Zapping cinéma et VOD, épisode 42

Posted on 18 mai 2018
Dingue, deux films sortis au cinéma récemment ! Aurais-je retrouvé le chemin des salles obscures ? Rien n’est moins sûr… Pour le moment, profitons donc de ce qui nous a été offert récemment. Avec en bonus, un film qui a fait malheureusement parler de lui lors de sa sortie il y a six ans…

 

Avengers : Infinity War, de Anthony et Joe Russo

Le voilà enfin le cataclysme annoncé dans l’univers des comics Marvel au cinéma : la confrontation avec le titan Thanos, teasée depuis si longtemps. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est intense. Le film est un véritable déluge de scènes toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Ce déluge de super-pouvoirs m’a, et c’est peut-être la véritable première fois, donné l’impression de voir un comics totalement over-the-top s’animer à l’écran ! Alors oui c’est vrai, il ne faut pas être allergique au scènes de baston, mais en même temps si on va voir ce film, avec les super-héros présentés depuis une dizaine d’années tous réunis à l’écran (avec forcément un temps de présence un peu restreint pour certains d’entre eux tant ils sont nombreux) et un combat annoncé comme « titanesque » (le mot est bien choisi), on sait à quoi s’attendre.

Et s’il ne révolutionne pas le monde du cinéma, on pourra dire que d’une certaine manière, il révolutionne le monde des Avengers. Mais bien sûr personne n’est dupe, on sait comment fonctionne le monde des comics. On verra donc la suite avec intérêt (en 2019). Mais pour le moment, on a là un film qui tranche avec ce qui a été fait jusqu’ici, jusqu’à une fin… dont je ne dirai rien ! Et, petit bonus appris avec « Black Panther », le film propose un méchant aux motivations intéressantes (sans atteindre le niveau de Killmonger tout de même).

Parfois desservi par un humour qui tombe un peu à plat (alors que le ton plus léger de « Thor 3 » lui allait plutôt bien), le film aligne les séquences de bravoure les unes après les autres et fait entrer la franchise Marvel dans une ère véritablement « space-opera fantasyesque » (et non plus seulement cantonnée aux « Gardiens de la galaxie »). Pari réussi donc, et belle relance de l’univers Marvel au cinéma qui, pour moi, semblait un peu marquer le pas dernièrement.

 

Ready Player One, de Steven Spielberg

Amateurs de clins d’oeil et autres easter eggs à chaque plan, vous allez être servis ! Le jeu de ce film, c’est de chercher les innombrables références dissimulées (ou pas) tout au long du film. Pour le reste, on a là un honnête film (plus d’animation que live d’ailleurs) de SF, qui parlera forcément plus à ceux qui ont baigné dans la pop culture des années 80-90 qu’aux autres. Quand on fait partie de cette cible de spectateurs, on a l’impression de chausser des pantoufles et retomber enfance.

Malheureusement, ça ne va guère au-delà, tant le film ne soulèvera pas l’enthousiasme avec son histoire pas ultra intéressante (en dehors de références qu’elle permet de revivre, la séquence « Shining » est à ce titre une vraie réussite), et sa morale finale qui va à l’encontre de ce pourquoi les spectateurs sont venus voir le film. Étrange. En fait, même si Spielberg n’a pas perdu la main, j’aurais aimé voir ce film dirigé par un quarantenaire un peu plus transgressif que tonton Steven, quelqu’un qui aurait vraiment pris en main ces références et en aurait fait quelque chose d’un peu plus… vivant finalement, allant au-delà de l’étalage parfois un peu trop gratuit.

Reste un film sympathique, le genre même de long métrage à regarder entre amis pour comptabiliser les points et couronner celui qui aura retrouvé le plus de références (si vous trouvez tous ceux-là, vous pouvez déjà vous considérer comme un(e) champion(ne) !).

 

John Carter, de Andrew Stanton

Le fameux flop retentissant de l’année 2012, que dis-je, du siècle ! Basé sur le roman « Une princesse de Mars » de Edgar Rice Burroughs paru en 1912 (pile un siècle plus tôt donc), le film des studios Disney, appelé à être le début d’une nouvelle franchise, n’a pas eu, et c’est peu de le dire, le succès attendu. Pourtant, il est loin de démériter. Belles images, effets spéciaux plutôt réussis, un univers qu’on pressent vaste et qui a largement l’ampleur suffisante pour accueillir plusieurs films, il y a du bon de ce côté-là. Le scénario est certes plutôt classique, voire maigre, mais faire ce reproche au film, c’est faire le même au roman de Burroughs paru à l’époque des pulps, une époque où la SF était faite pour divertir. Ok, du côté du casting, ce n’est pas non plus folichon avec deux acteurs assez lisses et qui ne vendent pas forcément du rêve.

Mais bon sang, ce film, c’est quand même de l’aventure à l’état pur ! C’est vraiment dépaysant, c’est une façon « originale » de voir Mars (si on peut considérer comme original quelque chose qui a maintenant plus d’un siècle), le film avance sans temps morts, et fait tout à fait correctement le job. Pas de quoi le vouer aux gémonies, même si le fait d’adapter un roman culte et moult fois « plagié » (tout ou partie) lui a sans doute joué des tours (oui, la scène de l’arène a déjà été vue dans « Star Wars II », oui ce mélange de médiéval et de SF a déjà été utilisé par « Star Wars », oui Mars/Barsoom fait parfois penser à Tatooine, mais il n’y pas que « Star Wars » dans la vie !). Toujours est-il qu’en l’état, « John Carter » est un très agréable film de SF à grand spectacle, et son flop au box-office me fait sincèrement regretter de ne pas voir s’installer une franchise qui aurait pu être bien agréable. Mais c’est ainsi… Il m’aura au moins donné envie de prolonger la découverte de Barsoom en lisant les romans de Burroughs.

 

  
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