Étonnants Voyageurs 2018

Posted on 14 juillet 2018

Du 19 au 21 mai 2018 a eu lieu, toujours à Saint Malo, le festival Étonnants Voyageurs 2018 (notez au passage la superbe affiche ci-dessus, reprenant le splendide tableau « A storm in the Rocky Mountains, Mt. Rosalie » de Albert Bierstadt. Une oeuvre de 3.6 mètres sur 2.1 mètres, quand même, et que je vous recommande de regarder en haute résolution pour admirer les détails). J’y ai passé une courte journée, le samedi 19, sous un soleil radieux. Comme de coutume, j’ai papillonné entre expositions, salon du livre et conférences disséminées dans la ville (essentiellement dans la vieille ville ou à proximité immédiate, c’est mieux pour mes petites jambes… 😀 ). Pas de cinéma cette année, j’étais moins inspiré que les années précédentes…

 

  

 

Et donc, côté expositions, de jolies, voire de très jolies choses, mais malheureusement rien à vous montrer puisque les photos étaient interdites, ce qui est bien dommage… 🙁 Pas de souvenirs indélébiles donc des superbes photos sur la lumière en Afrique de Pascal Maître (un continent ou le feu et la lampe à pétrole, polluante et dangereuse pour la santé, restent les principales sources d’éclairage, l’accroche de cette expo était d’ailleurs une phrase de Macky Sall, président du Sénégal : « L’Afrique ne peut continuer à éclairer les autres continents grâce à ses ressources en restant elle-même dans l’obscurité. »), ou bien la magnifique (mais trop petite, on en voulait plus !) expo sur les oeuvres de Guillaume Sorel, notamment (mais pas que) son dernier album paru, « Bluebells wood », mais aussi quelques dessins issu d’un volume de la collection « Ourobores » chez Mnémos : « Le Nordique » de Olivier Anselme-Trichard.

Côté conférences, sur une seule journée, c’est forcément assez restreint, mais j’ai tout de même assisté à trois conférences liées aux thèmes de l’imaginaire. Tout d’abord le matin avec une conférence intitulée de manière assez floue « Aux frontières du réel » (rien à voir avec « X-files »), animée par Claudine Glot (intarissable dès qu’on évoque Brocéliande) et ayant pour invitées Audrey Wilhelmy et S.E. Grove (Sabrina Calvo n’est jamais venue et Céline Lapertot avait annulé sa venue). Intéressante bien qu’un peu fourre-tout, je n’y ai pourtant pas trouvé suffisamment d’attrait pour acheter les livres des autrices présentes, que je ne connaissais d’ailleurs pas.

 

 

Puis l’après-midi, deux conférences plus directement liées aux littératures de genre à la traditionnelle Chapelle de l’Imaginaire. Petite (et agréable) surprise : la salle était plus que comble pour assister à la première intitulée de manière provocatrice « Pour en finir avec Dieu : SF et religion ». Avec un tel thème, on ne s’étonnera pas d’avoir comme invité James Morrow (auteur entre autres du mordant « En remorquant Jéhovah » et du récent « L’arche de Darwin » pour lequel il a d’ailleurs le Grand Prix de l’Imaginaire, remis ici même à Saint Malo), mais aussi Pierre Bordage (quand on connaît son parcours personnel, ce n’est pas une surprise de le voir ici) et Dmitry Glukhovsky, plein d’humour, le tout animée par Joëlle Wintrebert.

La salle n’a pas désempli pour la conférence suivante, « Sirènes, licornes, dragons, ces créatures de l’ombre ». Là aussi des invités bien dans le thème avec Pierre Dubois, toujours une véritable encyclopédie dès qu’on parle de créatures légendaires, Guillaume Sorel, bien placé avec son « Bluebells Wood », Jo Walton, elle aussi dans le thème avec « Les griffes et les crocs », et Alex Bell (autrice que je ne connaissais pas), une conférence animée par Elise Lépine.

 

  

 

Et enfin, mon passage dans le salon du livre m’a permis de rencontrer une nouvelle fois Jo Walton, l’occasion de lui transmettre les félicitations du jury pour son Prix Planète SF 2017 pour « Mes vrais enfants », mais aussi de discuter avec David Meulemans (directeur des éditions Aux Forges de Vulcain) du joli projet qui se met en place sur les livres de Thomas Spok (auteur de « Uter Pandragon », on en reparlera), ou bien de renoncer à une dédicace de Guillaume Sorel pour « Bluebells Wood », comme souvent avec les auteurs de BD, impatient que je suis…

 

 

Je ne suis bien évidemment pas reparti les mains vides du festival, avec cinq romans dans ma besace (l’un est déjà lu, deux autres sont prévus très prochainement). Une seule petite journée donc, mais une journée bien remplie !

 

 

  
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