Message trouvé dans un exemplaire de Terreplate, de Rudy Rucker

Posted on 31 janvier 2020
Le Projet Maki risque de faire apparaître sur ce blog une critique de nouvelle par semaine… Peut-être pas chaque semaine mais en tout cas, c’est avec plaisir que je m’y soumets à nouveau aujourd’hui, cette fois avec Rudy Rucker qui nous permet de revenir sur “Flatland”, cet excellent roman de Edwin Abbott que je ne saurais trop vous conseiller de lire…

 

Quatrième de couverture :

Toutes mes tentatives de remonter le tunnel ont échoué. Il va m’être nécessaire de continuer mon chemin et de trouver une autre issue. Mais avant de partir, je vais toutefois rédiger un compte-rendu de mes tribulations jusqu’à maintenant.
L’année dernière, je croyais encore que 
Terreplate, le roman de Edwin Abbott, était une œuvre de fiction. Maintenant, je le sais, Terreplate est réelle. Que je lève les yeux et je la vois tandis que j’écris.

Un professeur d’université, parti à Londres sur les traces d’Edwin Abbott Abbott, va découvrir que ce monde bidimensionnel n’est peut-être pas qu’une fantaisie mathématique…

 

Au fond d’un trou vivaient… des figures géométriques !

Courte nouvelle (une petite vingtaine de pages), “Message trouvé dans un exemplaire de Terreplate” vaut surtout pour le fait de retourner sur Flatland, cet étrange monde en deux dimensions qui a donné lieu au récit du même nom de Edwin Abbott, en lui donnant une existence réelle et en justifiant par là même l’étonnante (pour ne pas dire extraordinaire, et pour cause…) qualité du récit de Abbott, auteur qui n’a pourtant pas vraiment fait de vagues, ni avant ni après “Flatland”.

Le texte de la nouvelle est en fait le récit écrit par Robert Ackley, universitaire sur les traces du “mystère” Abbott, dans la marge d’un exemplaire du roman “Flatland”, décrivant la découverte qu’il fait à Londres sur l’ancien emplacement de la City of London School, quand Abbott en était le directeur. Ce qu’il observe fait de “Flatland” autre chose qu’une simple allégorie…

La nouvelle de Rudy Rucker est évidemment un hommage plus qu’appuyé à l’oeuvre d’Abbott et lui permet de jouer avec certaines caractéristiques typiques du monde de Flatland. Au fond, ça ne va guère plus loin, mais par défaut tout ce qui permet de s’amuser et de (re)découvrir “Flatland” trouve forcément grâce à mes yeux… 😉

Quant à savoir pourquoi un traducteur breton officiant à Saint Mammès, lieu ô combien ténébreux et maison mère des démons du Bélial’, a eu l’idée saugrenue de traduire Flatland par Terreplate, il faudra lui demander. L’avantage de ce choix est qu’il semble avoir mis sur les rails une version bretonne de Flatland, et ça, ça vaut de l’or !* 😀

 

* Ceci est bien sûr une private joke, qui peut être décryptée via Twitter… 😉

 

Lire aussi l’avis de Philémont.

Critique écrite dans le cadre du challenge “Le Projet Maki” de Yogo.

 

  
FacebooktwitterpinterestmailFacebooktwitterpinterestmail