Zapping VOD et séries TV, épisode 38

Les zappings se font rares par ici… Moins de temps disponible et je préfère en garder le plus possible pour la lecture. Ce qui ne m’empêche pas tout de même de regarder quelques trucs de temps en temps, avec parfois quelques « petites » choses avalées très rapidement, comme un gros gourmand, comme ici avec les saisons 5, 6 et 7 de « Games of Thrones ».

 

Docteur Strange, de Scott Derrickson

Encore un nouveau super-héros au cinéma. Après tout, il y en a tellement en stock, les studios hollywoodiens ont de quoi faire pendant au moins quelques siècles… Bonne nouvelle, celui-ci change un peu, puisqu’il va faire un tour du côté de la magie. Mauvaise nouvelle, la recette du film d’exposition d’un nouveau héros ne change guère : on voit venir un paquet de trucs à l’avance. Le coup du héros et de son mentor, on nous l’a fait mille fois.

En dehors de ça, même si ça sent un peu le réchauffé à tous les étages, le film se laisse regarder grâce à son personnage phare qui laisse augurer de belles perspectives pour l’avenir, des effets spéciaux parfois renversants (au propre comme au figuré, Inception-style) et un Benedict Cumberbatch qui fait le job sans vraiment forcer son talent.

Pour le reste, ça ronronne quand même pas mal. Même si je suis toujours client des films de super-héros, j’avoue que je ne regarde plus ça avec un oeil passionné. Peut-être faudrait-il quelque chose de vraiment épique pour raviver la flamme, peut-être le prochain « Avengers » qui promet d’être assez énorme ? On verra en temps voulu…

 

 

Vikings, saison 4, de Michael Hirst

Je l’ai déjà dit, si on évacue le côté historique pour le moins approximatif, cette série reste une de celles que je prends le plus de plaisir à regarder. Et cette saison 4 reste encore une fois un bon cru, même s’il faut bien avouer que la première partie (cette quatrième saison a été découpée en deux parties de dix épisodes chacune) manque parfois un peu d’allant, d’autant qu’elle n’est là que pour montrer la déchéance quasi-complète d’un Ragnar au bout du rouleau. Donc oui, on peine un peu, aussi bien devant le rythme que devant ces échecs répétés qui, forcément, ne soulèvent pas l’enthousiasme.

Mais la deuxième relève sérieusement le niveau. C’est bien simple, le série revêt une autre dimension et montre qu’elle est bien plus que la série de Ragnar Lodbrok. Les créateurs du show ont décidé de rebattre toutes les cartes, et le titre de la série n’est pas là par hasard (comprenne qui pourra). Mais c’est aussi une vraie prise de risques. Je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler, mais disons que je suis curieux et un peu effrayé. Où tout cela va-t-il nous mener ? Rendez-vous pour la cinquième saison de tous les dangers (paie ton slogan minable ! 😛 ).

 

Games of Thrones, saisons 5, 6 et 7, de David Benioff et Daniel B. Weiss

Maintenant que le tome 5 est enfin lu, je peux aller à fond sur la série et rattraper mon retard. Ce que j’ai fait, sans avoir les effets de surprise de la saison 5, forcément. Quoique, puisque la série prend des libertés qui permettent de trouver son « plaisir » (façon de parler vu les évènements décrits) là où on pensait déjà tout connaître. Je pense notamment au cheminement de Sansa qui prend une tournure assez différente de celle du roman (et pas franchement pour le bien de son personnage, la pauvre…), ainsi que tout ce qui tourne autour des Bolton à Winterfell (ce mariage et toutes ses conséquences sont très différents dans les romans). Du coup, je suis curieux de voir ce que fera Martin dans les livres. Mais bon, je mets ça de côté puisque je n’aurai la réponse que dans quelques années…

L’adaptation reste très bonne (mais à ce stade je ne devrais plus parler d’adaptation puisque la série dépasse laaargement les romans), et les évènements se précipitent sérieusement (notamment dans une saison 7 qui rushe un peu trop), ce qui là aussi me fait dire que Martin va avoir beaucoup de choses à raconter en seulement deux tomes. Hum, je mets aussi ça de côté, on ne pourra comparer que dans de loooongues années. Mais oui, l’hiver est là, et la guerre, la vraie, arrive enfin (quoiqu’une autre se dessine également, là haut, au Nord, sans doute plus terrible encore pour Westeros). 

Par contre, il faut bien avouer que ça se précipite tellement que l’écoulement du temps est bien difficile à cerner. Ça n’avait jusque là pas vraiment été un problème, mais là ça devient flagrant : les personnages font des voyages ultra rapides ! Il y a un TGV caché (et qui arrive à l’heure !) à Westeros (c’est surtout visible dans la saison 7 dans laquelle les personnages semblent tous plus ou moins capables de se téléporter instantanément (sauf les Marcheurs Blancs qui marchent vers le Mur depuis maintenant sept saisons…) ? La crédibilité de l’univers, une des grandes forces de la série pourtant, en prend un petit coup dans l’aile. Ça n’est dans le fond pas très gênant pour la narration si on n’est pas très pointilleux, mais quand même, ce n’est pas bon pour la suspension d’incrédulité, d’autant que la finesse du récit et des personnages (sauf Cersei, elle c’est quelque chose, le développement de ce personnage est un modèle du genre !) en prend un coup aussi avec des raccourcis et de grosses ficelles auxquels la série ne nous avait pas habitués jusqu’ici. Certains disent que jusqu’à la saison 6, Martin avait le récit précisément en tête (puisqu’il est en plain dans la rédaction du tome 6), mais que la saison 7 n’est basée que sur un canevas relativement peu précis et que les scénaristes sont un peu livrés à eux-même. Difficile évidemment de dire où est la vérité.

Pour autant, ça claque quand même méchamment, on a enfin devant les yeux les rencontres qu’on attendait tant (mention spéciale au dernier épisode de la saison 7 avec de nombreuses retrouvailles mais pas vraiment faites dans la joie et la bonne humeur…), et on entre dans le vif du sujet.

Pour le reste, comment dire…

 

En d’autres mots, ouais je kiffe. La dernière saison va être énorme sans doute, à tous points de vue (6 épisodes d’à peu près 120 minutes, soit rien de moins que 6 petits films). Sauf qu’il va falloir être patient (on parle de fin 2018, voire 2019…).

 

  
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