Zapping VOD, épisode 46

Posted on 28 janvier 2019
Pas de thématique particulière ici, contrairement à la fois dernière, simplement quelques rattrapages et un test avec ma fille. Partons donc pour le Brésil (« Rio »), dans une galaxie lointaine, très lointaine (« Les derniers Jedis ») et en Antarctique (« The Thing »).

 

Rio, de Carlos Saldanha

Ce film était un test. Pour ma fille de moins de trois ans. Mon épouse et moi étions en fait curieux de voir si elle pouvait rester concentrée pendant une heure et demi, dans l’éventualité d’une séance de cinéma (genre un petit film d’horreur qui ne dure pas trop longtemps quoi !^^). Je vous rassure, nous étions à côté d’elle et l’avons accompagnée dans ce visionnage, ce n’était pas pour avoir 90 minutes tranquilles…^^ Donc on l’a regardé dans les conditions du cinéma : lumières éteintes, sur le grand écran du salon. Bilan plus que positif : d’une part elle a tenu tout le film sans problème, et elle a bien accroché (l’un ne va pas sans l’autre j’imagine).

Quant à nous, les adultes, le bilan est positif également, car « Rio » est un film bien sympathique, dans la lignée de ce que peuvent produire des studios comme Pixar ou Dreamworks (c’est la 20th Century Fox qui est derrière « Rio »). En résumé, c’est léger, amusant, il y a un message, ça finit bien, ça bouge, il y a plein de couleurs, c’est très joli, il y a quelques blagues plus orientées vers les adultes, etc… Ça ne révolutionne donc rien, mais ça permet de passer un bon moment.

 

Star Wars VIII, Les derniers Jedis, de Rian Johnson

Enfin je regarde ce film que tout le monde ou presque a déjà vu. Bon, après un épisode VII copie conforme ou presque de l’épisode IV, cet épisode VIII remet-il la saga dans le droit chemin ? Oui et non… Oui car clairement c’est efficace. C’est beau bien sûr, ça claque bien, ça en met plein les mirettes, c’est dynamique, fun et rythmé, et replonger dans cet univers (avec ses personnages bien connus) fait toujours son petit effet. Et non car on ressasse toujours les mêmes thèmes, et la redite commence à fatiguer. Le Premier Ordre n’est rien d’autre qu’un nouvel Empire, la Résistance est un clone de l’Alliance Rebelle. On nous ressort ad vitam eternam le principe du maître/apprenti, avec toujours les mêmes mécaniques (Snoke/Kylo Ren et Palpatine/Dark Vador, même combat, avec heureusement une belle surprise en cours de route).

Avec une narration paresseuse héritée des jeux vidéos (nouvelle scène/nouveau niveau, pour sortir de ce niveau il faut tel objet et/ou tel personnage, objet(s) d’une quête secondaire, etc…), la construction du film ne sauve pas grand chose. Et tout cela s’étale sur 2h30… J’avoue que j’ai trouvé le temps long, aussi long qu’un Luke Skywalker qui tarde à prendre une décision. Décision qui amène la scène censée être le point culminant du film, mais qui est en fait une pirouette pour repousser la chose au film suivant. Mais il faut bien faire tourner la machine à dollars.

Bon, je suis sévère, trop peut-être, parce qu’au fond ça n’était pas désagréable, il y a même quelques jolies scènes (Rey et le miroir), mais j’ai vraiment préféré le combat désespéré de « Rogue One » (malgré ses défauts), film « one-shot » donc débarrassé du « gras » et dont je n’ai étonnamment pas parlé sur ce blog, à cette nouvelle trilogie qui s’essouffle déjà… Cela dit je regarderai l’épisode IX. Après tout, ce serait dommage d’en arriver là sans connaître le fin mot de l’histoire. Enfin, « fin mot » pour ce qui est d’une saga qui a coûté si cher à Disney et qu’il faut donc rentabiliser au maximum est sans doute une expression un peu exagérée… 😉

 

The Thing, de John Carpenter

Je l’avais honteusement avoué sur l’article consacré au recueil « Au-delà du gouffre » de Peter Watts, je n’avais jamais vu « The Thing » de John Carpenter. Le recueil contenant la nouvelle « Les choses » qui n’est autre qu’une présentation des faits du film mais du point du vue de la forme de vie extraterrestre elle-même, je ne pouvais lire ce texte sans avoir la référence en tête. Et donc j’ai enfin regardé ce film culte.

Et il fonctionne toujours plutôt pas mal ! Alors bien sûr, avec plus de 35 ans au compteur, on oublie les effets spéciaux numériques ultra réalistes pour quelque chose de plus… artisanal mais néanmoins remarquable. On passera également sur les scientifiques basés en Antarctiques qui ressemblent plus à des cowboys (physiquement mais aussi de par leurs actes) qu’à de véritables chercheurs. Mais il fallait bien des personnages aux caractères très divers pour nous donner un tel film où la mort rode et où la confiance est une denrée rare. Et puis le charisme de Kurt Russell quoi ! 😉 Le reste tient la route et cette chasse au monstre (à moins que ce ne soit le monstre qui fasse une chasse à l’homme…) se suit avec plaisir, même dans ses aspects quelque peu outranciers.

Sombre et désespéré, issu d’une époque et d’un réalisateur qui ne plaçaient pas les happy-ends comme des passages obligés, le film « The Thing », même vu avec une trentaine d’années de retard, reste donc un bon moment de cinéma qui mérite sans doute son statut de « culte ».

 

  
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