signée Arnaud Cremet. Une uchronie donc, qui prend sa source au temps des Croisades, la première pour être précis. Quatrième de couverture : Année 1096. Lorsque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;uchronie est à la mode en ce moment, preuve en est ce roman de <strong>Ugo Bellagamba</strong> sorti en 2009 aux éditions des <strong>Moutons Électriques</strong>, porté par une superbe couverture signée <strong>Arnaud Cremet</strong>. Une uchronie donc, qui prend sa source au temps des Croisades, la première pour être précis.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>Année 1096. Lorsque son oncle, <strong>Bohémond de Tarente</strong>, décide d&#8217;abandonner  Syracuse et de répondre à l&#8217;appel à la Croisade lancé par le pape <strong>Urbain  II</strong>, le prince Normand <strong>Tancrède de Hauteville</strong> y voit la récompense de  ses prières vibrantes. Quitter un Occident qui, inexorablement,  s&#8217;enténèbre, et marcher sur Jérusalem pour délivrer le Tombeau du Christ  et baigner dans la lumière de Dieu&#8230; Quel destin plus glorieux  pourrait-il y avoir pour un jeune chevalier qui a grandi dans l&#8217;ombre  d&#8217;un grand-père conquérant et d&#8217;une mère qui lui a enseigné la foi et la  dignité ? Pourtant. par-delà Pont-de-Fer, Antioche, et les premiers  carnages, la Terre Sainte se révèle bien différente de tout ce que  <strong>Tancrède</strong> avait imaginé. La médiocrité y côtoie le sublime, la vanité le  recueillement, et l&#8217;Infidèle s&#8217;y révèle plus honorable que le Croisé.  Dans cet univers à la géopolitique complexe, le cheminement d&#8217;un  chevalier ne peut être simple. Tour à tour apostat et assassin, paria et  maître, de l&#8217;Anatolie à la Mer Caspienne, <strong>Tancrède</strong> devient l&#8217;acteur  historique qui, d&#8217;abord en son for intérieur puis par ses actes, est  appelé à changer le destin de deux mondes, en accomplissant la plus  difficile des conquêtes : celle de son identité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et si les Croisades avaient été différentes ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Tancrède.jpg" rel="lightbox[345]"><img class="alignleft size-full wp-image-346" title="Tancrède" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/08/Tancrède.jpg" alt="" width="150" height="187" /></a>Voici un donc un roman qui prend le parti de démarrer à partir d&#8217;une  trame historique, puis de dévier pour refaire l&#8217;Histoire. Vous allez me  dire qu&#8217;il fallait s&#8217;y attendre, puisque ce roman s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;Tancrède,  une uchronie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais il faut ici remarquer la finesse avec laquelle l&#8217;auteur passe de  faits historiques à des faits inventés. Par petites touches, de ci, de  là, il amène <strong>Tancrède</strong>, un chevalier normand du temps de la première  croisade ayant réellement existé, a dévier de sa &laquo;&nbsp;course réelle&nbsp;&raquo;, et à lutter pour un monde en paix. J&#8217;avoue ne pas être un spécialiste de cette époque, et il m&#8217;était donc difficile de déterminer à quels moments les actes de <strong>Tancrède</strong> et les évènements autour de lui ne correspondent plus à la réalité, mais j&#8217;ai pris plaisir à me documenter sur cette époque parallèlement à ma lecture. Un peu de culture en plus, bonne idée, non ? En tout cas, le roman permet au  lecteur de porter un regard neuf sur notre monde actuel. Et c&#8217;est là  toute la force de ce livre, car les résonances vers notre époque sont  nombreuses : religion, fanatisme, tolérance, etc&#8230;</p>
<p>A travers une analyse très fine et très bien documentée du contexte  géopolitique de l&#8217;époque, on en vient inévitablement à réfléchir sur le  rôle des religions dans les guerres, les animosités entre les peuples,  etc&#8230; Mais sans porter aucun jugement finalement, car toutes les  factions citées ont leurs bons et leurs mauvais côtés.<br />
