La guerre des chiffonneurs, de Thomas Geha

Posted on 20 août 2012

Après les réussites des tomes 1 et 2 du « Sabre de sang », Thomas Geha passe à la SF, dans la collection « Rivière Blanche », hommage non voilé à la défunte collection « Anticipation » du « Fleuve Noir ». Et donc, on se doute que cet roman n’aura d’autre prétention que de nous faire passer un bon moment. Pari réussi ?

 

Quatrième de couverture :

Dur d’être un Terrien élevé par le peuple Jadoin, des pirates… Surtout quand on s’entiche d’une femme promise à son frère adoptif!
Marcus Mardel l’apprendra à ses dépends. Banni de son clan, il se retrouve sur la planète Tanope où il rencontre Raugri, un félin humanoïde bougon et asocial. Ensemble, dans le but de devenir prospecteurs, ils acquièrent un astronef, surnommé un soir de beuverie Le vieux mais joli lapin rose. Problème, pour le faire fonctionner, il lui faut un chiffonneur, et seul cet appareil permet la navigation intergalactique. Mais en ces temps troublés où certaines technologies se sont perdues, les chiffonneurs se font rares… de quoi déclencher, peut-être, la guerre des chiffonneurs…

 

Space (p)op’ corn

Attachez vos ceintures, ça décoiffe ! En effet, Thomas Geha ne perd pas de temps et lance rapidement les hostilités dans ce court roman de 190 pages. Pas de temps mort pour un récit centré sur l’action et le plaisir à l’état pur. Mais sans oublier, grâce à des chapitres en flashbacks alternant avec ceux au présent (procédé qu’il apprécie visiblement puisqu’il était déjà utilisé dans le deuxième tome du « Sabre de sang »), de présenter son personnage principal, Marcus Mardel, et surtout en se permettant de dépeindre quelques scènes marquantes, notamment au niveau émotionnel.

L’auteur aime la SF (mais pas que…), et ça se sent ! Ce roman est un véritable condensé de tout un tas d’influences qui ont sans doute bercé sa jeunesse. De « Star Wars » (Raugri est un Chewbacca doté de la parole, et comment ne pas faire le parallèle entre le « Faucon Millénium » et le « Vieux mais joli lapin rose » ?) à « Sliders » en passant par les films de casse ou bien les romans (et/ou films) de pirates. Impossible de les dénombrer toutes, mais chacun y trouvera un petit quelque chose qui lui rappellera des souvenirs dans ce melting-pot échevelé.

Les scènes se succèdent à une vitesse ébouriffante, l’auteur déborde d’imagination et d’humour, et l’intrigue, qui n’est certes pas des plus complexes, se permet de surprendre le lecteur au détour d’une révélation inattendue alors qu’on se croyait embarqué dans un simple space opéra assez « basique ». Dès lors, on se demande ce que va nous réserver Thomas Geha dans le tome suivant, parce qu’on sent que derrière cette façade très « roman de gare », il y a sans doute un joli potentiel !

Hé oui, il va falloir attendre le tome suivant, car 190 pages, c’est bien court pour décrire un univers entier. Mais quel plaisir j’ai pris avec cette lecture certes un peu régressive mais très dynamique, franchement jouissive et qui n’a d’autre prétention que de divertir le lecteur. Pari plus que réussi !

Lire les critiques de Lune, Blackwolf, Fantasio, le temps des livres.

 

Chronique écrite dans le cadre du challenge « Summer Star Wars, épisode VI » de Lhisbei.

 

  
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