Le triomphe, Capitaine Futur tome 4, de Edmond Hamilton

Posted on 27 juin 2019
Le Capitaine Futur revient pour de nouvelles aventures ! Après avoir parcouru le système solaire au gré de ses périlleuses missions pour sauver l’humanité dans les trois premiers volumes, le voici qui va à nouveau… parcourir le système solaire pour à nouveau sauver l’humanité. oui c’est rengaine, mais quand on titille à ce point la fibre nostalgique… 😉

 

Quatrième de couverture :

Il y a Simon Wright, dit le Cerveau, ce qu’il est, littéralement, et dans un bocal de sérum : un scientifique exceptionnel. Et puis Grag, la montagne de fer indestructible dotée d’outils intégrés étonnants. Sans oublier Otho, l’androïde synthétique, spécialiste du combat rapproché, de l’infiltration et du camouflage. Ils sont les Futuristes, la plus stupéfiante association qui puisse s’imaginer. Et enfin il y a celui qu’ils ont élevé, celui qu’ils ont juré de protéger, celui qui est devenu leur leader : Curt Newton, le géant roux, le sorcier de la science doté d’un esprit hors normes, infatigable justicier connu des peuples du Système solaire sous le nom de capitaine Futur.

Tous quatre veillent sur les neuf mondes et au-delà, attentifs, depuis leur base lunaire à l’emplacement secret.

Or voici que le mystérieux Seigneur de la vie étend son réseau mortifère à une vitesse stupéfiante, promettant rien moins que la jeunesse éternelle à qui y met le prix ! Un prix si faramineux qu’il ne signifie qu’une chose : la mise en péril de tout le Système et des intelligences qu’il abrite. À moins que le capitaine Futur et ses Futuristes ne parviennent à percer le secret des origines de la terrifiante Source de vie…

Figure centrale de l’Âge d’or de la science-fiction américaine, scénariste de quantité de comics, dont Superman et Batman, Edmond Hamilton (1904-1977) est considéré comme l’un des inventeurs du space opera. Avec la série du Capitaine Futur, développée entre 1940 et 1951, traduite dans le monde entier mais plus connue en francophonie sous le nom de Capitaine Flam suite à son adaptation en dessin animé par la Tôei Animation dès 1978, il jette les bases d’une sous-culture populaire appelée à connaître un succès planétaire sous ses incarnations cinématographiques modernes — Star WarsBattlestar Galactica et autre Star Trek.

 

Capitaine Flam Futur oui c’est toi, un jour qui sauvera tous ceux de Mégaraaaaaaaa !

Nouvel opus de la série du Capitaine Futur, « Le triomphe », écrit comme les trois précédents durant l’année 1940 (c’est dire à quel point Edmond Hamilton était prolifique), garde la structure des romans précédents. De cette constatation découlent deux conséquences. La première, c’est qu’il est évident que lire les quatre romans de la série parus à ce jour à la suite est une mauvaise idée. La trame est trop similaire, les moyens pour se sortir des pièges dans lesquels ne manquent pas de tomber les personnages se retrouvent d’un roman à l’autre (la plupart du temps grâce à l’intelligence et la débrouillardise du Capitaine Futur, globalement plus malin que tout le monde, il n’est pas l’ultime rempart de l’humanité pour rien ! 😉 ). La deuxième c’est qu’il n’est pas simple pour le modeste blogueur que je suis de ne pas paraphraser les articles précédents.

Car oui, ces deux constats posés, force est de constater que le roman recèle peu de surprises, voire même recycle sans trop se fouler ce qui a déjà été écrit dans les romans précédents, parfois sans même chercher à dévier d’une quelconque façon. Ainsi, dans « Le triomphe », on retrouve par exemple à nouveau Grag isolé et obligé de trouver un moyen de rejoindre ses camarades, comme dans « Le défi », ou bien l’enquête « à la Sherlock Holmes » pour démasquer le très très méchant Seigneur de la vie parmi plusieurs suspects.

Pas de surprises donc, le chemin est bien balisé. Et pour le reste ? Et bien c’est pareil, à savoir que le cocktail, pour peu qu’on goutte un minimum à ce genre de littérature, est savoureux, plein d’action, dépaysant avec ces planètes du système solaire totalement irréalistes à l’aune de nos connaissances actuelles (l’essentiel de l’action est ici située sur… la surface (!!) de Saturne), à la narration très directe et sans fioritures, avec des personnages connus que l’on retrouve avec bonheur (Ezra Gurney, Joan Randall et bien sûr le Capitaine Futur lui-même et ses acolytes Grag, Otho et Simon Wright). En somme, c’est totalement pulp, c’est sans doute naïf, voire même un peu « usé » au bout d’un quatrième tome qui continue à utiliser une recette éprouvée (mais je sais de source sûre que les volumes suivants tendent à sortir de ce schéma trop basique), mais c’est surtout absolument fun. Avec toujours Pierre-Paul Durastanti à la traduction et surtout une oeuvre d’art de toute beauté de Philippe Gady pour la couverture, ce quatrième tome des aventures du géant roux continue à nous donner une bonne dose de sense of wonder à l’ancienne, bardé de multiples rebondissements, avec avalanche de noblesse d’âme, de courage et d’amitié. Un cocktail qui fonctionne toujours, presque 80 ans après sa parution, pour un peu que le lecteur ait gardé une âme d’enfant.

 

Lire aussi les avis de Sylvain Bonnet, François Schnebelen.

 

Critique écrite dans le cadre des challenges « Summer Star Wars – Solo » de Lhisbei et « Summer Short Stories of SFFF, saison 5 » de Lutin82.

  

 

  
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