Profitons-en d&#8217;ailleurs pour saluer l&#8217;habileté de l&#8217;auteur qui réussit à  ne pas perdre le lecteur malgré la multitude d&#8217;intervenants différents  (chiites, sunnites, turcs seldjoukides, chrétiens croisés, assassins et  byzantins). Quelques pages de plus aurait pu permettre tout de même d&#8217;y  voir un peu plus clair car les machinations politiques sont nombreuses,  mais rien de rédhibitoire&#8230;</p>
<p>Histoire haletante, récit court et percutant (les batailles sont  sanglantes, les descriptions ne trainent pas et sont très parlantes, il  n&#8217;y a pas de longueurs car l&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à utiliser à de  nombreuses reprises les ellipses temporelles), belle écriture (bien que  peut être un peu &laquo;&nbsp;froide&nbsp;&raquo;), font que ce livre se dévore en à peine  quelques heures. Mais il mérite vraiment d&#8217;être découvert.</p>
<p>PS : j&#8217;ai classé ce livre en science-fiction pour éviter de créer une nouvelle catégorie assez vide : l&#8217;uchronie. Pour tant ce roman y aurait toute sa place, car cette uchronie historique (au sens chronologique du terme) n&#8217;a rien d&#8217;une œuvre de science-fiction&#8230; Si d&#8217;autres romans de ce type apparaissent dans ce blog, je reverrai peut être mon jugement&#8230;</p>
<p><script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/4GG"></script></p>
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		<title>Destination Ténèbres, de Frank M. Robinson</title>
		<link>http://www.lorhkan.com/2011/08/02/destination-tenebres-de-frank-m-robinson/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 05:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorhkan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il en aura fallu du temps pour voir arriver ce roman de l&#8217;auteur américain Frank M. Robinson, sorti en 1991 au pays de l&#8217;oncle Sam. Méconnu chez nous, Robinson est l&#8217;auteur d&#8217;une quinzaine de romans, celui dont il est sujet ici n&#8217;est que le deuxième traduit en France&#8230; Alors, l&#8217;attente valait-elle le coup ? &#160; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il en aura fallu du temps pour voir arriver ce roman de l&#8217;auteur américain <strong>Frank M. Robinson</strong>, sorti en 1991 au pays de l&#8217;oncle Sam. Méconnu chez nous, <strong>Robinson</strong> est l&#8217;auteur d&#8217;une quinzaine de romans, celui dont il est sujet ici n&#8217;est que le deuxième traduit en France&#8230; Alors, l&#8217;attente valait-elle le coup ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quatrième de couverture :</span></p>
<p>En mission d&#8217;exploration sur Séthi IV, le jeune <strong>Moineau</strong> dévisse d&#8217;une falaise. Très grièvement blessé, il est rapatrié sur son vaisseau-génération, l&#8217;<strong>Astron</strong>, pour être soigné. Alors qu&#8217;il se remet lentement de ses blessures à l&#8217;infirmerie, on tente sans succès de l&#8217;empoisonner. Guéri, mais amnésique, <strong>Moineau</strong> ne peut que redécouvrir le monde où il est né : un vaisseau délabré, hanté par un équipage indifférent, voire hostile. Le capitaine de l&#8217;<strong>Astron</strong> est prêt à répondre aux questions de <strong>Moineau</strong>. Mais cet immortel semble avoir perdu la raison : il veut traverser la Nuit, une partie de la galaxie totalement dénuée d&#8217;étoiles, pour aller chercher des signes de vie extraterrestre de l&#8217;autre côté. Un voyage de cent générations, qui semble bien impossible pour un vaisseau aussi abîmé que l&#8217;<strong>Astron</strong>. Fresque spatiale écrite comme un thriller, <strong>&laquo;&nbsp;Destination ténèbres&nbsp;&raquo;</strong>, souvent comparé à <strong>&laquo;&nbsp;Moby Dick&nbsp;&raquo;</strong>, s&#8217;est imposé dès sa parution, en 1991, comme un classique de la science-fiction américaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Voyage sans issue ?</h3>
