Et pour quelques gigahertz de plus, de Ophélie Bruneau

Posted on 10 avril 2014

Toujours dans ma période space-opera, me voici plongé dans un roman qui végétait sur ma PAL depuis pas mal de temps. Le lancement d’un challenge sur les femmes écrivains de SFFF par Tigger Lilly m’a permis de le sortir. Bonne pioche.

 

Quatrième de couverture :

Un vaisseau proche du cimetière des astronefs…

Un équipage incomplet et hétéroclite…

Un système inexploré à la veille d’une guerre interplanétaire…

Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit.

Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe… à leur façon !

Dans l’espace, personne ne vous entendra bluffer.

Avec Et pour quelques gigahertz de plus, space-opera mouvementé qui lorgne du côté de Babylon V et de Galaxy Quest, Ophélie Bruneau vous promet un bel électrochoc !

 

Space-op’ à fond les ballons !

Et pour quelques gigahertz de plus - BruneauÀ peine plus de 200 pages, et une histoire qui ne perd pas de temps ! Ophélie Bruneau plonge très rapidement son lecteur dans l’univers de son roman, à travers l’équipage d’un vaisseau militaire terrien, le « Viking », chargé d’explorer une zone méconnue de la galaxie et, le cas échéant, d’assurer le premier contact avec une possible civilisation extraterrestre. C’est bel et bien ce qui va arriver, mais les choses vont singulièrement se compliquer quand les explorateurs se font accueillir à coup de missiles car tombant en plein conflit entre deux factions rivales…

Rien de fondamentalement original ici, ni dans le scénario, ni dans la narration, mais l’écriture d’Ophélie Bruneau est suffisamment fluide pour que le récit se révèle tout à fait agréable à suivre. C’est très dynamique, à tel point qu’il est difficile de lâcher le roman. Pourtant, très honnêtement, je ne peux qualifier ce roman de « grande oeuvre », mais l’objectif de divertir son lectorat me semble tout à fait atteint. Il faut dire qu’au cours de ma lecture, j’ai trouvé quelques petites choses qui m’ont un peu dérangé. Comme par exemple certaines réactions du commandant qui ne m’ont pas paru très crédibles de la part d’un militaire. Le roman semble ne pas trop savoir se positionner entre un récit sérieux ou un peu plus déjanté (il penche en fait clairement vers ce côté délirant, l’humour est bien présent, mais le début plus sérieux, c’est en tout cas mon ressenti, m’a un peu mis en déroute pour la suite du récit). Il oscille entre ces deux états, et du coup j’ai eu du mal à situer les actes de Serrano ou Tikosh. De même, l’élément « jeu vidéo », important dans l’intrigue, ne m’a pas pleinement convaincu.

Pour autant, le dynamisme et la vivacité du récit ont, eux, réussi à m’emporter, et c’est avec un plaisir certain que j’ai fini par dévorer ce roman pour savoir comment Serrano et son équipage allaient se sortir de cette épineuse situation. J’avais besoin d’un roman court et efficace, c’est ce que j’ai eu ! « Et pour quelques gigahertz de plus » est donc un space-op’ sans prétention, rempli de clins d’oeil et autres références qui parleront aux geeks en tous genres, certes pas sans défauts mais qui fait bien son boulot.

 

Lire aussi les avis de Kissifrott, Outre Monde, Lelf, Oriane, Lune, Blackwolf, Mister Marmotte, La Bibliothèque Impossible, Xian Moriarty, Vinze.

 

Chronique écrite dans le cadre du challenge « SFFF au féminin » de Tigger Lilly.

SFFF_au_feminin

 

  
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