Star Trek Into Darkness, de J.J. Abrams

Posted on 25 juin 2013

L’actualité cinématographique est plutôt riche pour les amateurs de science-fiction en ce moment, et ce blog le reflète puisqu’on y parle plus de film que de littérature… Je n’ai bien évidemment pas pu manquer la sortie du nouveau Star Trek, après un fort bon premier épisode (en tout cas le premier post-reboot, sinon il s’agissait bel et bien du onzième). J.J. Abrams reste aux commandes, pour le meilleur et pour le pire…

Star Trek Into Darkness afficheCar oui, ce n’est pas encore avec ce long-métrage que nous aurons le film parfait, le film qui met d’accord tout le monde, fans de Star Trek comme fans de SF au sens large, voire même un public encore plus vaste. Tout le monde ne sera pas d’accord à son sujet. Et je suis dans la catégorie de ceux qui sont déçus. J’attends en effet beaucoup de la franchise Star Trek, quelque chose qui voit plus loin qu’un simple space-opera bourré d’action. Je veux des enjeux moraux, de l’exploration, un message humaniste. Et dans « Star Trek Into Darkness », je n’ai pas eu ce que j’attendais. En tout cas, pas tout ce que j’attendais…

Il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à ce nouvel opus, c’est son aspect spectaculaire. On en prend plein les yeux ! Les scènes de bravoures succèdent aux scènes de batailles spatiales, les effets spéciaux sont somptueux, mais cela étonne-t-il encore quelqu’un ? Car dès lors qu’un studio sort les gros moyens, le résultat visuel est quasiment toujours à la hauteur. En revanche, les blockbusters trébuchent parfois (souvent ?) à cause d’un scénario trop simpliste. Et c’est malheureusement le cas ici.

 

Star Trek Into Darkness 2

 

Comme je suis un brin flemmard, je vous livre ici le synopsis de Wikipédia :

Starfleet, l’institution chargée de la défense de la Fédération des planètes unies, est menacée par un terroriste du nom de John Harrison qui vise à détruire la flotte et les valeurs qu’elle représente. Après une attaque sur un centre d’archives à Londres, l’individu s’enfuit aux confins de la Galaxie, sur la planète des Klingons. L’amiral Marcus autorise le capitaine James T. Kirk à traquer Harrison à bord de l’USS Enterprise jusque sur Kronos, planète-mère des Klingons… Plongé dans un monde en guerre, Kirk, aidé de son second Spock, va tout faire pour protéger son équipage, qui est pour lui ce qui se rapproche le plus d’une famille…

Bon là, c’est le début de l’histoire, mais je ne veux pas en dévoiler plus pour ne pas déflorer les éventuelles surprises. Là ou le bât blesse, c’est qu’en découvrant les tenants et les aboutissants de l’histoire, il y avait matière à aller bien plus loin que ce que les scénaristes ont fait. Et malheureusement, là ou le film aurait pu réellement s’étoffer en prenant une toute autre dimension, on reste sur un conflit finalement assez manichéen, avec quelques événements a priori d’importance mais dont l’impact reste invisible (mais j’espère vraiment que le futur troisième épisode en tiendra compte)…

 

Star Trek Into Darkness 6

 

Reste au final un joli grand huit, visuellement superbe (même si Abrams use et abuse de ces fameux reflets sur l’image un peu trop souvent, quoique cela ne soit pas très gênant), mais finalement assez vain. Et c’est bien dommage, car malgré cela, je ne me suis pas ennuyé, j’ai même pris pas mal de plaisir mais sans vivre cette intense émotion qui prend aux tripes quand on est vraiment transporté par ce qui défile à l’écran. Donc oui « Star Trek Into Darkness » est un film sympathique. Problème : il avait tout pour être un grand film.

 

Star Trek Into Darkness 3

 

Chronique écrite dans le cadre du challenge « Summer Star Wars, épisode 1 » de Lhisbei.

Summer Star Wars épisode 1

  
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