<p><a href="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/destination_tenebres.jpg" rel="lightbox[335]"><img class="alignleft size-full wp-image-209" title="destination_tenebres" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/destination_tenebres.jpg" alt="" width="150" height="220" /></a>Je dois bien avouer qu&#8217;au début j&#8217;ai eu peur. Peur du procédé utilisé par l&#8217;auteur pour son personnage principal : la perte de mémoire. Cela me semblait vraiment trop artificiel, et ressemblait beaucoup à la solution de facilité pour introduire son univers auprès du lecteur grâce à son héros devenu un vrai candide. Et puis, je me suis aperçu que <strong>Frank M. Robinson</strong> a bien su mener sa barque, et éviter les lieux communs tout en distillant petit à petit les indices qui font progresser l&#8217;intrigue. On en vient à comprendre donc assez rapidement que l&#8217;amnésie du héros fait partie intégrante de cette intrigue, et là j&#8217;ai été totalement rassuré. Et même plus, j&#8217;ai été happé.</p>
<p>La quatrième de couverture nous parle d&#8217;un thriller, et pour une fois ce n&#8217;est pas de la publicité mensongère, c&#8217;est vraiment d&#8217;une écriture typée thriller qu&#8217;est constitué ce roman. Le suspense est particulièrement bien géré, les révélations et rebondissements sont régulièrement distillées pour garder toute notre attention, sans être victime du syndrome du &laquo;&nbsp;toujours plus jusqu&#8217;à l&#8217;abracadabrantesque&nbsp;&raquo;. Et moi qui suis assez réfractaire à la hard-science, j&#8217;ai été heureux de voir que l&#8217;aspect scientifique, bien que présent (notamment à travers la confrontation entre l&#8217;équation de Drake qui donne une estimation du nombre de civilisations extraterrestres, et le paradoxe de Fermi qui dit que si les extraterrestres existent, compte tenu de l&#8217;âge de l&#8217;univers, nous aurions déjà dû les rencontrer), n&#8217;est pas le moteur principal du roman. Non, le moteur du roman c&#8217;est l&#8217;Homme.</p>
<p>En effet, l&#8217;auteur analyse le comportement d&#8217;un groupe vivant en cercle fermé depuis des générations dans un vase clos, avec tout ce que cela implique sur l&#8217;aspect génétique, l&#8217;aspect social, communautaire, etc&#8230; Les personnages se confrontent, s&#8217;observent, se défient parfois, au gré des évènements, qui ne cessent de s&#8217;amplifier. La foi de certains s&#8217;en retrouve souvent ébranlée. Cette foi, si importante en fin de compte, cœur du roman, sur laquelle repose l&#8217;avenir du vaisseau, voire de l&#8217;humanité&#8230; Au final l&#8217;auteur parvient vraiment à maintenir l&#8217;intérêt du lecteur tout au long de la lecture, sans que l&#8217;on sache comment tout cela va se terminer&#8230; Jusqu&#8217;à la révélation finale (qui n&#8217;a jamais aussi bien portée son nom !), que j&#8217;ai trouvé particulièrement excellente !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Destination Ténèbres&nbsp;&raquo;</strong>, toujours grâce à son style &laquo;&nbsp;thriller&nbsp;&raquo; ainsi qu&#8217;à l&#8217;écriture efficace de l&#8217;auteur (et à la qualité de la traduction de <strong>Jean Daniel Brèque</strong>) est donc un roman malin, passionnant, intelligent et facile d&#8217;accès. Sans aucun doute une belle porte d&#8217;entrée pour les éventuels réfractaires à la science-fiction prêts à revoir leur jugement, encore qu&#8217;il ne faut pas être totalement opposé au space-opéra. Les thèmes de réflexions sont nombreux, l&#8217;histoire passionnante, etc&#8230; Mais là, je crois que je commence à me répéter !&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lecture commune avec <a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/08/02/21716953.html">Efelle</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/">Val</a> et <a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/">Gromovar</a>.</p>
<p>Chronique réalisée dans le cadre du challenge <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html">Summer Star Wars Episode V</a>, de <a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Lhisbei</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/06/02/21284306.html"><img class="alignnone size-full wp-image-215" title="65254762" src="http://www.lorhkan.com/wp-content/uploads/2011/07/65254762.jpg" alt="" width="215" height="203" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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